Serge Moati

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Serge Moati

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Serge Moati au 31e Salon du livre de Paris en 2011.

Nom de naissance Henry Haïm Moati
Alias
Serge Moati
Naissance (67 ans)
Tunis (Protectorat français de Tunisie)
Nationalité Drapeau de la France française
Pays de résidence France
Profession journaliste
écrivain
animateur de télévision
producteur
scénariste
acteur réalisateur
Formation
Descendants
Famille
père (Serge Moati) et mère décédés en 1957

Serge Moati, né Henry Haïm Moati[2],[3],[4] le à Tunis[5], est un journaliste et réalisateur français.

Il travaille surtout pour la télévision mais a aussi été scénariste, producteur, acteur, écrivain et présentateur de télévision. Moati fut également un conseiller de François Mitterrand en 1971. Sa reconnaissance par le grand public date de 1999, année où il commence à animer sur France 5 Ripostes, une émission de débats politiques et sociaux. Il est le père de l'acteur Félix Moati. Il commence sa carrière de réalisateur en 1968.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

(Henry) Serge Moati est le benjamin d'une fratrie de trois enfants nés au sein d'une famille juive tunisienne dont il retrace l'histoire dans Villa Jasmin qu'il publie en 2003. Son père Serge (1903-1957), socialiste et franc-maçon à la Grande Loge de France[6], rattaché à la communauté des Granas, était journaliste, notamment à Tunis socialiste et au Petit Matin ; arrêté pour ses activités de résistance durant la Seconde Guerre mondiale, il fut déporté et interné au camp de concentration de Sachsenhausen avant de parvenir à s'en évader ; il participa ensuite à la libération de Paris avant de retrouver sa famille. Sa mère Odette née Scemama (1905-1957) est quant à elle issue de la communauté des Twânsa (Juifs natifs de Tunisie), ce qui donne un caractère particulier au mariage de ses parents[7].

Élève au lycée Carnot de Tunis[8], il vit en Tunisie jusqu'à la mort de ses parents en août et octobre 1957. Orphelin à l'âge de onze ans (son père meurt d'une crise cardiaque en août 1957 et sa mère d'un cancer en octobre 1957[9]), il quitte le pays et s'installe avec sa sœur Nine à Paris[10]. Il poursuit ses études au lycée Michelet à Vanves, en tant que pensionnaire.

Il devient franc-maçon à 18 ans en Afrique[6] et démissionnera après être devenu directeur de France 3.

Acteur[modifier | modifier le code]

Serge Moati joue dans divers petits rôles : dans Les Quatre Cents Coups, de François Truffaut, dans La femme-bourreau (1968) de Jean-Denis Bonan, dans le téléfilm Au bout du chemin (1981) où il croise la comédienne Claude Jade, il incarne un metteur en scène .

On l'aperçoit également comme figurant à la fin du film Le Courage d'aimer, de Claude Lelouch (2005), où il joue le rôle d'un prêtre célébrant le mariage simultané des jumelles Anne et Clémentine jouées par Mathilde Seigner.

En 2009, il joue le rôle d'un pharmacien dans le film Plus tard tu comprendras, d'Amos Gitaï. En 2011, il fait une apparition dans 17 filles, de Delphine et Muriel Coulin.

Implication dans la vie politique[modifier | modifier le code]

Dès l'âge de 14 ou 15 ans, il est militant à la Fédération anarchiste le samedi au Quartier latin avant de s'inscrire en juin 1968 au SFIO où il rencontre François Mitterrand dont il devient en 1971 son conseiller pour l'audiovisuel[11].

En 1981, toujours conseiller de François Mitterrand, ils le préparent, avec Robert Badinter, au débat télévisuel d'entre-deux-tours . Devant la vivacité de leurs critiques, le futur président décide de renoncer et les charge de trouver des conditions techniques inacceptables par l'autre camp. Ils élaborent donc une codification du débat en vingt et un points (valeur de plan, plans de coupe, distances, etc.) favorisant leur candidat. À leur grande surprise, elle est acceptée sans réserve par les conseillers de Valéry Giscard d'Estaing. Cette codification est toujours en vigueur, c'est sur cette base que s'organise le débat de 2007 entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. En 1988 et en 1995, il prépare de nouveau le candidat socialiste au débat de l'entre-deux-tours et est un des deux réalisateurs du débat.

Télévision[modifier | modifier le code]

Suite à une petite annonce dans France-Soir, il est embauché comme assistant réalisateur pour la télévision scolaire du Niger lors de son service national en 1965. C'est grâce à cette première expérience qu'il entre à l'âge de 21 ans comme assistant réalisateur puis réalisateur à l'ORTF où il collabore à de nombreux magazines comme Dim, Dam, Dom ou 5 colonnes à la une pour lequel il couvre notamment la guerre du Viêt Nam[12].

Il devient directeur des programmes de France 3 de 1981 à 1982 puis directeur général de 1982 à 1985[13].

De 1999 à 2009, sur La Cinquième puis France 5, il anime Ripostes, une émission de débats politiques et sociaux.

Entre 2009 et 2011, sur cette même chaîne, il présente une émission sur le cinéma, Cinémas[14]. Il s'agissait d'un magazine hebdomadaire, proposé le samedi à 17h40[15].

De 2011 à 2012, sur LCP, il anime Objectif Elysée et Objectif Assemblée, deux émissions de débats politiques liés aux deux échéances électorales successives de 2012.

Depuis 2012, il anime PolitiqueS, émission hebdomadaire sur LCP[16].

Maison de production[modifier | modifier le code]

  • Image et Compagnie

Dirigée depuis 1990 par Serge MOATI, Image et Compagnie est aujourd'hui une société moyenne du secteur de la production audiovisuelle française. Son activité propose différents types de programmes (fictions, documentaires, magazines). Image et Compagnie souhaite dans les années à venir renforcer la diversification de ses diffuseurs et la production de séries ou collections permettant d'engager des frais de développement sur des projets prestigieux de fiction et de documentaire et élargir son assise à l'international grâce au développement de films pour une commercialisation hors de France.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

Réalisateur de documentaires à partir de 1968, ses films sont diffusés dans des émissions du service public : Cinq colonnes à la une, La Marche du siècle ou encore Envoyé spécial.

  • Voyage au pays des Francs-Maçons[17], 1989
  • Une vie ordinaire ou Mes questions sur l'homosexualité, 2002
  • Le Pen, vous et moi, 2003
  • Mes questions sur..., série de documentaires, 2005-
  • Paris 2012 : les coulisses d'une campagne, réalisé avec Philippe Rouquier, 2005
  • La Prise de l'Élysée, 2007
  • Mitterrand à Vichy, 2008
  • Le Peuple de la rue, les invisibles
  • Changer la vie, docu-fiction sur l'accès au pouvoir de François Mitterrand, 2011.
  • Élysée 2012, la vraie campagne!, 2012
  • Législatives 2012, La vraie campagne!, 2012
  • Méditerranéennes – mille et un combats" , 2013

Serge Moati a contribué au documentaire Paris Couleurs, de l'indigène à l'immigré en tant que délégué de production.

Fiction[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]
Cinéma[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Serge Moati au 20e Maghreb des livres (Paris, le 8 février 2014).
  • La Saison des palais, éd. Grasset, Paris, 1986.
  • La Haine antisémite, éd. Flammarion, Paris, 1991.
  • Paroles d'orphelins, éd. Jean-Claude Lattès, Paris, 1998.
  • Le Septième Jour d'Israël. Un kibboutz en Galilée (en collaboration avec Ruth Zylberman), éd. Mille et une nuits, Paris, 1998.
  • Villa Jasmin, éd. Fayard, Paris, 2003.
  • Du côté des vivants, éd. Fayard, Paris, 2006.
  • 30 ans après, éd. Seuil, Paris, 2011.
  • Dernières nouvelles de Tunis, éd. Michel Lafon, Paris, 2011.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Raspiengeas, « Serge Moati, l’éternel orphelin de Tunis », La Croix,‎ 20 mai 2011 (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  2. Serge Moati, Villa Jasmin, éd. Fayard, Paris, 2003, p. 353.
  3. Il adoptera plus tard le prénom de Serge, en hommage à son père décédé prématurément en 1957.
  4. « Moati : de l'arabe mu'atî, “qui donne”, “généreux”, “munificent” », Paul Sebag, Les noms des Juifs de Tunisie, éd. L'Harmattan, 2002, p. 106.
  5. Serge Moati, Villa Jasmin, p. 351-352.
  6. a et b Source : Emmanuel Berretta et Sophie Coignard, "Les francs-maçons et les médias", Le Point, 29/01/2004
  7. Serge Moati, Villa Jasmin, p. 44.
  8. Serge Moati, Villa Jasmin, p. 368.
  9. Christian Bosséno, Télévision française, Harmattan,‎ 2007, p. 340
  10. Serge Moati, Villa Jasmin, p. 353.
  11. Jean Rollin, Moteur coupez! Mémoires d'un cinéaste singulier, Édite,‎ 2008, p. 60
  12. Pierre Beylot, Stéphane Benassi, Littérature et télévision, Corlet,‎ 1996, p. 51
  13. « Biographie. Serge Moati », sur Première.fr,‎ 2010
  14. http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/France-5-de-A-a-Z/A-l-antenne/p-3721-Cinemas.htm
  15. « Cinémas - L'Encyclopédie des émissions TV », sur Toutelatele.com (consulté le 16 novembre 2012)
  16. PolitiqueS
  17. Source : GADLU.INFO, 30 mars 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

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