Trinité-et-Tobago

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République de Trinité-et-Tobago

Republic of Trinidad and Tobago

 (en)

Drapeau
Drapeau de Trinité-et-Tobago
Blason
Armoiries de Trinité-et-Tobago
alt=Description de l'image Trinidad and Tobago (orthographic projection).svg.
Devise nationale « Together we aspire, together we achieve » (Même idéal, même ouvrage)
Hymne national Forged From The Love of Liberty
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Anthony Carmona
Premier ministre Kamla Persad-Bissessar
Langues officielles Anglais
Capitale Port-d'Espagne

10° 39′ N 61° 30′ O / 10.65, -61.5

Géographie
Plus grande ville Chaguanas
Superficie totale 5 130 km2
(classé 174e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC -4
Histoire
Indépendance Du Royaume-Uni
Date 31 août 1962
Démographie
Gentilé Trinidadien
Population totale (2008) 1 229 953 hab.
(classé 151e)
Densité 240 hab./km2
Économie
IDH (2004) en augmentation 0,809 (élevé) (57e)
Monnaie Dollar de Trinité-et-Tobago (TTD​)
Divers
Code ISO 3166-1 TTO, TT​
Domaine Internet .tt
Indicatif téléphonique +1-868

La Trinité-et-Tobago, en forme longue la République de Trinité-et-Tobago, en anglais : Republic of Trinidad and Tobago, est un État insulaire des Caraïbes situé dans la mer des Antilles, au large du Venezuela. Membre du Commonwealth, la langue officielle en est l’anglais.

Trinité-et-Tobago est composée de deux îles distantes de 32 km : Trinité et Tobago. La capitale de ce pays est Port-d'Espagne. Scarborough est le chef-lieu de l’île de Tobago.

Histoire[modifier | modifier le code]

700 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb à La Trinité, l’île était peuplée par de nombreux indiens Caraïbes ou Arawaks. Au moment de la colonisation par les Espagnols, on comptait 40 000 Amérindiens. Pour cette population, l’île de la Trinité servait de transit entre l’Amérique du Sud et la Caraïbe.

La colonisation[modifier | modifier le code]

En 1498, lors de son troisième voyage, Christophe Colomb débarque sur l’île qu'il baptise Trinidad (La Trinité). En 1532, l’Espagne s’empare de l’île ; débute la période de la colonisation espagnole. Les Français conquièrent La Trinité en même temps que Tobago pendant la guerre de Hollande. Le traité de Nimègue en 1678, entérine la possession de la Trinité pour le roi Louis XIV aux dépens des Espagnols, comme celle de Tobago, aux dépens des Hollandais. L’origine diverse de ses habitants donne naissance à une culture particulière à l’île, dont le carnaval est un élément essentiel. Deux langues y coexistent : le créole et le français, qui devient la langue véhiculaire. En effet, cette île est à prédominance française malgré sa colonisation par les Espagnols. Ce phénomène va faire dire à Eric Eustace Williams, historien trinidadien et Premier ministre de son pays de 1962 à 1981 : « L’Espagne règne, mais la France gouverne[1] ».

En 1797, les îles de La Trinité et de Tobago sont conquises par les Anglais auxquels elles sont officiellement attribuées en 1802 par la Paix d'Amiens. Tobago fait partie de la Windward Islands Colony (la colonie des îles-du-Vent) jusqu’en 1899, où elle est rattachée à La Trinité pour former une seule colonie, afin de lui apporter une plus grande stabilité financière. Tobago devient alors une annexe de l’île de la Trinité.

Le Cacao Criollo, introduit par les Espagnols en 1525, est décimé en 1727[2] par des épidémies (Phytophthora) amenant les planteurs amérindiens, dont c'était la seule exportation[3], à créer en 1757 un mélange avec l'autre variété, plus robuste, le forestero, pour créer le cacao Trinitario. Cette innovation est soutenue en 1783 par l'arrivée d'immigrants français créoles, alors que l'île est encore très peu peuplée: seulement 2813 habitants dont 2082 sont des Amérindiens, soit une proportion de trois quarts, connue dans aucune autre île de la Caraïbe[3]. Mais dès 1789, les Amérindiens ne représentent plus que 11 % de la population.

Forte de sa réussite, la culture du cacao Trinitario est introduite au Sri Lanka en 1834 et en 1880. Sa culture s'étend ensuite à Singapour, aux îles Fiji et Samoa, en Tanzanie, à Madagascar et à Java[4].

Dès 1830, Trinité-et-Tobago en était le troisième producteur au monde[2] après le Venezuela et l'Équateur. La pénurie de main d'œuvre sur les plantations fut compensée entre 1838 et 1917, par l'arrivée de 500000 Indiens dans la Caraïbe[5] dont une partie à Trinité-et-Tobago. Entre 1866 et 1870, sous l'administration du gouverneur Gordoen, l'île décida d'attribuer les « terres de la Couronne » à des petits planteurs, le plus souvent des anciens esclaves, et les forêts de la plaine centrale devinrent des cacaoyères[6]. Près de 7000 des 11000 esclaves avaient en effet quitté les plantations de leurs ex-maîtres[6].

Trinité-et-Tobago connut dans la foulée un « âge d'or du cacao » entre 1870 et 1930, année où sa production était de 30000 tonnes, puis une chute[7], face à la montée en puissance des pays africains.

L’indépendance de l’île[modifier | modifier le code]

En 1962, Trinité-et-Tobago devient un État indépendant. Le début des années 1970 marque pour cette île une période de grave crise économique et sociale. Le choc pétrolier de 1973 engendre une hausse rapide des revenus pétroliers du pays. Au début de l’année 1975, le taux de chômage atteint 17 % et celui de l’inflation 23 %.

En 1976, le pays devient une république au sein du Commonwealth. Dans les années 1990, l’île vit un essor économique grâce aux revenus du pétrole.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique de Trinité-et-Tobago.
Carte de Trinité-et-Tobago.

Réunis depuis 1889 sous une même administration coloniale et obtenant l’indépendance en 1962 au sein du Commonwealth, Trinité-et-Tobago sont les îles les plus méridionales de la Caraïbe. Ces îles des Antilles sont localisées à 12 km au large du Venezuela, à proximité du golfe de Paria. D’une superficie totale de 5 130 km2, cet État comprend deux îles (île de la Trinité et Tobago), distantes de 32 km et ayant pour superficie respective 4 827 km2 et 303 km2.



Les principales villes sont Port-d'Espagne avec 50 076 habitants, San Fernando (30 115 habitants) et Arima (29 483 habitants). L’État compte plus de 1,3 million d’habitants. La principale agglomération est l'East-West Corridor qui regroupe 41 % de la population.

La république de Trinité-et-Tobago est divisée en neuf comtés (Diego Martin, San Juan, Arima-Tunapuna-Piarco, Chaguanas, Couva-Tabaquite-Talparo, Sangre Grande, Siparia, Peñal Débé et Princes Town), trois municipalités (Port-d'Espagne, Point Fortin et San Fernando) et une section (Tobago). Le pays est occupé par trois chaînes de montagne dans la partie nord qui sont la continuité de la cordillère vénézuélienne, Northern Range et Southern Range. L’altitude maximale du pays est atteinte au cerro del Aripo qui culmine à 940 mètres.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Trinité-et-Tobago.
Trinidad and Tobago.png

En 2009, Trinité-et-Tobago compte environ 1 220 000 habitants. La plupart (94,2 %) communiquent en anglais trinidadien. La densité de la population est, en 2011, d'environ 263 hab./km². Le taux de fécondité est estimé à 1,66 enfant par femme.

Le taux de mortalité est proche de 8,1 ‰ tandis que le taux de mortalité infantile à 24,4 ‰ .

L’espérance de vie est d'environ 70 ans.

Le taux d'homicides a été en 2008 de 44,3 pour 100 000 habitants.

Concernant la population par tranche d’âge, 25,6 % de la population ont moins de 25 ans, 58,1 % ont entre 25 et 64 ans et 16,3 % ont plus de 65 ans.

Le taux d’urbanisation reste faible (50,8 %) par rapport à la moyenne. La quasi-totalité de la population est alphabète (99,7 % des hommes et 99,6 % des femmes).

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de Trinité-et-Tobago.

Avec un PIB de 20,38 milliards d’euros en 2009[8], Trinité-et-Tobago est l’un des États les plus dynamiques de l’espace Caraïbe grâce à l’essor, depuis 1907, de son secteur pétrolier.

Malgré certaines difficultés dues au premier choc pétrolier (1973), il connaît au XXIe siècle une situation florissante grâce aux nouveaux investissements étrangers.

Trinité-et-Tobago renferme également des gisements de gaz naturel ainsi que de l’asphalte (production qui s’élève jusqu'à 26 000 tonnes par an). Ces dernières années, ce pays s’est beaucoup développé dans le secteur énergétique à la suite de l’intervention de l’entreprise Amoco, qui, en 1997 et 1998, a découvert d’importantes réserves de gaz et de pétrole.

Au XXIe siècle, le secteur pétrolier et gazier permet à ce pays de se placer cinquième producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que premier fournisseur en GNL pour les États-Unis, ce qui représente 72 % des importations américaines. La production de gaz est ainsi exportée à environ 50 % sous forme de GNL. Quant aux exportations (toutes catégories de marchandises confondues) vers les États-Unis, elles totalisaient en 2009 19 534 tonnes soit 59,71 % du trafic total depuis les Caraïbes vers les États-Unis, tandis que la part de la totalité des échanges (importations et exportations) Antilles-États-Unis s'élevait à 40,72 %[9].

Ces ressources naturelles ont permis de développer en grande partie l’industrie pétrochimique, ce qui place Trinité-et-Tobago en tant que premier exportateur mondial de méthanol et d’ammoniac.

Le secteur de l’énergie représente donc à lui seul 40 % du PIB et 86 % du total des exportations du pays.

En 2005, la république de Trinité-et-Tobago a refusé de s’associer à une alliance nommée « Petrocaribe ». Composée de 12 pays du CARICOM, cette alliance permet d’acheter le pétrole à des conditions de paiement préférentielles.

Les ressources en gaz naturel ont aussi permis le développement des industries de l’acier et de l’aluminium. D’autres ressources, comme le charbon, le fer ou le gypse, sont trop limitées pour jouer un rôle économique.

Le tourisme est un secteur en pleine expansion, mais comparé aux autres îles de la région, il est relativement faible : alors que la République dominicaine attire chaque année près de 2,8 millions de visiteurs, Trinité-et-Tobago n’en accueille que le tiers.

L’activité agricole est assez importante. La production de canne à sucre était auparavant pratiquée dans ce pays mais elle a cessé depuis 2007, laissant place à la production d’autres produits tels que le cacao, le coco, les agrumes…

Malgré de nets efforts dans l’économie de ce pays, il reste cependant de nombreuses inégalités. Le gouvernement trinidadien s’est fixé comme objectif d’atteindre d’ici 2020 le statut de pays industrialisé. La réalisation de cet objectif dépend principalement de la découverte éventuelle de gisements de gaz.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique à Trinité-et-Tobago.

Trinité-et-Tobago est une république dont le régime politique est inspiré du système britannique.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Le président de la République est élu par un collège électoral composé des membres des deux chambres. Celui-ci nomme le Premier ministre parmi les parlementaires.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement. Celui-ci est composé de deux chambres :

  • la Chambre des représentants qui compte 36 membres élus au suffrage universel tous les cinq ans (scrutin majoritaire à un tour),
  • le Sénat qui compte 31 membres, dont 16 issus du parti au pouvoir et nommés par le Premier ministre, 6 issus de l’opposition nommés par le chef de l’opposition et 9 indépendants nommés par le président.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

En 2008, deux partis dominent la scène politique : le People’s National Movement (PNM), actuellement au pouvoir et dont l’électorat est majoritairement d’origine africaine, et l’United National Congress (UNC), qui recrute pour l’essentiel parmi la population originaire du sous-continent indien.

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

Trinité-et-Tobago est membre : de l’ONU (Organisation des Nations Unies), de l’OEA (l’Organisation des États américains), de l’AEC (Association des États de la Caraïbe), de la CARICOM (Communauté caribéenne) et du Commonwealth.

Trinité-et-Tobago est un pays à revenu intermédiaire qui est en bonne santé économique. Cela lui donne donc vocation à consolider son rôle à l’échelle régionale au sein de la CARICOM, dont le Secrétaire général est trinidadien depuis 1992 (M. Carrington), et au sein de la direction des pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud avec lesquels le pays est lié par des accords commerciaux et de coopération.

Des ambassades de Trinité-et-Tobago devraient être prochainement ouvertes non seulement au Costa Rica ou à Cuba mais également en Malaisie ou encore en Ouganda, afin que le pays étende sa couverture diplomatique.

Le Premier ministre trinidadien, lors du 8e Sommet de l’Union africaine de janvier 2007, a proposé à 7 pays (Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Nigeria, Congo, Cameroun et Angola) l’expertise trinidadienne en matière énergétique.

Trinité-et-Tobago accueillit en 2009 le sommet des Amériques et le sommet du Commonwealth.

Le pays est également un des initiateurs de l’Association des États de la Caraïbe dont le secrétariat général se trouve à Port-d'Espagne.

En ce qui concerne la crise haïtienne Trinité-et-Tobago a adopté une attitude assez ouverte et s’est attaché à ce que la communauté caribéenne puisse apporter une aide au peuple haïtien. C’est ainsi que des ingénieurs de la compagnie trinidadienne Petrotrin se sont rendus à Port-au-Prince en mai 2005 pour évaluer les besoins du pays en matière énergétique.

En matière de lutte contre la drogue, le pays collabore activement à la coopération régionale et accueille le siège du secrétariat du Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC) : Le pays organisé les 22 et 23 mai 2007 la neuvième réunion à haut niveau du mécanisme de coordination et de coopération UE- Amérique latine-Caraïbes sur les drogues, permettant l’adoption d’une déclaration fixant pour les années à venir de nouveaux axes de coopération entre les deux régions.

De plus, Trinité-et-Tobago a signé un accord, en septembre 2005, avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Il permet aux personnels des services de police, de l’immigration et des douanes de bénéficier d’un programme de formation en matière d’application de la loi.

Les États-Unis et Trinité-et-Tobago entretiennent une relation privilégiée : la majeure partie des investissements provient de cette puissance mondiale. C’est notamment pourquoi, lors du dernier sommet des Amériques qui s’est tenu à Mar del Plata en novembre 2005, Trinité-et-Tobago s’est montré partisan du projet de zone de libre échange des Amériques (ZLEA).

Dans le cadre du 10e FED (Fonds européen de développement de 2008 à 2013), la programmation de l’aide de l’Union européenne se monte à 25,9 M€ et se fixe comme priorités le soutien à la transition économique et l’appui à la bonne gouvernance.

Ordres et décorations[modifier | modifier le code]

There are four (4) categories and ten (10) classes of National Awards:

  • The Order of the Republic of Trinidad and Tobago (initialement The Trinity Cross Medal of the Order of the Trinity) in Gold only.
  • The Chaconia Medal of the Order of the Trinity, in Gold, Silver and Bronze.
  • The Hummingbird Medal of the Order of the Trinity, in Gold, Silver and Bronze.
  • The Public Service Medal of Merit of the Order of the Trinity in Gold, Silver and Bronze.

Voir site de la Présidence : http://www.thepresident.tt/events_and_ceremonies.php?mid=187

Sports[modifier | modifier le code]

Le sport est un élément capital sur les deux îles. Trois sont très populaires dans le pays : l’athlétisme, le football et le cricket.

Ato Boldon à gauche.

En athlétisme, le plus célèbre athlète est Hasely Crawford, Champion Olympique du 100m à Montréal en 1976. Ato Boldon, qui a remporté de nombreuses médailles aux 100 m et 200 m, avec notamment une médaille d’argent sur le 100 m aux jeux Olympiques de Sydney en 2000 et une médaille d’or sur 200 m aux championnats du monde d’athlétisme de 1997 à Athènes. Actuellement de nombreux athlètes trinidadiens sont reconnus internationalement, comme Marc Burns, Darrel Brown ou encore le vice-champion olympique au 100 m Richard Thompson et le champion olympique au javelot Keshorn Walcott.

Le football est très populaire à Trinité-et-Tobago, surtout depuis la qualification historique du pays pour sa première participation à une coupe du monde, en 2006 en Allemagne. Il était alors le plus petit pays représenté. Cette qualification a été acquise grâce à Dwight Yorke, un attaquant trinidadien qui a évolué plusieurs années dans l’équipe de Manchester United avec laquelle il a remporté de nombreux titres dont celui de meilleur buteur de la Ligue des champions (compétition européenne de football) et Chris Birchall le buteur lors du match décisif face à Bahreïn.

Le cricket est également très populaire sur les deux îles. L'équipe de Trinité-et-Tobago dispute des compétitions régionales contre des îles et fédérations voisines, mais pas de rencontres officiellement « internationales ». Au niveau international, les meilleurs joueurs de Trinité-et-Tobago peuvent être sélectionnés au sein de l'équipe des Indes occidentales, qui fédère plusieurs nations des Caraïbes. Le batteur Brian Lara détient ou a détenu plusieurs records du monde à ce niveau.

Culture[modifier | modifier le code]

Le carnaval[modifier | modifier le code]

Il existe à Trinité-et-Tobago un carnaval, le plus célèbre de la Caraïbe. Il est un élément essentiel de la culture du pays. Il se déroule chaque année jusqu'au mardi gras dans les rues de Port-d'Espagne. Cet événement est très important pour les habitants, il représente toute une tradition.

Celle-ci a des origines françaises. Elle remonte à l’arrivée sur les îles des premiers colons catholiques français invités par les Espagnols à la fin du XVIIIe siècle. Les colons français ont acclimaté leur tradition du carnaval, des bals costumés et des grandes fêtes qui précèdent le Carême. Les esclaves travaillant dans les plantations de café et de cacao ont parodié leurs maîtres dans des fêtes secrètes pour oublier la dureté du travail. Aujourd'hui, c’est toute la population du pays qui est concernée par cet événement dans lequel un autre aspect de la culture trinidadienne est fortement présent : la musique. Ce carnaval se déroule au son du calypso donné par les steel bands, et de la soca, plus énergique, particulièrement plébiscitée par les jeunes. Le calypso est un style de musique local dans lequel le chanteur ou la chanteuse improvise. C’est un style qui a pour origine l'époque de l’esclavage ou des conflits coloniaux. Le « steel pan » est un instrument de musique fabriqué initialement avec des fûts de pétrole vides. Dans les années 1930, l’idée de l’instrument est née : les habitants ont commencé à frapper sur des récipients en métal. Cela apportait une sonorité totalement différente des tambours de peaux tendues déjà bien connus. Au fil des années, l’instrument a évolué, notamment grâce à des personnalités comme Winston Spree Simon ou encore Elie Mannette. Ils ont beaucoup contribué à son amélioration technique. Aujourd’hui, mondialement connu, il est utilisé lors de nombreux événements musicaux. Conçu et fabriqué à partir de bidons de pétrole, il peut produire différentes tonalités.

Le créole trinidadien[modifier | modifier le code]

Le créole trinidadien à base lexicale française, proche du créole guadeloupéen et du créole martiniquais, est aujourd'hui peu employé et, de là, moins compris. Cependant, des personnes le parlent encore couramment dans certains villages du nord de l'île. Il y a aussi des créoles à base lexicale anglaise. Ce sont le créole trinidadien à base lexicale anglaise et le créole tobagodien.

Noël[modifier | modifier le code]

Lors des fêtes de fin d'année, des groupes de parang jouent dans leurs quartiers. Traditionnellement, les musiciens munis d'instruments à cordes et de chachas interprètent des chants religieux en espagnol. Peu à peu l'anglais, la soca et les rythmes indiens se mélangent à cette musique.

Héritage indien[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, une forte immigration indienne fut organisée pour remplacer les esclaves dans les plantations. En conséquence, la culture trinidadienne comporte un important héritage indien. Il se retrouve notamment dans la musique et la cuisine.

Fêtes[modifier | modifier le code]

    • Saint-Sylvestre (le 31 décembre)
    • Le jour de la libération (le 30 mars)
    • Anniversaire de l’arrivée des premiers Indiens (30 mai)
    • Fête du Travail (19 juin)
    • Fête de l’émancipation (1er août), célébrant l'abolition de l'esclavage de 1838 et l'émancipation des noirs.
    • Jour de l’indépendance (31 août)
    • Boxing Day (26 décembre)
    • lundi et mardi gras (fête mobile)
  • Fêtes religieuses :
    • Lundi gras (fête mobile)
    • Mardi gras (fête mobile)
    • Vendredi saint (fête mobile)
    • Lundi de Pâques (fête mobile)
    • Corpus Christi (29 mai)
    • Aïd el-Fitr (fête mobile)
    • Diwali (fête mobile), fête qui correspond au nouvel an hindou.
    • Noël (25 décembre)

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) "L’Espagne règne, mais la France gouverne": Citation d'Eric Eustace Williams au peuple trinidadien
  2. a et b http://sta.uwi.edu/cru/documents/BekeleHistoryofcocoaproductioninTrinidad-2009.pdf Histoire de la production de cacao de Trinidad-et-Tobago, par Frances L. Bekele, Unité de recherche sur le cacao, Université des Antilles, St. Augustine
  3. a et b Histoire générale des Antilles et des Guyanes: des Précolombiens à nos jours, par Jacques Adélaïde-Merlande, page 127
  4. http://www.zchocolat.com/z33/chocolat/chocolat/production-cacao.asp
  5. http://www.potomitan.info/ki_nov/trinidad/trinindians.php
  6. a et b Histoire générale des Antilles et des Guyanes: des Précolombiens à nos jours, par Jacques Adélaïde-Merlande, page 220
  7. François Ruf, Booms et crises du cacao: les vertiges de l'or brun ?, page 173
  8. Fonds Monétaire International
  9. American Association of Port Authorities Port Industry Statistics 1992-2009 http://www.aapa-ports.org/Industry/content.cfm?ItemNumber=900

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The multi-cultural Cuisine of Trinidad and Tobago and the Caribbean, Naparima Girl's High School Cookbook, 2002, 270 pages