Association internationale des critiques d'art

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Association internationale des critiques d'art

Cadre
Fondation
Fondation 1950
Identité
Siège Paris
Président Marek Bartelik
Secrétaire général Brane Kovic
Site web www.aicainternational.org

L'Association internationale des critiques d'art, (AICA) est une ONG créée en 1950 sous le patronage de l’UNESCO dans le but de renforcer mondialement la libre expression de la critique d’art et d’en assurer la diversité.

Son bureau se situe à Paris. Il représente et promeut les activités de près de 4 200 membres répartis dans les 62 sections que compte l’association dans le monde entier. Son fonctionnement est entièrement financé par les cotisations de ses membres, membres honoraires et bienfaiteurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers la fin des années 1940, un groupe de critiques et d’historiens d’art (qui s’étaient joints aux conservateurs de musées d’art moderne), mené par le Tchécoslovaque Mojmír Vanĕk (responsable de la section des Beaux-arts de la Commission préparatoire de l’UNESCO fondée en novembre 1945) se réunit dans les locaux de l’UNESCO pour y organiser deux congrès en 1948 et 1949[1].

Il s'agit de « confronter les points de vue sur la vocation de la critique d’art, d’analyser ses responsabilités réciproques face aux artistes et au public et de souligner la nature spécifique de ses contributions dans le champ de l’histoire de l’art ». Provenant du monde entier, ce groupe regroupe les personnalités les plus prestigieuses de l’époque : André Chastel, Jorge Crespo de la Serna, Pierre Courthion, Charles Estienne, Chou Ling, Miroslav Micko, Sergio Milliet, Marc Sandoz, Gino Severini, James Johnson Sweeney, Albert Tucker, Lionello Venturi, Eduardo Vernazza, Marcel Zohar, Paul Fierens, Herbert Read, etc.

Le premier congrès se déroule du 21 au 28 juin 1948. L'URSS et la RDA ne participent pas à l'événement. Le congrès est présidé par le Belge Paul Fierens. Les discussions portent sur l'information et la logistique dans le monde de l'art, et le rôle du critique d'art dans la société, sans se limiter à l'art contemporain. Les membres présents ont ensuite prêté allégiance à la liberté d'expression, instrument contre les régimes fascistes, et à « leur admiration pour la France et leur gratitude à la Ville de Paris pour sa réception ». L'Italien Guido Lodovico Luzzatto qualifia le congrès de « jugement de Paris », ce à quoi Jean Cassou répond « Paris ne confond pas universalisme et impérialisme »[1].

Les statuts de l'association sont fixés lors du deuxième congrès de 1949. En parallèle, l'UNESCO crée en 1946 le Conseil international des musées. L'objectif de l'UNESCO est d'orienter l'interprétation de l'art auprès du public, d'« éduquer la sensiblité et le goût »[2].

Les années suivantes, le congrès de l'AICA se déroule à Istanbul (1954), Dubrovnik (1956), Mexico (1962), Tel Aviv (1963), Prague (1966), Kinshasa (1973)[1]. La plupart des archives sur les congrès proviennent de la revue Arts, d'articles signés par les protagonistes de l'AICA[2]. En novembre 2017, l'AICA organise son 50e congrès à Paris[3].

Jusqu'en 1963, l'AICA constitue un fonds de catalogues et d'ouvrages qu'elle place cette année-là auprès de la Bibliothèque Forney (qui fait partie aujourd de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA)[2].

De 1991 à 1997, l'AICA est dirgiée par la critique d'art Anne Dagbert qui rédige alors l'historique de l'association[4]. En 1996, l'AICA dépose une grande partie de ses archives, qui occupent 19 mètres linéaires d’étagères, aux Archives de la critique d'art à Châteaugiron créées en 1989[2].

En septembre 2015, l'Université Rennes-II s'associe à d'autres institutions et culturelles en France pour mener un programme de recherche de 3 ans sur les fonds d'archives de l'AICA 1948-2003. Il s'agit du premier projet d'historisation globale des archives de l'AICA[1].

Objectifs[modifier | modifier le code]

En 2003, l'AICA se fixe pour objectif de promouvoir la critique d’art en tant que discipline et contribuer à sa méthodologie, de protéger les intérêts moraux et professionnels des critiques d’art en faisant valoir en commun les droits de tous ses membres, de maintenir une liaison permanente entre ses membres avec l’aide des technologies disponibles et en encourageant les rencontres internationales, de contribuer à la compréhension mutuelle des arts visuels et de l’esthétique de toutes les cultures, de favoriser les relations professionnelles au-delà des limites politiques, géographiques, ethniques, économiques ou religieuses, de défendre impartialement la liberté d’expression et de pensée et s’opposer à toute censure arbitraire.

L'AICA organise également des Pecha Kucha pour faire la promotion d'une forme développée de la critique d'art contemporain[5].

Organisation[modifier | modifier le code]

AICA-France[modifier | modifier le code]

Le bureau en exercice de la section française de l’AICA est mandaté par le vote de l’assemblée générale du 5 avril 2012 pour une durée de trois ans. Il est composé de :

  • Président : Raphaël Cuir (depuis mai 2012)[6]
  • Secrétaire générale: Elisabeth Couturier
  • Trésorier: Marc Partouche

AICA-Internationale[modifier | modifier le code]

Bureau en exercice de l’Aica (ONG internationale dont le secrétariat est à Paris) :

  • Président : Yacouba Konaté (Open Section) (2008-2011)
  • Secrétaire Générale: Marie Luise Syring (Allemagne) (2009)
  • Trésorière : Haydee Venegas (Puerto Rico) (2009-2012)

Conseil d’administration :

  • Vice-Présidents Internationaux : Sophie Allgardh (Suède) (2008-2011) ; Marek Bartelik (États-Unis) (2008-2011) ; Ciaran Bennett (Irlande) (2007-2010); Anthony Bond (Australie) (2007-2010) ; Marie-Pascale Gildemyn (Belgique) (2006-2009) ; Irini Savvani (Grèce) (2006-2009) ; Marie Luise Syring (2008-2011) ; Jin Sup Yoon (Corée du Sud) (2007-2010) :
  • Présidents d’honneur : José Augusto Franca (Portugal) ; Dan Haulica (Roumanie) ; Wladyslawa Jaworska (Pologne) ; Jacques Leenhardt (France) ; Kim Levin (États-Unis) ; Henry Meyric Hughes (Royaume-Uni) ; Belgica Rodriguez (Venezuela)

Le philosophe belge René Berger était le président d’honneur de l'AICA jusqu'à sa mort en 2009[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Antje Kramer-Mallordy, « Les Archives de l’Association Internationale des Critiques d’Art, une histoire prospective de la mondialisation ? », sur Openedition.org,
  2. a, b, c et d Ramon Tio Bellido, « Richesses et dénuements des premières archives de l’AICA », sur Openedition.org,
  3. « 50e Congrès de l’Association Internationale des Critiques d’Art (AICA) », sur Inha.fr,
  4. Maximilien Renard, « Mort de la critique d’art Anne Dagbert », sur Connaissancedesarts.com,
  5. Christian Gattinoni, « Pour de nouvelles formes critiques dont le Pecha Kucha de l’AICA France », sur Lacritique.org,
  6. « Nominations : Pierre Lungheretti, Laurent Sorbier, Raphaël Cuir », sur Lejournaldesarts.fr,
  7. Lorette Coen, « Le philosophe René Berger est mort », sur Letemps.ch,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]