Ocelot

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Salvador Dalí et son ocelot nommé Babou

L’ocelot (Leopardus pardalis ou anciennement Felis pardalis) est un chat sauvage qui vit en Amérique du Sud et en Amérique centrale. On le rencontre aussi dans le sud-est du Texas, aux États-Unis. Il vit dans différents biotopes : marais, palétuviers, prairies, buissons, forêts tropicales. Il chasse la nuit au sol et parfois dans les arbres. Il est appelé Cunaguaro au Venezuela et Jaguatirica au Brésil.

Sommaire

Étymologie [modifier]

Le mot ocelot, d'origine nahuatl, est un dérivé de ōcēlōtl (prononcer oːˈseːloːtɬ), qui se réfère généralement au Jaguar (Panthera onca), plutôt qu'à l'ocelot[1],[2],[3].

Description [modifier]

L'ocelot est un animal assez petit, le mâle pèse entre 9 et 13 kg environ et peut mesurer jusqu'à 150 cm de la tête au bout de la queue. La femelle est plus petite. Sa fourrure ocellée (couleur dorée) lui permet de se fondre dans l'environnement de la forêt. Vivant également dans la brousse, son pelage prend une teinte plus terne, grisâtre, qui est le meilleur des camouflages. C'est un bon grimpeur, comme le Puma, plus grand, avec lequel il partage la majorité de son aire de répartition. Son odorat est très développé. L'ocelot dort la tête reposant sur ses pattes antérieures étendues, comme un chien. C'est le seul félin à dormir ainsi.

Durée de vie [modifier]

L'ocelot peut vivre jusqu’à dix ans dans la nature, pour 20 ans environ en captivité, il est possible de l'apprivoiser.

Reproduction [modifier]

Après une gestation de 80 jours, la femelle a une portée de un à quatre petits. Les petits sont dépendants de leur mère pendant 5 à 6 mois et ne quittent le territoire de celle-ci qu'à leurs 2 ans. Leur difficulté à trouver de la nourriture explique peut-être pourquoi les ocelots ne donnent qu'un ou deux petits. Les jeunes ocelots grandissent moins rapidement que les autres félins.

Nourriture [modifier]

L'ocelot est carnivore, ses proies favorites sont les rongeurs comme les rats, les souris et les agoutis. Mais son régime alimentaire comprend aussi des oiseaux, des serpents, des poissons, des lézards, des chauves-souris, des crabes terrestres ou des animaux plus gros comme les singes, les tortues, les faons, les tatous et les fourmiliers.

La chasse [modifier]

L'ocelot chasse au sol même s'il vit généralement dans les arbres la journée. Il chasse normalement pendant la nuit mais la chasse peut se poursuivre le matin surtout s'il pleut ou qu'il y a des nuages.

Une espèce en danger [modifier]

On estime la population d'ocelots entre 800 000 et 1 500 000. Il a été pourchassé pour sa fourrure dont le commerce entre les années 1960 et 1970 était florissant ; on vendait plus de 200 000 peaux par an. Il est aujourd'hui protégé sur la majeure partie de son domaine (sud des États-Unis à l'Amérique centrale et du Sud), et depuis, dans certaines régions, sa population a augmenté. Son habitat reste néanmoins toujours menacé à cause de la déforestation qui engendre de nouveaux problèmes.

Sous-espèces [modifier]

Il existe onze sous-espèces d'ocelot, dont la différentiation se fait de manière géographique :

  • Leopardus pardalis pardalis (Linnaeus, 1758) - Amazonie
  • Leopardus pardalis aequatorialis (Mearns, 1903) - nord des Andes
  • Leopardus pardalis albescens (Pucheran, 1855) - Mexique, Texas
  • Leopardus pardalis maripensis Venezuela - Guyana
  • Leopardus pardalis mearnsi (Allen, 1904) - Amérique centrale
  • Leopardus pardalis mitis (Cuvier, 1820) - Argentine, Paraguay
  • Leopardus pardalis nelsoni (Goldman, 1925) - Mexique
  • Leopardus pardalis pseudopardalis (Boitard, 1842) - Colombie
  • Leopardus pardalis puseaus (Thomas, 1914) - Équateur
  • Leopardus pardalis sonoriensis (Goldman, 1925) - Mexique
  • Leopardus pardalis steinbachi (Pocock, 1941) - Bolivie

Références [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Oxford English Dictionary, Modèle:Draft revision Mar. 2004e éd., « ocelot, n. » 
  2. (en) Frances Karttunen, An Analytical Dictionary of Nahuatl, Austin, Texas, University of Texas Press, 1983, p. 176 
  3. (en) James Lockhart, Nahuatl as Written: Lessons in Older Written Nahuatl, with Copious Examples and Texts, Stanford, California, Stanford University Press, 2001, p. 228