Randan

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Randan
Route menant à Maringues
Route menant à Maringues
Blason de Randan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Randan (chef-lieu jusqu'en 2015)
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux de Randan
Maire
Mandat
Jean-Jacques Mathillon
2014-2020
Code postal 63310
Code commune 63295
Démographie
Gentilé Randannais, Randannaises[1]
Population
municipale
1 562 hab. (2011)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 07″ N 3° 21′ 20″ E / 46.0186111111, 3.3555555555646° 01′ 07″ Nord 3° 21′ 20″ Est / 46.0186111111, 3.35555555556  
Altitude Min. 298 m – Max. 404 m
Superficie 15,65 km2
Localisation

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Randan
Liens
Site web http://www.ville-randan.fr

Randan est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Ses habitants s'appellent les Randannais, Randannaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Randan est située à 14 km au sud-ouest de Vichy et à 40 km au nord-est de Clermont-Ferrand ; à proximité de la forêt de Randan au nord et à l'est, célèbre par le Château de Randan.

Communes limitrophes de Randan[2]
Villeneuve-les-Cerfs Brugheas Saint-Sylvestre-Pragoulin
Vichy
Bas-et-Lezat
Saint-Clément-de-Régnat
Randan[2] Mons
Saint-Priest-Bramefant
Saint-André-le-Coq
Riom
Saint-Denis-Combarnazat Beaumont-lès-Randan

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La ville est classée dans la zone de sismicité modérée comme la majorité des communes du département classée dans cette zone[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Carrefour entre les routes départementales 1093 et 59
Carrefour entre les routes départementales 1093 et 59 en 2010.

Le bourg est accessible par la route départementale 1093 historiquement route nationale 493 qui passe par le centre-ville. Vichy est à 16 kilomètres et Bellerive-sur-Allier à 12 km ; vers le sud-ouest, Pont-du-Château 29 km et Maringues 13 km.

D'autres routes départementales desservent ou traversent la commune[4] :

  • la D 59 de Randan à Châteldon commence au niveau de la RD 210 et dessert Saint-Priest-Bramefant (8 km) et Saint-Sylvestre-Pragoulin (6 km). Elle rejoint également la RD 210 (Clermont-Ferrand 40 km, Riom 25 km, Ennezat 20 km, Thuret 10 km), avec deux embranchements (la D 59A par Lhérat et la D 59B dans le prolongement de la D 223 en direction de Saint-Priest-Bramefant) ;
  • la D 63 passe au sud de la commune et dessert le hameau Les Suchets ;
  • la D 93 relie la D 207 à Saint-Sylvestre-Pragoulin (elle continue sous le numéro D 275 (03) vers Hauterive) en desservant Les Pioliers (commune de Villeneuve-les-Cerfs) ;
  • la D 94 relie Randan (dans le prolongement de la D 210) à Luzillat, avec un embranchement menant vers la gare ;
  • la D 107 relie Thuret à la D 59 par Barnazat (commune de Saint-Denis-Combarnazat) ;
  • la D 210 de Clermont-Ferrand à Randan par Ennezat et Thuret ;
  • la D 223 (portion d'Effiat à Randan) dessert Bas-et-Lezat ;
  • la D 431.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne de Vichy à Riom passe par la commune de Randan. La D 94 et la D 63 la coupent à niveau. Il a existé une gare[5], aux environs du PK 380, mais elle est fermée aux voyageurs et actuellement vandalisée. Il existe un tunnel de 823 m de long[6].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par deux lignes du réseau Transdôme :

  • la ligne 28 (Joze ↔ Vichy) à raison de deux allers-retours par jour en semaine avec renforts en période scolaire (+ mercredi et samedi)[7] ;
  • la ligne 69 (Clermont-Ferrand ↔ Vichy), uniquement le mercredi matin sur réservation téléphonique[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve la forme Randans dés 1393[9]. Celle-ci est officialisée en l'an II (1793) et en 1801, selon le Bulletin des lois, les deux graphies avec ou sans S sont admises pour désigner la commune[10].

Ancienne commune du district de Riom qui deviendra l'actuel arrondissement de Riom en 1801, Randan est alors le chef-lieu de canton[10]. En 1841, elle absorbe le village de Jussat, lequel comptait 234 habitants en 1793 et 285 en 1831, date du dernier recensement connu[10].

Existence d'un monastère « Monasterium Randanense » dès le VIe siècle, occupant l'emplacement du château actuel. Seigneurie des Polignac au XVe siècle. Érigé en duché au XVIe siècle puis en duché-pairie au XVIIe siècle. Le château fut transformé et embelli au XIXe siècle par Adélaïde d'Orléans, sœur de Louis-Philippe Ier ; il fut détruit par un incendie en 1925.

Huit foires et un marché hebdomadaire furent créés aux XVe et XVIe siècles.

Autres informations à l'article Château de Randan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Randan est chef-lieu de son canton jusqu'en 2015 ; le redécoupage des cantons de 2014 le situera dans le canton de Maringues[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Jean Jacques Mathillon[12] Divers droite  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Randan est jumelée avec Drapeau de l'Italie Agosta (Italie)[13].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 562 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 079 1 047 1 223 1 352 1 745 2 053 2 149 2 050 1 923
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 821 1 803 1 752 1 790 1 792 1 767 1 811 1 694 1 700
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 632 1 615 1 876 1 372 1 300 1 303 1 306 1 253 1 275
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 275 1 250 1 344 1 438 1 429 1 360 1 462 1 562 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Randan en 2010 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans et plus
4,6 
9,3 
75 à 89 ans
13,6 
16 
60 à 74 ans
16,8 
19,3 
45 à 59 ans
15,5 
19,6 
30 à 44 ans
17,6 
15,7 
15 à 29 ans
15 
19,2 
0 à 14 ans
16,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les premiers week-end d'avril, depuis 2003, se tient le Salon du livre et de la chanson de Randan, « La chanson des livres ». Il s'agit de l'unique salon du livre qui accueille des artistes chanteurs francophones ayant publié un ouvrage, ainsi que des journalistes musicaux, biographes, etc.[16]. L'association « Le livre et la chanson » est coprésidée par Edda Mathillon et Alain Manaranche.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église de Jussat, datant des XIe et XIIe siècles, est inscrite aux monuments historiques le 20 août 1956[17].
  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste date de 1844[18].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le Domaine royal de Randan, de la première moitié du XIXe siècle, est classé aux Monuments historiques le 21 février 2001. Il est la propriété de la commune et de la région[19]. Le parc est classé le même jour mais a été préalablement inscrit aux Monuments historiques le 30 avril 1999[20].
  • L'auberge, située 51 rue du Commerce, datant de la première moitié du XIXe siècle, a été achetée par Adélaïde d'Orléans. Elle accueille aujourd'hui une boutique[21].
  • Une maison, située 57 rue du Commerce, a été la propriété d'Adélaïde d'Orléans depuis 1835. Le presbytère est surélévé en 1896 par l'architecte vichyssois Antoine Percilly[22].
  • L'école de filles est bâtie entre 1822 et 1827 par Adélaïde d'Orléans. L'édifice devient un hospice en 1888[23].
  • La mairie est construite en 1826 après des problèmes de financement pour sa construction en 1820. La halle, servant pour les foires, est agrandie en 1846 par l'architecte Paschal Lepage, pour s'achever en 1865. Une marquise est ajoutée en 1902 par l'architecte vichyssois Antoine Percilly[24]. Une autre, située 11 place de la Mairie, est livrée en 1866[25].

Monuments aux morts[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts, signé du sculpteur Benet et de la fonderie Durenne, date de 1921[26].
  • Le monument aux morts du souvenir français est érigé en 1901 ; il est restauré en 1937[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Noms des habitants de Randan sur le site Habitants.fr. Dernier accès le 15 juillet 2010
  2. Communes limitrophes de Randan, sur le site Lion 1906. Dernier accès le 15 juillet 2010
  3. Décret no 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français
  4. Randan sur le Géoportail
  5. Gare de Randan sur massifcentralferroviaire.com
  6. Fiche du tunnel de Randan sur tunnels-ferroviaires.org
  7. Horaires de la ligne 28, Conseil général du Puy-de-Dôme (consulté le 2 juin 2014).
  8. Horaires de la ligne 69, Conseil général du Puy-de-Dôme (consulté le 2 juin 2014).
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, t. 2 : Formations non-romanes (lire en ligne), p. 286
  10. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  12. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 2 juin 2014).
  13. Jumelage, site officiel de la ville de Randan. Dernier accès le 15 juillet 2010
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Évolution et structure de la population de Randan, Insee, 2010 (consulté le 26 août 2013).
  16. Site du salon du livre et de la chanson
  17. « Église de Jussat », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Ancien domaine royal de Randan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Parc du domaine royal de Randan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Auberge (tournebride) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Maison, presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Écoles en série (série de 2) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Mairie, halle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Mairie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Monument aux morts du Souvenir français », base Mérimée, ministère français de la Culture