Gannat

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Gannat
Église Sainte-Croix
Église Sainte-Croix
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Gannat
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Gannat
Maire
Mandat
Véronique Pouzadoux
2014-2020
Code postal 03800
Code commune 03118
Démographie
Population
municipale
5 806 hab. (2011)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 02″ N 3° 11′ 57″ E / 46.1005555556, 3.1991666666746° 06′ 02″ Nord 3° 11′ 57″ Est / 46.1005555556, 3.19916666667  
Altitude Min. 312 m – Max. 547 m
Superficie 36,85 km2
Localisation

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Gannat est une commune française, située dans le département de l'Allier en région d'Auvergne.

Chef-lieu de canton, sous-préfecture jusqu'en 1926, avec une population d'environ 5 800 habitants. On y trouve un château médiéval et deux églises, Sainte-Croix, au centre de la ville, qui possédait un évangéliaire du IXe siècle dans son trésor, et Saint-Étienne, dans le faubourg du même nom, en partie romane. Chaque été, au mois de juillet, s'y déroule le festival Les Cultures du monde. Sainte Procule est la patronne de la cité.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gannat est située en Limagne bourbonnaise, au carrefour de deux autoroutes et de deux axes routiers importants.

Elle est limitrophe avec 10 communes :

Rose des vents Bègues Mazerier Saulzet, Monteignet-sur-l'Andelot Rose des vents
Ébreuil N
O    Gannat[1]    E
S
Saint-Priest-d'Andelot, Champs Saint-Genès-du-Retz Poëzat, Charmes

C'est aussi l'unique commune membre de son unité urbaine (5 806 habitants en 2011[2]) et de son aire urbaine (5 806 habitants en 2011[3]).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville de Gannat est arrosée par l'Andelot, ruisseau affluent de l'Allier ; son cours est canalisé dans la traversée de la ville et longe au sud le tracé des anciens remparts. Le Sigillon prend sa source sur la commune, traverse le faubourg Saint-Étienne puis les quartiers du nord, avant de se jeter dans l'Andelot. En amont de la ville, l'Andelot reçoit le Gouënant, à proximité de la chapelle Sainte-Procule.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la route départementale 2009 (axe MoulinsClermont-Ferrand), la RD 2209 Gannat – Vichy et la RD 998 Néris-les-Bains – Gannat. Elle se situe à 18 kilomètres à l'ouest de Vichy, à 43 kilomètres au nord de Clermont-Ferrand et à 54 kilomètres au sud de Moulins.

Pour la desserte locale :

  • D 37 ver Mazerier
  • D 119 vers Charmes
  • D 132 vers Saint-Priest-d'Andelot
  • D 327 vers Saulzet
  • D 419 vers Poëzat
  • D 516 vers Bègues
  • D 574 vers Charmes

La commune est contournée d'est en ouest par l'autoroute A719 permettant de la relier à l'autoroute A71, en direction de Clermont-Ferrand et de Montluçon, au moyen d'un échangeur autoroutier (se substituant à la sortie 12). L'A719 est prolongée vers l'agglomération de Vichy (travaux en cours - ouverture prévue en 2015).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Gannat.

Située au carrefour de trois lignes ferroviaires (de passage sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac, terminus des lignes en provenance de Commentry et La Ferté-Hauterive), la gare de Gannat est une gare SNCF desservie par des TER Auvergne. Les trains s'arrêtent systématiquement à Gannat pour les relations en provenance de Clermont-Ferrand ; certains trains sont terminus ou continuent vers Montluçon. Exceptionnellement, il est possible que des trains à destination de Moulins ou Lyon-Part-Dieu passent sans arrêt par cette gare, en cas de détournement pour ces trains passant habituellement en gare de Vichy.

La relation Intercités de Lyon à Bordeaux est actuellement suspendue. Cette gare est le lieu de rebroussement de ces trains. Par ailleurs, la LGV Paris - Orléans - Clermont-Ferrand - Lyon, en projet, pourrait compléter ce réseau.

Héraldique[modifier | modifier le code]

545px-Blason Seigneur de Gannat VIIème Croisade.svg Blason de X..., Seigneur de Gannat, ayant participé à la septième croisade (XIIIe siècle) :
d'azur au lion d'argent.
(source : Armorial de l'Auvergne, du Forez et du Bourbonnais d'Yves Carrias).
Gannat (ancien).svg Ancienne version du blason de Gannat :
écartelé, au premier et quatrième d'argent au chardon au naturel et au deuxième et troisième d'azur au gantelet dextre d'argent posé en bande.
Gannat (moderne).svg Blason actuel :
écartelé, au premier et quatrième d'azur au gantelet dextre d'argent, au deuxième et troisième d'argent au chardon au naturel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, comme on peut le voir sur une carte du Bourbonnais de cette époque, Gannat s'écrivait parfois Gãnat'. On pourrait croire que, le A avec un tilde se prononçant [ã], le nom « Gannat » devait se prononcer « Gan-nat », ce qui pourrait conforter la légende qui dit que le nom de la ville viendrait de la devise « Nul ne s'y frotte si gant n'a ». Cependant, cela est faux puisque le A avec un tilde n'était, autrefois, qu'une abréviation des deux lettres A et N, sans que cette notation n'influe sur la prononciation. En outre la devise « Nul ne s'y frotte si gant n'a » est fausse, la vraie devise étant : « Nul ne s'y frotte sans gantelet », gantelet que l'on retrouve sur les armes successives de la ville de Gannat comme l'attestent différent documents (comme, par exemple, des armoriaux ou des plans médiévaux de la ville de Gannat).

Des historiens ont émis l'hypothèse selon laquelle « Gannat » viendrait du celtique « Graon » qui signifie « noix » et que l'on aurait déformé en « Gran » puis « Gan », et de « at » signifiant abondance, en celtique toujours. Il est vrai qu'autour de Gannat on peut trouver bon nombre de noyers. Les appellations latines de Gannat, « Gannatum » et « Gannapum », en revanche, ne semblent pas conforter cette hypothèse d'une origine celtique.


Histoire[modifier | modifier le code]

Avant les hommes[modifier | modifier le code]

Les traces les plus anciennes découvertes à Gannat remontent à quelque vingt-trois millions d'années. Elles nous emmènent sur la piste des brachypothères, autrement dit des rhinocéros de la fin de l'Oligocène et du début du Miocène.

Gannat, dont les hauteurs à l'ouest bordaient le lac tropical qui couvrait la Limagne, semble avoir été un véritable cimetière pour ces animaux, si bien que l'on découvre des multitudes d'ossements fossilisés. On trouve aussi des poissons, reptiles, tortues ou crocodiles, des oiseaux galliformes, des mammifères, des marsupiaux, des insectivores, rongeurs et carnivores. Le site est particulièrement riche en fossiles de rhinocéros. Dès 1854, Duvernoy fit même la description d'un spécimen dit Acerotherium gannatense (le nom officiel restant Diaceratherium lemanense, le « Diaceratherium » de la Limagne). À ce jour, le squelette le plus complet de rhinocéros fut découvert en 1993 quand d'importants fossiles furent mis au jour sur la carrière de la Sichaux (près du Mont Libre) par le paléontologue François Escuillié (notamment découvreur d'un petit mammifère proboscidien, ancêtre de l'éléphant d'il y a 50 millions d'années). Ce dernier fut également à l'origine de la création de l'association Rhinopolis en 1994 et fondateur de Eldonia, société entre autres spécialisée dans la rénovation de fossiles et dont les activités étaient à l'origine liées à Rhinopolis. L'association Rhinopolis est toujours active sur la carrière de Gannat et depuis les années 1990 de nombreux ossements de rhinocéros ont été découverts.

Le Diaceratherium lemanense, dont de nombreux spécimens incomplets ont été trouvés à Gannat, mesurait environ 1,5 m au garrot et pesait plus d'une tonne ; il n'avait pas de corne. Il vivait près des berges des lacs ou des rivières. C'était un herbivore qui se nourrissait de feuilles, de branchages et de fruits. L'espèce a été décrite pour la première fois par Auguste Pomel en 1853, mais Cuvier, dès 1824, en avait étudié un fémur trouvé à Gannat, qui fut plus tard attribué à cette espèce.

Une autre espèce de rhinocéros fossile, plus proche de nos rhinocéros actuels, a été trouvée à Gannat, mais elle est beaucoup moins bien connue : Pleuroceros pleuroceros. Il était plus petit et moins lourd que le Diaceratherium, également herbivore. Les mâles avaient deux cornes nasales symétriques. C'est également à partir d'une découverte de Gannat (crâne) qu'il a été décrit par Duvernoy en 1852[4].

Gannat est une très importante localité pour la paléontologie. Les études sur les faunes fossiles de l'Oligocène et du Miocène inférieur de la région ont une portée non seulement auvergnate ou bourbonnaise mais surtout française, européenne et internationale.

De l'occupation primitive à la période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Les chantiers autoroutiers sur le territoire gannatois ont permis de découvrir plusieurs industries sur galets de quartz qui feraient remonter le peuplement de la région autour de huit cent mille ans.

Le gisement du Clos de Montsala a révélé des bifaces et des fragments osseux qui indiquent une présence de chasseurs vers trois cent mille ans.

Une structure de petits blocs calcaires contenant de nombreux ossements de chevaux ainsi qu'une industrie lithique originale sont les seuls restes d'une halte de chasse d'un petit groupe de chasseurs venus du Nord il y a dix-sept mille ans.

La découverte de fosses, silos, puits, céramiques, bracelets de bronze ou de verre bleu, enclos avec entrées, cendres et charbons de bois nous montrent que la région était déjà intensivement occupée par les populations du Bronze final au deuxième âge de fer.

Après la résistance des Gaulois à Gergovie puis la défaite de Vercingétorix à Alésia en 52 avant Jésus-Christ, les Gannatois ont dû recevoir les Romains fort intéressés par les richesses de la Limagne. Ces derniers développèrent l'espace cultivé par le drainage du sol, notamment dans les terres marécageuses du Petit-Marais.

Les Gaulois se sont « romanisés » peu à peu et l'on peut voir de nombreuses structures gallo-romaines dans les communes de Saint-Priest-d'Andelot, Bègues ou Mazerier. Des artisans fleurissent çà et là pour satisfaire la demande romaine. Ainsi a-t-on découvert, avec une trentaine de moules, des vases, un four et deux officines de potiers, dont l'activité remonte au début du Ier siècle ap. J.-C. Les matériaux de construction sont importés et échangés contre la production locale artisanale ou agricole. Les centres urbains se développent ainsi que les voies de communication, reliant la capitale Clermont à Menat, Biozat, Vichy, Gannat, Bègues et Chantelle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Période moderne[modifier | modifier le code]

Par un édit de septembre 1587, Henri III crée l'élection de Gannat. Y sont rattachées non seulement des villes et paroisses bourbonnaises, mais aussi des villes faisant partie du bas pays d'Auvergne, enlevées à l'élection de Clermont : Ébreuil, Aigueperse, Maringues, Saint-Pourçain, Cusset. À l'origine, l'élection ne comportait que 95 « villes, bourgs, paroisses et collectes », mais vers 1630, sous l'influence du maréchal d'Effiat, seigneur de Gannat, 80 paroisses de la généralité de Riom furent jointes à l'élection de Gannat[5].

Révolution française et Joseph Hennequin[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, Joseph Hennequin, issu d'une famille bourgeoise importante, devint maire de Gannat (en 1789), puis fut député à l'assemblée législative en 1791, et sous-préfet de l'Allier et député au Corps législatif de 1807 à 1814. Une statue (un buste) a été érigée en son honneur, qui est située actuellement devant le collège public qui porte son nom.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Entre 1916 et 1940 a existé à Gannat une fabrique de grès d'art fondée par Louis Méténier et continuée par son fils Gilbert. Elle a acquis une renommée nationale et même internationale.

Article détaillé : Louis Méténier.

Un château de la commune abrita brièvement une expérience éducative pétainiste[6].

L'École nationale des Cadres de la Jeunesse, création du régime de Vichy, fut installée le 12 août 1940 au château de La Faulconnière avant d'être transférée dès le 1er septembre au château de Bayard à Uriage, près de Grenoble.

Inspirée de la pensée personnaliste d'Emmanuel Mounier, acquise aux idées de la « Révolution nationale » mais hostile au nazisme, l'école fut animée par le capitaine Pierre Dunoyer de Segonzac (1906-1968) et Hubert Beuve-Méry. Pierre Laval la supprima par un décret du 27 décembre 1942.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les élections municipales de 2008 opposaient deux candidats : le maire sortant Louis Huguet (liste « Vivre Gannat »[7]), ainsi que Marie-Thérèse Pascuttini (liste « De l'oxygène pour Gannat »[7]). Le premier a été réélu avec 63,47 % des voix et 24 sièges gagnés, contre 5 pour la vaincue. Le taux de participation était de 67,49 %[8].

Aux élections municipales de 2014, les électeurs ont voté en majorité pour Véronique Pouzadoux avec 59,86 % des voix ; 23 sièges sont pourvus au conseil municipal dont 12 au conseil communautaire. Elle bat Hervé Roche, qui acquiert les sièges restants. Le taux de participation est de 68,15 %[9], en hausse par rapport à 2008[10].

Les électeurs ont voté à 24,77 % pour la liste FN de Bernard Monot et à 24,34 % pour la liste UMP de Brice Hortefeux, mais avec un taux de participation faible (45,59 %)[11].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

  • Liste « 100 % Gannat »[12] présidée par Véronique Pouzadoux : majorité (23 sièges)
  • Liste « Gannat en mouvement »[12] présidée par Hervé Roche : opposition (6 sièges)

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1976 1983 François Michalet    
1983 2014 Louis Huguet PS  
2014 en cours Véronique Pouzadoux[13] UMP Juriste

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D'après le recensement Insee de 2007, Gannat compte 5 881 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999).

La commune occupe le 1 656e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 593e en 1999, et le 9e au niveau départemental sur 320 communes.


En 2011, la commune comptait 5 806 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 134 4 622 4 854 4 902 5 245 5 109 5 297 5 461 5 422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 766 5 599 5 528 5 745 5 568 5 728 5 606 5 764 5 676
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 324 5 128 4 931 4 524 4 558 4 752 4 811 5 418 5 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 376 5 967 6 355 6 255 5 919 5 838 5 881 5 881 5 806
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gannat en 2011 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
2,5 
10 
75 à 89 ans
15,6 
16,3 
60 à 74 ans
17,8 
19,7 
45 à 59 ans
17,3 
18,6 
30 à 44 ans
16,9 
17,7 
15 à 29 ans
14,6 
17,1 
0 à 14 ans
15,2 
Pyramide des âges du département de l'Allier en 2011 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,8 
9,5 
75 à 89 ans
14,1 
17,6 
60 à 74 ans
18 
21,9 
45 à 59 ans
20,8 
18,2 
30 à 44 ans
17 
15,3 
15 à 29 ans
13,4 
16,7 
0 à 14 ans
14,9 

Économie[modifier | modifier le code]

La zone d'activités des Prés Liats est située dans les hauteurs de Gannat, à proximité de l'échangeur 13 de l'autoroute A719[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Croix, au centre de la ville.
  • Église romane Saint-Étienne, dans le faubourg de ce nom.
  • Ancienne église Saint-James, dans le faubourg de ce nom, au sud de la ville. Église du XIIe siècle, aujourd'hui dans une propriété privée. Elle était desservie par les Augustins et a été transformée en grange à la Révolution. Inscrite MH en 2011 pour ses peintures murales[19]. Ne se visite pas.
  • Château de Gannat : le château fort construit par les sires de Bourbon est devenu une prison au XIXe siècle ; sous le régime de Vichy, des prisonniers politiques y furent enfermés. Il abrite aujourd'hui le musée Yves-Machelon.
  • Musée municipal Yves-Machelon, du nom d'un ancien maire de Gannat : la pièce la plus remarquable est l'évangéliaire de Gannat, manuscrit enluminé datant du dernier quart du IXe siècle venant du trésor de Sainte-Croix. On peut y voir aussi une stèle gallo-romaine représentant Sucellus, le dieu au maillet.
  • Chapelle Sainte-Procule (patronne de Gannat), à l'ouest de la ville dans le vallon du Gouesnant, affluent de l'Andelot.
  • Paléopolis, « la colline aux dinosaures », parc paléontologique dont l'ouverture a eu lieu au printemps 2012 sur le site de la ferme de Chazoux, dominant Gannat sur la route de Bègues et à proximité de l'autoroute. Le Conseil général de l'Allier est le maître d'œuvre du parc, aboutissement d'un projet vieux de plus de dix ans dans le prolongement du travail de l'association Rhinopolis ; la réalisation et la gestion ont été confiées à la SAS Fossilis dans le cadre d'un contrat de délégation de service public[20]. Paléopolis a pris la suite de Rhinopolis, espace muséographique consacré à la préhistoire, qui était géré par l'association du même nom[21] et qui se trouvait dans la ville même. L'existence de cet équipement à Gannat s'explique par la présence, au-dessus de la ville, du gisement fossilifère du Mont Libre, mais plus généralement par la richesse du département de l'Allier en sites paléontologiques (Buxières-les-Mines, Commentry, Saint-Gérand-le-Puy, Châtelperron).
  • Le Mont Libre : espace naturel sensible labellisé, sur l'une des collines calcaires dominant la Limagne de Gannat, au sud-ouest de la ville. Il est connu surtout pour les découvertes paléontologiques qui y ont été faites et qui datent du début du Miocène (ère tertiaire) ; à cette époque, le site surplombait un grand lac tropical qui occupait la Limagne bourbonnaise. Aujourd'hui, des espèces animales et végétales rares y sont relevées comme l'Azuré du serpolet (papillon) ou l'Aster amelle (marguerite sauvage).
  • Le Coteau des Chapelles : autre butte calcaire dominant Gannat au nord-ouest de la ville. Ce site est également labellisé comme espace naturel sensible.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sandrine Bonnaire : actrice française.
  • Joseph Bonneton : magistrat et auteur d'un recueil intitulé Légendes et nouvelles bourbonnaises, avec une préface par Théodore de Banville (Lemerre, 1877), et de Considérations historiques sur l'inamovibilité de la magistrature en France (Dentu, 1878).
  • Antoine Cariol, révolutionnaire gannatois, qui fut chargé de l'application autour de Gannat de la loi du 12 pluviôse an II (31 janvier 1794) sur la destruction des signes de féodalité.
  • Noël Chomel (1633-1712) : homme de lettres, auteur du Dictionnaire œconomique.
  • Jean Coulon (1853-1923) : sculpteur.
  • Gabriel Delarue (1846-1905) : médecin né à Gannat, devenu maire de Gannat en 1888, député de l'Allier de 1893 à sa mort. Il légua sa fortune à la ville et aux hospices de Gannat. Une avenue et le jardin public de Gannat portent son nom.
  • François Escuillié : paléontologue, fondateur de Rhinopolis.
  • François de Fontanges (1744-1806) : évêque de Nancy de 1783 à 1787, archevêque de Bourges de 1787 à 1788, archevêque de Toulouse de 1788 à 1801, évêque d'Autun de 1802 à 1806.
  • Victor Fontoynont (1880-1958) : jésuite, helléniste, un des co-fondateurs de la collection des Sources chrétiennes.
  • Charles Gidel (1827-1900), proviseur du lycée Louis-le-Grand, auteur d'une Histoire de la littérature française depuis 1815 jusqu'à nos jours, Paris, Lemerre, 1891.
  • Joseph Hennequin (1748-1837) : homme politique.
  • Guy Huguet, né et décédé à Gannat (3 août 1923-17 juin 1991), footballeur international, puis vice-président fédéral de la Fédération française de football.
  • Pierre Roch Jurien de La Gravière (1772-1849) : amiral.
  • Jean-Marc Lhermet : ancien rugbyman de haut niveau et international A du club de l'ASM Clermont Auvergne et actuel manager de ce même club.
  • Pierre Lucas (Saint-Bonnet-de-Rochefort, 1763 - Gannat, 1850), président du tribunal civil de Gannat (1800-1850), député de l'Allier (1813-1815).
  • Jean-Pierre Machelon (né à Gannat en 1945) : universitaire, juriste, spécialiste des libertés publiques.
  • Charles Magne, maire de Gannat, député socialiste de l'Allier de 1962 à 1967 (où il enlève le siège du député communiste Pierre Villon).
  • Barthélemy Paul Meilheurat (Gannat, 1792 - Paris, 1841), député de l'Allier de 1831 à 1834, et son frère Pierre Meilheurat (Gannat, 1791 - Moulins, 1864), député de l'Allier de 1837 à 1848, président du Conseil général de l'Allier (1833-1848).
  • Noël Mercier (1649-1728) et son fils André (1680-1763), ébénistes et sculpteurs sur bois, auteurs des stalles et des boiseries du chœur de l'église Sainte-Croix.
  • Gilbert Méténier (né à Moulins en 1876) : fabricant de céramique Art nouveau à Gannat de 1920 à 1940.
  • Philippe Morand : journaliste, rédacteur en chef adjoint au service politique de TF1 à partir de février 2011, d'une famille de Gannat[22].
  • Calixte Moulin (décédé en 1911), apiculteur, bienfaiteur de la commune. Il a donné la tour qui porte son nom, reste des anciens remparts, près du Champ de foire, ainsi qu'un legs qui a permis la construction du marché couvert en 1913.
  • Philippe Parini (né à Gannat en 1952), haut fonctionnaire.
  • Raymond Passat (Gannat, 1913 - Montluçon, 1988) est un cycliste français. Il a remporté deux étapes du Tour de France (en 1937 puis en 1939).
  • Émile Paturet (1856-1944) : né à Gannat, polytechnicien, inspecteur des finances, député de l'Allier (1910-1914) et conseiller général du canton d'Escurolles.
  • Christophe Rantian (1813-1885), maire de Gannat (1848-1849), député de l'Allier (1849-1851). La place de Gannat située devant l'entrée du château porte son nom.
  • Jean Roche : fondateur du « Festival des Cultures du Monde ».
  • Jean-Claude Sandrier (né à Gannat en 1945) : ancien maire de Bourges, député du Cher.
  • Pierre François Sauret de La Borie : général d'Empire.
  • Amable Villiet dit Villiet-Marcillat (1792-1863), poète né à Ébreuil et mort à Gannat, auteur de fables et de poésies lyriques. Il vécut à Gannat, où il était secrétaire de la sous-préfecture.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gannat sur Lion 1906
  2. Séries historiques pour l'unité urbaine de Gannat, Insee
  3. Séries historiques pour l'aire urbaine de Gannat, Insee
  4. Entretien avec le paléontologue Pierre-Olivier Antoine sur le site de Rhinopolis
  5. Jean-Baptiste Bouillet, Tablettes historiques de l'Auvergne,‎ 1841, p. 127-137. Avec une liste des 175 entités et la répartition des impositions entre elles.
  6. Jacques Legrand (dir.), Pétain, Bassillac, Chronique, coll. « Chronique de l'Histoire : 20e »,‎ 1997 (ISBN 2-84355-000-9), p. 82
  7. a et b Listes aux élections municipales de 2008 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  8. Résultats des élections municipales de 2008 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  9. Résultats des élections municipales de 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  10. Yann Bayssat, « Le grand chambardement », La Montagne, Vichy,‎ 25 mars 2014, p. 18.
  11. Résultats des élections européennes de 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  12. a et b Listes aux élections municipales de 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  13. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 3 juin 2014).
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  16. Évolution et structure de la population à Gannat en 2011, Insee (consulté le 13 septembre 2014).
  17. Évolution et structure de la population de l'Allier en 2011, Insee (consulté le 13 septembre 2014).
  18. Zone d'activités des Prés Liats sur le site de la communauté de communes du Bassin de Gannat
  19. « Notice no PA03000045 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. La Montagne, 22 avril 2011.
  21. Site de Rhinopolis.
  22. La Montagne, 13 avril 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Simon, Études et documents sur Gannat,‎ 1965. (« Nul ne s'y frotte sans gantelet. Commerçants et artisans du XVIIIe siècle. Création de l'Hôpital général. Origine de l'Orphelinat Saint-Joseph. Note sur le couvent des Capucins. Le procès de la Dime ».)
  • Louis Virlogeux, Si Gannat m'était conté ! : profils et silhouettes, Nonette, Créer,‎ 2005, 24 cm, 112 p. (ISBN 2-84819-048-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]