General Dynamics F-16 Fighting Falcon

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Pix.gif General Dynamics F-16 Fighting Falcon Su-27 silhouette.svg
F-16 Fighting Falcon.jpg
Un F-16C de l'USAF en 2003 en configuration d'attaque au sol SEAD (Suppression Of Ennemy Air Defenses).

Constructeur Drapeau : États-Unis General Dynamics/Lockheed Martin
Rôle Avion multirôle
Statut en production
Premier vol 2 février 1974
Mise en service 17 août 1978
Date de retrait Toujours en service
Nombre construits 4 500[1]
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Pratt & Whitney F100-PW-229
Nombre 1
Type Turboréacteur avec postcombustion
Poussée unitaire 79 kN sans PC - 106 kN avec PC
Dimensions
GENERAL DYNAMICS F-16 FIGHTING FALCON.svg
Envergure 9,8 m
Longueur 14,8 m
Hauteur 4,8 m
Surface alaire 27,87 m2
Masses
À vide 8 272 kg
Avec armement 12 000 kg
Maximale 16 900 kg
Performances
Vitesse maximale 2 173 km/h (Mach 2.04)
Plafond 15 200 m
Vitesse ascensionnelle 15 240 m/min
Rayon d'action 550 km
Charge alaire 431 kg/m2
Rapport poussée/poids 0,90
Armement
Interne 1 canon M61A1 Vulcan de 20 mm
Externe Missiles air-air AIM-7 Sparrow, Sidewinder, ASRAAM, Magic 2, AMRAAM, Sparrow, missile Air-Sol Maverick, missile anti-radar HARM ou des bombes (dont certaines guidées par laser) ou une voire deux JDAM (Mk 82. Mk 83, Blu 109 ou Mk 84) ou des roquettes.
Avionique
commande de vol électrique, affichage tête haute, HOTAS, radar AN/APG-66 puis APG-68, radar thermique à balayage frontal (FLIR), détecteur de radar ALR-56M, GPS, Liaison 16

Le General Dynamics F-16 Fighting Falcon est un avion de combat multirôle développé par les États-Unis pendant les années 1970. Commandé par plus de 20 pays différents, construit sous licence en Turquie, en Corée du Sud et par un groupe de quatre pays de l'OTAN, le F-16 est en 2013 l'avion de chasse le plus utilisé dans le monde avec, selon une estimation, 2 309 appareils en service en 2012 soit 15 % de l'ensemble des avions de combat dans le monde[2]. Le 4 500e exemplaire a été livré en avril 2012[3] et la production devrait continuer, au minimum, jusqu'en 2017 pour l'exportation[4].

Conception[modifier | modifier le code]

Le YF-16 (LWF puis ACF)[modifier | modifier le code]

Début 1971, l'US Air Force lança un programme désigné LWF (Light Weight Fighter, en français : chasseur léger) soutenu par John Boyd (un ancien pilote d’essais) et Pierre Sprey (un ingénieur français analyste en systèmes d’armes)[5] pour un avion de moins de 9 tonnes, de taille réduite, offrant une grande manœuvrabilité et une bonne capacité d'accélération. Ce cahier des charges faisait suite à l'expérience de la guerre du Viêt Nam, pendant laquelle aucun avion américain n'était apte à affronter les Mig en conditions de combat tournoyant et de supériorité aérienne.

En 1972, deux propositions de constructeurs furent retenues : le Modèle 401 de General Dynamics et le Modèle P-600 de Northrop. Un contrat fut signé pour la construction de deux démonstrateurs de chaque projet, avec les désignations de YF-16 pour General Dynamics et de YF-17 pour Northrop. Le premier YF-16 sortit d'usine à la fin de l'année 1973 et fit son vol inaugural le 2 février 1974. Le second exemplaire volait à son tour un mois plus tard.

Pendant que les essais comparatifs avec le YF-17 se déroulaient, le programme fut renommé ACF (Air Combat Fighter, en français : chasseur de combat aérien). L'US Air Force envisageait officiellement l'achat d'au moins 650 exemplaires, voire le double. Ceci donnait un signal clair de l'engagement américain aux autres pays intéressés par l'avion. En effet, plusieurs pays de l'OTAN cherchaient alors un remplaçant à leur F-104 Starfighter.

Début 1975, l'US Air Force annonça officiellement qu'elle avait retenu le YF-16. Quinze avions de présérie étaient commandés et une proposition commerciale fut envoyée aux pays de l'OTAN regroupés dans le Multinational Fighter Program Group (en français : groupe du programme de chasseur multinational). Mi-1975, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas et la Norvège annoncèrent à leur tour avoir retenu le YF-16 (celui-ci était en compétition avec le YF-17, le Mirage F-1E et le Saab JA-37). Ces quatre pays passèrent une commande initiale de 350 exemplaires, et différents accords furent signés pour mettre en place la production sous licence du F-16 en Europe.

La durée de vie estimée d'une cellule de F-16 est de 8 000 heures de vol selon le Département de la Défense et en octobre 2007, la moyenne des heures par avion de l'USAF était de 4 600 heures avec cinq appareils à plus de 6 000 heures. En temps de paix, il vole environ 300 heures par an. En 2011, à la suite du retard du programme F-35, un programme pour étendre la durée de vie des F-16 Block-30 à 10 800 heures soit environ 10 ans de service est lancé, celui-ci pourra éventuellement s'appliquer aux versions plus récentes[6]. Pour améliorer la visibilité du pilote, la verrière en polycarbonate du F-16 ne possède pas de montant. Elle est donc plus épaisse que les autres pour pouvoir résister à un impact éventuel d'oiseau. Ce choix a pour conséquence de rendre impossible l'éjection au travers de la verrière, ce qui fait perdre quelques centièmes de seconde au pilote pour s'éjecter. Une autre conséquence est que le HUD est spécifique au F-16 : il protège le pilote du vent après l'éjection de la verrière. Il doit donc être particulièrement solide.

Le F-16A et F-16B[modifier | modifier le code]

La construction en série commença mi-1975. Par rapport au YF-16, le futur F-16A était plus long de 30 centimètres pour augmenter la capacité en carburant, son nez était redessiné pour permettre d'accueillir un radar Westinghouse APG-66, et sa surface alaire était augmentée de presque 2 m². D'autres modifications mineures avaient été apportées, et une version biplace F-16B était prévue. Le premier F-16A fit son vol inaugural le 7 décembre 1976, suivi par le F-16B le 8 août 1977.

Les livraisons à l'US Air Force commencèrent début 1979, alors que celle-ci avait commandé 783 F-16A et F-16B supplémentaires, destinés à la chasse-bombardement. Au même moment, l'armée de l'air belge recevait ses premiers avions. La production en Europe avait débuté début 1978. Le millième F-16 est livré le 8 juillet 1983.

Quatre lots de production principaux ont été réalisés (block 1 et 5, block 10, block 15 et block 20). Les F-16A/B européens ont subi un programme de remise à niveau (Mid-Life Update) pendant la seconde moitié des années 1990.

Le F-16C et F-16D[modifier | modifier le code]

La version F-16C fut lancée en 1981 afin d'apporter à la fois des capacités tout-temps et la possibilité de tirer hors de portée visuelle (Beyond Visible Range). Pour cela, le radar APG-66 est remplacé par un radar multimode bien plus performant AN/APG-68(V). D'autres améliorations furent apportées comme un détecteur d'alerte radar et des lance-leurres.

Le premier F-16C fit son vol inaugural le 15 juin 1984 et sa mise en service commença en 1986. Quatre lots de production ont été réalisés (block 25, block 30/32, block 40/42, block 50/52). Tous les F-16C/D ont été construits aux États-Unis, ainsi qu'en Turquie et en Corée du Sud (construction sous-licence).

De nombreuses améliorations ou changement de matériels ont lieu au cours des années sur ces appareils. Entre autres, il est ainsi prévu d'équiper 640 avions américains d'un système automatique d'évitement de terrain en fin 2012 et 2014[7].

Engagements[modifier | modifier le code]

Tuyère modulable du réacteur d'un F-16.

Les premières opérations de combat du F-16 eurent lieu lors de l'opération Opéra quand Israël bombarda le site de la centrale nucléaire irakienne d'Osirak le 7 juin 1981 avec huit de ces appareils et six F-15. Il servit ensuite durant l'intervention militaire israélienne au Liban de 1982 contre les forces aériennes syriennes en 1982 dans de violents combats.

Le F-16 a depuis été engagé dans de nombreux conflits. Sur 200 000 sorties enregistrées, il n'a été abattu que 6 fois par la défense antiaérienne et une fois par un Mirage 2000 grec en combat aérien le 8 octobre 1996. Ce jour-là, un F-16D turc a été abattu par un Mirage 2000 grec à la suite d'une violation de l'espace aérien grec. Le biplace a été touché par un missile français Matra R550 Magic II. Un des pilotes, le capitaine Nail Erdogan, a été tué, le pilote grec, le lieutenant Grivas, a déclaré au survivant, le lieutenant-colonel Cemil Cicekli, qu'il ne s'agissait pas d'un tir intentionnel..

À la fin des années 1980, les États-Unis ont pu acquérir une centaine de missiles air-air soviétiques Vympel R-73, les Allemands, récupérant les MiG-29 de l'armée est-allemande, leur fournirent un lanceur. Au cours de simulations de combat aériens rapprochés, la surprise fut totale. Le MiG-29, équipé d'un viseur de casque, gagna 49 fois en 50 engagements contre des F-16 équipés d'AIM-9M Sidewinder. Toutefois, dans tous les autres cas de figure (engagements multiples / utilisation des capacités look down/shoot down), tous les avions américains opposés au MiG-29 l'ont emporté. Le missile AA-10 Alamo, en particulier, ne possède pas l'efficacité de l'AMRAAM, le Fulcrum étant en outre dépourvu de la capacité « fire and forget ».

Il fut utilisé à plusieurs centaines d'exemplaires durant la guerre du Koweït dans les rangs des aviations de la coalition.

La première victoire aérienne d'un F-16 américain date du 27 décembre 1993 sur un MiG-25E irakien.

Durant les guerres en ex-Yougoslavie des années 1990, les F-16 des nations de l'OTAN ont effectué de nombreuses missions de surveillance et fait quelques raids et combats aériens en Bosnie-Herzégovine.

Il est intervenu de façon plus massive durant la guerre du Kosovo en 1999 où des F-16 néerlandais et américains abattirent plusieurs MiG-29 de l'Armée populaire yougoslave, pour un F-16 américain abattu par la défense antiaérienne serbe[8].

Il sert en Afghanistan depuis fin 2001 dans les rangs des forces aériennes européennes et américaines.

De 2003 à 2011, il est utilisé en appui au sol des forces de la coalition en Irak.

En 2011, 6 F-16 de la Composante Air de l'armée belge ont été engagés en Libye.

Le 23 mars 2014 un F-16C de la force aérienne turque a abattu un chasseur Mikoyan-Gourevitch MiG-23[9] appartenant à la Syrie. Ce dernier avait violé[10] l'espace aérien turc.

Variantes[modifier | modifier le code]

Variantes de série[modifier | modifier le code]

Inspection d'un pod de contre-mesures électroniques de F-16
  • F-16A et F-16B : première version destinée au combat aérien à courte portée seulement. Le F-16A est monoplace et le F-16B est une version biplace d'entraînement. Le premier F-16A a volé en décembre 1976. Le premier F-16A opérationnel a été livré en janvier 1979 au 388th Tactical Fighter Wing à Hill Air Force Base. Leur avionique est limitée, avec un radar Westinghouse AN/APG-66.
  • F-16A/B Block 1 et 5 : appareils fabriqué jusqu'en 1981 pour l'USAF et quatre pays européens (Belgique, Pays-Bas, Norvège et Danemark) qui l'avaient choisi pour remplacer leurs F-104 Starfighter. La plupart des Block 1 et 5 furent portés au Block 10 en 1982 lors du programme Pacer Loft.
  • F-16A/B Block 10 : 312 appareils construits jusqu'en 1980. Peu de modifications par rapport au Block 5.
  • F-16AM/BM MLU (MLU pour Mid-Life Update, modernisation à mi-vie) : version améliorée du F-16A/B Block 10 fabriquée sous licence en Europe, utilisée par la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark, et, dernièrement, le Portugal.
  • F-16A/B Block 15 : version la plus produite, dérivée du Block 10 avec deux points d'emport supplémentaires sous l'entrée d'air et des empennages horizontaux agrandis, à la surface augmentée d'environ 30 % par rapport aux précédentes versions.
  • F-16 ADF ou F-16A/B Block 15 OCU : version optimisée pour la défense aérienne. Elle a été développée pour l'Air National Guard à partir de modèles F-16 A/B modifiés. Bien que le programme ait été mené à terme, les 271 avions n'ont jamais été utilisés pour cette mission à cause de la disparition de la menace soviétique.
  • F-16A/B Block 20 : version plus récente (produite à partir de juillet 1996) à l'avionique très modifiée et à la structure améliorée (ailes et queue du F-16C/D Block 50 et reste du fuselage est identique au F-16A/B Block 15). Radar AN/APG-66(V)3 avec de plus grandes portées de détection et de poursuite, capable de poursuivre un plus grand nombre de cibles simultanément. Ordinateur de mission modulaire MMC (Mission Modular Computer) qui remplace trois autres ordinateurs avec un processeur plus rapide et une plus grande mémoire. Bus de données amélioré, système de navigation inertielle avec des gyroscopes laser, une carte numérique, un IFF amélioré, un HUD grand angle, les écrans multifonctions couleur dans le cockpit, des boutons de contrôle sur le minimanche latéral et la manette des gaz dérivés du F-16C/D Block 50, et enfin un éclairage du cockpit permettant l'utilisation d'intensificateurs de lumière.
Un F-16C
  • F-16C : version monoplace multirôle très perfectionnée, plus lourde et moins agile mais capable de combats aériens à moyenne portée, d'attaques air-sol et pour certains de missions SEAD (en). Tous les F-16 livrés à partir de novembre 1981 ont une structure et un « câblage » MIL-STD-1760 leur permettant d'avoir une capacité multirôle et de mener des attaques au sol de précision, de nuit et des interceptions de cibles hors de portée visuelle. Le F-16C peut être différencié du F-16A par la base de la dérive qui est plus volumineuse et comporte une petite antenne radio. Les F-16A/B ont un radar AN/APG-66 alors que les F-16C/D ont un radar Westinghouse (racheté par Northrop-Grumman) AN/APG-68, qui a une plus grande portée, une meilleure résolution et plus de modes d'utilisation. Le F-16D est la version biplace d'entraînement du F-16C.
  • F-16C/D Block 25 : première version des F-16C/D avec par rapport aux F-16A/B un cockpit doté d'un HUD holographique GEC-Marconi et deux écrans multifonctions monochromes, un bus armement MIL-STD-1760 permettant l'utilisation de missiles AIM-120 AMRAAM et de AGM-65 Maverick.
  • F-16C/D Block 30 et 32 : capacité d'utiliser des missiles AGM-45 Shrike et AGM-88 HARM. Sa baie moteur (utilisée sur les versions suivantes) permet de monter soit le General Electric F110-GE-100 (versions dont le chiffre des unités est 0) soit le Pratt & Whitney F100-PW-220 (versions dont le chiffre des unités est 2).
  • F-16N (N pour Navy, désignation officielle mais non règlementaire, l'appareil aurait dû s'appeler F-16E ou F-16G) : version monoplace du Block 30 destinée à l'US Navy pour l'entraînement au combat. Il est utilisé par la Navy pour l'entrainement au combat aérien n'est pas armé : il n'embarque pas d'armement externe et son canon Gatling n'est pas installé. Malgré sa crosse, il ne peut pas non plus être utilisé à bord d'un porte-avions. À l'inverse, les F-18 de la patrouille acrobatique Blue Angels peuvent être reconfigurés rapidement pour servir au combat en cas de besoin.
  • TF-16N : version biplace du F-16N.
La Force aérienne polonaise accueille son premier F-16C Block 52 le 9 novembre 2006 sur la base de Poznan
  • F-16CG/DG Block 40 et 42 Night Falcon : version équipée pour l'attaque au sol de nuit et par mauvaises conditions météo. Radar AN/APG-68(V)5, pods LANTIRN AN/AAQ-13 de navigation et AN/AAQ-14 de ciblage et désignation laser sous l'entrée d'air, une charge air-sol plus diversifiée (possibilité d'emporter les bombes GBU-24 Paveway I et les GBU-10 et GBU-12 Paveway II à guidage laser, GBU-15 à guidage TV. Les F-16CG et F-16DG ont été produits de 1988 à 1995. Par la suite ils ont été améliorés avec des systèmes venant du Block 50 : RWR ALR-56M, lance-leurres ALE-47, batterie plus performante et amélioration de la structure Falcon UP.
  • F-16C/D Block 50 et 52 : version du F-16CG/DG Block 40 et 42 encore améliorée pour l'attaque au sol : radar APG-68(V)7, écrans multifonction couleur et générateur d'affichage programmable, nouveau MMC, nouvelle carte numérique de terrain, nouvelle caméra vidéo couleur et magnétoscope pour enregistrer les images de la vue du pilote du HUD, système de transfert de données plus rapide. Moteurs General Electric F110-GE-129 (Block 50) ou Pratt & Whitney F100-PW-229 (Block 52) plus puissants. Les Force royales de l'air marocaines ont en acquis 25 unités en 2011.
  • F-16C/D Block 50 Plus et 52 Plus : versions Block 50 et 52 de l'USAF avec une gamme d'armement étendue à la mi-1999 : missile air-sol à guidage passif (GPS et inertiel couplés) AGM-154 JSOW, bombes JDAM à guidage GPS et inertiel couplés GBU-31 et GBU-32, et conteneurs de sous-munitions WCMD (Wind-Corrected Munitions Dispenser) CBU-103, CBU-104 et CBU-105,et reservoir externe.
Un F-16CJ de l'US Air Force
Un F-16 en Irak, 2008
  • F-16CJ/DJ Block 50D et 52D : versions du Block 50 et 52 spécialisées dans la destruction des radars et défenses antiaériennes ennemies (missions SEAD) en remplacement des F-4G Wild Weasel. Elle est équipée d'un pod Texas Instruments AN/ASQ-213 HTS(HARM Targeting System) et du HARM ALIC (Avionics/Launcher Interface Computer). Le HTS est un détecteur passif de radars très sensible qui détecte, classifie et calcule la dangerosité du radar et transmet les données au cockpit et aux missiles antiradar AGM-88 HARM, ce qui rend le F-16CJ plus performant que les F/A-18 Hornet ou les EA-6B Prowler pour le tir des HARM. Ce système rend le F-16CJ totalement autonome, mais il peut éventuellement travailler en coopération avec d'autres avions comme le RC-135 V/W Rivet Joint. Par ailleurs, pour transmettre les informations rapidement d'un avion à l'autre, le F-16CJ est équipé d'une liaison de données. Il est aussi équipé d'une nacelle Lockheed Martin AN/AAS-35 Pave Penny pour le tir d'armes guidées par laser, et emporte généralement des brouilleurs AN/ALQ-119 pour son autoprotection.
  • RF-16C ou F-16R : nom non officiel donné aux F-16 destinés à la reconnaissance pour remplacer les RF-4 Phantom. Ils sont simplement équipés d'un pod de reconnaissance en position ventrale, sans équipements internes modifiés.
  • F-16A/B Netz (faucon) : versions israéliennes améliorées du F16 A/B
  • F-16C Barak (éclair) : version israéliennes améliorée du F16 C. Elle bénéficie d'équipements destinés à l'origine au Lavi
  • F-16D Barak (éclair) : version israéliennes biplace spécifique. Elle remplit les missions Wild Weasel, c'est-à-dire la traque et destruction des systèmes sol-air adverses
  • F-16I Sufa (tempête) : version israéliennes spéciale du F-16D Block 52. De nombreux équipements ne sont montés qu'une fois l'avion livré à Israël.
  • F-16E Block 60 Desert Falcon : version améliorée du F16C, vendue uniquement aux Émirats arabes unis pour l'instant
  • F-16F : version biplace du F-16E
  • KF-16 : version destinée à la Corée du Sud
  • QF-16 : version sans pilote destinée à servir de cible volante pour les essais en vols et certains entraînements de pilotes. Les modifications sont réalisées par Boeing. Ces avions sont utilisés dans le cadre du programme Full Scale Aerial Target en remplacement des QF-4[11].

Variantes expérimentales et non produites en série[modifier | modifier le code]

Un F-16C des forces armées norvégiennes au-dessus des Balkans
  • F-16/79 : version d'exportation aux performances dégradées du F-16A, notamment par le montage d'un réacteur General Electric J79. Ces limitations étaient imposées par une loi promulguée par le président Jimmy Carter pour lutter contre la prolifération des armes conventionnelles (ces lois furent abrogées sous l'administration Reagan). Ses faibles performances et la concurrence du Northrop F-20 Tigershark font qu'il n'a pas été vendu.
  • F-16/101 : F-16 équipé du réacteur General Electric F101 destiné au bombardier B-1A annulé par le président Carter. Un F-101 modifié appelé F101X fut monté sur un F-16 pour les tests qui eurent lieu de décembre 1979 à janvier 1981 dans le cadre d'un programme appelé DFE (Derivative Fighter Engine). Les enseignements permirent à General Electric de mettre au point le F110, qui fut monté sur les F-16 à partir du Block 32.
  • A-16 Block 60 : version d'appui rapproché conçue pour remplacer l'A-10, estimé trop vulnérable en raison de sa lenteur. Deux prototypes, des F-16A Block 15 modifiés, furent testés. Le projet fut abandonné pour des raisons techniques (le canon de 30 mm monté à la place de celui de 20 mm chauffait trop), opérationnelles (le A-16 avait un rayon d'action plus court et était plus vulnérable aux tirs venant du sol que le A-10) et politiques (l'USAF avait réussi à garder les A-10 réclamés par l'US Army).
  • le F/A-16, seconde version d'appui rapproché conçue pour remplacer l'A-10. Ce fut un échec cuisant. Déployés durant la guerre du Golfe, les F/A-16 se montreront incapables de tirer avec précision avec le canon de 30 mm, monté cette fois-ci en pod.
  • le F-16XL, concurrent vaincu du F-15E Strike Eagle avec une voilure en double delta qui double sa surface alaire, testé depuis par la NASA.
  • F-16 AFTI
  • NF-16 (N désignant les appareils spécialement modifiés définitivement) ou F-16 VISTA
  • F-16 MATV, est un F-16 possédant un moteur à tuyère à poussée vectorielle.

Les appareils dérivés du F-16[modifier | modifier le code]

  • IAI Lavi : avion développé par Israël avec l'aide américaine, abandonné ; à la place, l'armée de l'air israélienne s'est dotée de F-16 adaptés en versions spécifiques.
  • Mitsubishi F-2 (programme initialement appelé FS-X) : avion développé par le Japon, basé sur les plans du F-16 mais avec une cellule plus grande et constitué en grande partie en matériaux composites. Conçu par Mitsubishi avec l'aide de Lockheed Martin, c'est en fait un avion très différent du F-16 du point de vue technique, bien qu'il lui ressemble fortement extérieurement. Plus lourd, plus grand, il intègre de nombreux équipements développés au Japon.
  • AIDC A-1 Ching-Kuo : appareil développé par Taïwan

Opérateurs[modifier | modifier le code]

  •      Utilisateurs actuels
  •      Anciens utilisateurs
Un F-16 Falcon néerlandais de la Solo Display Team.

Le F-16 est mis en service par 25 pays en 2012, soit 4 500 exemplaires livrés. L'US Air Force en a reçu 2 231 (dernière livraison le 18 mars 2005).

** United States Navy (40)

Ancien utilisateur[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le F-16 est visible dans les films suivants :

Le F-16 est visible dans les bandes dessinées suivantes :

Le F-16 est jouable dans les jeux suivants :

Dans la série Transformers Prime, le personnage de Starscream se transforme en F16

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Lockheed Martin • Lockheed Martin Commemorates 4,500 F-16 Aircraft Deliveries, 3 avril 2012
  2. (en)« World Air Forces 2013 », sur Flight Global,‎ 11 décembre 2012 (consulté le 26 janvier 2013)
  3. (en)Lockheed Martin • Lockheed Martin Commemorates 4 500 F-16 Aircraft Deliveries
  4. (en)« Iraq to buy 18 more Lockheed F-16 fighters », sur Fort Worth Star-Telegram,‎ 2 mai 2013 (consulté le 23 mai 2013)
  5. (fr) F-16: succès garanti! , VOX, Édition 32 du 13/10/1999
  6. (en) Stephen Trimble, « F-35 slowdown shifts focus to F-16 service life », Flight International,‎ 22 février 2011 (consulté le 24 février 2011)
  7. « Les F-16 seront dotés d’un évitement du relief ! », sur avia news,‎ 26 novembre 2012 (consulté le 27 novembre 2012)
  8. Témoignage du Lt. Col David Goldfein, abattu le 19 mai 1999 au-dessus de la Serbie. En anglais.
  9. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/03/23/la-turquie-abat-un-avion-de-chasse-syrien_4387996_3218.html
  10. http://www.avionslegendaires.net/2014/03/actu/la-chasse-turque-abattu-un-avion-de-combat-syrien/
  11. http://www.avionslegendaires.net/2013/09/actu/premier-vol-f-16-pilote/
  12. Laurent Lagneau. Les F-16 belges resteront en service au moins jusqu’en 2023 sur opex360, le 27 octobre 2011.
  13. Jordan Buys 20 F-16 MLU from Holland, Belgium (updated)
  14. ANGKASA No.07 Edisi April 2007 (page 15)
  15. Le Portugal va revendre des F-16 à la Roumanie sur info-aviation, le 28 août 2013.
  16. (en) « Inventory Database - Aircraft Type Summary », sur AMARC Expérience,‎ 15 janvier 2014 (consulté le 27 janvier 2014)
  17. Lockheed Martin, U.S., Italian Officials Celebrate F-16 'Peace Caesar' Rollout
  18. [1]
Bibliographie
  • (en) Peter Aleshire, The eye of the viper : the making of an F-16 pilot, Guilford, Connecticut, Lyons Press,‎ 1er novembre 2005, Edition illustrée (ISBN 978-1-592-28822-9, lire en ligne).
  • (en) David Aronstein et Albert C. Piccirillo, The lightweight fighter program : a successful approach to fighter technology transition, Reston, Va, American Institute of Aeronautics and Astronautics,‎ 1er janvier 1997 (ISBN 978-1-563-47193-3).
  • (en) Robert Coram, Boyd : the fighter pilot who changed the art of war, Boston, Little, Brown,‎ décembre 2002 (ISBN 978-0-316-88146-3).
  • (en) Kev Darling, F-16 Fighting Falcon (Combat Legend), Shrewsbury, Airlife,‎ 9 avril 2005 (ISBN 978-1-840-37399-8).
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Développement lié

F-16XL - Mitsubishi F-2 -

KAI T-50 Golden Eagle

Aéronefs comparables

YF-12 - F-14 - F-15 - F-16 - YF-17 - F/A-18 -

F-20

Articles connexes

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