Jacques Dufilho

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Jacques Dufilho

Naissance 19 février 1914
Bègles (Gironde), France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès 28 août 2005 (à 91 ans)
Lectoure (Gers), France
Profession Comédien
Films notables Le Crabe-tambour
La victoire en chantant
Un mauvais fils
La Vouivre
Pétain
C'est quoi la vie ?

Jacques Dufilho est un comédien français, né le 19 février 1914 à Bègles (Gironde) et mort le 28 août 2005 à Lectoure (Gers).

Il est inhumé au cimetière de Ponsampère (Gers).

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire du sud-ouest de la France, Jacques Jacques-Gabriel Dufilho fait des études d'agriculture (il se qualifiera d'ailleurs lui-même de « comédien-paysan » et parlera souvent de son amour des chevaux). Il quitte son pays natal pour monter à Paris afin d'y vivre sa passion pour la peinture et la sculpture. Mais grâce à son mentor, le grand homme de théâtre Charles Dullin, il fait ses débuts au cabaret-théâtre en 1951 chez Agnès Capri.

Dufilho participe à la Seconde Guerre mondiale au sein du 29e groupe de reconnaissance de division d'infanterie (GRDI), groupement issu du 2e régiment de hussards. Il recevra pour cela, en 1998, la légion d'honneur au sein de ce régiment[1].

L'homme de théâtre[modifier | modifier le code]

Grand homme de théâtre, Jacques Dufilho obtiendra un Molière du meilleur acteur en 1988 pour son rôle dans Je ne suis pas Rappaport de Herb Garner.

Son interprétation de L'Avare en 1962 reste un moment époustouflant de théâtre ; il joue également dans Colombe de Jean Anouilh, est l'interprète de Marcel Aymé, à chaque fois sous la direction d'André Barsacq, et dans des œuvres de Jacques Audiberti.

Il obtient un vif succès dans Le Gardien d'Harold Pinter en 1969, ainsi que dans L'Escalier, mis en scène par Georges Wilson, avec lequel il montera également Les Aiguilleurs et Léopold le bien aimé.

L'acteur de cinéma[modifier | modifier le code]

Sa carrière cinématographique, souvent dans des seconds rôles, en France et en Italie, est énorme (plus de 160 films). Il a joué dans des films parfois médiocres mais son talent fait qu'il y est, lui, toujours excellent, voire mémorable.

Dufilho est remarqué à l'écran en 1948, avec un rôle dans La Ferme des sept péchés de Jean Devaivre.

Il jouera en particulier dans des films de Jean Delannoy, André Hunebelle, Yves Robert, Louis Malle, Michel Audiard, Claude Chabrol, Jean Becker, Claude Sautet...

En 1978, il obtient le César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans Le Crabe-tambour de Pierre Schoendoerffer, récompense qui lui est à nouveau décernée 3 ans plus tard avec Un mauvais fils de Claude Sautet en 1981. Il est nommé pour un nouveau César du second rôle pour sa participation à C'est quoi la vie ? en 1999, film pour lequel il obtient la récompense du meilleur acteur, au festival international du film de San Sebastian (1999).

En 1988, il remporte le Sept d'or du meilleur comédien dans un téléfilm, Une femme innocente (tourné en 1986).

L'homme de convictions[modifier | modifier le code]

Lors de la sortie du film de Jean Marbœuf, Pétain, en 1993, Dufilho dit clairement qu'il est monarchiste et affirme que l'Action française comptait beaucoup de résistants dans ses rangs pendant la guerre[réf. nécessaire].

Il publie, en 2003, une autobiographie intitulée Les Sirènes du bateau-loup (Fayard)[2].

Homme de convictions, passionné par les chevaux et par les automobiles Bugatti, Jacques Dufilho était un catholique traditionaliste et un monarchiste légitimiste[2].

Il meurt à 91 ans à Ponsampère, dans le Gers, où il s'était retiré. Ses obsèques ont lieu en l'église Sainte-Marie de Mirande, et son inhumation au cimetière de Ponsampère.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

1939-1949[modifier | modifier le code]

1950-1959[modifier | modifier le code]

1960-1969[modifier | modifier le code]

1970-1979[modifier | modifier le code]

1980-1989[modifier | modifier le code]

1990-2004[modifier | modifier le code]

Télévision (liste sélective)[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En signe d'hommage, le cinéma du dit régiment a été baptisé « cinéma Jacques-Dufilho » le 4 juin 2006.
  2. a et b cinememorial.com

Liens externes[modifier | modifier le code]