Roger Marx

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Roger Marx
Roger Marx par Eugène Carrière.jpg
Portrait de Roger Marx par Eugène Carrière en 1886, conservé au musée d'Orsay.
Biographie
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Roger Marx est un homme de lettres et critique d'art français, né le à Nancy, et mort le à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lorrain, Roger est le fils d’Émile Marx, négociant, et de Franziska Sichel.

Il était inspecteur général des musées des départements au ministère des Beaux-Arts.

Il fut pour tous les grands artistes de la fin du XIXe siècle et du commencement du XXe siècle : Besnard, Bonnard, Puvis de Chavannes, Degas, Rodin entre autres, un ami de la première heure et un ardent défenseur qui mettait sa passion à découvrir partout le talent ignoré et méconnu. Dans une fièvre d'apostolat, fonctionnaire en lutte contre les officiels, il sut imposer victorieusement ses idées, car le penseur et l'écrivain se doublèrent d'un homme d'action ; c'est grâce à la ténacité de ce Lorrain qu'aboutit notamment le mouvement de rénovation de nos arts appliqués modernes, et il fut le premier à réclamer dans l’Art social, la nécessité d'une Exposition des Arts décoratifs. « Ce livre de doctrine et de combat, d'initiative et de réformes, d'esthétique et de sociologie contient l'essentiel de sa philosophie » a écrit Anatole France, qui compare Roger Marx à William Morris et à Emerson. Une partie des articles qu'il écrivit dans Le Voltaire, la Gazette des beaux-arts, la Revue encyclopédique, The Studio se trouve réunie dans les Études sur l’École française (1901) et dans les Maîtres d'hier et d'aujourd'hui (1914). Fin 1896, Roger Marx fonde avec son compatriote Jules Rais la revue L'Image chez Henri Floury pour favoriser le renouveau de la xylographie et, de 1888 à 1893, il invita les meilleurs peintres de l'époque à collaborer à L'Estampe originale. Plus tard, il écrit aussi pour L'Estampe et l'affiche (1897-1899) puis fonde L'Estampe nouvelle (1897-1908).

L’œuvre de ce grand critique se trouve résumée par ces lignes d’Edmond Pottier : « Partout où Roger Marx appliqua son effort, il eut pour but de prouver la continuité de l'évolution accomplie, la solidarité du présent et du passé. Mieux que personne il a montré, par delà les querelles mesquines et les disputes d'écoles, la belle et haute fraternité qui unit les grands artistes, l'accord harmonieux qui, des anciens proscrits, fait des maîtres et des ancêtres »[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il fut promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur le 20 mai 1903[3], ses insignes lui ont été remis par Émile Gallé.

Famille[modifier | modifier le code]

Il avait épousé, le 7 juin 1881 à Nancy, Cécile Elisa Caën dite Nathan, qui fut durant la Première Guerre mondiale une infirmière-major bénévole dont le dévouement lui valut d'être promue Chevalier de la Légion d'honneur[4].

Il est le père de Claude Roger-Marx et l'oncle de Gabrielle Bernheim (1881-1941) qui épouse l'historien d'art Léon Rosenthal.

Portraits[modifier | modifier le code]

Plusieurs artistes ont réalisé des portraits de Roger Marx :

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Art à Nancy en 1882, avec une lettre d'Alexandre Hepp,... Nancy : R. Wiener , 1883 [1]
  • Les médailleurs français depuis 1789 / notice historique, suivie de documents sur la glyptique au XIXe siècle, Paris : Société de propagation des livres d'art , 1897 [2]
  • Dessins, aquarelles et pastels du XVIIIème siècle, Les Goncourt collectionneurs., Paris : May et Motteroz , 1897 [3]
  • L'art social, Paris : E. Fasquelle , 1913 [4]
  • Maîtres d'hier et d'aujourd'hui, Paris : Calmann Lévy , DL 1914 T1 [5] T2 [6]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Méneux, « MARX, Roger », Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale, Institut national d'histoire de l'art (INHA), .
  2. a et b Loÿs Delteil (dir.) et Louis Godefroy, Le peintre-graveur illustré (XIXe siècle et XXe siècle), t. 30 : Albert Besnard, Paris, Loÿs Delteil, (lire en ligne), chap. 95.
  3. « Dossier de l’ordre de la Légion d'honneur de Roger Marx », base Léonore, ministère français de la Culture.
  4. « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur de Cécile Elisa Roger Marx », base Léonore, ministère français de la Culture.
  5. « Plaquette, "R. Marx" (FL.Lechevrel.22) », sur Médailles et Antiques, Bibliothèque nationale de France.
  6. (de) « Lechevrel, Alphonse Eugène: Roger Marx, 1892 », objet no 18205581, sur Interaktiver Katalog des Münzkabinetts, Münzkabinett (de), Staatliche Museen zu Berlin.
  7. Méneux 2006, p. 112.
  8. Notice FRBNF42011479, Catalogue général, Bibliothèque nationale de France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Méneux, « De l'art et de la littérature : Roger Marx et Edmond de Goncourt », Bulletin de la Société d'histoire de l'art français,‎ , p. 281–305.
  • Catherine Méneux (dir.), Pierre Vaisse (postface), Regards de critiques d'art : Autour de Roger Marx, 1859-1913, Rennes, Presses universitaires de Rennes, et Paris, Institut national d'histoire de l'art, coll. « Critiques d'art », 2008, 224 p. (ISBN 978-2-7535-0732-6) : actes du colloque Autour de Roger Marx (1859-1913), critique et historien de l'art, organisé par la ville de Nancy et l'Institut national d'histoire de l'art, à Nancy les 31 mai et 1er juin 2006, et à Paris le 2 juin 2006.
  • Catherine Méneux (dir.), Roger Marx, un critique aux côtés de Gallé, Monet, Rodin, Gauguin, Nancy, Versailles, Artlys, , 318 p. (ISBN 2-85495-272-3) : catalogue des expositions au musée des beaux-arts de Nancy et au musée de l'École de Nancy, 6 mai-28 août 2006, organisées en collaboration avec le musée d'Orsay.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]