Parti social-démocrate d'Autriche

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Parti social-démocrate d'Autriche
(de) Sozialdemokratische Partei Österreichs
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Logo officiel
Présentation
Président fédéral Christian Kern
Fondation
Siège Löwelstraße 18
A-1014 Vienne
Secrétaire général Gerhard Schmid
Mouvement de jeunesse SJÖ
Positionnement Centre gauche
Idéologie Social-démocratie
Progressisme
Affiliation européenne PSE
Affiliation internationale Internationale socialiste
Alliance progressiste
Adhérents 205 000
Couleurs Rouge
Site web https://spoe.at/
Présidents de groupe
Conseil national Andreas Schieder
Conseil fédéral Reinhard Todt
Parlement européen Gianni Pittella S&D
Représentation
Députés
52 / 183
Sénateurs
20 / 61
Député européens
5 / 18
Le siège du parti à Vienne.

Le Parti social-démocrate d'Autriche (en allemand : Sozialdemokratische Partei Österreichs, abrégé en SPÖ) est le grand parti de centre gauche de l'Autriche. Il a été fondé en 1889 sous le nom de Parti ouvrier social-démocrate (en allemand : Sozialdemokratische Arbeiterpartei, SDAP).

En 1934, dans le cadre de la guerre civile autrichienne, il change de nom et devient le Parti socialiste d'Autriche (en allemand : Sozialistische Partei Österreichs, SPÖ). C'est en 1991, sous la présidence du chancelier Franz Vranitzky, que le parti adopte son nom actuel.

Sous la Deuxième République[modifier | modifier le code]

Le SPÖ a participé au gouvernement fédéral de 1945 à 1966, sous la direction des chanceliers conservateurs (ÖVP) Leopold Figl, Julius Raab, Alfons Gorbach et Josef Klaus. Lors des législatives de 1966, l'ÖVP remporte la majorité absolue au Nationalrat (Conseil national), rejetant les socialistes dans l'opposition. Mais aux scrutin suivant, en 1970, le SPÖ obtient 48,4 % des voix et gouverne seul, sous la direction de Bruno Kreisky, jusqu'en 1983.

Cette même année, le parti arrive en tête des législatives mais perd sa majorité absolue. Fred Sinowatz remplace alors Kreisky et forme une alliance avec le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ). En 1986, malgré son passé controversé dans la Wehrmacht et les attaques répétées de Sinowatz, le conservateur Kurt Waldheim est élu Président fédéral. Le chancelier démissionne et se voit remplacé par Franz Vranitzky, qui doit mettre fin à l'alliance avec les libéraux et convoquer des législatives anticipées à la suite de l'élection de l'ultra-nationaliste Jörg Haider à la tête du FPÖ. À l'issue de ce scrutin, Vranitzky reforme la grande coalition avec l'ÖVP. Celle-ci est maintenue après la démission de Vranitzky en 1997 et son remplacement de Viktor Klima.

En 1999, le SPÖ arrive, une nouvelle fois, en tête des élections législatives, mais l'ÖVP, dirigé par le vice-chancelier Wolfgang Schüssel et arrivé troisième, s'allie avec le FPÖ ultra-nationaliste d'Haider, qui a décroché la deuxième place. Le chancelier Klima est remplacé, l'année suivante, par Alfred Gusenbauer à la présidence du parti. Lors des législatives anticipées de 2002, le SPÖ, progressant de trois points et quatre sièges, se classe deuxième derrière l'ÖVP, qui reconduit cependant sa coalition avec les nationalistes, désormais très affaibli.

En 2004 et pour la première fois depuis 1965, le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle, Heinz Fischer, remporte l'élection présidentielle en battant Benita Ferrero-Waldner, candidate de l'ÖVP, par 52,4 % des voix.

Aux élections législatives de 2006, le SPÖ recueille 35,3 % des voix et redevient le premier parti d'Autriche. La reconduction de l'alliance entre l'ÖVP et le Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ, scission du FPÖ menée par Haider en 2005) étant mathématiquement impossible, les sociaux-démocrates et les conservateurs forment, après 99 jours de négociation, une nouvelle grande coalition, sous la direction d'Alfred Gusenbauer.

L'alliance SPÖ-ÖVP (qui dispose de 134 sièges sur 183 au Conseil national) éclate finalement le , à la suite des dissensions sur la politique européenne (« C'est fini » déclare ainsi le vice-chancelier et ministre des Finances, Wilhelm Molterer, président de l'ÖVP). Des élections anticipées sont alors convoquées le .

Le 8 août précédent, le populaire ministre des Transports, de l'Innovation et de la Technologie, Werner Faymann, est élu Président du SPÖ et tête de liste des sociaux-démocrates pour le scrutin à venir. Le 28 septembre, le parti arrive en tête mais subit de lourdes pertes (29,26 % et 57 députés). Le 9 octobre suivant, Faymann est désigné comme candidat à la chancellerie par le Président Heinz Fischer et chargé de former un nouveau gouvernement.

Actuellement, il est au pouvoir dans quatre des neuf Länder autrichiens (en coalition avec le Parti populaire autrichien dans trois d'entre eux) et participe au pouvoir dans trois autres. Il gouverne la capitale fédérale, Vienne, depuis 1945.

À la suite des élections régionales de 2015, le SPÖ brise une ligne rouge établie 30 ans plus tôt lors de la dernière coalition entre les deux partis, en s'alliant localement avec le parti d'extrême droite FPÖ afin d'obtenir une majorité. Dans la ville d'Oberwart, les élus SPÖ et FPÖ siègent ainsi dans le même groupe[1].

Le , Faymann démissionne de la chancellerie et de la présidence du parti. Le bourgmestre de Vienne Michael Häupl lui succède provisoirement dans cette responsabilité.

Données historiques[modifier | modifier le code]

Depuis 1945, tous ses présidents sont devenus chanceliers, à l'exception de Adolf Schärf (1945-1957) et Bruno Pittermann (1957-1966), qui occupèrent le poste de vice-chancelier de 1945 à 1966. Le mandat le plus long (17 ans), fut celui de Bruno Kreisky (1966-1983) et le plus court (3 ans) celui de Viktor Klima (1997-2000).

Le SPÖ a participé à vingt-trois gouvernements fédéraux sur vingt-six, et en a dirigé douze. Il a occupé la chancellerie pendant trente ans consécutifs (1970-2000), un record inégalé en Autriche. Par ailleurs et hormis Alfred Gusenbauer, tous les chanceliers sociaux-démocrates ont participé aux gouvernements de leurs prédécesseurs :

Présidents fédéraux[modifier | modifier le code]

Présidents depuis 1945[2]
Nom Dates Remarques
Adolf Schärf
(12 ans et 24 jours)
Bruno Pittermann
(9 ans 8 mois et 24 jours)
Bruno Kreisky
(16 ans 8 mois et 26 jours)
Fred Sinowatz
(4 ans 6 mois et 12 jours)
Franz Vranitzky
(8 ans 10 mois et 29 jours)
Viktor Klima
(3 ans et 19 jours)
Alfred Gusenbauer
(8 ans 3 mois et 11 jours)
Werner Faymann
(7 ans 9 mois et 1 jour)
Michael Häupl a.i.
(1 mois et 16 jours)
Christian Kern Depuis le
(27 jours)

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Candidat 1er tour 2e tour
% Rang % Rang
1951 Theodor Körner 39,2 2e 59,1 élu
1957 Adolf Schärf 51,1 élu
1963 Adolf Schärf 55,4 élu
1965 Franz Jonas 50,7 élu
1971 Franz Jonas 52,8 élu
1974 Rudolf Kirchschläger 51,7 élu
1980 Rudolf Kirchschlägera  79,9 élu
1986 Kurt Steyrer 43,7 2e 46,1 2e
1992 Rudolf Streicher 40,7 1er 41,1 2e
1998 Pas de candidat
2004 Heinz Fischer 52,4 élu
2010 Heinz Fischer 79,3 élu
2016 Rudolf Hundstorfer 11,3 4e

a  Soutenu également par l'ÖVP.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Myriam Detruy, « Les habitants du Burgenland en rangs serrés derrière Hofer », Le Figaro, samedi 21 / dimanche 22 mai 2016, pages 2-3.
  2. (de) « Die bisherigen SPÖ-Vorsitzenden », sur derstandard.at/,‎ (consulté le 11 mai 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]