Matthias Erzberger

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Matthias Erzberger
Matthias Erzberger en 1919.
Matthias Erzberger en 1919.
Fonctions
Ministre du Reich aux Finances
Chancelier Gustav Bauer
Gouvernement Bauer
Prédécesseur Bernhard Dernburg
Successeur Joseph Wirth
Ministre sans portefeuille
Chancelier Philipp Scheidemann
Gouvernement Scheidemann
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Buttenhausen (de) (Empire allemand)
Date de décès (à 45 ans)
Lieu de décès Bad Griesbach (de) (Allemagne)
Nature du décès Assassinat
Nationalité Allemande
Parti politique Zentrum
Diplômé de Université de Fribourg
Profession Journaliste

Matthias Erzberger, né le à Buttenhausen (de) (Empire allemand) et mort le à Bad Griesbach (de) (Allemagne), est un homme politique et journaliste allemand. Membre du Zentrum, il est ministre des Finances entre 1919 et 1920.

Biographie[modifier | modifier le code]

Matthias Erzberger (à gauche) et Albert Südekum, en 1918.

Membre du Zentrum (aile gauche du parti), député au Reichstag de 1903 à 1918 pour Biberach, il y est le spécialiste des questions de finances et des colonies. Il soutient la politique d’armement du gouvernement Theobald von Bethmann Hollweg, mais en juillet 1917, après un séjour auprès du pape Benoît XV, il propose au Reichstag une motion de paix qui est adoptée par la majorité des députés (cf. tentatives de paix pendant la Première Guerre mondiale – La résolution de paix de 1917).

Le , il passe la ligne de front, en compagnie d’un autre civil et de quelques militaires et arrive à la villa Pasques[1],[2] de La Capelle[1] pour préparer les négociations de l’Armistice[3]. Ils sont amenés en voiture jusqu’à Homblières[1], puis Tergnier[1], où un train spécial les conduit, le 8 au matin, à la clairière de Rethondes[1], en forêt de Compiègne, où les attend le maréchal Foch, avec la délégation alliée, dans son train de commandement. À la tête de la délégation allemande, il mène donc les négociations et signe, le , l’Armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale.

Il entre au gouvernement de Philipp Scheidemann comme ministre sans portefeuille et devient, dans celui de Gustav Bauer, vice-chancelier et ministre des Finances. Il réalise, en peu de temps, une réforme fiscale en renforçant le pouvoir central et en démocratisant le système fiscal qui porte son nom. Après une campagne de dénigrement par la droite, il démissionne le .

Assassinat[modifier | modifier le code]

Le 26 août 1921, les anciens officiers de marine Heinrich Tillessen[4] et Heinrich Schulz, membres de la droite organisation Consul, de Freikorps Oberland et de ordre allemand attendent Matthias Erzberger à Bad Griesbach im Schwarzwald. En vacances, il s'y promène avec son collègue de parti Carl Diez. Ils tirent six fois sur l'homme politique. Carl Diez est grièvement blessé. Une pierre commémorative sur la Bundesstraße 28 entre Bad Griesbach et Freudenstadt rappelle cet acte sanglant.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

En français a été publié :

  • chez Payot à Paris en 1921 et préfacé par Maurice Muret : Souvenirs de guerre.
  • chez la Librairie nouvelle à Lausanne en 1919 : La Ligue des peuples, les conditions de la paix mondiale... .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christopher Dowe (Hrsg.), Matthias Erzberger. Ein Demokrat in Zeiten des Hasses, Stuttgart 2013.
  • Christopher Dowe: Die Kamera als politische Waffe?: Matthias Erzberger im Fokus der Pressefotografen. (Kleine Schriften / Stiftung Reichspräsident-Friedrich-Ebert-Gedenkstätte, 32). Stiftung Reichspräsident-Friedrich-Ebert-Gedenkstätte, Heidelberg 2011, (ISBN 978-3-928880-34-3).
  • Klaus Epstein: Matthias Erzberger and the dilemma of German democracy. Princeton 1959
  • Haus der Geschichte Baden-Württemberg (Hrsg.): Matthias Erzberger, ein Wegbereiter der deutschen Demokratie. Buch zur Dauerausstellung der Erinnerungsstätte Matthias Erzberger in Münsingen-Buttenhausen. Stuttgart 2011, (ISBN 978-3-933726-38-4).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b, c, d et e Frédéric Plancard, « Le clairon de l’Armistice », 8 novembre 2008, sur le site de L'Est républicain, estrepublicain.fr, consulté le 9 novembre 2009.
  2. Cette villa appartenait alors à la famille Panhard.
  3. Article de Benjamin Mériau, La Voix du Nord, 8 novembre 2009.
  4. Heinrich Tillessen war der Bruder eines Drahtziehers hinter dem Mord an Walther Rathenau, Karl Tillessen, ebenfalls Ex-Offizier und später SS-Offizier. Wolfram Wette, Der Feind im Innern. In: Die Zeit, Nr. 24/2003. Zu Heinrich Tillessens Lebenslauf: [http://www.spiegel.de/spiegel/a-221756.html Für die nationale Wiedergeburt. Tillessen noch nicht entwischt. In: Der Spiegel, Nr. 1 vom 4. Januar 1947.