Lapalisse

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Lapalisse
L'église de Lapalisse vue depuis le parc du château.
L'église de Lapalisse vue depuis le parc du château.
Blason de Lapalisse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Lapalisse
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lapalisse
Maire
Mandat
Jacques de Chabannes
2014-2020
Code postal 03120
Code commune 03138
Démographie
Gentilé Lapalissois
Population
municipale
3 138 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 01″ N 3° 38′ 17″ E / 46.2502777778, 3.6380555555646° 15′ 01″ Nord 3° 38′ 17″ Est / 46.2502777778, 3.63805555556  
Altitude Min. 264 m – Max. 465 m
Superficie 33,01 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-lapalisse.fr/

Lapalisse est une commune française, située dans le département de l'Allier en région d'Auvergne.

La commune de Lapalisse est labellisée Village étape depuis 2006.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Lapalisse est située à l'est du département de l'Allier, à la limite entre la Sologne bourbonnaise et la Montagne bourbonnaise. Elle est limitrophe avec 6 communes :

Rose des vents Servilly Varennes-sur-Tèche Barrais-Bussolles Rose des vents
Périgny N
O    Lapalisse[1]    E
S
Billezois Saint-Prix

C'est d'ailleurs le centre de son unité urbaine (3 138 habitants en 2011[2]) et de son aire urbaine (3 138 habitants en 2011[3]) où la commune est seule.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Besbre dont le débit interannuel moyen est de 6 m3 par seconde à cet endroit de son cours.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Jusqu'en octobre 2006, la ville était traversée par la route nationale 7 reliant Moulins et Varennes-sur-Allier vers l'ouest puis le nord d'une part et vers Roanne et Lyon à l'est puis au sud d'autre part. La ville est contournée depuis cette date par un axe de type voie express à 2×2 voies et l'ancien axe est déclassé dans la voirie départementale (RD 707).

En 2010, un contournement ouest a été réalisé par le Conseil général de l'Allier (RD 480). Cette même route continue au nord vers Jaligny-sur-Besbre et Dompierre-sur-Besbre. Au sud de ce contournement, la RD 480 débouche sur un carrefour giratoire avec la RN 7, la RD 707 et la RD 907 menant à Magnet, Cusset et Vichy.

Vers l'est, les RD 990 et RD 990A desservent l'est du département (vers Montaiguët-en-Forez et Marcigny).

Les routes de desserte locale sont :

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache ne passe pas par la commune de Lapalisse, mais sur la commune limitrophe de Saint-Prix, où une gare SNCF est implantée. Elle a été fermée au service des voyageurs dans le but de diminuer la durée des relations ferroviaires entre les gares de Clermont-Ferrand et de Lyon-Perrache fin 2006. Pour compenser sa suppression, une ligne de bus a été créée à cet effet.[réf. nécessaire]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Fouilles archéologiques à Chez-Duret[modifier | modifier le code]

Le site de Chez-Duret, au sud-ouest de la commune, a fait l'objet en 1996 d'une fouille préventive dans le cadre de l'aménagement du contournement routier par la route nationale 7[4].

De la fin du Moyen Âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

La ville tout entière s'insurge contre la gabelle, impôt particulièrement mal-aimé, en 1736. Le 11 octobre, les gabelous sont attaqués, pourchassés, et contraints de s'enfuir par les toits. La municipalité n'intervient pas, bien au contraire. La Ferme veut un procès : tout le monde fait traîner l'enquête en longueur, et le procès n'a lieu qu'en 1740. Finalement, elle plaide la confusion entre soldats, contrebandiers, gabelous et gens de passage, qui se ressemblent tous, et les choses en restent là, l'intendant ne pouvant la faire condamner. Selon Jean Nicolas, cet épisode témoigne des solidarités qui pouvaient se manifester à l'intérieur d’une communauté[5].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Après le coup d'État du 2 décembre 1851, les habitants des cantons de Luneau, Le Donjon et Jaligny se soulèvent, et s'emparent de Lapalisse après quelques combats (un gendarme tué). Mais la nouvelle de la réussite du coup d'État entraîne la dispersion des insurgés. La répression est sévère : les trois cantons soulevés totalisent environ 350 arrestations[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jusqu'au 24 août 1941, Lapalisse fut chef-lieu d'arrondissement. L'État Français transféra alors le chef-lieu à Vichy.

Elle est, en outre, chef-lieu de canton.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 juillet 2007 (décès) Bernard Le Provost UMP  
28 septembre 2007 mars 2008 Louis Villecourt    
mars 2008 réélu mars 2014 Jacques de Chabannes[7] PRG Conseiller général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 138 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 409 1 665 1 890 2 061 2 245 2 286 2 401 2 670 2 696
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 665 2 801 2 821 2 771 2 746 2 900 2 952 2 904 2 941
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 847 2 971 2 913 2 732 2 958 3 158 3 234 3 260 3 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 349 3 528 3 605 3 553 3 603 3 332 3 217 3 175 3 138
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de Lapalisse avec le château de La Palice
  • Château de La Palice.
  • Musée de l'Art en Marche, consacré à l'art contemporain populaire, et à l'art brut.
  • Église Saint-Jean-Baptiste du XIXe siècle construite sur le modèle des églises romanes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques II de Chabannes de La Palice, né en 1470, tué en 1525 à la bataille de Pavie. Il fut maréchal de France. La chanson composée par ses soldats pour lui faire honneur après sa mort a donné naissance au terme de lapalissade. En effet l'expression « un quart d'heure avant sa mort il faisait encore envie » signifiant que le maréchal se battait avec vigueur a été traduite par « un quart d'heure avant sa mort il était encore en vie ».
  • Claude Montal (1800-1865), accordeur et facteur de pianos aveugle, né à Lapalisse le 28 juillet 1800. Il a écrit un traité sur l'accord et rationalisé le métier. Chevalier de la Légion d'honneur.
  • Émile Bourdon (1884-1974), organiste de la cathédrale de Monaco et compositeur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Malte-Brun, dans la France illustrée (1882), rapporte deux blasonnements différents pour les armes de la ville de Lapalisse, le second étant celui des armes en vigueur :

Blason ville fr Lapalisse2 (Allier).svg « De sinople, au sautoir d'or. »
Blason ville fr La Palisse (03).svg « De gueules, à cinq pals rétrécis d'argent. »
(Les « pals rétrécis » sont en fait des vergettes, mais le blasonnement veut souligner l'aspect « armes parlantes ».)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lapalisse sur Lion 1906
  2. Population de l'unité urbaine de Lapalisse, Insee
  3. Population de l'aire urbaine de Lapalisse, Insee
  4. Sophie Liégard, Alain Urgal, Alain Fourvel et Denis Liégard, « Étude d'un lot de mobilier du Néolithique moyen II d'affinité nord-orientale découvert à Lapalisse (Allier) », Revue archéologique du Centre de la France, t. 39,‎ 2000, p. 31-42 (lire en ligne)
  5. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris, Gallimard, coll. « Folio »,‎ 2008 (ISBN 978-2-07-035971-4), p. 163-164
  6. Agnès Roche, « Un terreau favorable », Études rurales, no 171-172,‎ 3/2004, p. 109-110
  7. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 5 juin 2014).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011