Arfeuilles

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Arfeuilles
La rivière Barbenan à Arfeuilles
La rivière Barbenan à Arfeuilles
Blason de Arfeuilles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Lapalisse
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne Bourbonnaise
Maire
Mandat
Jacques Terracol
2014-2020
Code postal 03120
Code commune 03006
Démographie
Population
municipale
671 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 25″ N 3° 43′ 42″ E / 46.1569444444, 3.7283333333346° 09′ 25″ Nord 3° 43′ 42″ Est / 46.1569444444, 3.72833333333  
Altitude Min. 335 m – Max. 795 m
Superficie 59,56 km2
Localisation

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Arfeuilles est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur l'un des derniers contreforts des monts de la Madeleine, Arfeuilles (canton de Lapalisse) est une petite commune de moyenne montagne qui s'étend sur une vaste étendue de près de 60 km2, à peu près à égale distance entre les villes de Roanne et de Vichy.

Le bourg, situé à une altitude de 424 m, est entouré d'un réseau de collines culminant à 795 m, appartenant à la « Montagne bourbonnaise ». Au sud, elle est bordée par la Côte roannaise du côté est et du côté ouest par les Monts du Forez. Vers le nord, l'altitude s'abaisse en direction des plaines vers Lapalisse.

Au sud, sur la commune limitrophe de Saint-Nicolas-des-Biefs, à un peu plus de 1 000 mètres d'altitude, prend naissance un ruisseau, le Barbenan, qui deviendra une dizaine de kilomètres plus loin, avec l'apport d'affluents des collines voisines, la rivière qui traverse le bourg d'Arfeuilles. Le Barbenan rejoint ensuite la Besbre, un affluent de la Loire, au Breuil, une commune limitrophe.

Communes limitrophes d’Arfeuilles
Le Breuil Châtelus La Pacaudière
Isserpent Arfeuilles Saint-Bonnet-des-Quarts
Châtel-Montagne Saint-Nicolas-des-Biefs Ambierle

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

À l'époque féodale, Arfeuilles n'était qu'une petite bourgade où quelques religieux du prieuré de Châtel-Montagne avaient édifié l'ancienne église d'Arfeuilles (démolie au XIXe siècle et remplacée par l'église actuelle). Les habitants vivaient sous la protection d'un sire d'Arfeuilles, Hugues d'Arfoglia, vassal du comte de Forez. Vers 1310, à la suite d'un conflit local (avec le seigneur de Montmorillon ?) le fief tomba dans les mains du vainqueur, la famille seigneuriale de Châtel-Montagne. Arfeuilles intégrait la province du Bourbonnais en dépendant de la châtellerie de Vichy comme Montmorillon et Châtel-Montagne[1],[2]. Les guerres de religion aboutirent vers 1600 à la destruction de l'ancien château fort et de la maison seigneuriale édifiée à côté de l'église.

Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par une nette augmentation de la population d'Arfeuilles et le développement commercial du bourg. Dans les villages, l'industrie du chanvre procure un apport important aux métairies qui disposent généralement d'une chènevière. Elle est aussi source de travail pour les peigneurs de chanvre, sergiers, filetiers et tisserands.

L'organisation rurale aux XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Dans les sociétés rurales anciennes, pour faire face aux difficultés et dangers de tous ordres, des familles, vivant en commun sous un même toit, se regroupaient en communautés. Elles exploitaient en indivision un patrimoine transmis de génération en génération. Ce mode d'exploitation familiale et collective était fréquent dans la Montagne Bourbonnaise jusqu'au XIXe siècle où il a ensuite disparu avec l'application du Code civil napoléonien qui ne reconnaissait pas ce type d'association. La communauté était structurée autour d'un chef de communauté, dit « le Maître », qui gérait les intérêts communs et exerçait une véritable autorité morale sur le groupe. Les membres de la communauté appelés « parsonniers » avaient chacun une part du patrimoine commun[3]. En général, la communauté a donné son nom au village ou au lieu-dit où elle était installée.

Dans la région d'Arfeuilles, plusieurs communautés ont été identifiées à partir des actes d'état civil disponibles, bien qu'il n'existe pas de contrat écrit d'association.

Arfeuilles : communautés rurales[4]
Nom du village Nom de la communauté Chef de communauté ou maître
Verger Duvergier Georges Duvergier (~1673, 1730)
Géranton Géranton Louis Cote (~1655, 1735)
Morel Morel Claude Morel (~1600, ?)
Vignaud Vignaud Anthoine Despalles (1622, ?)

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, avec la nouvelle organisation territoriale mise en place par l'Assemblée constituante de 1789, le territoire d'Arfeuilles s'est trouvé rattaché au département de l'Allier et à son district de Cusset.

Les premières mesures politiques et sociales prises par la Constituante n'ont pas créé d'agitation particulière à Arfeuilles, la population étant préoccupée par les mauvaises récoltes et la disette. Il n'en fut pas de même avec la constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790. La nomination et l'installation des prêtres constitutionnels, les jureurs, la confiscation des biens de la paroisse échauffèrent les esprits et déclenchèrent une véritable guerre de clocher. Arfeuilles, où sévissait le conventionnel « montagnard » Jacques Forestier, président de l'assemblée cantonale d'Arfeuilles, ne fut pas épargnée par la Terreur.

La commune fut chef-lieu d'un canton au début de la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire a été réélu aux élections municipales de 2014, avec 4 adjoints[5].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2008 Jacques Bardet    
mars 2008 réélu mars 2014 Jacques Terracol[6]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 671 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 850 3 015 2 882 3 165 3 370 2 943 3 259 3 422 3 335
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 063 3 135 3 148 3 296 3 375 3 572 3 370 3 238 3 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 261 3 176 2 913 2 473 2 361 2 246 2 123 1 917 1 683
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 458 1 288 1 004 881 843 710 691 685 671
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges à Arfeuilles en 2011 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
0,9 
12,8 
75 à 89 ans
15 
23 
60 à 74 ans
22,1 
26,7 
45 à 59 ans
21,2 
14,8 
30 à 44 ans
13,7 
10,2 
15 à 29 ans
9,3 
11,9 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de l'Allier en 2011 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,8 
9,5 
75 à 89 ans
14,1 
17,6 
60 à 74 ans
18 
21,9 
45 à 59 ans
20,8 
18,2 
30 à 44 ans
17 
15,3 
15 à 29 ans
13,4 
16,7 
0 à 14 ans
14,9 

Jusqu'au XIXe siècle, la commune d'Arfeuilles a été une commune prospère avec l'agriculture comme activité principale. Des ateliers de carderie de laine, de filature, de fabriques de serge et de draps étaient installés au voisinage du bourg. Le long de la rivière Barbenan plus de 14 moulins à grain, pressoirs à huile et scieries ont été recensés sur le cadastre de 1829.

Avec un terrain accidenté et des exploitations rurales morcelées et dispersées, l'agriculture était mal adaptée à la mécanisation agricole et les terres ont fait place peu à peu à une reforestation. Avec une gare à plus de sept kilomètres du bourg, à l'écart de l'axe routier de la route « nationale 7 », Arfeuilles n'a pas profité des désenclavements routiers et ferroviaires du XIXe siècle, avec pour conséquences un déclin progressif de l'activité et de l'évolution démographique. Actuellement, un second souffle est apporté à la région par le développement du tourisme vert.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Germain, de style néo-gothique, qui a remplacé l'ancienne église. Elle a été construite entre 1854 et 1870. Elle conserve un bénitier du XIIe siècle.
  • Cascade de la Pisserotte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lucienne Vallery, Histoire d'Arfeuilles en Bourbonnais, Saint-Étienne, éditions Dumas, 1963.
  2. Aubert de la Faige, Roger de la Boutresse, Les fiefs du Bourbonnais: Lapalisse, Paris, : E.plon, Nourrit et Cie, 1896, p 53 et suiv. , pour lire en ligne : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k503882t/f1.image.r=fiefs+bourbonnais+Lapalisse.langFR
  3. Les communautés taisibles
  4. Archives départementales de l'Allier; état civil; http://archives.allier.fr/
  5. « Jacques Terracol, réélu maire », La Montagne, Vichy,‎ 7 avril 2014, p. 15.
  6. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 5 juin 2014).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Évolution et structure de la population d'Arfeuilles en 2011, Insee
  10. Évolution et structure de la population de l'Allier en 2011, Insee

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucienne Vallery, Histoire d'Arfeuilles en Bourbonnais, Saint-Étienne, éditions Dumas, 1963.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]