Ordre de Léopold

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Ordre de Léopold
Ordre de Léopold
Ordre de Léopold de Belgique (plaque de Grand Cordon)
Décernée par Drapeau de la Belgique Belgique
Type Distinction civile et militaire comportant 5 classes sur 3 divisions
Décerné pour Bravoure militaire
Mérite civil
Statut Actuellement décerné
Chiffres
Date de création
Importance

L'ordre de Léopold (en néerlandais : Leopoldsorde) est l'ordre militaire et civil le plus important de Belgique. L'ordre fonctionne comme ordre dynastique Belge, sous auspice du Roi des Belges. Fondé en 1832, il doit son nom au roi Léopold Ier.

Historique[modifier | modifier le code]

La décoration fut établie en 1832 sous l'impulsion du comte Félix de Mérode, ministre d’État à l'époque et fut décernée pour la première fois à un sapeur français nommé Ausseil qui perdit une jambe lors du siège d'Anvers. Elle comporte trois catégories : civil, militaire et maritime (créée en 1934). Elle est décernée pour mérites exceptionnels et s'étend dans tous les domaines.

La catégorie maritime n'est décernée qu'à des civils, les officiers de la marine sont militaires et peuvent donc recevoir la croix avec les glaives croisés.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'ordre de Léopold fut décerné à plusieurs officiers d'armée étrangère qui ont aidé à libérer la Belgique de l'occupation nazie, parmi lesquels George S. Patton, Bernard Montgomery et Dwight Eisenhower.

Famille royale[modifier | modifier le code]

Armoiries de la Maison Royale Belge, augmenté avec le grand Collier heraldique. Version approuvé par le roi Philippe, daté le 19 juillet 2019
Uniforme de lieutenant général d'Albert Ier de Belgique (grand cordon), avec croix en écharpe et l'étoile à la boutonnière. Les autres décorations sont la croix de Guerre 1914-1918, la médaille de l'Yser 1914-1918 et la médaille commémorative de la Guerre 1914-1918

Dans la famille royale, le grand cordon est donné par le chef de famille, comme cadeau officiel pour des actes dynastiques de grands importance. Le roi, qui est totalement libre dans son choix, décide lui-même qui des membres de sa dynastie, reçoit le grand Cordon, sans intervention ministérielle. Cette habitude dynastique est encore en vigueur durant le règne du Roi Philippe. Les titulaires peuvent augmenter leurs armes, avec le Grand Collier de l'ordre, avec accord du Chef de la famille.

En 1853 le Roi Léopold donne le grand cordon à son héritier, le duc de Brabant, comme cadeau pour son 18e anniversaire[1]. Le fils aîné du comte de Flandre reçoit le même cadeau en 1887[2]. Le beau-fils du Roi, Rudolf; le reçoit en 1880 comme cadeau de mariage[3]. En 1990 le Roi Baudouin donne le grand cordon à son neveu, le Duc de Brabant, comme cadeau pour son 30e anniversaire[4].

En 2019, le roi Philippe octroie le grand cordon à son héritier majeur, Élisabeth de Belgique, duchesse de Brabant à l'occasion de son dix-huitième anniversaire, celle-ci devenant le membre le plus jeune de tous les titulaires vivants.

Comme cadeau diplomatique, le Chef peut approuver des exceptions: l'exécution en diamants est prévue pour des rois ou des reines. Dans la collection royale sont conservées quelques étoiles en diamants. Ceci est rare. Exemples connus : l'étoile en diamants et brillants donné par le Roi Leopold II en 1898[5] pour l'anniversaire (18 ans) de la reine Wilhelmine des Pays-Bas[6].

Structure[modifier | modifier le code]

L'ordre comporte cinq classes :

  • Grand Crest Ordre de Leopold.png Grand cordon : porte la croix en écharpe et l'étoile en argent massif à la boutonnière.
  • Grand Officer Ordre de Leopold.png Grand officier (créé en 1838) : porte l'étoile en argent bombé à la boutonnière.
  • Commander Ordre de Leopold.png Commandeur : porte la croix en or en sautoir autour du cou.
  • Officer Ordre de Leopold.png Officier : porte la croix en or à la boutonnière avec rosette.
  • Chevalier Ordre de Leopold.png Chevalier : porte la croix en argent à la boutonnière.

Toutes les classes comportent trois catégories :

  • Civile.
  • Militaire : la décoration porte deux glaives croisés en support de la couronne dans le bijou (militaire combattant).
  • Maritime : les glaives sont remplacés par des ancres.

Description[modifier | modifier le code]

L'étoile de grand cordon de l'ordre de Léopold de Belgique, catégorie militaire
Sceaux de Léopold Ier sur un carrosse royal

La décoration de l'ordre consiste en une croix blanche émaillée portant une guirlande de laurier et de chêne entre chacune des quatre branches. Le centre est constitué d'un écusson émaillé entouré d'un cercle rouge entre deux petits cercles d'or, avec à l'avers, les armes du royaume et la devise (L'union fait la force) en lettres d'or en exergue et au revers, le chiffre du Roi Léopold Ier, composé de deux L et de deux R. Le tout est surmonté d'une couronne royale.

La couleur choisie pour le ruban est le violet amarante. Cette décoration est l'équivalent de la Légion d'honneur en France. Certaines personnalités françaises ont été reçues dans cet ordre de Léopold Ier pour leur renommée internationale, ou pour services rendus à la Belgique et ont été promus directement au grade de commandeur, dont Edgard de Larminat, Hélène Carrère d'Encausse, Maurice Druon, Maurice Béjart, Nicolas Sarkozy.

Le ruban peut être orné d'épées croisées pour attribution en période de guerre (en or pour les officiers et en argent pour les chevaliers). Seules les médailles décernées pendant la première Guerre mondiale ne comportent pas d'agrafe au-dessus des épées. Pour les décorations remises durant la seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée, une agrafe (d'or ou d'argent selon le grade) précise 40-45 ou Corée. Le ruban peut également être liseré d'or pour acte spécial de valeur, rayé d'or pour acte de mérite exceptionnel, être chargé d'une étoile d'argent pour mérite spécial dans les œuvres de bienfaisance, et d'une étoile d'or pour citation à l'ordre du Jour.

Port des différents grades

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Mgr. Sterckx, grand cordon

Les membres grand cordon ont le droit de présenter leurs armes avec le collier autour.

Liste sélective des titulaires[modifier | modifier le code]

Partie supérieure : étoile de grand cordon (gauche) - divisions civile (haut) et militaire (bas), ruban de grand cordon (milieu), plaques de grand officier (droite) - divisions civile (haut) et maritime (bas). Partie inférieure : croix de commandeur (division civile), croix d'officier (division militaire), croix d'officier (division civile), croix d'officier (division maritime), croix de chevalier (division militaire)

Grand cordon[modifier | modifier le code]

Grand officier[modifier | modifier le code]

Commandeur[modifier | modifier le code]

Officier et chevalier[modifier | modifier le code]

  • Charles Aznavour (1924-2018), auteur-compositeur-interprète français (officier).
  • Stéphane Bern (1963), présentateur TV et écrivain (officier).
  • Louis-Émile Bertin (1840-1924), savant de renommée universelle (officier).
  • Ivan Colmant (1892-1976), docteur en médecine et chirurgien ophtalmologue, milicien de 1912, officier de réserve aux 12e et 20e de ligne (officier avec glaives[8]).
  • Henri Conneau (1803-1877), médecin particulier de Napoléon III, médecin de la reine Hortense et de la famille Bonaparte (officier).
  • Jacques Danois (Jacques Maricq) (1927-2008), acteur, journaliste grand reporter, écrivain, directeur des relations extérieures à l'UNICEF, vice président à l'AMADE (officier).
  • Horn (1909-2005), caricaturiste du journal Le Soir, résistant (officier).
  • Louis Koenigsfeld (1908-1979), Officier de l’Ordre de Léopold. Professeur émérite de la Faculté des sciences de Liège. Président de l’Association International de Géomagnétisme, Aéoronomie et Physique. Directeur de l’observatoire de Manhaye - Belgique.
  • Corinne De Permentier (1960), femme politique belge (officier).
  • Joseph Poelaert (1817-1879), architecte (officier).
  • Baron Christian de Posch (1923-2011), Commandant des Palais royaux, Maître des Cérémonies de la Cour (officier).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Almanach royal officiel, publié, exécution d'un arrête du roi, Volume 1 ; Tarlier, 1854
  2. Handelsblad (Het) 02-06-1887, RD of 8th Jun 1887
  3. Koophandel (De) 06-03-1880
  4. De monarchie in België. Author: Wyvekens, Pierre Year: 1992 Publisher: Brussel Inbel
  5. Handelsblad (Het) 01-09-1898
  6. (nl) Tineke Smits, « Paleis Het Loo toont lintjes voor burgers en koningen », sur Dagjeweg.NL, (consulté le 18 octobre 2019)
  7. De monarchie in België. Author: Wyvekens, Pierre Year: 1992 Publisher: Brussel Inbel
  8. Des glaives croisés ont été institués par l'arrêté royal du 14 février 1939 pour trois ordres de chevalerie belges (l'ordre de Léopold, l'ordre de la Couronne et l'ordre de Léopold II), lorsque la décoration a été décernée pour des services rendus en temps de guerre.
  9. Article sur 7/7
  10. W. A. Keleher, The Indian sentinel.1920, vol. 2. p. 24
  11. Keleher and Chant, The Padre of Isleta, Sunstone Press, 2009, p. 94.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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