Coq-de-roche orange

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Coq-de-roche orange

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Rupicola rupicola

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Cotingidae
Genre Rupicola

Nom binominal

Rupicola rupicola
(Linnaeus, 1766)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 01/07/75

Le Coq-de-roche orange (Rupicola rupicola) est l'une des deux espèces du genre Rupicola. C'est un étrange oiseau de la famille tropicale américaine des cotigindés.

Répartition[modifier | modifier le code]

Son aire de répartition s'étend sur le nord de l'Amérique du Sud : Amazonie brésilienne, Guyane française, Guyana, Suriname, Venezuela et Colombie.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le régime alimentaire de ces deux espèces est frugivore.

Lorsque le coq-de-roche se nourrit de fruits, il disperse nombre de graines, bien souvent encore intactes au sortir du système digestif de l’oiseau. Dès lors, ces graines sont capables de germer après que le coq-de-roche les ait évacuées ou régurgitées à une distance considérable des arbres parents. C’est pourquoi le coq-de-roche joue un rôle considérable de disperseur de graines pour de nombreuses espèces d’arbres.

Nidification[modifier | modifier le code]

Elles nichent dans les falaises, sur les gros rochers, les grottes ou les gorges. La femelle coq-de-roche construit le nid de boue et de fibres végétales qui adhèrent à une surface rocheuse, et élève les jeunes sans l’aide du mâle. Une couvée normale comprend généralement deux œufs.

Le coq-de-roche adulte mâle dépense son énergie dans les sites communs de cour, appelés leks. Dans ces sites, ils défendent leur zone et paradent sur leur branche. De là, ils courtisent les femelles qui visitent le lek. Ces dernières choisiront le mâle qui les fécondera. On ignore pratiquement tout du rôle des femelles. Un aspect particulier de la parade est l'adoption de positions immobiles, comme si l'animal entrait en transe, et ce, pendant plusieurs minutes. Les mâles peuvent aussi produire des bonds prodigieux. En général peu connues, ces manifestations sont familières aux indiens jivaros qui s'en sont inspirés pour l'une de leurs danses.

Conservation[modifier | modifier le code]

On connaît mal son état de préservation. Les populations sont d'autant plus susceptibles aux impacts humains (exploitation des mines, braconnage, déforestation, ..) qu'elles sont éparpillées. En Guyane, 12 sites de reproduction sont répertoriés. Le Groupe d'étude et de protection des oiseaux en Guyane (Gepog) y a commencé en décembre 2010 une étude sur 5 ans dans le cadre du programme européen Life + Cap Dom, avec pour but de « trouver un juste milieu entre préservation et développement économique ». Des oiseaux sont bagués, munis d'un émetteur pour un suivi par radiotélémétrie, et les déjections étudiées pour mieux connaître le mode d'alimentation[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Protéger le coq de roche orange. Par Johannes Braun, dans Terre Sauvage, n° 281, avril 2012, p. 81.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références externes[modifier | modifier le code]

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