Thami El Glaoui

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Thami El Glaoui

alt=Description de l'image Thami El Glaoui.jpg.
Nom de naissance Thami El Mezouari El Glaoui
Naissance 1879
Télouet, Haut Atlas
Empire chérifien
Décès 23 janvier 1956
Télouet
Pays de résidence Maroc
Activité principale
Famille
Mehdi El Glaoui (petit-fils)

Thami El Mezouari El Glaoui, en tachelhit (berbère) Thami El Mezouari Aglaou (né en 1879, mort le 13 janvier 1956[1]), surnommé « le seigneur de l’Atlas », est l'un des plus célèbres pachas marocains.

Il est aussi le grand-père paternel de l'acteur et réalisateur français Mehdi El Glaoui.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thami El Glaoui est le fils de Si Mohamed Ben Hammou, de la tribu des Glaoua, et de Zora, une éthiopienne. Les Glaoua étaient une importante tribu de la région du Haut Atlas de Marrakech appartenant à l’aire linguistique de la tachelhit.

En 1912, Thami est nommé pacha de Marrakech par un dahir du sultan Moulay Youssef [2] et participe à la pacification du Maroc pour le compte du protectorat français.

A la mort de Madani[3], son frère aîné, en 1918, il est récompensé par Lyautey qui le nomme seul héritier de l’empire Glaoui.

Dans les années 1930 et 1940, il est au summum de sa gloire et reçoit les grands de ce monde. Winston Churchill lui rendra plusieurs fois visite et deviendra un proche[4].

En décembre 1950, il demande au sultan Mohammed V de ne plus suivre le Parti de l'Istiqlal favorable à l'indépendance du Maroc. El Glaoui se montre insolent à l'égard du sultan lors d'une audience et il est interdit au Palais royal.

En février 1953, El Glaoui réunit 23 pachas et 323 caïds, et fait signer une pétition exigeant le départ du sultan ; seuls 6 caïds et 4 pachas refusent.

Le 20 août 1953, Mohammed V, ainsi que le prince héritier Moulay Hassan (futur Hassan II), sont arrêtés puis envoyés en exil en Corse puis à Madagascar.

À leur retour d'exil, en 1955, El Glaoui se soumet et meurt peu de temps après à Télouet des suites d'un cancer.

Famille[modifier | modifier le code]

Thami El Glaoui a eu onze enfants (huit fils et trois filles). Il a eu deux épouses, Lalla Zineb, mère de ses fils Hassan et Abdessadeq; et Lalla Fadna, mère de sa fille Khaddouj et de son fils Mehdi, lieutenant au 3e régiment de spahis marocains du Corps expéditionnaire français en Italie du maréchal Juin, mortellement blessé en mai 1944 dans son char dans le village de Ceccano. Thami a eu aussi trois concubines, Lalla Kamar (quatre fils Brahim, Abdellah, Ahmed and Madani), Lalla Nadida (un fils Mohammed et une fille Fattouma) et Lalla Zoubida (une fille Saadia). Les deux premières concubines sont des musiciennes turques ayant intégré son harem[5]. Abdessadek El Glaoui a été président de la Cour des Comptes pendant le règne de Hassan II. Son frère Hassan El Glaoui est aujourd'hui un des artistes peintres préférés de Mohammed VI. Un autre fils, Si Brahim el Glaoui, qu'il a eu avec sa concubine turque Lalla Kamar Torkia, a épousé l'actrice Cécile Aubry. Ils ont eu un fils, l'acteur Mehdi.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Grand-Croix de la Légion d'honneur (1925)
  • Grand-Officier de la Légion d'honneur (1919)
  • Commandeur de la Légion d'honneur (1913)
  • Officier de la Légion d'honneur (1912)
  • Chevalier de la Légion d'honneur (1912)
  • Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes (16 décembre 1916 après la campagne dans les Sektana et 18 juin 1917 à Tiznit)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jérôme et Jean Tharaud, Marrakech ou les Seigneurs de l'Atlas, Plon, Paris, 1920 (1re édition), 284 p. (notice BnF no FRBNF35870616x)
  • (en) Gavin Maxwell, Lords of the Atlas : The Rise and Fall of the House of Glaoua, 1893-1956 :
    • Première édition : Longmans, Greens & Co., Londres, 1966, 318 p.,
    • Dernière édition, au format de poche : Eland, Londres, 2004, 316 p., (ISBN 978-0-907871-14-9)[6]
  • Abdessadeq El Glaoui, Le Ralliement : le Glaoui, mon père : récit et témoignage, Marsam, Rabat, 2004 (2e édition), 391 p. (ISBN 9789981149793)[1]
  • Gilles Perrault, Notre ami le roi, Folio Actuel, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche « Le ralliement : le Glaoui, mon père : récit et témoignage », sur Google Livres.
  2. Georges Spillmann, Du protectorat à l'indépendance : Maroc, 1912-1955, Plon, 1967, p.175
  3. Dossier : LH/2516/19
  4. Peyron, « Glaoui/Glaoua », in Encyclopédie berbère, 21
  5. Abdessadeq El Glaoui, Le Ralliement : le Glaoui, mon père : récit et témoignage, Marsam, Rabat, 2004, p.384
  6. Fiche « Lords of the Atlas : The Rise and Fall of the House of Glaoua 1893-1956 », sur Google Livres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]