Polícia Militar (Brésil)

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Polícia Militar
Emblème national[1].
Emblème national[1].

Période 1834
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Allégeance Gouvernements des États du Brésil
(et District fédéral)
Branche Force auxiliaire et réserve militaire de l'armée de terre brésilienne
Type Gendarmerie
Rôle Sécurité publique et social
Effectif 400 000 personnes
Anniversaire 21 avril
Guerres Guerre des Farrapos
Cabanagem
Révolte Praieira
Révolte du Ronco da Abelha
Guerre de la Triple Alliance
Révoltes de l'Armada
Révolution fédéraliste
Guerre de Canudos
Lutte contre le Cangaço
Guerre du Contestado
Révolte des Lieutenants
Révolte Paulista de 1924
Colonne Prestes
Revolution de 1930
Revolution de 1932
Soulèvement communiste
Guerre de Guérillas
Lutte contre le narcotrafic

Au Brésil, les polices militaires (en portugais: Polícia Militar - PM) sont des forces préventives chargées du maintien de l'ordre public au sein des États (et du district fédéral). Chaque État possède sa propre police militaire subordonné aux gouvernements, avec différentes structures, règlements et uniformes.

Les polices militaires font partie de la sécurité publique et social brésilienne, et également, du système national de défense, comme troupes de réserve et forces auxiliaires de l'armée de terre[2],[3]. Cette police est distinct des polices des forces armées, qui ont d'autres noms au Brésil: Polícia Naval (marine), Polícia do Exército (armée de terre), et Polícia da Aeronautica (force aérienne).

Histoire[modifier | modifier le code]

La première police militarisée portugaise (lorsque le Brésil était encore une colonie) fut la Guarda Real de Polícia de Lisboa (Garde Royale de Police de Lisbonne) créé en 1801[4], sur le modèle de la Gendarmerie Nationale française.

Pour ne pas briser l'alliance avec l'Angleterre, le Portugal a refusé d'adhérer au blocus continental, en conséquence il fut envahi par les armées napoléoniennes en 1807[5]. La cour et la famille royale portugaise se sont réfugiées au Brésil. La Garde Royale de Lisbonne été maintenu au Portugal et un autre équivalent fut créé au Rio de Janeiro, sous le nom de Divisão Militar da Guarda Real de Polícia do Rio de Janeiro (Division Militaire de Garde Royale de Police du Rio de Janeiro), en 1809[6].

En 1821 Jean VI est retourné à Lisbonne, et dans l'année suivante, le 7 septembre 1822, son fils [[Pierre Ier du Brésil|Pedro IV]] s'était proclamé Empereur du Brésil. Et avec l'abdication de l'empereur en 1831, la Régence tenu des reformulations sur les forces armées brésiliennes.
La Garde Royale de Police a été éteinte[7], et remplacée par le Corpo de Guardas Municipais Voluntários (Corps des Gardes Municipaux de Volontaires)[8]; un type de force de sécurité similaire à la Garde nationale. La même loi a permis à chaque province pour établir sa propre garde des volontaires.

En 1834, Pedro I est mort au Portugal et en ce qui a réduit la peur au Brésil d'un regroupement des royaumes. Les gardes des volontaires ont ensuite été transformée en Corpos Policiais das Províncias (Corps de Police de les Provinces), avec troupes professionnelles[9]. Ces unités de police ont été créés avec la même structure de l'armée de terre, par servir de réserve militaire quand nécessaire.

PMPR - 2007

Avec la proclamation de la République en 1889, le Brésil a adopté une constitution basée sur les États-Unis, où les États ont une grande autonomie. Le corps de police a commencé à être administré par les États et sont devenus plus petits armées régionales, avec unités de infanterie, cavalerie, artillerie, et plus tard, avec aviation. Cette situation dangereuse pour la unification nationale est resté jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la déposition du gouvernement dictatorial de Getúlio Vargas.

Après 1946, avec une nouvelle constitution, les polices militaires assumèrent une structure plus "traditionnel" de force de police[10]; comme un type de gendarmerie qui est subordonné aux États. Ils ont cherché un rapprochement avec la société civile, à développer lentement la configuration qu'elle possède actuellement.

Organisation[modifier | modifier le code]

La police militaire est organisée en bataillons, compagnies, et pelotons. Les bataillons sont basés dans des grands centres urbains, et leurs compagnies et pelotons sont répartis selon la densité de population dans des villes.
La police montée est organisée en régiments, répartis en escadrons et pelotons de police montée.

Nomenclature[modifier | modifier le code]

Les polices militaires sont connues sous le sigle PM, suivi de l'abréviation de l'État. Sauf dans l'État du Rio Grande do Sul, où l'unité est connue sous le nomenclature militaire de brigade.

Mapa do Brasil por regiões.PNG

Uniformes[modifier | modifier le code]

Police Militaire de l'État du Rio de Janeiro - 1945

Les forces armées brésiliennes a hérité les traditions militaires portugaises, et durant la période de l'Empire, et partie de la République, à quelques exceptions près, ont été utilisées des uniformes de couleur bleue.
En 1903, l'armée brésilienne a opté pour la couleur kaki par les uniformes de campagne, ensuite copié par plusieurs polices militaires.
En 1934 le Ministère de la Guerre a déterminée, obligatoirement, la couleur kaki a toutes les forces de la réserve.
Après la Seconde Guerre mondiale, les polices militaires acquirent leur autonomie pour adopter leurs propres uniformes ; cependant la plupart sont restés avec le kaki.
Pendant le régime militaire, en 1976, l'armée de terre a suggéré que les polices militaires adoptent la couleur bleue (couleur de l'uniforme de la Police Militaire du District Fédéral - PMDF). Ainsi, certaines unités ont changé leurs uniformes, d'autres n'ont pas.
Actuellement, la couleur kaki (avec variations à beige) et la couleur bleu (avec variations de gris à bleu foncé) sont les couleurs des uniformes des polices militaires brésiliennes.

  • Polices militaires avec uniformes kaki:

BMRS, PMAC, PMAL, PMBA, PMCE, PMGO, PMMG, PMPB, PMPR, PMPE, PMPI, PMSC, et PMTO.

  • Polices militaires avec uniformes bleu:

PMAP, PMAM, PMDF, PMES, PMMA, PMMS, PMMT, PMPA, PMRJ, PMRN, PMRO, PMRR, PMSE, et PMSP.

Observation: Cela s'applique uniquement aux uniformes de service.

Armement[modifier | modifier le code]

Le principal armement d'utilisation personnelle est à des pistolets calibre .40 S&W ou .45 ACP produits nationalement par IMBEL et Forjas Taurus SA. Des armes d'épaule comme les Colt M16, IMBEL MD97, Magtech 586P et autres, sont d'emploi nécessaire devant le moderne armement des criminels.

Moyens[modifier | modifier le code]

Les polices civiles brésilennes, outre leurs importantes flotte d'automobiles (berlines et utilitaires), accomplissent certaines missions avec des blindés légers et des hélicoptères.

Grades[modifier | modifier le code]

La hiérarchie de la police militaire est la même que celle de l'armée de terre brésilienne[11], avec des petites différences dans certains États.

Colonel Lieutenant-
colonel
Major Capitaine 1er Lieutenant 2e Lieutenant Aspirant Sous-
lieutenant
Insignia PM O1.PNG
Insignia PM O2.PNG
Insignia PM O3.PNG
Insignia PM O4.PNG
Insignia PM O5.PNG
Insignia PM O6.PNG
Insignia PM O7.PNG
Insignia PM O8.PNG
1er Sergent 2e Sergent 3e Sergent Caporal Soldat de
1er Classe
Insignia PM P1.PNG
Insignia PM P2.PNG
Insignia PM P3.PNG
Insignia PM P5.PNG
Insignia PM P6.PNG

Principaux types de police[modifier | modifier le code]

Force National de Sécurité Publique[modifier | modifier le code]

Brasão FNSP mini.PNG
FNSP à Rio de Janeiro - 2007.

Dans des situations de perturbation grave de l'ordre public qui dépassent la capacité de l'État, les gouverneurs peuvent demander l'assistance du gouvernement fédéral. Pour travailler dans de telles situations le Ministère de la Justice a une unité militaire appelée Força Nacional de Segurança Pública - FNSP (Force National de Sécurité Publique).

La FNSP est composée par des agents spécialement formés des polices militaires des différents États, en coordination entre les Secrétaires de la Sécurité Publique des États et le Ministère de la Justice.

Inspectorat Général des Polices Militaires[modifier | modifier le code]

Brasão IGPM.PNG

L'Inspectorat Général des Polices Militaires (en portugais: Inspetoria Geral das Policias Militares - IGPM) est un organe militaire de commandement de l'armée de terre brésilienne, chargée de coordonner et mener des activités de contrôle sur les polices et pompiers militaires des États[12],[13].. Et sa mission es :

  • La mise en place de principes, directives et normes pour la mise en œuvre efficace de contrôle et de coordination de la police militaire sous commandement de l'armée, à travers ses commandements région militaire, des Régions et d'autres grandes commandement militaire ;
  • Le contrôle de l'organisation, la législation, le personnel et les équipements des polices militaires, tels que :
Armes, munitions, matériel de transmissions, produits chimiques, équipements individuelles et collectives, véhicules, avions et bateaux ;
  • Collaboration des études visant à la justice et les garanties de la police militaire, et l'établissement de conditions de convocation et de mobilisation ;
  • Coordonner et suivre la conformité avec les dispositions pertinentes de l'État et la législation fédérale ;
  • Effectuer les inspections régulières.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Emblème adopté lors de la première convention nationale de la police militaire en 1957.
  2. Article 144 of Constitution of Brazil. (en anglais)
  3. Artigo 144 da Constituição brasileira. (en portugais)
  4. Décret du 10 décembre 1801.
  5. Lisbonne capitule face à Napoléon.
  6. Décret du 13 mai, 1809.
  7. Loi du 17 juillet, 1831.
  8. Loi du 10 octobre, 1931.
  9. Réforme constitutionnelle de 1834, Article 15, § 11.
  10. Décret-loi 8.660 14 janvier 1946.
  11. Ordonnance du Ministère de l'Armée de terre - 340, 4 octobre, 1971.
  12. Article 22 of Constitution of Brazil. (en anglais)
  13. Artigo 22 da Constituição brasileira. (en portugais)

Liens internes[modifier | modifier le code]