Varennes-sur-Allier
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
|
|
Cet article est en cours de réécriture ou de restructuration importante (8 janvier 2012).
Un utilisateur prévoit de modifier cet article pendant quelques jours. Vous êtes invité(e) à en discuter en page de discussion et à participer à son amélioration de préférence en concertation pour des modifications de fond.
Bandeau apposé par Robert Ferrieux (lui écrire) le 8 janvier 2012. |
| Varennes-sur-Allier | |
|---|---|
Vue sur Varennes-sur-Allier |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Auvergne |
| Département | Allier |
| Arrondissement | Vichy |
| Canton | Varennes-sur-Allier |
| Code commune | 03298 |
| Code postal | 03150 |
| Maire Mandat en cours |
Pierre Courtadon 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Varennes Forterre |
| Démographie | |
| Population | 3 675 hab. (2009) |
| Densité | 152 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 228 m — maxi. 292 m |
| Superficie | 24,1 km2 |
Varennes-sur-Allier est une commune française située dans le département de l'Allier et la région Auvergne.
Sommaire |
[modifier] Toponymie et traduction de Varennes-sur-Allier
- Chinois : 阿列河畔瓦雷讷
- Japonais : ヴァレンヌ=シュル=アリエ
- Russe : Варен-Сюр-Алье
- Coréen : 바헨느-쓔흐-알리에[1].
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
[modifier] Localisation
Située sur l'Allier à une altitude de 228 mètres, distante de 30 km au sud du chef-lieu de département Moulins et de 25 km au nord de Vichy, la commune incorpore le village de Chazeuil, à 3 km au nord en direction de Moulins.
Les communes limitrophes sont:
- Saint-Loup ; Montoldre ; Rongères ; Créchy et Paray-sous-Briailles.
[modifier] Distances entre Varennes-sur-Allier et les plus grandes villes françaises
- Paris : 295 km
- Marseille : 370 km
- Lyon : 127 km
- Toulouse : 339 km
- Nice : 421 km
- Nantes : 394 km
- Strasbourg : 413 km
- Montpellier : 303 km
- Bordeaux : 352 km
- Lille : 481 km
- Rennes : 432 km
- Reims : 332 km
- Le Havre : 429 km
- Saint-Étienne : 124 km (la plus proche)
- Toulon : 407 km[1].
[modifier] Voies de communication et transports
[modifier] Voies routières
Varennes-sur-Allier est accessible par les routes nationales :
Ainsi que par les routes départementales :
- Route départementale 46.
- Route départementale 268.
- Route départementale 23.
[modifier] Transport interurbain
Le réseau de transport interurbain du département de l'Allier dessert la ville (Trans'Allier)[2]. Elle est desservie par deux lignes régulières:
- I: Varennes-sur-Allier - Saint-Pourçain-sur-Sioule
- Q: Varennes-sur-Allier - Moulins
[modifier] Transport ferroviaire
Varennes-sur-Allier a une gare ferroviaire qui est ouverte au service voyageurs, elle est située dans le centre-ville sur la Ligne Moret-Veneux-les-Sablons - Lyon-Perrache.
[modifier] Histoire
[modifier] Antiquité
Des vestiges trouvés[3] (les restes d'un pont sur l'Allier daté du IIIe siècle après J.-C, et des centaines d’objets déposés au musée départemental de Moulins) révèlent l’existence sur le site de la ville d’une agglomération gallo-romaine, dont les habitants semblent avoir joui d’un niveau de vie assez élevé, peut-être dû à l'exploitation du calcaire de Forterre (four à chaux, production de céramiques fines à glaçure plombifère et de petites figurines de terre cuite blanche)[N 1]. Ce site, alors appelé Vorogio[4], est situé dans le quartier dit de Vouroux, aujourd'hui occupé principalement par la place du même nom.
[modifier] Le Moyen Âge
Des monnaies de l'époque mérovingienne[3] ont été trouvées, marquées Vorogio (Vouroux), ainsi qu'un sarcophage pouvant indiquer l'existence de la paroisse Saint-Pierre de Vouroux dès le haut Moyen Âge.
Au XIe siècle ou XIIe siècle, est construite, sur les hauteurs de Chazeuil, la chapelle dédiée à Notre-Dame de la Ronde, aujourd'hui le plus ancien bâtiment de la commune.
Il semble que, plus tard, la ville ait été donnée en fief à la maison de Bourbon, puisque c’est au duc Louis II (1336-1410) qu'elle doit les fortifications du XIVe siècle siècle, dont subsiste la tour de la Poterne au-dessus de la rive droite du Valençon, le petit cours d'eau qui la borde.
Cette qualité de ville close, sur l’une des routes les plus importantes du royaume, n’offrait pas seulement des avantages et valut par la suite à Varennes de figurer dans l’histoire de plusieurs guerres civiles et dans la chronique des grandes épidémies.
[modifier] La Renaissance et le XVIIe siècle
En 1440[3], la ville est assiégée par le roi Charles VII contre lequel s’était rebellé le cinquième duc de Bourbon.
En 1591, inversement, c’est par sa fidélité au roi Henri IV que Varennes se distingue au terme des guerres de religion ; le souverain offre quatre ans plus tard aux habitants la cloche qui sonne toujours les heures du haut du beffroi de l’Hôtel de ville.
À la fin du XVIIe siècle, la population du bourg n’était plus que de 400 personnes et l’intendant Le Vayer pouvait décrire la cité comme « une petite ville ruinée par les grands passages de gens de guerre, qui ont fait déserter la plupart de ses habitants ».
[modifier] Le XVIIIe siècle
Il semble qu’une certaine prospérité[3] soit revenue au XVIIIe siècle : on en trouve un indice dans l’ouverture d’un bureau de poste dès 1747, et quelques belles maisons du centre-ville en portent aussi témoignage.
C’est au début de la Révolution que la commune fut formée, par la réunion à Varennes des paroisses voisines de Vouroux et Chazeuil, et elle devint, dès 1790, un chef-lieu de canton.
[modifier] Héraldique
|
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De vair au chef de gueules. |
[modifier] Administration
[modifier] Canton de Varennes-sur-Allier
Le canton de Varennes-sur-Allier groupe 15 communes et compte 14 641 habitants (recensement de 1999 sans doubles comptes).
| Communes | Population | Code postal |
Code Insee |
|---|---|---|---|
| Billy | 929 | 03260 | 03029 |
| Boucé | 512 | 03150 | 03034 |
| Créchy | 442 | 03150 | 03091 |
| Langy | 218 | 03150 | 03137 |
| Magnet | 694 | 03260 | 03157 |
| Montaigu-le-Blin | 356 | 03150 | 03179 |
| Montoldre | 605 | 03150 | 03187 |
| Rongères | 566 | 03150 | 03215 |
| Saint-Félix | 252 | 03260 | 03232 |
| Saint-Gérand-le-Puy | 1 029 | 03150 | 03235 |
| Saint-Germain-des-Fossés | 3 686 | 03260 | 03236 |
| Saint-Loup | 585 | 03150 | 03242 |
| Sanssat | 277 | 03150 | 03266 |
| Seuillet | 418 | 03260 | 03273 |
| Varennes-sur-Allier | 4 072 | 03150 | 03298 |
[modifier] Maires de Varennes-sur-Allier
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1989 | en cours | Pierre Courtadon[5] | PCF | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments
Chaque année une importante foire agricole se tient à Varennes au cours de laquelle un grand nombre de vaches charolaises sont vendues. C'est le concours agricole qui a lieu 15 jours avant Pâques.
Varennes possède une base militaire, située derrière la gare, qui accueille l'Entrepôt de l'armée de l'air 606 (EAA), principal établissement ravitailleur de l'armée de l'air, spécialisé dans le stockage, l'entretien, la réparation et la distribution de matériels dans le domaine aéronautique (groupes de démarrage avion, compresseurs, équipements de production d'énergie ). Le personnel de la base compte plus de 600 personnes dont 249 militaires d'active (officiers, sous-officiers, militaires techniciens de l'air). Le détachement Air 277 pratique l'externalisation depuis 2001, époque où il a été désigné site expérimental de la fonction « externalisation du soutien » pour l'armée de l'air. Une expérimentation aujourd'hui terminée et jugée satisfaisante. Dans le cadre de la modernisation, depuis le 1er janvier 2011, le détachement est rattaché pour son soutien commun à la Base de Défense de Clermont-Ferrand[9].
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Coco Chanel y passait ses vacances avec sa tante et y apprit la couture.
- Antoine-Louis Collet, né en 1865 et mort en 1956, fabricant et négociant de meubles, maire, nommé par le gouvernement de Vichy, d'avril 1941 à septembre 1944, s'est dévoué avec Maurice Turlin pour accueillir les réfugiés qui arrivaient du Nord[N 2]. Il accueille également une quarantaine de Juifs et leur apporte son aide pour échapper aux rafles des nazis ou de la milice, n'appose aucun tampon « Juif » sur les cartes d'identité de ses protégés et remet des faux-papiers aux Juifs et aux maquisards. Il a ainsi sauvé les familles Louis Dreyfuss, Gapp, E. Furtos, Salomon Kahn (voir ci-dessous) et Sulzer (enfants Henri, Jean et Francis), Lintermans Kinsch, Lersmon, Génin, Abjuszy et Blumenthal. Dès 1940, il cache dans ses vastes magasins d'exposition Collet-Mériaud[N 3] de Varennes les marchandises des négociants juifs, comme celles de l'entreprise Brille de Strasbourg. Il a été reconnu « Juste parmi les Nations » par le Comité Français pour Yad Vashem (יד ושם), dossier Yad Vashem 9536. La médaille a été remise à titre posthume lors d'une cérémonie à l'hôtel de ville le 25 mai 2003, en présence de Dinah Sorek, ministre-conseiller à l'ambassade d'Israël à Paris[10]. Varennes-sur-Allier a donné son nom à une allée desservant le centre commercial de la ville[11],[12].
- Salomon Kahn, réfugié juif pendant la guerre, habitant derrière la gare de Varennes-sur-Allier, à proximité de la base aérienne 606 occupée par les Allemands, a aidé à sauver des aviateurs américains, notamment en servant d'interprète ; à ce titre, il a reçu une lettre personnelle de remerciements du général Dwight David Eisenhower, commandant-en-chef des forces alliées et futur président des États-Unis[13].
- Plusieurs résistants ont été déportés pendant la guerre au camp de concentration de Buchenwald, en particulier Henri Rolhion et André Tury (mort en captivité, ce dernier a donné son nom à une rue de la ville située derrière le groupe scolaire.)
- Max Favalelli (23 janvier 1905 - 22 décembre 1989)[14], fils d'un médecin de Varennes-sur-Allier, a été journaliste, homme de lettres, concepteur de mots croisés, juge arbitre de jeux télévisés dont Le mot le plus long de 1966 à septembre 1970 et Des chiffres et des lettres de janvier 1972 à octobre 1985. Il a été rédacteur du magazine antisémite Je suis partout avant la Seconde Guerre mondiale[15]. Il a été longtemps associé dans le grand public à une connaissance quasi encyclopédique du contenu du dictionnaire (même s'il ne s'appuyait pas seulement sur sa seule mémoire). Il a également tenu son propre rôle dans le feuilleton Le gruyère qui tue de Pierre Dac et Francis Blanche dans la série Signé Furax.
- Pierre Rambert, né à Montaigu-le-Blin et scolarisé à Varennes-sur-Allier, musicien, danseur et chorégraphe, est devenu directeur artistique du Lido[N 4],[16].
[modifier] Annexes
[modifier] Bibliographie
- André Leguai (sous la direction de), Nouvelle histoire du Bourbonnais, Roanne, Horvath, 1985 (ISBN 2-7171-038-X).
- Jules Ferrieux et al (sous la direction d'André Leguai), Histoire des Communes de l'Allier, Roanne, Horvarth, 1986, « Canton de Varennes-sur-Allier ».
- Jean Débordes, Le temps des passions: l'Allier dans la guerre, Romagnat, Éditions de Borée, 2005 (ISBN 2844943446).
[modifier] Notes
- Nombre de ces objets exposés ont été découverts et exhumés par Joseph Bergeron, pharmacien à Varennes-sur-Allier et archéologue amateur.
- En effet, Varennes-sur-Allier a été la première ville importante une fois la ligne de démarcation franchie à Moulins.
- Ces magasins, d'une superficie de 10 000 m2, ont été détruits par un incendie pendant la guerre et plus tard reconstruits sur une surface réduite.
- Notice biographique : « Après des études musicales au Conservatoire de Paris, Pierre Rambert embrasse une carrière de danseur sous la direction de Serge Peretti et de Boris Kniassef. Directeur artistique du Lido, où il lut aussi danseur principal, assistant de Miss Bluebell et de Mr Donn Arden, il est le créateur de la revue Bonheur. Pierre Rambert a également signé de nombreux spectacles l'ayant mené du Casino de Deauville au Sporting de Monte-Carlo, et les tournées du Lido en Amérique du Nord, au Canada, au Japon et en Amérique du Sud ».
[modifier] Références
- Varennes-sur-Allier. Consulté le 19 novembre 2011.
- Plan des lignes régulières, site des transports interurbains du département de l'Allier
- Site de la ville de Varennes-sur-Allier Histoire de la ville.
- Claude Ferrieux, visite du Musée de Moulins, Allier, correspondance privée, 22 novembre 2011.
- Conseil général de l'Allier fichier au format PDF consulté le 12 juillet 2008
- Résultats du recensement de la population - Varennes-sur-Allier sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Tania Sotty, Actualités, Ministère de la Défense, Entrepôt de l'armée de l'air 606 (EAA). Consulté le 19 novembre 2011, 28 juin 2010.
- Louis Collet. Consulté le 16 novembre 2011.
- Jean Débordes 2005, p. 222-223.
- André-Louis Collet. Consulté le 17 novembre 2011.
- Robert Ferrieux, Bourbeau, Bourbon, Bourbonnais ou L'Enfance revisitée, Perpignan, Publications de l'Association « Récits de Vie », 2001.
- Max Favalelli. Consulté le 16 novembre 2011.
- Les Décombre. Consulté le 17 novembre 2011.
- Les coulisses du Bonheur. Consulté le 21 novembre 2011.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Varennes-sur-Allier sur le site de l'Insee
- Site de la mairie de Varennes-sur-Allier. Consulté le 19 novembre 2011.