Saint-Yorre
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Saint-Yorre | ||
Rue Gambetta |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Allier | |
| Arrondissement | Vichy | |
| Canton | Cusset-Sud | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier | |
| Maire Mandat |
Roger Levillain 2008 – 2014 |
|
| Code postal | 03270 | |
| Code commune | 03264 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Yorrais, Saint-Yorraises[1] | |
| Population municipale |
2 757 hab. (2010) | |
| Densité | 434 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 258 m — Max. 325 m | |
| Superficie | 6,35 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-saint-yorre.fr/ | |
| modifier |
||
Saint-Yorre (St Tiourre en occitan local) est une commune française, située dans le département de l'Allier et la région Auvergne.
Saint-Yorre fait partie de l’aire urbaine de Vichy. Ses habitants sont appelés les Saint-Yorrais, Saint-Yorraises[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Située sur l’Allier à une altitude de 258 mètres, à 8 km au sud de Vichy et à 27 km au nord de Thiers.
Proximité de la commune [modifier]
Saint-Yorre est limitrophe avec six communes dont quatre dans l’Allier : Abrest, Busset, Mariol, Hauterive et deux dans le département du Puy-de-Dôme : Saint-Priest-Bramefant et Saint-Sylvestre-Pragoulin.
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières [modifier]
Saint-Yorre est accessible par les routes départementales :
- Route départementale 906 (PR 5 à 7) (anciennement et historiquement la route nationale no 106 de Nîmes à Saint-Gérand-le-Puy) ;
- Route départementale 121 (PR 0 à 1) (direction Busset), elle est le prolongement de la route départementale 434 à Saint-Sylvestre-Pragoulin (Les Sources) ;
- Route départementale 271.
Le contournement sud-ouest débouchera au sud de la commune sur la départementale 906 : les travaux ont démarré fin 2011 pour une mise en service prévue fin 2013 ou courant 2014. Un nouveau pont doit être construit au sud après soumission à une déclaration d’utilité publique dans le cadre de la loi sur l’eau[3].
La commune gère 19 842 mètres de voies communales[4].
D’un intérêt local, le centre-ville de Saint-Yorre a été rénové[Note 1].
Transports en commun [modifier]
Saint-Yorre est desservie par les cars TER de la ligne Vichy - Thiers - Pont de Dore - Ambert - Arlanc (6 aller/retour quotidiens). Circule également les dimanches et jours fériés (3 aller/retour).
La ligne 55 (Vichy ↔ Châteldon) du réseau Transdôme dessert Saint-Yorre. (1 aller/retour par jour (2 en période scolaire))
La commune est également desservie par le transport à la demande Mobival (4 aller/retour), sur réservation téléphonique.
Transport ferroviaire [modifier]
Saint-Yorre n’est pas desservie par le train, cependant une gare est implantée dans le centre-ville sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac. La gare la plus proche est celle de Vichy à 8 km.
Dans le cadre du schéma de cohérence territoriale de la communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier, un projet de tram-train est à envisager sur la ligne abandonnée au trafic voyageur Vichy - Puy-Guillaume.
Histoire [modifier]
Saint-Yorre n'était à l'origine que le lieu où se situaient une chapelle isolée et un moulin ; puis un prieuré fut mentionné au VIIIe siècle. La célèbre station thermale fut lancée au XIXe siècle par le père de l'écrivain Valery Larbaud.
Saint-Yorre, célèbre pour son eau minérale, ne s'est pas toujours appelé ainsi. Au Moyen Âge, les gens de l'époque prononçaient Saint-Thierry, Saint-Tiure, Saint-Thiaure, Saint-Yorre voire Saint-Georges.
La paroisse de Saint-Yorre semble être née d'un moulin au lieu-dit « Villa Moulin », à l'époque romaine. L'existence d'un important moulin dans cette région de Limagne n'est pas surprenante, en raison de la fertilité de la vallée, qui devait produire du blé.
À la Villa Moulin fut d'abord érigée une chapelle près de la source Guerrier. C'est là qu'ensuite fut construit un prieuré de bénédictins dépendant de l'abbaye de Cusset. Il sera entièrement détruit par une crue de l'Allier en 1739.
Avant la Révolution, la paroisse de Saint-Yorre dépendait du puissant seigneur de Busset et était rattachée à la châtellenie de Vichy et à la province du Bourbonnais.
Saint-Yorre releva du canton de Busset de 1793 à 1801. En 1793, Saint-Yorre comptait 233 habitants, alors que Busset en comptait 1 442 et l'ensemble du canton de Busset 4 675. À ce canton, en plus de Saint-Yorre, étaient rattachées les communes suivantes : Mariol, Arronnes, La Chapelle et Molles.
La population de Saint-Yorre, composée essentiellement d'agriculteurs, éleveurs, vignerons et laboureurs, restera assez stable pendant plusieurs siècles, entre 200 et 350 habitants.
Ce n'est qu'à partir de 1880, avec l'industrialisation des sources d'eau minérale et l'arrivée du chemin de fer que la population de Saint-Yorre augmente sensiblement (1886 : 734 hab., 1901 : 980 hab., 1926 : 1 657 hab., aujourd'hui : 2 897 habitants).
C'est en effet en 1853 que Nicolas Larbaud, propriétaire d'un terrain marécageux à Saint-Yorre d'où sortait une eau salée appréciée des bovins, découvre l'eau minérale. L'embouteillage va alors commencer sous forme artisanale. Vers 1900, environ 10 millions de bouteilles seront produites.
En 1926, on compte à Saint-Yorre 16 établissements exploitant 72 sources sur le territoire de la commune, auxquels il convient d'ajouter 12 autres maisons procédant à la mise en bouteilles de 32 sources situées sur la rive gauche de l'Allier, sur les communes de Saint-Sylvestre-Pragoulin, Saint-Priest-Bramefant, d'Hauterive. C'est seulement en 1936 que s'est créée la Société Commerciale d'eau minérale du Bassin de Vichy.
Aujourd'hui, la production annuelle tourne autour de 200 millions de bouteilles.
Parallèlement à la production d'eau minérale, une autre industrie indispensable à l'embouteillage voit le jour, à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci ; la production des bouteilles de verres. C'est ainsi qu'est née la verrerie de Saint-Yorre vers les années 1898/1901. Jusqu'en 1914, on produira essentiellement des bouteilles. En 1914, avec la guerre, la verrerie sera réquisitionnée par les aciéries de Firminy pour la fabrication de lingots d'aciers destinés aux besoins de l'armée.
- En 1928, commencera la production des isolateurs pendant 7 mois de l'année, les trois autres mois étant réservés aux bouteilles.
- En 1936, débutera la production des bocaux.
- En 1947, le premier isolateur en verre trempé verra le jour.
On comptait 15 000 tonnes de verre environ produites chaque année.
La verrerie Sediver est cependant fermée en 2005 en raison d’une délocalisation en Chine et au Brésil[5].
Saint-Yorre connaît de nos jours une véritable richesse économique et industrielle. En effet, de nombreuses entreprises se sont implantées et ont apporté leur contribution au développement de la commune, comme la Société Hepatoum, qui fabrique des produits pharmaceutiques à base de l'eau de Saint-Yorre et la Société Granger-Bouguet-Pau, fabricant de sirops et colorants alimentaires.
Pour permettre l'implantation de nouvelles entreprises et faire face au problème de l'emploi, la commune fait des efforts importants. C'est ainsi qu'elle a accueilli l'usine Comalait sur la zone industrielle et qu'elle a créé une nouvelle zone d'activités où s'est implantée l'imprimerie Wallon et l'atelier Lombart et Libault[6].
Depuis le XIe siècle jusque dans les années 1950-1960, les collines aux alentours de Vichy étaient couvertes de vignes, on peut ainsi parler de « l’ancien vignoble vichyssois ».
Aux élections municipales de 2008, le maire sortant, en place depuis 1977, Jésus Moran (PCF), est le seul de sa liste à ne pas être réélu. Il est remplacé par son adjoint, Roger Levillain (sans étiquette)[7].
Héraldique [modifier]
|
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Parti : au 1) d’azur aux trois fasces ondés d’argent au 2) de sable à la flamme de gueules. |
Politique et administration [modifier]
Liste des maires [modifier]
Jumelage [modifier]
Saint-Yorre, avec le Comité de jumelage Teraanga[9] dont font également partie les communes de Brugheas, Le Donjon et Nguékhokh au Sénégal, affirme sa volonté d’ouverture vers l’extérieur et notamment sa coopération internationale.
Population et société [modifier]
Évolution démographique de la commune [modifier]
Évolution du nombre d’habitants de la commune [modifier]
Pyramide des âges [modifier]
Établissements éducatifs [modifier]
- École maternelle Jacques-Brel
- École élémentaire (groupe scolaire) Nicolas-Larbaud et Marie-Curie
- Collège public Victor-Hugo
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
En juillet, la ville de Saint-Yorre organise le festival de rue et de cirque « Les Arts dans la bulle »[15].
Sport [modifier]
Le centre omnisports de Saint-Yorre[16] est situé en rive gauche de l’Allier, en partie dans le département voisin du Puy-de-Dôme. Il comprend un terrain de football et un terrain de rugby, ainsi qu’un terrain d’entraînement pour chaque sport.
La piscine[17] est elle aussi située en rive gauche. Son exploitation dépend de la communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier. Entre juin et août 2010, la piscine a accueilli plus de 11 000 visiteurs.
La Halle des Sports se situe en rive droite. Des sports sont pratiqués tels que le judo, le basket-ball, le volley-ball…
Un skate-park et quatre terrains de tennis sont également implantés.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- L’abbé Michel Peynot (1866-1950), curé de Saint-Yorre de 1898 à 1904 et auteur d’une monographie historique sur la ville.
- Nolwenn Leroy (28 septembre 1982, Saint-Renan, Finistère), chanteuse française.
- Le commandant Gabriel Romon, directeur du Centre d’Hauterive, Allier, du Groupement des Contrôles Radioélectriques (GCR) de 1940 à 1944 (qui transmettait clandestinement des informations stratégiques sur l’occupant, à Londres), commandant des transmissions de l’Armée Secrète, arrêté par la Gestapo à son domicile 86 route de Thiers à Saint-Yorre le 12 décembre 1943 (plaque commémorative posée le 12 décembre 2008), déporté et fusillé en Allemagne le 21 août 1944, mort pour la France. Une rue du Commandant-Romon a été baptisée à Saint-Yorre le 12 mai 1946[18].
Économie [modifier]
Entreprises de la commune [modifier]
Plus d’une dizaine d’entreprises sont implantées à Saint-Yorre, dont l’une des plus importantes est la SCBV, chargée d’embouteiller l’eau minérale Saint-Yorre[19].
La commune de Saint-Yorre possède 150 établissements dont 71 dépendent de personnes physiques. 71 des établissements de la commune possèdent des salariés dont cinq en possèdent plus de 50 (source Répertoire des entreprises et des établissements SIRENE)[20].
Commerce [modifier]
- Supermarchés et commerces de proximité
- un supermarché à enseigne Carrefour Market et un commerce de proximité Petit Casino[19].
- 3 boulangeries et une boucherie charcuterie ainsi qu'une maison de la presse et une boutique de cadeaux (rue Gambetta).
- Marché le mercredi matin sous la halle couverte.
- Hôtellerie et restauration
- Trois hôtels (Auberge Bourbonnaise, Nouvel Hôtel et Le Piquenchagne)[19].
Culture et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Sources de Saint-Yorre. On en dénombre plus de cent.
- Église Saint-Éloi, moderne.
Divers [modifier]
- La ville possède une déchèterie implantée au nord de la commune, gérée par le (SICTOM) Sud-Allier.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Cet aménagement comprend :
- la réfection de la place de la mairie,
- la création d’un parking de 35 places dont 2 pour les personnes à mobilité réduite (accessible par un ralentisseur à l’intersection de la rue Pasteur et la voie d’accès au parking et la rue de la Poste),
- un abri et un parking pour vélos (4 arceaux),
- le classement de certaines rues en zone 30 (rue du Commandant-Romon désormais à sens unique, sens nord-sud, rue du Marché entre la rue Pasteur et la rue du Commandant-Romon, portion de la rue de Stalingrad à partir de la rue du Commandant-Romon…)
Références [modifier]
- Noms des habitants de Saint-Yorre sur le site Habitants.fr
- Saint-Yorre sur le site Lion 1906
- Jean-Pierre Ducros, « Le chantier du contournement de Vichy démarre à l’automne 2011 », La Montagne (édition de Vichy), 6 janvier 2011 [texte intégral (page consultée le 9 janvier 2011)]
- Saint-Yorre en chiffres
- Rédaction L’Usine Nouvelle, « Sediver : le four va être éteint », sur L’Usine Nouvelle, 1er juillet 2005
- Site web de Saint-Yorre – Histoire
- Jésus Moran sanctionné
- Conseil général de l'Allier fichier au format PDF consulté le 12 juillet 2008
- Site de Teraanga.
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Saint-Yorre, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Festival de rue et de cirque de Saint-Yorre
- Centre omnisports
- Piscine municipale
- Romon François, Récit à la mémoire de mon père, Gabriel Romon, Centre Historique des Archives Nationales 72 AJ 2219, Mairie de Saint-Yorre.
- Les entreprises et les commerces
- Insee – Données urbaines infra-communales par quartier – Auvergne – Agglomération (unité urbaine) : Vichy
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Abbé Michel Peynot, Saint-Yorre à travers les siècles, généalogie des sires de Chaussin, Moulins, 1904, VI-233 p., ill. (réimpr. sous le titre Histoire de Saint-Yorre, Paris, Res universis, 1990).