Charolais (pays)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charolais.
Charolais
Image illustrative de l'article Charolais (pays)
Paysage du Charolais

Pays France
Subdivision administrative Bourgogne
Subdivision administrative Saône-et-Loire
Ville(s) principale(s) Charolles
Production(s) Elevage bovin
Pays (div. territoriale) Pays Charolais Brionnais
Troupeau de vaches de race Charolaise
Taureau de race Charolaise

Le Charolais est un pays traditionnel de France, situé autour de la ville de Charolles, dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne. C'était à l'origine une région historique qui faisait partie du duché de Bourgogne. Le Charolais a donné son nom à un territoire LOADDT plus vaste, le Pays Charolais Brionnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le Charolais est situé à l'ouest du département de la Saône-et-Loire. Il est entouré par les régions naturelles suivantes :

Histoire[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason du Charolais

Les comtes du Charolais portaient : de gueules, au lion à la tête contournée, d'or, armé et lampassé d'azur. Bien que « lion regardant » désigne également un lion rampant regardant à sénestre, l'emploi de « lion à la tête contournée » serait préférable. Sous l'ancien régime, le Charolais représentait l'un des quatre comtés dépendant du duché de Bourgogne, aujourd'hui compris dans le département de Saône-et-Loire. Ses villes principales sont Charolles (la capitale), Paray-le-Monial, Toulon-sur-Arroux.

De même, jusqu'en 1761, il existait pour le comté du Charolais un bailliage seigneurial (sous l'autorité du comte) et un bailliage royal (sous l'autorité du Roi).

Les états particuliers du comté de Charolais ont participé à l'administration du Charolais de 1578 à 1761, date de leur rattachement aux États généraux de Bourgogne.

Le Comté de Charolais[modifier | modifier le code]

À l'origine le Charolais consistait en une simple châtellenie : Jean, comte de Chalon, qui le possédait en 1237, le céda à Hugues IV, duc de Bourgogne. Il passa ensuite à Jean de Bourgogne, second fils du duc, puis à Béatrix, qui en 1272 épousa Robert de France, fils de Saint Louis. Le Charolais fut alors érigé en comté, divisé en quatre baronnies, Mont-Saint-Vincent, Lugny, Digoine et Joncy, puis en cinq châtellenies, Artus, le Sauvement, Sanvigne, Mont-Saint-Vincent, Dondin et Charolles. En 1327, le Charolais passa par mariage dans la maison d'Armagnac.

En 1390, celle-ci le vendit à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne : le Charolais intègre alors l'État bourguignon. Pendant cette période, le titre de Comte de Charolais fut systématiquement donné à l'héritier du Duc de Bourgogne (à la manière du titre de "Dauphin de France" ou de "Prince de Galles"). Par exemple, Charles le Téméraire, du vivant de son père Philippe le Bon, porta le titre de comte de Charolais.

Après sa mort, Marie de Bourgogne, par son mariage avec Maximilien d'Autriche, et son fils Philippe le Beau avec Jeanne Ire de Castille, fille de Ferdinand et Isabelle, a été incorporé dans les territoires des rois d'Espagne de la maison Habsbourg. La conservation de cette enclave, comme la Franche-Comté, était vital pour la monarchie espagnole pour son emplacement à mi-chemin entre Milan et de la Flandre, bien que troublée par être sur le territoire français

Le Charolais fut réuni au domaine de la couronne par Louis XI, en 1477, mais il fut rendu par Charles VIII à Philippe le Beau, archiduc d'Autriche. Son histoire est ensuite commune à celle de la Franche-Comté : il fut souvent disputé entre la France et l'Espagne. Le traité des Pyrénées l'avait cédé à l'Espagne en 1659, mais le Grand Condé le fit saisir et se le fit adjuger par arrêt du Parlement de Paris. Il devint au XVIIIe siècle l'apanage de Charles de Bourbon-Charolais, comte de Charolais, prince qui n'est connu que par ses débauches et sa cruauté. Le Charolais fut réuni de nouveau à la couronne en 1761, à la mort de ce prince.

Le bailliage de Charolles[modifier | modifier le code]

Le bailliage royal fut créé par Louis XI en 1477, à côté du bailliage comtal ; ses prérogatives furent réaffirmées en 1572, 1611 et 1618, période ou le comte était le roi d’Espagne. De 1699 à 1765, lorsque les comtes étaient les princes de Condé, le bailliage royal avait perdu la majorité de ses fonctions, au profit du bailliage seigneurial ; seuls les titres de Lieutenant-général et de Procureur du Roi sont pourvus, du fait de leur entrée de droit aux États. En 1765, Louis XV unit les bailliages seigneuriaux de Charolles et du Mont-Saint-Vincent au bailliage royal de Charolles. Dès lors, et ce jusqu'à la révolution, le bailliage fut composé :

  • D’un grand bailli d’épée
  • D’un lieutenant général civil et criminel
  • D’un lieutenant particulier civil, assesseur criminel
  • De quatre conseillers
  • D’un procureur du roi
  • D’un avocat du roi
  • D’un greffier
  • D’un receveur des consignations
  • D’un commissaire au saisie réelles
  • De douze procureurs
  • De deux huissiers audienciers
  • Et quatre huissiers

Le bailliage de Charolles était, à la veille de la révolution, le sixième principal bailliage du Parlement de Bourgogne.

Les États du Charolais[modifier | modifier le code]

Le Charolais fut doté d’états particuliers dès la fin du XIVe siècle jusqu'en 1751, date de sa réunion aux États généraux de Bourgogne. Charolles devient alors la quatorzième ville de la grande roue des États généraux.

Créés en 1390 par Philippe le Hardi, c’est en 1613 que les États du Charolais se sont fixés définitivement à Charolles. Ils sont formés par la réunion de 3 Chambres:

Les États se réunissaient annuellement sous la présidence du Bailli d'épée, ou à défaut, du Lieutenant-général. Ils s'intéressaient à toutes les problématiques du comté, administratives, judiciaires et économiques, mais leur principale tâche résidait dans la répartition des charges fiscales entre les habitants du comté, subdivisé en cinq départements, appelées Bâtis.

Chaque chambre désigne pour trois ans un Élu, l'élu du Tiers faisant office de syndic des États.

Les subdivisions du Charolais[modifier | modifier le code]

Selon Courtépée, le bailliage de Charolles avait dans son ressort 2 villes, 4 bourgs, 70 paroisses, 5 prieurés, 4 prévotés, 6 châtellenies, 32 seigneuries et 196 fiefs.

La Maréchaussée[modifier | modifier le code]

Composée d'un Prévôt, d'un Lieutenant, d'un Assesseur, d'un Procureur du Roi, d'un Greffier, d'un Brigadier, de deux Sous-brigadiers et de douze Cavaliers. Un détachement existe à Toulon-sur-Arroux.

La Gruerie[modifier | modifier le code]

La Subdélégation[modifier | modifier le code]

La Recette[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Orthographe[modifier | modifier le code]

Charolais ou Charollais ? Vaste problème loin d’être résolu, bien qu’il existe quelques certitudes :

  • les poules et les moutons sont dits Charollais, tout comme les habitants de Charolles ;
  • les bovins et fromages sont dits Charolais (contrairement à ce qu’écrit Joanny Furtin dans son monologue).

L’utilisation d’un ou de deux l restant un mystère pour tous, les deux orthographes sont communément acceptées. La nuance est très simple Charolais appartient au pays charolais (région géographique) Charollais appartient à la ville de Charolles. C’est pour ça que parfois le bœuf charolais devient charollais s’il est élevé sur la commune de Charolles et qu'un Charolais né à Charolles est un Charollais, c'est un Charolais s'il est né à Paray le Monial.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frère Maxime, Le Charollais et le Brionnais, Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France », 1993 (ISBN 2877609944) (réédition d'un ouvrage datant de 1904, sur l'histoire du pays)

D'Éginhart, Thégan, Nithard. Annales Carolingiennes. Collection les mémoires de France par François Guizot Paris 1824._ Etudes Franques par Godefroid Kurth 1919._ Histoire des Francs par saint Grégoire Évêque de Tours précédé de sa vie écrite par Odon Abbé de Cluni traduit par Bordier en 1859.

Liens externes[modifier | modifier le code]