Amapá

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1° 23′ N 51° 55′ O / 1.39, -51.91

1° 23′ 02″ N 51° 48′ 41″ O / 1.383889, -51.811389

Amapá
Héraldique
Héraldique
Drapeau
Drapeau
Carte de l'État d'Amapá (en rouge) à l'intérieur du Brésil
Carte de l'État d'Amapá (en rouge) à l'intérieur du Brésil
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Capitale Macapá
Plus grande ville Macapá
Région Nord
Gouverneur Camilo Capiberibe (Parti Socialiste)
IDH 0,753 — moyen (2000)
Fuseau horaire UTC-3
ISO 3166-2 BR-AP
Démographie
Population 698 602 hab. (2012)
Densité 4,9 hab./km2
Rang classé 25e
Géographie
Superficie 142 816 km2
Rang classé 18e

L'Amapá est un État fédéré du Brésil, situé sur la côte atlantique, dans l'extrême nord du pays. Il est bordé au nord par la Guyane française, à l'est par l'océan Atlantique et au sud et à l'ouest par l'État du Pará. Il est délimité au sud par le delta de l'Amazone.

Il a une superficie de 140 276 km2 et compte 698 602 habitants (estimation septembre 2012/IBGE).

La capitale est Macapá.

Les villes les plus peuplées sont Macapá (415 554 habitants) et Santana (104 407 habitants).

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Une équipe d'archéologues brésiliens a découvert à Calçoene, dans le bassin amazonien, près de la Guyane française, un observatoire astronomique datant probablement de 2 000 ans (étude des céramiques trouvées sur les lieux).

Selon l’archéologue Mariana Petry Cabral, de l’Institut de Recherche Scientifique et Technologique d’Amapá (IEPA), seule une société organisée a pu être en mesure d’ériger un tel monument mégalithique.

L’observatoire est constitué de 127 blocs de granite, mesurant chacun 3 m de hauteur, disposés en cercles réguliers dans une clairière de la forêt amazonienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Par le Traité de Tordesillas, le territoire de l'actuel Amapá appartenait aux Espagnols. Pendant l'union des couronnes espagnole et portugaise, la région fut érigée en capitainerie de Costa de Cabo Norte (Côte du Cap Nord) sous la direction de Bento Parente. Cette décision, avait en vue sa protection contre les Français, les Hollandais et les Anglais qui s'installaient peu à peu dans la région.

Bien que, selon le traité de Tordesillas, la région soit espagnole, elle n'a jamais été revendiquée par l'Espagne. Les adversaires des Portugais étaient les Français installés à Cayenne. Le Traité d'Utrecht, en 1713, reconnut définitivement le Portugal comme maître de la région. Jusqu'au XIXe siècle, l'Amapá n'a servi que de rempart militaire sans activité économique. Lors de l'indépendance en 1822, il fit partie du Pará.

La dispute avec la France continua jusqu'en 1900, pendant la période du Contesté franco-brésilien, quand les droits du Brésil furent reconnus par un arbitrage suisse. Le cycle du caoutchouc au XIXe siècle siècle bénéficia à l'Amapá. En 1943, il fut séparé du Pará et érigé en territoire.

Dans les années 1940, furent découverts des gisements de manganèse exploités par une filiale de Bethlehem Steel Company. En 1970, fut implanté, par un industriel américain, un méga-projet, le Projet Jari. Il s'agissait de fabrication de cellulose, d'exploitation de bois et de culture de riz. Ce projet n'aboutit pas.

En 1988, Amapá devient un État à l'occasion de la nouvelle constitution brésilienne.

L'Amapa a rendu en 1999 obligatoire l'enseignement du français dans les écoles publiques, suite à une loi fédérale de 1998 obligeant les écoles publiques du pays à enseigner au moins une langue étrangère[1].

Le choix de l'Amapa pour le français s'explique par une volonté de rapprochement avec la Guyane française, limitrophe, voire d'une volonté de désenclavement, vu l'isolement pour des raisons géographiques de cet État par rapport au reste du Brésil.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Le drapeau date de 1984 (décret No. 008 du 23 avril). La couleur bleue au sommet symbolise le ciel au-dessus de l'Amapá, aussi bien que la justice ; le vert au centre les forêts pluviales locales ; le jaune au-dessous est un symbole d'union et de richesses naturelles. Le noir des bandes étroites rappelle ceux qui sont morts pour le bien de l'État, et le blanc la volonté de ce dernier de vivre en paix dans la stabilité. Le symbole gauche rappelle la forteresse de São José, d'où est née la capitale Macapá.

Politique[modifier | modifier le code]

L'État d'Amapá est un État du nord du Brésil, qui est très influencé par les préoccupations environnementales, et est plutôt enclin à voter pour des progressistes issus du Parti des travailleurs.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Depuis que l'Amapá est devenu État, il a toujours voté pour le candidat arrivé en tête au niveau national. À sa première participation lors des élections présidentielles de 1989, le candidat Fernando Collor de Mello du PRN y est arrivé en tête de justesse, à l'élection de 1994 Fernando Henrique Cardoso du Parti de la social-démocratie brésilienne s'y imposa au premier tour avec 54,28 % des voix et s'imposa à nouveau en 1998 au premier tour avec 53 % des voix. En 2003 Lula du PT a obtenu plus de 60 % des voix au deuxième tour de l'élection, en 2006 Lula a gagné l'État avec 60,83 % des voix, et lors de l'élection présidentielle de 2010, Dilma Rousseff s'est imposée avec un score inégalé dans l'histoire de l'État avec 62,66 des voix, soit 198 644 suffrages sur 338 553 exprimés.

Politique locale[modifier | modifier le code]

Liste des gouverneurs successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1990 1991 José Gilton Pinto Garcia PTB  
1991 1994 Annibal Barcellos PFL  
1995 2002 João Capiberibe PSB  
2002 2002 Dalva Figueiredo PT  
2003 2010 Waldez Góes PDT  
2010 2011 Pedro Paulo Dias PP  
2011 2014 Camilo Capiberibe PSB  

L'actuel Gouverneur est Camilo Capiberibe du Parti socialiste Brésilien élu en 2010, il est le plus jeune gouverneur du pays. L'assemblée législative de l'État est composée de 24 députés d'État, en opposition à l'actuel gouverneur, la droite étant majoritaire.

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Le Brésil étant une fédération, chaque État plus le district fédéral envoie, quelle que soit sa population, trois sénateurs au Sénat Fédéral. L'Amapá est représenté par l'éminent José Sarney du PMDB élu sans discontinuer depuis 1989. Ancien Président de la République, il est actuellement Président du Sénat Fédéral jusqu'à 2012. L'autre sénateur est Randolfe Rodrigues; le plus jeune sénateur du pays, qui a 37 ans et a été élu en 2010. Il siège comme indépendant au Sénat, le dernier sénateur étant João Capiberibe élu en 2010 père de l'actuel gouverneur, lui-même ancien gouverneur et ancien maire de la capitale, il est membre du PSB comme son fils.

À la chambre des députés, l'Amapa possède huit députés, le minimum que prévoit la constitution pour les États faiblement peuplés. Ces députés sont :

  • Dalva Figueiredo - PT
  • Janete Capiberibe - PSB
  • Evandro Milhomen - PCdoB
  • Fátima Pelaes - PMDB
  • Luiz Carlos - PSDB
  • Vinícius Gurgel - PRTB
  • Davi Alcolumbre - DEM
  • Sebastião Bala Rocha - PDT

Population[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés amapaenses en portugais. Ils étaient 698 602 en septembre 2012 (src. IBGE). L'émigration est assez importante avec des Brésiliens pauvres venant d'autres États principalement du Nordeste et notamment de garimpeiros (chercheurs d'or illégaux).

Population des communes (municipios) par ordre décroissant selon l'institut brésilien de géographie et statistique pour 2012 publié au journal officiel :

  • Macapá, 415 554
  • Santana, 104 407
  • Laranjal do Jari, 41 668
  • Oiapoque, 21 661
  • Mazagão, 17 794
  • Porto grande, 17 680
  • Tartarugalzinho, 13 013
  • Vitória do Jari, 13 385
  • Pedra branca do Amapari, 11 794
  • Calçoene, 9 343
  • Amapá, 8 213
  • Ferreira Gomes, 6 141
  • Cutias, 4 910
  • Itaubal, 4 473
  • Praccuba, 4 021

La capitale, Macapá, concentre plus de la moitié de la population de l'État (415 554 habitants et 519 961 avec la conurbation).

Langue française[modifier | modifier le code]

Depuis 1999, l'état d'Amapá a rendu obligatoire l'enseignement du français dans les écoles publiques[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le relief est peu accidenté ; l'altitude est en général inférieure à 300 m. Les rivières les plus importantes sont l'Amazone, le Jari, l'Oyapock (ou Oiapoque), l'Araguari, le Calçoene et le Maracá.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie se base sur l'extraction de la noix du Brésil (castanha-do-Pará), du bois et l'exploitation du manganèse.

Transport[modifier | modifier le code]

L'Amapa est l'unique État fédéral qui n'est pas relié par route à aucun autre État. Il existe deux routes fédérales :

  • la BR-156 qui coupe l'État de nord en sud, commençant au Pont sur l'Oyapock sur la frontière avec la Guyane et se terminant sur les berges du fleuve Jari à la limite avec l'État du Parà.
  • La BR-210 couramment appelée Perimetral Norte devait relier Macapà à l'État du Roraima mais sa construction fut abandonnée. Aujourd'hui ce sont 250 km de boue. Les quelques kilomètres qui ont été asphaltés l'ont été par des sociétés étrangères afin d'acheminer les énormes quantités de manganèse produites dans la région.

Côté portuaire, l'Amapà possède un port très compétitif qui reçoit des marchandises du monde entier et exporte ses produits. Il se situe à 30 km de Macapà, dans la commune de Santana. L’État possède un aéroport international situé presque dans le centre ville mais il a déjà passé le quota espéré de passagers par an. Le gouvernement fédéral a alors ordonné la construction d'un nouvel aéroport qui devrait sortir de terre fin 2007.

Municipalités[modifier | modifier le code]

L'État compte seize municipalités : Amapá, Calçoene, Cutias, Ferreira Gomes, Itaubal, Laranjal do Jari, Macapá, Mazagão, Oiapoque, Pedra Branca do Amapari, Porto Grande, Pracuúba, Santana, Serra do Navio, Tartarugalzinho et Vitória do Jari.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]