Felipe Massa

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Felipe Massa

Felipe Massa en 2010.

Felipe Massa en 2010.

Date de naissance 25 avril 1981 (1981-04-25) (32 ans)
Lieu de naissance Drapeau du Brésil São Paulo
Nationalité Drapeau du Brésil Brésilien
Années d'activité Depuis 2002
Qualité Pilote automobile
Numéro 19 (depuis 2014)
Équipe Drapeau : Suisse Sauber (2002)
Drapeau : Suisse Sauber (2004-2005)
Drapeau : Italie Ferrari (2006-2013)
Drapeau : Royaume-Uni Williams (Depuis 2014)
Nombre de courses 197
Pole positions 15
Podiums 36
Victoires 11
Champion du monde Vice-champion en 2008
Site web www.felipemassa.com

Felipe Massa (né le 25 avril 1981 à São Paulo, Brésil) est un pilote automobile brésilien, qui dispute le championnat du monde de Formule 1 depuis la saison 2002, au cours de laquelle il débute dans l'écurie suisse Sauber. Il pilote de 2006 à 2013 au sein de la Scuderia Ferrari. Il est titularisé chez Williams pour 2014.

Il est réputé, dès ses débuts, pour son style de pilotage jugé très agressif [1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant la Formule 1[modifier | modifier le code]

Après avoir débuté le karting à l'âge de neuf ans, en 1990, Felipe Massa passe au sport automobile en 1998, dans le championnat du Brésil de Formule Chevrolet. En 1999, il remporte le championnat et part tenter l'aventure en Europe, où en 2000, il domine les championnats italien et européen de Formule Renault. Pressenti pour accéder à la Formule 3 ou au championnat international de Formule 3000, il surprend les observateurs en intégrant les rangs du championnat Euro F3000 (émanation de l'ancien championnat d'Italie de F3000). Une nouvelle saison de domination lui permet d'obtenir fin 2001 un test pour le compte de l'écurie suisse Sauber-Petronas. Séduit par les performances du jeune pilote brésilien, Peter Sauber s'empresse de l'engager pour la saison 2002 de Formule 1.

2002-2005 : débuts en Formule 1 chez Sauber[modifier | modifier le code]

Pour ses débuts en Formule 1, Felipe Massa réalise des performances souvent très proches de son coéquipier Nick Heidfeld mais sa fougue souvent mal canalisée joue en sa défaveur ce qui a pour effet de rapidement détériorer ses relations avec son directeur d'équipe. Signe de désaveu, à l'occasion du GP des États-Unis au cours duquel Massa aurait dû subir une pénalité de dix places sur la grille à la suite d'un accident qu'il avait provoqué lors du Grand Prix précédent en Italie, son équipe le remplace par Heinz-Harald Frentzen. De retour pour disputer la fin de saison, Massa ne parvient pas à conserver son baquet pour 2003. Sans volant de titulaire, il est recruté par la Scuderia Ferrari en tant que deuxième pilote essayeur en charge notamment du développement des pneumatiques.

Fort de son expérience au sein de la meilleure équipe du moment et du soutien de Ferrari qui motorise Sauber, Massa retrouve le volant de la Sauber en 2004. Assagi, il montre pourtant ses limites en étant dominé par son coéquipier Giancarlo Fisichella, même si au championnat, douzième avec 12 points, sa régularité lui permet de terminer juste derrière le pilote italien. La saison 2005 est plus flatteuse puisqu'il prend l'ascendant sur son nouvel équipier, l'ancien champion du monde Jacques Villeneuve. Le 2 août 2005, il est choisi pour remplacer son compatriote Rubens Barrichello au sein de la Scuderia Ferrari en 2006.

2006 : transfert chez Ferrari[modifier | modifier le code]

Massa aux côtés de Michael Schumacher au départ du GP de France 2006.
Massa célébrant son succès lors de son GP national en 2006.

Chez Ferrari, Massa débute la saison en fanfare puisqu'à l'occasion du Grand Prix de Bahreïn il se qualifie en première ligne à 47 millièmes de son coéquipier Michael Schumacher « Ce sera une journée dont je me souviendrai longtemps, me placer sur la première ligne pour mes débuts avec Ferrari me rend fier de moi et du travail de l'équipe »[3], avant de partir à la faute en début de course.

Il termine cinquième en Malaisie juste devant Schumacher, après être parti de la dernière ligne à la suite d'une casse moteur en qualifications. Les épreuves suivantes sont plus difficiles pour Massa, qui subit le manque de compétitivité de Ferrari et effectue des courses plus anonymes. Malgré le premier podium de sa carrière au Grand Prix d'Europe ainsi qu'un meilleur tour en course au Grand Prix d'Espagne, son niveau de compétitivité déçoit au sein même de sa propre équipe mais Massa se reprend au cours de l'été et, tandis que son équipe effectue un spectaculaire retour dans la lutte pour le titre mondial, il s'affirme comme un solide second pilote en enchaînant les podiums et en prenant des points précieux aux pilotes Renault, notamment à Fernando Alonso.

Son abnégation est récompensée le lors du Grand Prix de Turquie où, après s'être élancé pour la première fois de sa carrière en Formule 1 à partir de la pole position, il décroche sa première victoire au terme d'une course maîtrisée de bout en bout. Massa remporte une deuxième victoire lors de son GP national en fin de saison, là encore en étant parti de la pole position.

Il termine la saison à la troisième place du championnat du monde. La retraite de Michael Schumacher lui permet de conserver son volant en 2007 chez Ferrari, où il est associé à Kimi Räikkönen[4].

2007 : coéquipier de Kimi Räikkönen[modifier | modifier le code]

Considéré par de nombreux observateurs comme l'un des favoris du championnat du monde 2007, Massa est victime d'un incident mécanique aux qualifications du premier Grand Prix en Australie et, parti seizième, il termine la course à la sixième place. Deux semaines plus tard, en Malaisie, il obtient la quatrième pole position de sa carrière mais rate son départ et, après être parti à la faute en essayant de reprendre l'avantage sur le débutant Lewis Hamilton, rallie l'arrivée à la cinquième position. À Barheïn, il s'élance une nouvelle fois de la pole position et remporte cette fois sa troisième victoire devant Hamilton et son coéquipier Kimi Räikkönen. Après avoir réalisé une troisième pole position consécutive, il gagne ensuite le Grand Prix d'Espagne devant les McLaren avant de terminer le Grand Prix de Monaco à la troisième place derrière celles-ci.

Au Canada, il est piégé par la nouvelle règlementation en vigueur à la suite de la sortie de la voiture de sécurité et est disqualifié pour ne pas s'être arrêté au feu rouge dans l'allée des stands. Aux États-Unis, il termine une nouvelle fois troisième derrière les McLaren. Il renoue avec la pole position à l'occasion du Grand Prix de France qu'il mène avant les premiers ravitaillements et qu'il termine deuxième derrière son coéquipier. Qualifié quatrième en Grande-Bretagne, il a un souci sur la grille de départ et, contraint de s'élancer depuis la voie des stands, ne peut faire mieux que cinquième. Troisième au départ sous le déluge du Grand Prix d'Europe, au Nürburgring, il mène une longue partie de la course avant d'être dépassé par Fernando Alonso et de terminer second.

Victime d'une erreur de son équipe en Hongrie, il s'élance quatorzième et réalise une course anonyme, ne gagnant qu'une seule position. Il prend sa revanche lors du Grand Prix de Turquie en obtenant une nouvelle pole position et remportant la course devant son équipier Räikkönen. En Italie, il se qualifie troisième mais est rapidement victime d'une panne et abandonne. Une semaine plus tard, le , il termine second du Grand Prix de Belgique derrière Kimi Räikkönen. La Scuderia Ferrari devient ce jour-là championne du monde des constructeurs, McLaren-Mercedes ayant été sanctionné par la FIA dans le cadre d'une affaire d'espionnage et BMW Sauber F1 Team ne pouvant mathématiquement plus la rattraper. Au Japon, sous le déluge, il prend le dessus sur Robert Kubica dans les derniers virages et termine sixième. Il ne peut alors plus rattraper Lewis Hamilton, leader du championnat du monde. En Chine, il termine troisième. Alors que son coéquipier Kimi Räikkönen aborde la dernière manche du championnat du monde avec sept points de retard sur Hamilton et trois sur Alonso, parti de la pole position, sa sixième de l'année, et alors que les circonstances de course sont favorables, il se laisse passer à la suite des derniers arrêts-ravitaillements par le Finlandais et lui permet de devenir champion du monde. Auteur de six pole positions et trois victoires, Felipe Massa termine quatrième du championnat du monde avec 94 points.

2008 : vice-champion du monde[modifier | modifier le code]

Arrêt-ravitaillement lors du GP de Chine 2008.

Felipe Massa ne débute pas la saison 2008 de la meilleure des façons : quatrième au départ du Grand Prix d'Australie, il part à la faute dans le premier virage et, s'il parvient à continuer la course, il s'accroche quelques tours plus tard avec David Coulthard puis abandonne à la mi-course sur une casse mécanique. Deux semaines plus tard, il réalise la dixième pole position de sa carrière en Malaisie et mène la première partie de la course avant de céder la première place à son coéquipier Kimi Räikkönen après les premiers ravitaillements, de partir à la faute et d'abandonner.

Critiqué par les observateurs, il remporte le Grand Prix de Bahreïn : parti de la deuxième place sur la grille de départ, c'est sa première victoire en ne s'élançant pas de la pole position. Il termine deuxième du Grand Prix d'Espagne derrière Räikkönen avant de remporter pour la troisième fois consécutive le Grand Prix de Turquie devant Lewis Hamilton. À Monaco, il réalise la pole position dans les tout derniers instants de la séance de qualifications, sur un circuit qu'il déclare ne pas aimer[5]. Le dimanche, la course est disputée sous la pluie et Massa termine troisième.

Victime d'un problème de pompe à essence pendant le régime de la voiture de sécurité au Grand Prix du Canada, il réalise un double-dépassement sur Rubens Barrichello et Heikki Kovalainen pour obtenir les points de la cinquième place. Il a désormais quatre points de retard au championnat du monde sur le Polonais Robert Kubica, vainqueur de l'épreuve, et est second devant Hamilton et Räikkönen qui n'ont pas terminé la course. Il profite des ennuis mécaniques de son coéquipier pour le dépasser et remporter le Grand Prix de France. Il prend la tête du championnat du monde mais la perd dès le Grand Prix suivant, en Grande-Bretagne, où il termine treizième et dernier d'une course sous la pluie durant laquelle il part plusieurs fois en tête-à-queue. Il termine troisième du Grand Prix d'Allemagne derrière Hamilton et Piquet. Qualifié troisième au Grand Prix de Hongrie, il dépasse dans le premier virage Kovalainen puis Hamilton et mène la course avant d'être victime d'une casse moteur trois tours avant le drapeau à damiers. Il prend sa revanche dans les rues de Valence, en Espagne, où il remporte le Grand Prix d'Europe et s'affirme comme étant le principal adversaire de Lewis Hamilton. Troisième derrière Räikkonen et Hamilton en Belgique, il profite de l'abandon du premier et de la pénalité du second après la course pour obtenir la victoire.

En Italie, dans des conditions humides, il se qualifie sixième, loin devant Räikkonen et Hamilton (quinzième). Il rallie l'arrivée en course à la même place, juste devant le Britannique. À Singapour, pour le premier Grand Prix de l'histoire de la Formule 1 couru de nuit, il réalise la pole position et mène la première partie de la course avant d'être victime d'un incident dans les stands : le signal lui est donné de repartir alors que la pompe à essence est encore accouplée à sa monoplace. Pénalisé, il termine la course à la treizième place et ne marque aucun point. Hamilton terminant troisième, il a alors sept points de retard au championnat du monde. Au Japon, il percute Hamilton et est pénalisé mais termine devant l'Anglais, lui aussi pénalisé, et marque les deux points de la septième place. Son adversaire n'en marque pas et il revient à cinq longueurs au championnat. En Chine, le britannique domine la course et Räikkönen, second, laisse passer Massa pour lui permettre de marquer huit points. À nouveau à sept points de Lewis Hamilton avant le dernier Grand Prix de la saison, au Brésil.

Devant son public, Massa réalise la pole position et mène la course de bout en bout. Son adversaire occupe une longue partie de la course la quatrième place, alors que la cinquième place lui suffit pour être champion du monde. À la suite d'une averse dans les derniers tours et comme la majorité des pilotes en course, il s'arrête aux stands pour changer ses pneus. Reparti cinquième derrière Massa, Alonso, Räikkönen et Timo Glock, ce dernier ayant fait le pari de rester en piste, il se fait dépasser par l'Allemand Sebastian Vettel. Au moment où Massa franchit la ligne d'arrivée et remporte la course, Lewis Hamilton est encore sixième mais, dans le dernier virage du circuit, il dépasse Glock, en difficulté avec ses pneus pour le sec, récupère la cinquième place et prive le Brésilien du titre de champion du monde.

2009 : saison brisée par l'accident en Hongrie[modifier | modifier le code]

Felipe Massa sur la Ferrari F60 lors du Grand Prix de Malaisie 2009.

Après avoir échoué de peu dans la course au titre en 2008, Massa espère réaliser une bonne saison mais la Ferrari F60, élaborée autour du novateur système SREC, s'avère peu performante. Après quatre courses sans aucun point, Massa inscrit ses trois premiers en Espagne et en Turquie, cinq nouveaux à Monaco et en Grande-Bretagne et monte sur la troisième marche du podium en Allemagne. Après le neuvième Grand Prix de la saison, le Brésilien pointe ainsi à la cinquième place du championnat du monde avec 22 points, devançant de 12 unités son coéquipier Räikkönen mais sa progression est stoppée lors du Grand Prix de Hongrie.

Le lors de la deuxième partie des qualifications du Grand Prix de Hongrie, il perd le contrôle de sa monoplace et s'encastre dans un mur de pneus à 190 km/h : il a été percuté à pleine vitesse par un ressort détaché de la Brawn de son compatriote Rubens Barrichello, qui le précédait[6] et qui l'a atteint au niveau de son casque. Transporté à l'hôpital, il souffre de dommages crâniens ainsi que d'une commotion cérébrale et d'une lésion à l'œil gauche qui l'oblige à déclarer forfait pour la course du lendemain. Cet accident est intervenu une semaine seulement après la mort du jeune pilote britannique Henry Surtees, fils de l'ancien champion du monde John Surtees, en Formule 2 dans des circonstances similaires (atteint par un pneu détaché d'une autre monoplace).

Si le pilote brésilien peut s'attendre à un rétablissement complet, sans séquelles, et pourra reprendre la compétition en 2010[7], sa saison 2009 se termine à la suite de cet accident.

2010 : chez Ferrari avec Fernando Alonso[modifier | modifier le code]

Felipe Massa lors du Grand Prix de Chine 2010.

Le début de saison s'avère bon pour Ferrari puisque Massa se qualifie en première ligne du Grand prix inaugural à Bahreïn, Fernando Alonso le suivant en troisième position sur la grille de départ. Profitant de leurs bonnes places au départ et d'un problème d’échappement sur la Red Bull Racing de Sebastian Vettel, les deux pilotes signent un doublé, Massa se classant second de l'épreuve. En Australie, Massa termine sur le podium pour la deuxième fois en deux courses et pointe en tête du championnat grâce à sa septième place en Malaisie. La suite du championnat est plus compliquée, ponctuée de trois scores vierges consécutifs à partir du Canada.

Il faut attendre le Grand Prix d'Allemagne, douzième manche de la saison, pour revoir les Ferrari en meilleure forme. Massa, troisième sur la grille, prend la tête de la course dès le premier virage, position qu'il conserve jusqu'au quarante-huitième tour où une consigne d'équipe lui intime de laisser la première place à son coéquipier, plus rapide et en meilleure position au classement du championnat du monde. Massa est alors huitième avec 67 points quand Alonso est cinquième avec 98 points. Felipe Massa se classe donc second de la course tandis que Ferrari est sanctionnée par une amende de 100 000 dollars pour avoir influé sur le déroulement sportif de la course. Après deux quatrièmes places en Hongrie et en Belgique, Massa retrouve le chemin du podium à Monza, où il termine troisième tandis qu'Alonso s'impose. Les deux courses suivantes ne sont pas bonnes : à Singapour, Massa part dernier à la suite d'un problème mécanique et parvient à terminer huitième. Il ne couvre pas un seul tour à Suzuka : parti douzième, il percute la Force India de Vitantonio Liuzzi dès le premier virage. Il monte, pour la cinquième et dernière fois de la saison, sur le podium en Corée, terminant troisième. Pour son Grand prix national, une dégradation précoce d'un train de pneu et un accrochage le privent des points. Il obtient un point au Grand Prix de clôture à Abu Dhabi et termine le championnat à la sixième place avec 144 points.

2011-2012 : sous la domination de Fernando Alonso[modifier | modifier le code]

Felipe Massa lors de son Grand Prix national en 2011.

Pour la manche d'ouverture de la saison, Massa termine septième après être parti huitième. En Malaisie, il se qualifie septième et termine cinquième devant Fernando Alonso. Il fait de même en Chine, partant sixième. Après une onzième place en Turquie, Massa connaît deux abandons consécutifs (boîte de vitesses en Espagne et accrochage avec Lewis Hamilton à Monaco). Après six courses, Massa n'a inscrit que 24 points et n'est que huitième alors qu'Alonso en a 69 et est cinquième.

Massa termine sixième au Canada et réalise trois cinquièmes places consécutives (Europe, Grande-Bretagne, Allemagne) qui lui permettent de revenir à la sixième place du championnat. Lors du Grand Prix d'Inde, une rupture de suspension après être monter sur un vibreur met fin à une série de dix courses consécutives dans les points pour le Brésilien qui termine les deux dernières épreuves cinquième.

Comme en 2010, Massa termine à plus de cent points de son coéquipier (sixième avec 118 points) mais n'est pas parvenu à monter sur le podium, une première pour lui depuis 2005 et pour un pilote Ferrari depuis 1992. Sa saison 2011 a été marquée par de nombreux incidents avec Lewis Hamilton (Monaco, Angleterre, Singapour, Japon et Inde).

Felipe Massa au Grand Prix de Malaisie 2012.
Felipe Massa au Grand Prix de Grande-Bretagne 2012.

Le début de saison de Felipe Massa reste à l'image de la saison précédente où il n'a jamais soutenu la comparaison avec son coéquipier. Ainsi, en Australie, il n'atteint pas la dernière phase de qualification et n'est que seizième sur la grille de départ. Il abandonne en fin de course après un accrochage avec la Williams de Bruno Senna alors qu'il était treizième.

En Malaisie, il s'élance en douzième position quand Alonso part huitième. Alors qu'Alonso profite des mauvaises conditions météorologiques qui nivellent les performances des monoplaces pour s'imposer, Massa termine quinzième et n'inscrit toujours pas de point quand son coéquipier prend la tête du championnat avec 35 points. Alors que des rumeurs, relayées notamment par le journal italien La Stampa, annoncent un éventuel remplacement de Massa par Sergio Pérez avant la fin du championnat si ses performances ne s'améliorent pas[8],[9], la Scuderia Ferrari annonce lui assurer son soutien indéfectible[10],[11],[12],[13].

En Chine, il termine hors des points à la treizième place puis, à Bahreïn, se classe neuvième et inscrit ses deux premiers points de la saison. En Espagne, à Barcelone, il termine quinzième, à un tour du vainqueur quand son coéquipier se classe second, à moins d'une seconde. À Monaco, il se qualifie à un dixième de son coéquipier puis finit sixième de la course, au contact des leaders. Au fur et à mesure de la saison, ses performances s'améliorent : il se classe quatrième en Grande-Bretagne puis cinquième en Belgique en partant de la quatorzième place. Lors du Grand Prix d'Italie, il réalise sa meilleure qualification de l'année, en s'élançant de la troisième position, devant son coéquipier victime d'un problème mécanique. Il se classe quatrième de la course.

À Singapour, treizième sur la grille de départ, il subit une crevaison dès le premier tour et repart dernier. Il se classe huitième après un dépassement musclé sur la Williams de Bruno Senna. Au Japon, il se classe second et obtient son premier podium depuis le Grand Prix de Corée 2010. Revigoré par son podium, il se classe quatrième, juste derrière Alonso, en Corée. Bien que plus rapide que son coéquipier en fin de course, il reste derrière lui pour préserver les chances d'Alonso au championnat du monde. Le 17 octobre, son contrat est prolongé d'un an[14]. En Inde, qualifié en sixième position, il conserve cette place en course, contraint d'économiser son carburant à cause d'une mauvaise estimation de ses ingénieurs[15]. À Abou Dabi, après un accrochage avec Mark Webber qui le fait partir en tête-à-queue, il finit la course en septième position et, profitant des abandons de Nico Rosberg et de Romain Grosjean passe à la septième place du championnat du monde. Au Texas, plus rapide tout au long de la séance de qualifications que son coéquipier, il se qualifie à la septième place quand Alonso est neuvième, mais part onzième après une pénalité pour changement de boîte, pour qu'Alonso puisse profiter du côté propre de la piste. En course, constamment dans le rythme des leaders Sebastian Vettel et Lewis Hamilton, il se classe quatrième de la course, derrière son coéquipier. Pour son Grand Prix national, il se qualifie en cinquième position, à nouveau devant son coéquipier. Sous la pluie battante, Massa bataille tout au long de la course pour préserver les chances de titre de son coéquipier, le laissant même la deuxième place en vue de l'arrivée, en vain. Il se classe troisième derrière et termine septième du championnat du monde.

2013 : dernière saison en rouge[modifier | modifier le code]

Pour le premier Grand Prix de la saison, en Australie, Massa part de la quatrième position, devant son coéquipier, et finit la course à la même place. En Malaisie, il se qualifie deuxième, et s'élance de la première ligne pour la première fois depuis plus de trois ans. Une nouvelle fois devant Fernando Alonso, sur la grille, il termine la course à la cinquième place. À Shanghaï, qualifié cinquième, il termine sixième à cause d'une mauvaise stratégie de gestion de ses pneumatiques. À Bahreïn, il s'élance de la quatrième position mais, en course, il est victime de très fortes dégradations de son pneumatique arrière droit, le contraignant ainsi à de nombreux passages par les stands ; il se classe quinzième[16].

En Espagne, qualifié en sixième position, il s'élance depuis la neuvième position après une pénalité de trois places pour avoir gêné Mark Webber en qualification[17]. Auteur d'une course solide dans le rythme des leaders, il se classe troisième et obtient son premier podium de la saison. À Monaco, victime d'un violent accident lors de la dernière séance d'essais libres, il ne prend pas part aux qualifications, sa Ferrari n'étant pas réparée à temps, et s'élance de l'avant-dernière position sur la grille à la suite de la pénalité de Max Chilton. En course, au trentième tour, il est victime de la même sortie de piste qu'aux essais et abandonne. Le mardi suivant le Grand Prix, la Scuderia Ferrari révèle que l'accident est dû à une casse d'un élément de la suspension avant-gauche[18]. Au Canada, une sortie de piste en deuxième partie de qualification sur piste humide le contraint à partir depuis la seizième position de la grille ; il termine huitième de l'épreuve. À Silverstone, Massa part de la onzième position à la suite du déclassement de Paul di Resta[19] et, malgré une crevaison qui le relègue en fond de classement, finit sixième d'un Grand Prix marqué par de nombreux incidents provoqués par les pneumatiques[20]. Au Grand Prix d'Allemagne, Massa s'élance depuis la septième position, juste devant son coéquipier. Après six tours, il abandonne à cause d'un freinage manqué et d'une boîte de vitesses bloquée[21]. En Hongrie, septième sur la grille de départ, il termine le Grand Prix huitième.

À Spa, lors d'une séance de qualification perturbée par la météo changeante, il obtient la dixième position sur la grille de départ. En course, malgré des problèmes de Système de récupération de l'énergie cinétique, il termine septième. À Monza, pour la course à domicile de la Scuderia, il se qualifie en quatrième position, juste devant son coéquipier, et termine la course à la même position. Deux jours plus tard, il annonce sur son compte Instagram qu'il ne courra pas pour Ferrari en 2014 ; le lendemain 11 septembre, la Scuderia Ferrari confirme son remplacement par Kimi Räikkönen à compter de 2014[22]. Au Grand Prix de Singapour, il s'élance devant son coéquipier en sixième place et rallie l'arrivée à la même position le lendemain. En Corée, il se qualifie à nouveau sixième, juste derrière Fernando Alonso. En course, il part en tête-à-queue dès le troisième virage et repart dernier ; il arrive finalement neuvième.

Au Japon, il devance son coéquipier de trois places sur la grille de départ et s'élance cinquième. Durant la course, après une pénalité pour vitesse trop élevée dans la ligne des stands, il se classe dixième. En Inde, il s'élance de la cinquième position, devançant une nouvelle fois Alonso de trois places en qualifications ; il finit la course quatrième quand son coéquipier ne marque aucun point. À Abou Dabi, qualifié en huitième position quand Alonso est onzième sur la grille, Massa s'élance septième après le déclassement de Räikkönen et termine la course huitième[23]. La semaine suivante, il signe un contrat de deux ans avec Williams F1 Team et devient le nouveau coéquipier de Valtteri Bottas dont le contrat est prolongé[24],[25]. Au Texas, il se qualifie quinzième et s'élance treizième après les pénalités de Jenson Button et d'Esteban Gutiérrez ; il termine la course douzième. Pour son Grand Prix national, il se qualifie neuvième ; en course, il atteint rapidement la quatrième place mais reçoit une pénalité. Septième de l'épreuve finale, il se classe huitième du championnat du monde.

2014 : première saison chez Williams[modifier | modifier le code]

Lors du premier Grand Prix de la saison, en Australie, Massa se qualifie en neuvième position devant son coéquipier. En course, percuté au premier virage par Kamui Kobayashi victime d'un problème de freins, il abandonne. En Malaisie, qualifié treizième, devant son équipier Valtteri Bottas, il termine la course septième en ignorant les consignes de son écurie qui lui demandait de laisser passer son coéquipier[26]. À Bahreïn, à la suite de pénalité de Daniel Ricciardo, il s'élance septième et termine la course à la même position. En Chine, il se qualifie sixième, juste devant son coéquipier. Auteur d'un excellent départ, un arrêt au stand catastrophique ruine sa course : ses mécaniciens ne retrouvent d'abord pas ses deux pneus arrière puis éprouvent de grandes difficultés à installer le pneu arrière-gauche, l'arbre de roue semblant endommagé à la suite d'unr touchette au départ avec Alonso. Il ressort des stands dernier et se classe quinzième de l'épreuve[27],[28].

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Felipe Massa décoré de la médaille du mérite sportif brésilien par Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil, en octobre 2006.

À l'issue du Grand Prix de Chine 2014 :

  • 11 saisons en Formule 1 ;
  • 197 départs en Grand Prix ;
  • 11 victoires ;
  • 828 points marqués ;
  • 15 pole positions ;
  • 26 départs en première ligne ;
  • 12 deuxièmes places en Grand Prix ;
  • 13 troisièmes places en Grand Prix ;
  • 36 podiums ;
  • 14 meilleurs tours en course ;
  • 4 hat tricks ;
  • 33 abandons.


Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2002 Red Bull Sauber Petronas C21 Petronas V10 Bridgestone 16 0 0 0 0 3 8 4 13e
2004 Red Bull Sauber Petronas C23 Petronas V10 Bridgestone 18 0 0 0 0 5 4 12 12e
2005 Sauber Petronas C24 Petronas V10 Michelin 19 0 0 0 0 4 4 11 13e
2006 Scuderia Ferrari Marlboro 248 F1 Ferrari V8 Bridgestone 18 3 2 7 2 13 2 80 3e
2007 Scuderia Ferrari Marlboro F2007 Ferrari V8 Bridgestone 17 6 3 10 6 14 2 94 4e
2008 Scuderia Ferrari Marlboro F2008 Ferrari V8 Bridgestone 18 6 6 10 3 13 3 97 2e
2009 Scuderia Ferrari Marlboro F60 Ferrari V8 Bridgestone 10 0 0 1 1 4 2 22 11e
2010 Scuderia Ferrari Marlboro F10 Ferrari V8 Bridgestone 19 0 0 5 0 14 1 144 6e
2011 Scuderia Ferrari Marlboro
Scuderia Ferrari[29]
150° Italia Ferrari V8 Pirelli 19 0 0 0 2 15 3 118 6e
2012 Scuderia Ferrari F2012 Ferrari V8 Pirelli 20 0 0 2 0 14 1 122 7e
2013 Scuderia Ferrari F138 Ferrari V8 Pirelli 19 0 0 1 0 15 2 112 8e
2014 Williams Martini Racing FW36 Mercedes V6 Pirelli 4 0 0 0 0 2 1 12 11e


Victoires en Formule 1[modifier | modifier le code]

Podium du GP de Bahreïn en 2007 après la victoire de Massa.
# Année Manche Date Grand Prix Circuit Position de départ Écurie Voiture
1 2006 14/18 27 août 2006 Turquie Istanbul Pole position Ferrari 248 F1
2 2006 18/18 22 octobre 2006 Brésil Interlagos Pole position Ferrari 248 F1
3 2007 3/17 15 avril 2007 Bahreïn Sakhir Pole position Ferrari F2007
4 2007 4/17 13 mai 2007 Espagne Catalogne Pole position Ferrari F2007
5 2007 12/17 26 août 2007 Turquie Istanbul Pole position Ferrari F2007
6 2008 3/18 6 avril 2008 Bahreïn Sakhir 2e Ferrari F2008
7 2008 5/18 11 mai 2008 Turquie Istanbul Pole position Ferrari F2008
8 2008 8/18 22 juin 2008 France Magny-Cours 2e Ferrari F2008
9 2008 12/18 24 août 2008 Europe Valence Pole position Ferrari F2008
10 2008 13/18 6 septembre 2008 Belgique Spa-Francorchamps 2e Ferrari F2008
11 2008 18/18 2 novembre 2008 Brésil Interlagos Pole position Ferrari F2008

Palmarès avant la Formule 1[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Felipe Massa est marié depuis le 30 novembre 2007 à Rafaela Bassi avec laquelle il a eu, le 30 novembre 2009, un fils prénommé Felipe[30]. Il est d'origine italienne par son grand-père originaire de la ville de Cerignola.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://f1.automoto365.com/actualites/news/interview-vaeritae-de-felipe-massa--mauvaise-passe-accident-style-de-pilotage-aide-de-ferrari-felipinho
  2. http://lci.tf1.fr/biographies/felipe-massa-le-chien-fou-de-ferrari-7919920.html
  3. (it) «Un caso? No, siamo veloci» Schumi contento e sorpreso «Pensavo a una 2ª fila», sur archiviostorico.gazzetta.it (consulté le 25 avril 2010)
  4. « Schumacher : « J'ai pris ma retraite pour sauver Massa », sur caradisiac.com,‎ 15 juillet 2008 (consulté le 3 novembre 2008)
  5. « Massa pas fan de Monaco », sur rmcsport.fr,‎ 21 mai 2008 (consulté le 3 novembre 2008)
  6. « Accident de Felipe Massa », sur lesoir.be,‎ 24 juillet 2009 (consulté le 25 avril 2010)
  7. Stéphane Vrignaud, « Massa sent le changement », sur eurosport.fr,‎ 16 janvier 2010 (consulté le 25 avril 2010)
  8. (it) « Massa: "Non siamo competitivi ma non mi sento sotto pressione" », sur lastampa.it,‎ 23 mars 2012 (consulté le 8 avril 2012)
  9. Daniel Thys, « Massa, enterrement de première classe en vue chez Ferrari », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 27 mars 2012 (consulté le 7 avril 2012)
  10. Daniel Thys, « Massa avec ses deux familles en Chine », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 7 avril 2012 (consulté le 7 avril 2012)
  11. Julien Delfosse, « Ferrari continue de soutenir Massa », sur toilef1.com,‎ 26 mars 2012 (consulté le 7 avril 2012)
  12. Julien Delfosse, « Domenicali croit à un retour en forme de Massa », sur toilef1.com,‎ 28 mars 2012 (consulté le 7 avril 2012)
  13. Julien Delfosse, « Domenicali : Nous faisons confiance à Massa », sur toilef1.com,‎ 23 mars 2012 (consulté le 7 avril 2012)
  14. Cédric Dupont, « Ferrari prolonge Massa jusqu'à fin 2013 », sur toilef1.com,‎ 16 octobre 2012
  15. Cédric Dupont, Guillaume Navarro, « Massa contraint à économiser son carburant », sur toilef1.com,‎ 28 octobre 2012 (consulté le 28 ocotobre 2012)
  16. ESPN Staff, « Coupures sur les pneus de Massa », sur fr.espnf1.com,‎ 22 avril 2013
  17. Michaël Duforest, « Massa pénalisé de 3 places », sur toilef1.com,‎ 11 mai 2013 (consulté le 12 mai 2013)
  18. Basile Davoine, « Ferrari a trouvé la cause de la sortie de piste de Massa », sur toilef1.com,‎ 28 mai 2013 (consulté le 28 mai 2013)
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  22. http://formula1.ferrari.com/news/back-kimi
  23. http://fr.espnf1.com/ferrari/motorsport/story/133895.html
  24. Olivier Ferret, « F1 - Officiel : Massa et Bottas chez Williams en 2014 », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 11 novembre 2013 (consulté le 11 novembre 2013)
  25. Basile Davoine, « Massa a signé chez Williams pour 2014 », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 11 novembre 2013 (consulté le 11 novembre 2013)
  26. http://www.rtl.be/sport/automoto/F1/269449/tensions-chez-williams-bottas-enerve-veut-discuter-avec-massa-
  27. http://fr.espnf1.com/williams/motorsport/story/155157.html
  28. http://www.fan-f1.com/f1/2014/actualite/17440-F1-Dimanche-Williams-et-Bottas-dans-le-top-10-Grand-Prix-gache-pour-Massa.html
  29. Olivier Ferret, « Ferrari change de nom ! », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 8 juillet 2011 (consulté le 6 novembre 2011)
  30. Sabrina Beaudoin, « Massa s'est marié à São Paulo », sur go-f1.com,‎ 1er décembre 2007

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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