Marie Christine de Noailles

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Marie Christine de Noailles et sa fille Marie Adélaïde

Marie Christine de Noailles, duchesse de Gramont, dite la maréchale de Gramont, née le et morte le , se fit connaître par ses actions philanthropiques et charitables. Elle a donné son nom à l'une des principales artères de Vichy.

Famille[modifier | modifier le code]

Elle appartenait par sa naissance et son mariage aux plus grandes familles de l'aristocratie française. Petite-fille d'Anne de Noailles, premier duc de Noailles et pair de France, fille aînée d'Anne Jules de Noailles, deuxième duc de Noailles et maréchal de France, et de Marie Françoise de Bournonville – elle-même fille d'Ambroise François, duc de Bournonville –, belle-sœur du cardinal de Noailles, archevêque de Paris, elle épousa à Versailles dans la nuit du 12 au 13 mars 1687 Antoine de Gramont (1671-1725), comte puis duc de Guiche, puis duc de Gramont, maréchal de France en 1724. Sa fille Catherine Charlotte épousa en secondes noces Jacques Louis de Rouvroy de Saint-Simon, fils aîné du duc de Saint-Simon, le mémorialiste[1]. Le couple donna également naissance à Louis (1689-1745), futur duc de Gramont et à Marie Adélaïde (1700-1740)[2].

Elle bénéficia de la protection de Madame de Maintenon, dont son frère Adrien Maurice avait épousé la nièce et future héritière, la comtesse d’Ayen[3]. Sa sœur Marie Victoire Sophie épousa en secondes noces le comte de Toulouse, fils légitimé de Louis XIV.

Œuvres charitables[modifier | modifier le code]

Elle organisa des quêtes à la cour en faveur des déshérités. Elle s'intéressa en particulier à l'hospice de Vichy, dont elle fut la bienfaitrice. La ville de Vichy a donné son nom en 1937 à l'avenue de Gramont, qui part de la place de la Gare en direction de Cusset et qui constitue la sortie nord-est de la ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le mariage eut lieu dans l'hôtel que la maréchale de Gramont, devenue veuve, venait d'acheter en 1726 rue du Bac, à Paris (aujourd'hui au n° 97).
  2. Marie Christine de Noailles sur l’Arbre en Ligne
  3. Olivier Ribeton, Un musée Gramont à Bayonne, Bayonne, coll. « Publication de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne »,‎ 1986

Source[modifier | modifier le code]

Jean Débordes, Vichy au fil de ses rues, Thionne, Éditions du Signe,‎ 1996, p. 112

Liens internes[modifier | modifier le code]