Felipe Massa

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Felipe Massa

Felipe Massa est un homme brun aux yeux marrons. Il porte ici la tenue Ferrari rouge.

Felipe Massa en 2011.

Date de naissance 25 avril 1981 (33 ans)
Lieu de naissance São Paulo, État de São Paulo, Brésil
Nationalité Drapeau du Brésil Brésilien
Années d'activité Depuis 2002
Qualité Pilote automobile
Numéro 19 (depuis 2014)
Équipe Sauber (2002, 2004-2005)
Ferrari (2006-2013)
Williams (Depuis 2014)
Nombre de courses 203
Pole positions 16
Meilleurs tours en course 15
Podiums 36
Victoires 11
Champion du monde Vice-champion en 2008
Site web felipemassa.com

Felipe Massa (né le 25 avril 1981 à São Paulo, Brésil) est un pilote automobile brésilien qui dispute le championnat du monde de Formule 1 depuis 2002, saison où il débute dans l'écurie suisse Sauber. Il pilote de 2006 à 2013 au sein de la Scuderia Ferrari. Il est titularisé chez Williams pour 2014, aux côtés de Valtteri Bottas.

Lors de ses huit saisons chez Ferrari, où il a fait équipe avec Michael Schumacher, Kimi Räikkönen puis Fernando Alonso, Felipe Massa réalise quinze pole positions et remporte onze victoires. En 2008, le titre mondial lui échappe pour un point face à Lewis Hamilton (McLaren Racing) dans le dernier virage du dernier Grand Prix de la saison, au Brésil.

Durant les essais du Grand Prix de Hongrie 2009, un élément de la voiture roulant devant lui se détache et percute violemment son casque ; il met plusieurs mois à se remettre de ce grave accident et n'a plus obtenu de victoires depuis. Il quitte Ferrari pour Williams en 2014. Son numéro permanent en Formule 1 est le no 19. Felipe Massa est réputé, dès ses débuts, pour son style de pilotage jugé très agressif.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Felipe Massa naît à São Paulo de Luis Antonio Massa, pilote automobile jusqu'en 1995 et de Ana Elana Massa[1],[2],[3]. Son grand-père participait à des compétitions automobiles à Interlagos[1].

Ses idoles de jeunesse, toutes deux brésiliennes, sont le footballeur Pelé et le triple champion du monde de Formule 1, Ayrton Senna[1]. Une année, alors qu'il passe, avec sa famille, des vacances à Ilhabela, à 200 kilomètres de São Paulo, il croise Senna qui lui refuse un autographe ; malgré cette déconvenue, il continue à le supporter tout en devenant fan de Nelson Piquet[1].

Avant la Formule 1[modifier | modifier le code]

À l'âge de six ans, Felipe fait ses premiers tours de roues sur une motocyclette de 50 cm3 de cylindrée dans les terrains vagues de Botucatu, dans l'État de São Paulo[1]. Après avoir débuté le karting à l'âge de neuf ans, en 1990, il passe au sport automobile en 1998, en intégrant, après un essai fructueux en compagnie de Riccardo Tedeschi, un ami de la famille, le championnat du Brésil de Formule Chevrolet. Cinquième du classement pour sa première saison, il remporte le championnat en 1999 et en 2000, part en Europe où il domine les championnats italien et européen de Formule Renault[4],[5].

Pressenti pour accéder à la Formule 3 ou au championnat international de Formule 3000, il rejoint finalement l'écurie Draco Racing pour disputer le championnat Euro Formule 3000 (émanation de l'ancien championnat d'Italie de F3000) qu'il remporte avec six victoires en huit courses[6].

Une nouvelle saison de domination ainsi que le soutien de la Scuderia Ferrari lui permet d'obtenir, fin 2001, un test de trois jours avec Sauber-Petronas sur le circuit du Mugello aux dépens de Marcel Fässler[7],[8]. Séduit par les performances du jeune pilote brésilien qui bat le record du circuit, Peter Sauber l'engage pour la saison 2002 de Formule 1[9],[10],[11]. Certains s'emballent de l'arrivée de ce Brésilien en Formule 1 qui, selon eux, « marche dans les traces de Senna »[12].

Après cet essai, Massa dispute les quatre dernières courses du Championnat d'Europe FIA des voitures de tourisme au volant d'une Alfa Romeo 156 ; son meilleur résultat est une cinquième place à Estoril. Il espère que son passage au sein de la marque italienne donnera « un gros coup de pouce pour [mon] image et c'est aussi un moyen d'être lié au groupe Fiat qui est représenté par Ferrari en Formule 1 »[13],[14]. En juillet 2001, il se classe deuxième des 24 heures de Sicile avec Alfa Romeo[15].

2002-2005 : débuts en Formule 1 chez Sauber[modifier | modifier le code]

Photo de Massa levant le pouce gauche lors du GP des États-Unis 2005
Après trois saisons chez Sauber, Massa (ici à Indianapolis en 2005) intègre Ferrari en 2006.

Au départ de son premier Grand Prix de Formule 1, en Australie, au sein de l'écurie Sauber-Petronas, il est impliqué dans un énorme carambolage qui provoque huit abandons dont celui de son coéquipier[16]. Massa obtient son premier point au Grand Prix de Malaisie et réalise des performances souvent très proches de son coéquipier Nick Heidfeld ; pour autant, sa fougue souvent mal canalisée et son style de pilotage trop agressif détériorent ses relations avec son directeur d'équipe[17],[18],[19]. Signe de désaveu, à l'occasion du Grand Prix des États-Unis au cours duquel Massa doit être pénalisé d'un recul de dix places sur la grille à la suite d'un accident qu'il a provoqué lors du Grand Prix précédent en Italie, son équipe le remplace par Heinz-Harald Frentzen[20].

Après son retour pour disputer la fin de saison, Sauber décide de ne pas le titulariser et de le remplacer par le vétéran allemand pour 2003, tout en lui proposant un poste de pilote-essayeur[21]. Pour sa première année en Formule 1, il inscrit quatre points et termine treizième du championnat du monde des pilotes, avec notamment une cinquième place au Grand Prix d'Espagne, tandis que son coéquipier marque sept points[22].

Sans volant de titulaire pour 2003, malgré des rumeurs l'annonçant chez Toyota F1 Team puis chez Jordan Grand Prix, Massa est recruté par la Scuderia Ferrari comme pilote d'essai, aux côtés de Luca Badoer ; il teste principalement le développement des pneumatiques[23],[24],[25]. Au sein de l'écurie championne du monde, il bénéficie d'une formation privilégiée auprès du champion du monde allemand Michael Schumacher et adopte un style de pilotage moins agressif. Toujours en 2003, il intègre la nouvelle structure de management All Road Management de Nicolas Todt, fils de Jean Todt, le directeur général de la Scuderia Ferrari[26].

Fort de son expérience au sein de la meilleure équipe du moment et du soutien de Ferrari qui motorise Sauber, Massa réintègre l'écurie suisse en 2004[27]. Il est victime d'un accident durant les tests de pré-saison et est emmené à l'hôpital sans que cet événement altère le cours de sa saison[28],[29]. Assagi, il montre pourtant ses limites en étant dominé par son coéquipier Giancarlo Fisichella. Il marque son premier point en se classant huitième du Grand Prix de Malaisie et termine cinquième du Grand Prix de Monaco, sur un circuit qu'il n'affectionne pas à cause de sa lenteur[30],[31]. Il se classe douzième du championnat avec 12 points, à dix points de son coéquipier italien, sa meilleure performance en course étant la quatrième place du Grand Prix de Belgique[32].

En 2005, Massa reste chez Sauber, aux côtés désormais de Jacques Villeneuve, champion du monde 1997, et se déclare prêt pour le combat contre son coéquipier[33]. À Monaco, alors que les deux pilotes sont dans les points, ils se percutent et ruinent leurs chances de bien figurer en course ; si Villeneuve accuse Massa d'avoir provoqué leur accrochage, ce dernier se justifie par le comportement de ses pneumatiques[34]. Le 2 août 2005, il est choisi pour remplacer son compatriote Rubens Barrichello au sein de la Scuderia Ferrari en 2006[35]. Felipe prend l'ascendant sur Villeneuve et termine treizième du championnat du monde avec onze points, deux de plus que son coéquipier. Son meilleur résultat reste une quatrième place au Grand Prix du Canada[36].

2006 : transfert chez Ferrari[modifier | modifier le code]

Massa, sur sa Ferrari rouge, applaudi par les commissaires de course, lui agitant différents drapeaux, au Grand Prix du Brésil 2006.
Massa lors de son tour d'honneur après sa victoire au Grand Prix du Brésil 2006.

Pour ses débuts chez Ferrari, au Grand Prix de Bahreïn, Massa se qualifie en première ligne, à 47 millièmes de seconde de son coéquipier Michael Schumacher. Il révèle : « Ce sera une journée dont je me souviendrai longtemps, me placer sur la première ligne pour mes débuts avec Ferrari me rend fier de moi et du travail de l'équipe[37] ». Il part toutefois à la faute en début de course et termine neuvième[38].

Il termine cinquième en Malaisie, juste devant Schumacher, après être parti de la dernière ligne à la suite d'une casse de son moteur en qualifications. Les épreuves suivantes sont plus difficiles pour Massa qui subit le manque de compétitivité de Ferrari. Malgré un premier podium au Grand Prix d'Europe ainsi qu'un meilleur tour en course au Grand Prix d'Espagne, son niveau de compétitivité déçoit au sein de son équipe ; son coéquipier lui demande même d'élever son niveau de pilotage[39],[40].

Massa se reprend au cours de l'été et, tandis que son équipe effectue un spectaculaire retour dans la lutte pour le titre mondial, il s'affirme comme un solide second pilote en enchaînant les podiums et en prenant des points aux pilotes Renault, notamment à Fernando Alonso. Son abnégation est récompensée le 27 août 2006 lors du Grand Prix de Turquie où, après s'être élancé pour la première fois de sa carrière en Formule 1 depuis la pole position, il obtient sa première victoire au terme d'une course maîtrisée de bout en bout[41],[42]. Massa remporte une deuxième victoire lors de son Grand Prix national, en fin de saison, partant à nouveau de la pole position[43],[44].

Troisième du championnat du monde avec 80 points, la retraite de Michael Schumacher lui permet de conserver son volant en 2007 chez Ferrari, où il est associé à Kimi Räikkönen[45].

2007 : coéquipier de Kimi Räikkönen[modifier | modifier le code]

Vu de trois-quarts, Massa porte un t-shirt blanc, en 2007, lors du Desafio Internacional das Estrelas.
Massa, en 2007, au Desafio Internacional das Estrelas.

Felipe Massa reçoit le Lorenzo Bandini Trophy du meilleur espoir de l'année en Formule 1 pour ses résultats de l'année 2006[46]. Considéré par de nombreux observateurs comme l'un des favoris du championnat, il est victime d'un incident mécanique aux qualifications du Grand Prix inaugural, en Australie et, parti seizième, termine la course sixième[47],[48]. Deux semaines plus tard, en Malaisie, il obtient la quatrième pole position de sa carrière mais rate son départ et, après être parti à la faute en essayant de reprendre l'avantage sur le débutant Lewis Hamilton, rallie l'arrivée à la cinquième position[49],[50]. À Bahreïn, s'élançant une nouvelle fois de la pole position, il remporte sa troisième victoire, devant Hamilton et Räikkönen[51],[52]. Après avoir réalisé une troisième pole position consécutive, il gagne le Grand Prix d'Espagne devant les McLaren puis termine le Grand Prix de Monaco à la troisième place derrière celles-ci[53].

Au Canada, il est piégé par la nouvelle règlementation après la sortie de la voiture de sécurité et est disqualifié pour ne pas s'être arrêté au feu rouge dans l'allée des stands[54],[55]. Aux États-Unis, il termine une nouvelle fois troisième derrière les McLaren[56]. Il renoue avec la pole position à l'occasion du Grand Prix de France qu'il mène avant les premiers ravitaillements et qu'il termine deuxième, derrière son coéquipier[57],[58]. Quatrième des qualifications en Grande-Bretagne, il a un souci sur la grille de départ et, contraint de s'élancer depuis la voie des stands, ne peut faire mieux que cinquième[59],[60]. Troisième au départ sous le déluge du Grand Prix d'Europe, au Nürburgring, il mène une longue partie de la course avant d'être dépassé par Fernando Alonso et de terminer second[61],[62].

Victime d'une erreur de son équipe en Hongrie, il s'élance quatorzième et réalise une course anonyme, ne gagnant qu'une seule position[63],[64]. Il prend sa revanche au Grand Prix de Turquie, en obtenant une nouvelle pole position et en remportant la course, devant son coéquipier[65]. En Italie, il se qualifie en troisième position mais, rapidement victime d'une panne de suspension, abandonne[66],[67]. Une semaine plus tard, il termine second du Grand Prix de Belgique, derrière Kimi Räikkönen[68]. La Scuderia Ferrari devient dès lors championne du monde des constructeurs, McLaren ayant été sanctionné par la FIA dans le cadre d'une affaire d'espionnage et BMW Sauber F1 Team ne pouvant mathématiquement plus la rattraper[69].

Au Japon, sous le déluge, s'il prend le dessus sur Robert Kubica dans les derniers virages pour terminer sixième, il ne peut plus mathématiquement espérer conquérir le titre mondial tandis que Lewis Hamilton est en tête du championnat[70],[71]. En Chine, il termine troisième[72]. Alors que son coéquipier Kimi Räikkönen aborde la dernière manche du championnat avec sept points de retard sur Hamilton et trois sur Alonso, Massa, parti de la pole position, se laisse dépasser par son coéquipier Räikkönen à la faveur des derniers arrêts-ravitaillements pour lui permettre de devenir champion du monde[73],[74],[75]. Auteur de six pole positions et trois victoires, Felipe Massa termine quatrième du championnat du monde avec 94 points[76]. Il prolonge son contrat avec la Scuderia Ferrari jusqu'en 2010[77].

2008 : vice-champion du monde[modifier | modifier le code]

La Ferrari de Massa, entourée des mécaniciens lors d'un arrêt aux stands, en 2008, vue de haut.
Arrêt-ravitaillement lors du Grand Prix de Chine 2008.

Felipe Massa ne débute pas la saison 2008 de la meilleure façon puisque, quatrième au départ du Grand Prix d'Australie, il part à la faute dès le premier virage et s'accroche quelques tours plus tard avec David Coulthard ; il abandonne à la mi-course sur une casse mécanique[78],[79],[80]. Deux semaines plus tard, il réalise la dixième pole position de sa carrière en Malaisie et mène la première partie de la course avant de céder sa place à son coéquipier Kimi Räikkönen après les premiers ravitaillements. Il part ensuite à la faute et abandonne[81],[82],[83],[84]. Sous les critiques des amateurs de Formule 1, il remporte le Grand Prix de Bahreïn ; deuxième sur la grille de départ, c'est sa première victoire en ne s'élançant pas depuis la pole position[85]. Il termine deuxième du Grand Prix d'Espagne derrière Räikkönen avant de remporter, pour la troisième fois consécutive, le Grand Prix de Turquie devant Lewis Hamilton[86],[87]. À Monaco, il réalise la pole position dans les derniers instants des qualifications, sur un circuit qu'il déclare ne pas aimer[88],[89],[90]. Le dimanche, Massa termine troisième d'une course disputée sous la pluie[91].

Victime d'un problème de pompe à essence sous le régime de la voiture de sécurité au Grand Prix du Canada, il réalise ensuite un double dépassement sur Rubens Barrichello et Heikki Kovalainen pour obtenir les points de la cinquième place[92]. Il a désormais quatre points de retard au championnat du monde sur le Polonais Robert Kubica, vainqueur de l'épreuve, et est second devant Hamilton et Räikkönen qui n'ont pas terminé la course[93]. Il profite des ennuis mécaniques de son coéquipier pour le dépasser et remporter le Grand Prix de France[94]. Il prend la tête du championnat du monde mais la perd dès le Grand Prix suivant, en Grande-Bretagne, où il termine treizième et dernier d'une course sous la pluie durant laquelle il part plusieurs fois en tête-à-queue[95]. Il termine troisième du Grand Prix d'Allemagne derrière Hamilton et Piquet[96]. Qualifié troisième au Grand Prix de Hongrie, il dépasse Kovalainen puis Hamilton dans le premier virage et mène la course avant d'être victime d'une casse moteur à trois tours du but[97],[98],[99]. Il prend sa revanche dans les rues du circuit urbain de Valence, en Espagne, où il remporte le Grand Prix d'Europe et s'affirme comme le principal adversaire de Lewis Hamilton au championnat[100],[101]. Troisième derrière Räikkonen et Hamilton en Belgique, il profite de l'abandon du premier et de la pénalité du second pour obtenir la victoire[102].

Felipe Massa, de dos et tête baissée sous la pluie de paillette du podium du Grand Prix du Brésil 2008.
Malgré les paillettes pour sa victoire au Grand Prix du Brésil, Massa s'incline en championnat pour un point.

En Italie, dans des conditions humides, il se qualifie sixième, loin devant Räikkonen et Hamilton (quinzième). Il rallie l'arrivée en course à la même place, juste devant le Britannique[103],[104]. À Singapour, pour le premier Grand Prix de l'histoire de la Formule 1 couru de nuit, il réalise la pole position et mène la première partie de la course avant d'être victime d'un incident dans les stands : le signal lui est donné de repartir alors que la pompe à essence est encore accouplée à sa monoplace. Pénalisé, il termine treizième et ne marque aucun point ; Hamilton terminant troisième, Massa a désormais sept points de retard au championnat du monde[105],[106]. Au Japon, il percute Hamilton et, tout comme son rival, est pénalisé ; il termine devant l'Anglais et marque les deux points de la septième place, ce qui lui permet de revenir à cinq longueurs au championnat, hamilton repartant bredouille du Japon[107]. En Chine, Hamilton domine la course et Räikkönen, second, doit laisser passer Massa pour lui permettre de marquer huit points ; sept points le séparent de Lewis Hamilton avant le dernier Grand Prix de la saison, au Brésil[108].

Devant son public, Massa réalise la pole position et mène la course quasiment de bout en bout[109],[110]. Son adversaire occupe une longue partie de la course la quatrième place alors que la cinquième place lui suffit pour être champion du monde. À la suite d'une averse dans les derniers tours, comme la majorité des pilotes, Hamilton s'arrête aux stands pour changer ses pneus et repart cinquième, derrière Massa, Alonso, Räikkönen et Timo Glock ; ce dernier ayant fait le pari de rester en piste chaussé de pneus pour le sec, est dépassé par Sebastian Vettel. Au moment où Massa remporte la course, Hamilton est encore sixième. Dans le dernier virage, il dépasse Glock, en difficulté avec ses pneus inadaptés, récupère la cinquième place et prive le Brésilien du titre de champion du monde[111].

2009 : saison brisée par l'accident en Hongrie[modifier | modifier le code]

Massa, sur sa Ferrari F60 rouge, de profil, en 2009.
Felipe Massa, sur la Ferrari F60, lors du Grand Prix de Malaisie 2009.

Malgré la désillusion de l'année précédente, où il a perdu le titre pour un point, Felipe Massa fait désormais figure de favori en 2009, et déclare se sentir « plus fort que jamais[112] ». La Ferrari F60, dotée du nouveau système de récupération de l'énergie cinétique, se révèle loin d'être à la hauteur des espérances de l'écurie et peu performante. Massa déclare dès le début de saison que Brawn GP Formula One Team ne pourra pas rattrapée[113],[114].

Malgré « une réaction rapide de Ferrari » attendue de Massa, Ferrari demeure loin de ses performances de 2008 ; après quatre courses sans aucun point, Massa inscrit ses trois premiers en Espagne et en Turquie, puis cinq autres à Monaco et en Grande-Bretagne ; il monte sur la troisième marche du podium en Allemagne[115]. Après le neuvième Grand Prix de la saison, le Brésilien pointe à la cinquième place du championnat du monde avec 22 points, devançant de 12 points unités son coéquipier Räikkönen. Entretemps, Massa rejoint la Grand Prix Drivers' Association, l'association des pilotes de Formule 1[116].

Le 25 juillet 2009, lors de la deuxième partie des qualifications du Grand Prix de Hongrie, un ressort se détache de la Brawn de son compatriote Rubens Barrichello qui le précède et l'atteint à pleine vitesse dans le casque ; Massa perd le contrôle de sa monoplace et s'encastre dans un mur de pneus à 190 km/h[117],[118]. Transporté à l'hôpital, il souffre de dommages crâniens, d'une commotion cérébrale et d'une lésion à l'œil gauche qui l'oblige à déclarer forfait pour la course. Il sort du coma le dimanche du Grand Prix[119]. Cet accident intervient une semaine seulement après la mort du jeune pilote britannique Henry Surtees, fils de l'ancien champion du monde John Surtees, en Formule 2 dans des circonstances similaires[120].

Si le pilote brésilien peut s'attendre à un rétablissement complet, sans séquelles, et pourra reprendre la compétition en 2010, sa saison 2009 se termine à la suite de cet accident ; il se classe onzième du championnat, avec 22 points[121],[122].

2010 : chez Ferrari avec Fernando Alonso[modifier | modifier le code]

Massa pilote, sur une piste humide, sa Ferrari rouge en 2010.
Felipe Massa lors du Grand Prix de Chine 2010.

En 2010, Massa reste chez Ferrari où Räikkönen est remplacé par le double champion du monde espagnol Fernando Alonso. Si Ferrari mise beaucoup sur ce dernier, Massa ne semble pas s'en inquiéter[123]. Le début de saison s'avère prometteur pour Ferrari puisque Massa se qualifie en première ligne du Grand Prix inaugural, à Bahreïn, Fernando Alonso le suivant en troisième position sur la grille de départ[124]. Profitant de leurs bonnes places de départ et d'un problème d'échappement de la Red Bull Racing de Sebastian Vettel, les deux pilotes réalisent un doublé, Massa se classant second de l'épreuve[125]. En Australie, Massa termine sur le podium pour la deuxième fois en deux courses et pointe en tête du championnat grâce à sa septième place en Malaisie. La suite du championnat, ponctuée de trois scores vierges consécutifs à partir du Canada, est plus compliquée, Massa rencontrant beaucoup de problèmes avec différents éléments de sa voiture[126],[127].

Il faut attendre le Grand Prix d'Allemagne, douzième manche de la saison, pour revoir les Ferrari en forme. Massa, troisième sur la grille, prend la tête de la course dès le premier virage et conserve cette position jusqu'au quarante-huitième tour où une consigne d'équipe lui intime de laisser la première place à son coéquipier, plus rapide et en meilleure position au classement du championnat du monde (Massa est huitième avec 67 points quand Alonso est cinquième avec 98). Massa se classe donc second de la course tandis que Ferrari est sanctionnée d'une amende de 100 000 dollars pour avoir influé sur le déroulement sportif de la course[128],[129],[130].

Après deux quatrièmes places en Hongrie et en Belgique, Massa retrouve le chemin du podium à Monza, où il termine troisième tandis qu'Alonso s'impose[131]. À Singapour, il part dernier à la suite d'un problème mécanique et termine huitième. Il ne couvre pas un seul tour à Suzuka où, parti douzième, il percute la Force India de Vitantonio Liuzzi dès le premier virage[132]. Il monte, pour la cinquième et dernière fois de la saison, sur le podium en Corée, terminant troisième. Pour son Grand Prix national, une dégradation précoce d'un train de pneus et un accrochage le privent des points. Il obtient un point au Grand Prix de clôture à Abou Dabi et termine le championnat à la sixième place, avec 144 points.

2011-2012 : sous la domination de Fernando Alonso[modifier | modifier le code]

Massa lors de son Grand Prix national, au volant de sa Ferrari rouge, sous un grand soleil.
Felipe Massa lors de son Grand Prix national en 2011.

Pour la manche d'ouverture de la saison, Massa termine septième après être parti huitième. En Malaisie, il se qualifie septième et termine cinquième devant Fernando Alonso. Massa explique qu'à cause des pneumatiques, il doit changer son mode de pilotage et opter pour un style moins agressif[133]. Il fait de même en Chine, partant sixième. Après une onzième place en Turquie, Massa connaît deux abandons consécutifs (boîte de vitesses en Espagne et accrochage avec Lewis Hamilton à Monaco). Après six courses, Massa a inscrit 24 points et n'est que huitième alors qu'Alonso est cinquième.

Massa, sixième au Canada, réalise trois cinquièmes places consécutives, en Europe, Grande-Bretagne et Allemagne, qui lui permettent de revenir à la sixième place du championnat. Lors du Grand Prix d'Inde, un nouvel accrochage avec Lewis Hamilton met fin à une série de dix courses consécutives dans les points. Il termine les deux dernières épreuves cinquième[134].

Comme en 2010, Massa termine à plus de cent points de son coéquipier (sixième avec 118 points). Il n'est pas parvenu à monter sur le podium, une première pour lui depuis 2005 et pour un pilote Ferrari depuis 1992. Sa saison est marquée par de nombreux incidents avec Hamilton (Monaco, Angleterre, Singapour, Japon et Inde) avant de se réconcilier avec le pilote britannique[135],[136],[137].

Massa prenant un virage au Grand Prix de Malaisie 2012.
Felipe Massa au Grand Prix de Malaisie 2012.
Massa sur sa Ferrari en 2012, à Silverstone, sous une pluie battante.
Felipe Massa au Grand Prix de Grande-Bretagne 2012.

Début 2011, Felipe est élu vice-directeur du Grand Prix Driver's Association, présidé par Pedro de la Rosa[138]. Le début de saison de Felipe Massa reste à l'image de la saison précédente où il n'a jamais soutenu la comparaison avec son coéquipier. Ainsi, en Australie, il n'atteint pas la dernière phase de qualification et n'est que seizième sur la grille de départ. Il abandonne en fin de course après un accrochage avec la Williams de Bruno Senna alors qu'il était treizième[139].

En Malaisie, il s'élance en douzième position quand Alonso part huitième. Alors qu'Alonso profite des mauvaises conditions météorologiques qui nivellent les performances des monoplaces pour s'imposer, Massa termine quinzième et n'inscrit toujours pas de point quand son coéquipier prend la tête du championnat avec 35 points. Alors que des rumeurs, relayées notamment par le journal italien La Stampa, annoncent un éventuel remplacement de Massa par Sergio Pérez avant la fin du championnat si ses performances ne s'améliorent pas[140],[141], la Scuderia Ferrari annonce lui assurer son soutien indéfectible[142],[143],[144],[145].

En Chine, il termine hors des points à la treizième place puis, à Bahreïn, se classe neuvième et inscrit ses deux premiers points de la saison. En Espagne, à Barcelone, il termine quinzième, à un tour du vainqueur quand son coéquipier se classe second, à moins d'une seconde. À Monaco, il se qualifie à un dixième de son coéquipier puis finit sixième de la course, au contact des leaders. Ses performances globales restent tout de même décevantes et le pilote brésilien, s'il s'y voit obligé, pourrait quitter d'équipe et retourner chez Sauber[146]. Au fur et à mesure de la saison, ses performances s'améliorent : il se classe quatrième en Grande-Bretagne puis cinquième en Belgique en partant de la quatorzième place. Lors du Grand Prix d'Italie, il réalise sa meilleure qualification de l'année, en s'élançant de la troisième position, devant son coéquipier victime d'un problème mécanique. Il se classe quatrième de la course. Felipe Massa reste malgré tout sur la sellette, le Finlandais Heikki Kovalainen étant approché par Ferrari[147],[148]

À Singapour, treizième sur la grille de départ, il subit une crevaison dès le premier tour et repart dernier. Il se classe huitième après un dépassement musclé sur la Williams de Bruno Senna. Au Japon, il se classe second et obtient son premier podium depuis le Grand Prix de Corée 2010[149]. Revigoré par son podium, il se classe quatrième, juste derrière Alonso, en Corée. Bien que plus rapide que son coéquipier en fin de course, il reste derrière lui pour préserver les chances d'Alonso au championnat du monde. Le 17 octobre, son contrat est prolongé d'un an[150]. En Inde, qualifié en sixième position, il conserve cette place en course, contraint d'économiser son carburant à cause d'une mauvaise estimation de ses ingénieurs[151]. À Abou Dabi, après un accrochage avec Mark Webber qui le fait partir en tête-à-queue, il finit la course en septième position et, profitant des abandons de Nico Rosberg et de Romain Grosjean passe à la septième place du championnat du monde. Au Texas, plus rapide tout au long de la séance de qualifications que son coéquipier, il se qualifie à la septième place quand Alonso est neuvième, mais part onzième après une pénalité pour changement de boîte, pour qu'Alonso puisse profiter du côté propre de la piste. En course, constamment dans le rythme des leaders Sebastian Vettel et Lewis Hamilton, il se classe quatrième de la course, derrière son coéquipier. Pour son Grand Prix national, il se qualifie en cinquième position, à nouveau devant son coéquipier. Sous la pluie battante, Massa bataille tout au long de la course pour préserver les chances de titre de son coéquipier, le laissant même la deuxième place en vue de l'arrivée, en vain. Il se classe troisième derrière et termine septième du championnat du monde. Cette saison marque bien le rôle de pilote no 2 que Felipe Massa détient dans l'équipe, laissant passer son coéquipier espagnol à maintes occasions[152].

2013 : dernière saison en rouge[modifier | modifier le code]

Pour le premier Grand Prix de la saison, en Australie, Massa part de la quatrième position, devant son coéquipier, et finit la course à la même place. En Malaisie, il se qualifie deuxième, et s'élance de la première ligne pour la première fois depuis plus de trois ans. Une nouvelle fois devant Fernando Alonso, sur la grille, il termine la course à la cinquième place. À Shanghaï, qualifié cinquième, il termine sixième à cause d'une mauvaise stratégie de gestion de ses pneumatiques. À Bahreïn, il s'élance de la quatrième position mais, en course, il est victime de très fortes dégradations de son pneumatique arrière droit, le contraignant ainsi à de nombreux passages par les stands ; il se classe quinzième[153].

En Espagne, qualifié en sixième position, il s'élance depuis la neuvième position après une pénalité de trois places pour avoir gêné Mark Webber en qualification[154]. Auteur d'une course solide dans le rythme des leaders, il se classe troisième et obtient son premier podium de la saison. À Monaco, victime d'un violent accident lors de la dernière séance d'essais libres, il ne prend pas part aux qualifications, sa Ferrari n'étant pas réparée à temps, et s'élance de l'avant-dernière position sur la grille à la suite de la pénalité de Max Chilton. En course, au trentième tour, il est victime de la même sortie de piste qu'aux essais et abandonne. Le mardi suivant le Grand Prix, la Scuderia Ferrari révèle que l'accident est dû à une casse d'un élément de la suspension avant-gauche[155]. Au Canada, une sortie de piste en deuxième partie de qualification sur piste humide le contraint à partir depuis la seizième position de la grille ; il termine huitième de l'épreuve. À Silverstone, Massa part de la onzième position à la suite du déclassement de Paul di Resta et, malgré une crevaison qui le relègue en fond de classement, finit sixième d'un Grand Prix marqué par de nombreux incidents provoqués par les pneumatiques[156],[157]. Au Grand Prix d'Allemagne, Massa s'élance depuis la septième position, juste devant son coéquipier. Après six tours, il abandonne à cause d'un freinage manqué et d'une boîte de vitesses bloquée[158]. En Hongrie, septième sur la grille de départ, il termine le Grand Prix huitième.

À Spa, lors d'une séance de qualification perturbée par la météo changeante, il obtient la dixième position sur la grille de départ. En course, malgré des problèmes de Système de récupération de l'énergie cinétique, il termine septième. À Monza, pour la course à domicile de la Scuderia, il se qualifie en quatrième position, juste devant son coéquipier, et termine la course à la même position. Deux jours plus tard, il annonce sur son compte Instagram qu'il ne courra pas pour Ferrari en 2014[159],[160] ; le lendemain 11 septembre, la Scuderia Ferrari confirme son remplacement par Kimi Räikkönen à compter de 2014[161]. Au Grand Prix de Singapour, il s'élance devant son coéquipier en sixième place et rallie l'arrivée à la même position le lendemain. En Corée, il se qualifie à nouveau sixième, juste derrière Fernando Alonso. En course, il part en tête-à-queue dès le troisième virage et repart dernier ; il arrive finalement neuvième.

Au Japon, il devance son coéquipier de trois places sur la grille de départ et s'élance cinquième. Durant la course, après une pénalité pour vitesse trop élevée dans la ligne des stands, il se classe dixième. En Inde, il s'élance de la cinquième position, devançant une nouvelle fois Alonso de trois places en qualifications ; il finit la course quatrième quand son coéquipier ne marque aucun point. À Abou Dabi, qualifié en huitième position quand Alonso est onzième sur la grille, Massa s'élance septième après le déclassement de Räikkönen et termine la course huitième[162]. La semaine suivante, il signe un contrat de deux ans avec Williams F1 Team et devient le nouveau coéquipier de Valtteri Bottas dont le contrat est prolongé[163],[164]. Pour finir en beauté chez la Scuderia Ferrari, il promet d'avoir une approche agressive sur les derniers Grands Prix[165]. Au Texas, il se qualifie quinzième et s'élance treizième après les pénalités de Jenson Button et d'Esteban Gutiérrez ; il termine la course douzième. Pour son Grand Prix national, il se qualifie neuvième[166] ; en course, il atteint rapidement la quatrième place mais reçoit une pénalité[167]. Septième de l'épreuve finale, il se classe huitième du championnat du monde.

2014 : première saison chez Williams[modifier | modifier le code]

Après l'adoption par la Fédération internationale de l'automobile de la règle sur les numéros permanents en Formule 1[168], Felipe Massa choisit le no 19[169]. Lors du premier Grand Prix de la saison, en Australie, Massa se qualifie en neuvième position devant son coéquipier. En course, percuté au premier virage par Kamui Kobayashi victime d'un problème de freins, il abandonne[170]. En Malaisie, qualifié treizième, devant son équipier Valtteri Bottas, il termine la course septième en ignorant les consignes de son écurie qui lui demandait de laisser passer son coéquipier ce qui provoque quelques tensions au sein de l'équipe[171]. À Bahreïn, à la suite de pénalité de Daniel Ricciardo, il s'élance septième et termine la course à la même position. En Chine, il se qualifie sixième, juste devant son coéquipier. Auteur d'un excellent départ, un arrêt au stand catastrophique ruine sa course : ses mécaniciens ne retrouvent d'abord pas ses deux pneus arrière puis éprouvent de grandes difficultés à installer le pneu arrière-gauche, l'arbre de roue semblant endommagé à la suite d'une touchette au départ avec Alonso. Il ressort des stands dernier et se classe quinzième de l'épreuve[172],[173].

À Barcelone, il s'élance neuvième et finit sa course à une modeste treizième place. À Monaco, il est accroché par la Caterham du Suédois Marcus Ericsson lors de la première partie des qualifications ; sa FW36 est immobilisée et partira de la seizième position. Il termine la course à la septième place. Au Canada, qualifié en cinquième position, il est, en course, victime d'un long arrêt au stand mais parvient à remonter jusqu'à la cinquième place. Dans le dernier tour, alors qu'il est sur le point de dépasser Sergio Pérez, celui-ci change de trajectoire et provoque un violent accident et leur double abandon. Pérez jugé fautif de l'accident est pénalisé d'un recul de cinq places sur la grille du Grand Prix d'Autriche tandis que Massa est classé douzième et obtient le meilleur tour en course[174].

Deux semaines plus tard, en Autriche, il réalise sa première pole position depuis le Grand Prix du Brésil 2008, devant son coéquipier Valtteri Bottas[175]. Malgré un bon départ, il échoue à la quatrième place, derrière les Mercedes et son coéquipier à cause d'une stratégie peu favorable[176]. Lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, à Silverstone, Massa prend son deux-centième départ en Grand Prix[177]. Il déclare envisager une reconversion en DTM lorsque sa carrière en Formule 1 sera derrière lui[178]. Après des qualifications ratées de l'écurie (Bottas est dix-septième et Massa dix-huitième), le Brésilien est percuté lors du premier tour de course par Kimi Räikkönen qui a perdu le contrôle de sa monoplace et a tapé violemment le muret avant de traverser la piste en perdition[179],[180]. Ce revers contraste avec les bons résultats de son coéquipier qui obtient le meilleur résultat depuis ses débuts dans la discipline en se classant deuxième après être monté sur la troisième marche du podium lors de la course précédente[181]. En Allemagne, troisième des qualifications, il s'accroche, dès le premier virage, avec Kevin Magnussen, qui l'envoie en tonneau tandis que Bottas obtient son troisième podium consécutif[182],[183],[184].

Après deux abandons dans le premier tour, Felipe Massa se classe cinquième du Grand Prix de Hongrie où il devance son coéquipier Bottas, huitième[185]. Au Grand Prix de Belgique, en difficulté durant toute la course à cause d'un débris coincé au niveau du fond plat de sa monoplace, il finit treizième, Bottas montant à nouveau sur le podium, en troisième position[186].

Style de pilotage[modifier | modifier le code]

À ses débuts, Felipe Massa est réputé pour son pilotage agressif à l'origine de quatre accidents au cours de la saison 2002[18],[19]. En 2004, après son passage chez Ferrari, il maîtrise mieux sa monoplace et son pilotage évolue[187],[188]. Il abandonne à quatre reprises, dont deux fois seulement sur accident. Rob Smedley, responsable de la performance du véhicule Williams, déclare en 2014, que Felipe « commet beaucoup moins de fautes que lors des dernières années ». Selon Smedley, cela s'explique par l'absence de pression d'avoir la Scuderia Ferrari pour équipe et Fernando Alonso comme coéquipier[189].

Felipe Massa possède plus de pole positions que de victoires (16 contre 11)[190]. Dans son rôle de deuxième pilote, il a plusieurs fois reçu une consigne d'équipe lui intimant de laisser passer son leader en course, comme en 2010 chez Ferrari ou en 2014, chez Williams[191],[192].

Au cours de sa carrière, Felipe Massa a toujours fait équipe avec des partenaires de talent comme les champions du monde Jacques Villeneuve (en 2005), Michael Schumacher (en 2006), Kimi Räikkönen (de 2007 à 2009) et Fernando Alonso (de 2010 à 2013)[193].

Il est dominé par Nick Heidfeld en 2002 et par Giancarlo Fisichella en 2004, deux pilotes qui possèdent beaucoup plus d'expérience : Fisichella en est déjà à sa neuvième saison en Formule 1 ; il domine ensuite un Jacques Villeneuve, sur le déclin. Chez Ferrari, il est logiquement battu par Schumacher et Räikkönen avant de se battre pour le titre mondial en 2008, revenant ainsi à hauteur du Finlandais dans l'estime de la Scuderia Ferrari.

En 2009, son grave accident est à l'origine de sa chute de compétitivité. De 2010 à 2013, n'étant que le « porteur d'eau » de l'équipe, il subit des consignes d'équipes et n'est pas en mesure de lutter contre son coéquipier[194]. En 2014, son duel face à Valtteri Bottas est très équilibré en qualification ; toutefois, à la mi-saison, Bottas totalise trois podiums alors que Massa, impliqué dans plusieurs accidents, n'a jamais fait mieux que quatrième[195].

Desafio Internacional das Estrelas[modifier | modifier le code]

M.Schumacher pilote un kart rouge et blanc au Desafio Internacional das Estrelas 2007.
Michael Schumacher, en tête, au Desafio Internacional das Estrelas 2007. Massa est quatrième, entre Nelson Angelo Piquet et Felipe Giaffone.

Le Desafio Internacional das Estrelas, aussi nommé International Challenge of the Stars, est une compétition de karting créée par Felipe Massa en 2005 à Bauru et qui se déroule depuis 2006 sur le Kartódromo dos Ingleses de Florianópolis. La première édition est remportée par le Brésilien Daniel Serra, tandis que Felipe Massa remporte la seconde édition, en 2006. Cette compétition accueille chaque année des grands noms de la Formule 1[196],[197]. Michael Schumacher en est le vainqueur en 2007 et en 2009, Rubens Barrichello gagne en 2008, Lucas di Grassi s'impose en 2010 et Jaime Alguersuari en 2011[198],[199],[200],[201].

L'épreuve n'est pas organisée en 2012 afin de modifier son calendrier : au lieu de se dérouler en fin d'année, courant novembre ou décembre, l'événement se tient désormais en janvier. En 2013, le Français Jules Bianchi s'impose puis, en 2014, cède son titre à l'Italien Vitantonio Liuzzi[202],[203].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil, remet, en 2006, la médaille du mérite sportif brésilien à Massa.
Felipe Massa décoré de la médaille du mérite sportif brésilien par Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil, en octobre 2006.

Felipe Massa est d'origine italienne (Cerignola) par son grand-père. Il est marié depuis le 30 novembre 2007 à Rafaela Bassi[204] avec laquelle il a eu, le 30 novembre 2009, un fils prénommé Felipe[205],[206].

Il collectionne les montres ; son ami Richard Mille, fabricant de montres suisses, est son commanditaire personnel[207].

Felipe Massa supporte deux clubs de football, São Paulo Futebol Clube, l'équipe de sa ville natale, et Fenerbahçe S.K. dont Zico, une de ses idoles d'enfance, fut entraineur entre 2006 et 2008, et où son ami Roberto Carlos, joua de 2007 à 2009[208],[209].

Ses autres passions sont le tennis et le ski nautique[210].

Résultats en compétition automobile[modifier | modifier le code]

Résultats en Formule Chevrolet[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Felipe Massa en championnat du Brésil de Formule Chevrolet[211]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
1998  ?  ? Chevrolet 8 0  ?  ?  ? 5e
1999 MasterCard Techspeed Chevrolet 10 3  ?  ?  ? Champion

Résultats en Formule Renault[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Felipe Massa en Formule Renault 2000 Eurocup[211]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
2000 Cram Competition Tatuus FR2000 Renault 8 3  ? 2 140 Champion
Tableau synthétique des résultats de Felipe Massa en championnat d'Italie de Formule Renault 2.0[211]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
2000 Cram Competition Tatuus FR2000 Renault 8 4 4 3 147 Champion

Résultats en Euro F3000[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Felipe Massa en championnat d'Euro F3000[211]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
2001 Draco Junior Team Lola T96/50 Zytek 8 6 6 5 60 Champion
Résultats détaillés des saisons de Felipe Massa en championnat d'Euro F3000[212]
Saison Écurie Châssis Moteur Courses Classement Points inscrits
1 2 3 4 5 6 7 8
2001 Drapeau : Italie Draco Junior Team Lola T96/50 Zytek VAL
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Légende : ici

Résultats en championnat d'Europe des voitures de tourisme[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Felipe Massa en championnat d'Europe des voitures de tourisme[211]
Saison Écurie Châssis Moteur Engagements Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
2001 Alfa Romeo Team Nordauto Alfa Romeo 156 Alfa Romeo 4 0 0 0 71 23e
Résultats détaillés des saisons de Felipe Massa en championnat d'Europe des voitures de tourisme[213]
Saison Écurie Châssis Moteur Courses Classement Points inscrits
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
2001 Drapeau : Italie Alfa Romeo Team Nordauto Alfa Romeo 156 Alfa Romeo MON
 
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Légende : ici

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Felipe Massa en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2002 Red Bull Sauber Petronas C21 Petronas V10 Bridgestone 16 0 0 0 0 3 8 4 13e
2004 Red Bull Sauber Petronas C23 Petronas V10 Bridgestone 18 0 0 0 0 5 4 12 12e
2005 Sauber Petronas C24 Petronas V10 Michelin 19 0 0 0 0 4 4 11 13e
2006 Scuderia Ferrari Marlboro 248 F1 Ferrari V8 Bridgestone 18 3 2 7 2 13 2 80 3e
2007 Scuderia Ferrari Marlboro F2007 Ferrari V8 Bridgestone 17 6 3 10 6 14 2 94 4e
2008 Scuderia Ferrari Marlboro F2008 Ferrari V8 Bridgestone 18 6 6 10 3 13 3 97 2e
2009 Scuderia Ferrari Marlboro F60 Ferrari V8 Bridgestone 10 0 0 1 1 4 2 22 11e
2010 Scuderia Ferrari Marlboro F10 Ferrari V8 Bridgestone 19 0 0 5 0 14 1 144 6e
2011 Scuderia Ferrari Marlboro
Scuderia Ferrari
[214]
150° Italia Ferrari V8 Pirelli 19 0 0 0 2 15 3 118 6e
2012 Scuderia Ferrari F2012 Ferrari V8 Pirelli 20 0 0 2 0 14 1 122 7e
2013 Scuderia Ferrari F138 Ferrari V8 Pirelli 19 0 0 1 0 15 2 112 8e
2014 Williams Martini Racing FW36 Mercedes V6 Pirelli 11 1 0 0 1 5 3 40 9e
Résultats détaillés des saisons de Felipe Massa en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Courses Classement Points inscrits
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
2002 Red Bull Sauber Petronas Sauber C21 Petronas 02A 3,0 l V10 B AUS
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MAL
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BRE
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8e
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5e
AUT
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13e 4
2004 Red Bull Sauber Petronas Sauber C23 Petronas 04A 3,0 l V10 B AUS
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2005 Sauber Petronas Sauber C24 Petronas 05A 3,0 l V10 M AUS
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2006 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari 248 F1 Ferrari 056 2,4 l V8 B BHR
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2007 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2007 Ferrari 056 2,4 l V8 B AUS
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2008 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Ferrari 056 2,4 l V8 B AUS
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2009 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F60 Ferrari 056 2,4 l V8 B AUS
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2010 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F10 Ferrari 056 2,4 l V8 B BHR
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2011 Scuderia Ferrari Ferrari 150° Italia Ferrari 056 2,4 l V8 P AUS
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2012 Scuderia Ferrari Ferrari F2012 Ferrari 056 2,4 l V8 P AUS
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2013 Scuderia Ferrari Ferrari F138 Ferrari 056 2,4 l V8 P AUS
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2014 Williams Martini Racing Williams FW36 Mercedes 1,6 l V6 P AUS
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Légende : ici

Victoires en Championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Podium du Grand Prix de Bahreïn avec Massa qui célèbre sa 3e victoire en Formule 1.
Podium du GP de Bahreïn en 2007 après la victoire de Massa.

Felipe Massa est le sixième pilote brésilien à remporter un Grand Prix de Formule 1 après Emerson Fittipaldi, Carlos Pace, Nelson Piquet, Ayrton Senna et Rubens Barrichello. Il a signé autant de victoires (11) que ce dernier[215].

Tableau synthétique des victoires de Felipe Massa en Formule 1
no  Année Manche Grand Prix Circuit Départ Écurie Châssis Résumé
1 2006 14/18 Turquie Istanbul Pole position Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari 248 F1 Résumé
2 2006 18/18 Brésil Interlagos Pole position Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari 248 F1 Résumé
3 2007 03/17 Bahreïn Sakhir Pole position Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2007 Résumé
4 2007 04/17 Espagne Catalogne Pole position Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2007 Résumé
5 2007 12/17 Turquie Istanbul Pole position Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2007 Résumé
6 2008 03/18 Bahreïn Sakhir 2e Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Résumé
7 2008 05/18 Turquie Istanbul Pole position Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Résumé
8 2008 08/18 France Magny-Cours 2e Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Résumé
9 2008 12/18 Europe Valence Pole position Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Résumé
10 2008 13/18 Belgique Spa-Francorchamps 2e Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Résumé
11 2008 18/18 Brésil Interlagos Pole position Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Résumé

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Felipe Massa, le nouveau Senna », sur courrierinternational.com, Courrier international,‎ 10 avril 2007 (consulté le 24 juin 2014)
  2. (en) « Luiz Antonio Massa, Felipe Massa, Ferrari, Interlagos, 2012 », sur f1fanatic.co.uk,‎ 22 novembre 2012 (consulté le 24 juin 2014)
  3. (en) « Ana Elena Massa: Felipe Massa's mother », sur malaysia.msn.com,‎ 5 mai 2011 (consulté le 24 juin 2014)
  4. (en) « DRIVERS: FELIPE MASSA », sur grandprix.com (consulté le 5 juillet 2014)
  5. « Felipe Massa », sur livef1.fr (consulté le 24 juin 2014)
  6. (en) « AutoGP Champions / Euroseries 3000 / Italian F3000 / European Formula 3000 », sur motorsportsetc.com (consulté le 24 juin 2014)
  7. (en) « Sauber conclude Massa test », sur gpupdate.net,‎ 5 octobre 2001 (consulté le 24 juin 2014)
  8. (en) « Massa given Sauber test », sur Crash.net (consulté le 7 juillet 2014)
  9. (en) « Sauber Impressed by Massa's Performance » [php], sur autosport.com,‎ 5 octobre 2001 (consulté le 3 juillet 2014)
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