Arfeuilles
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| Arfeuilles | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Auvergne |
| Département | Allier |
| Arrondissement | Vichy |
| Canton | Lapalisse |
| Code commune | 03006 |
| Code postal | 03120 |
| Maire Mandat en cours |
Jacques Terracol 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Montagne Bourbonnaise |
| Démographie | |
| Population | 680 hab. (2009) |
| Densité | 11 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 335 m — maxi. 795 m |
| Superficie | 59,56 km2 |
Arfeuilles est une commune française, située dans le département de l'Allier et la région Auvergne.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Considérée comme l'un des derniers contreforts des Monts de la Madeleine, Arfeuilles,département de l'Allier (canton de Lapalisse), est une petite commune de moyenne montagne qui s'étend sur une vaste étendue de près de 60 km2, à peu-près à égale distance entre les villes de Roanne et de Vichy. Le bourg situé à une altitude de 424 m est entouré d'un réseau de collines culminant à 795 m,formant la « montagne bourbonnaise». Au sud elle est bordée par la côte Roannaise du coté est et du coté ouest par les Monts du Forez. Vers le nord l'altitude s'abaisse en direction des plaines vers Lapalisse. Au sud, sur la commune de Saint Nicolas les Biefs vers 1000 mètres d'altitude prend naissance un ruisseau, le Barbenan, qui deviendra une dizaine de kilomètres plus loin, avec l'apport d'affluents des collines voisines, la rivière qui traverse le bourg d'Arfeuilles. Le Barbenan rejoint ensuite la Besbre, un affluent de la Loire, à Ebreuil une proche commune.
[modifier] Histoire
[modifier] Du Moyen Âge à la Révolution française
À l'époque féodale Arfeuilles n'était qu'une petite bourgade où quelques religieux du prieuré de Châtel-Montagne avaient édifié l'ancienne église d'Arfeuilles (démolie au XIXe siècle et remplacée par l'église actuelle). Les habitants vivaient sous la protection d'un sire d'Arfeuilles, Hugues d'Arfoglia, vassal du comte de Forez. Vers 1310 suite à un conflit local (avec le seigneur de Montmorillon ?) le fief tomba dans les mains du vainqueur, la famille seigneuriale de Châtel-Montagne. Arfeuilles intégrait la province du Bourbonnais en dépendant de la châtellerie de Vichy comme Montmorillon et Châtel-Montagne [1] [2]. Les guerres de religion aboutirent vers 1600 à la destruction de l'ancien château-fort et de la maison seigneuriale édifiée à coté de l'église.
Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par une nette augmentation de la population d'Arfeuilles et le développement commercial du bourg. Dans les villages, l'industrie du chanvre procure un apport important aux métairies qui disposent généralement d'une chenevière. Elle est aussi source de travail pour les peigneurs de chanvre, sergiers, filetiers et tisserands.
[modifier] L'organisation rurale aux XVIIe et XVIIIe siècles
Dans les sociétés rurales anciennes, pour faire face aux difficultés et dangers de tous ordres, des familles, vivant en commun sous un même toit, se regroupaient en communautés. Elles exploitaient en indivision un patrimoine transmis de génération en génération. Ce mode d'exploitation familiale et collective était fréquent dans la Montagne Bourbonnaise jusqu'au XIXe siècle où il a ensuite disparu avec l'application du code civil napoléonien qui ne reconnaissait pas ce type d'association.
La communauté était structurée autour d'un chef de communauté, dit "le Maître", qui gérait les intérêts communs et exerçait une véritable autorité morale sur le groupe. Les membres de la communauté appelés « parsonniers » avaient chacun une part du patrimoine commun[3].En général la communauté a donné son nom au village ou au lieu dit où elle est installée. Dans la région d'Arfeuilles plusieurs communautés ont été identifiées à partir des actes d'état civil disponibles, bien qu'il n'existe pas de contrat écrit d'association.
| Nom du village | Nom de la communauté | Chef de communauté ou Maître |
|---|---|---|
| Verger | Duvergier | Georges Duvergier (~1673, 1730) |
| Géranton | Géranton | Louis Cote (~1655, 1735) |
| Morel | Morel | Claude Morel (~1600, ?) |
| Vignaud | Vignaud | Anthoine Despalles (1622, ?) |
[modifier] La période révolutionnaire
Pendant la Révolution française, avec la nouvelle organisation territoriale mise en place par l'assemblée Constituante de 1789, le territoire d'Arfeuilles s'est trouvé rattaché au département de l'Allier et à son district de Cusset.
Les premières mesures politiques et sociales prises par la Constituante n'ont pas créé pas créé d'agitation particulière à Arfeuilles, la population étant préoccupée par les mauvaises récoltes et la disette. Il n'en fut pas de même avec la constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790. La nomination et l'installation des prêtres constitutionnels, les jureurs, la confiscation des biens de la paroisse échauffèrent les esprits et déclenchèrent une véritable guerre de clocher. Arfeuilles où sévissait le conventionnel Montagnard Jacques Forestier, président de l'Assemblée cantonale d'Arfeuilles, ne fut pas épargnée par la Terreur.
La commune fut chef-lieu d'un canton au début de la Révolution.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1977 | mars 2008 | Jacques Bardet | ||
| mars 2008 | Jacques Terracol[5] | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
Jusqu'au XIXe siècle, la commune d'Arfeuilles a été une commune prospère avec l'agriculture comme activité principale. Des ateliers de carderie de laine, de filature, de fabriques de serge et de draps étaient installés au voisinage du bourg. Le long de la rivière Barbenan plus de 14 moulins à grain, pressoirs à huile et scieries ont été recensés sur le cadastre de 1829.
Avec un terrain accidenté et des exploitations rurales morcelées et dispersées, l'agriculture était mal adaptée à la mécanisation agricole et les terres ont fait place peu à peu à une reforestation. Avec une gare à plus de sept kilomètres du bourg, à l'écart de l'axe routier de la route « nationale 7 », Arfeuilles n'a pas profité des désenclavements routiers et ferroviaires du XIXe siècle avec pour conséquences un déclin progressif de l'activité et de l'évolution démographique. Actuellement un second souffle est apporté à la région par le développement du tourisme vert.
| 1793 | 1806 | 1846 | 1866 | 1886 | 1906 | 1926 | 1946 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2850 | 2882 | 3422 | 3148 | 3370 | 3176 | 2361 | 1917 |
[modifier] Personnalités liées à la commune
Anna Galore a écrit "Les trois perles de Domérat" et "Le miroir noir", deux thrillers basés sur la sorcellerie dont l'un des personnages principaux s'appelle Gabrielle Arfeuille, en allusion à la présence à Arfeuilles au XIXe siècle d'une sorcière nommée Gabrielle Pagnat.
[modifier] Notes et références
- Lucienne Vallery, Histoire d'Arfeuilles en Bourbonnais, Saint Etienne : éditions Dumas, 1963, N° d'ordre 18.173
- Aubert de la Faige, Roger de la Boutresse, Les fiefs du Bourbonnais: Lapalisse, Paris, : E.plon, Nourrit et Cie, 1896, p 53 et suiv. , pour lire en ligne : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k503882t/f1.image.r=fiefs+bourbonnais+Lapalisse.langFR
- Les communautés taisibles: http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_taisible#Origines
- Archives départementales de l'Allier; état civil; http://archives.allier.fr/
- Conseil général de l'Allier fichier au format PDF consulté le 12 juillet 2008
- Tableau de recensement Arfeuilles: http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html
- Résultats du recensement de la population - Arfeuilles sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.