Châteldon
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| Châteldon | ||
Châteldon et son château. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Puy-de-Dôme | |
| Arrondissement | Thiers | |
| Canton | Châteldon (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes entre Allier et Bois Noirs | |
| Maire Mandat |
Tony Bernard (PG) 2008-2014 |
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| Code postal | 63290 | |
| Code commune | 63102 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
763 hab. (2010) | |
| Densité | 27 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 285 m — Max. 862 m | |
| Superficie | 28,43 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Châteldon est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région d’Auvergne. Elle est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Localisation [modifier]
Châteldon est située entre Vichy et Thiers.
Lieux-dits et écarts [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
- dans le canton de Châteldon :
Lachaux, Puy-Guillaume et Ris ; - dans le canton de Saint-Rémy-sur-Durolle (arrondissement de Thiers) :
Saint-Victor-Montvianeix.
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières [modifier]
- Route départementale 59 ;
- Route départementale 906 (Axe Thiers – Vichy).
Transport ferroviaire [modifier]
La commune est desservie par les lignes 55 (Châteldon – Puy-Guillaume – Vichy) et 56 (Châteldon – Thiers) du réseau interurbain du Puy-de-Dôme appelé Transdôme[1].
Géologie [modifier]
La ville est classée dans la zone de sismicité modérée[2].
Histoire [modifier]
Le village tire son nom du latin médiéval Castrum Odonis qui deviendra plus tard « Chatel-Odon » : littéralement, le « château d'Odon ». Avant la Révolution, Châteldon était membre de la châtellenie de Billy dans le Bourbonnais. En août 1200, Archambaud de Saint-Gérand fit entrer Châteldon dans les fiefs qu’il tenait en hommage lige du sire de Bourbon.
Au XIVe siècle le bourg beaucoup plus peuplé qu'aujourd'hui connaissait une grande activité économique : couteliers, papetiers et tanneurs faisaient sa richesse. En 1344, Philippe de Valois (Philippe VI) autorisa l'établissement d'un marché hebdomadaire à Châteldon).
On attribue également à Gilles II Aycelin de Montaigut la construction de l'enceinte de Châteldon devant la menace anglaise de plus en plus persistante après la bataille de Crécy.
En 1348, la ville fut frappée par la peste noire. Gilles II ordonna une procession expiatoire : lui-même se mit en tête, pieds nus, la corde au cou, en chemise, un cierge à la main. C'est de cette époque que l'on date le déclin du bourg.
En 1650, le premier médecin du roi, Guy-Crescent Fagon, vante les vertus de l'eau de Châteldon à Louis XIV
La viticulture y était importante et Châteldon produisit jusqu'au début du XXe siècle du vin [3].
Au début du XIXe siècle, un établissement thermal est construit, la saison allant du 15 mai au 15 septembre. Il reçoit environ 150 baigneurs par an.
Lors du Coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte les républicains envahissent la mairie de Thiers, de nombreux châteldonnais qui participent à cette action seront déportés en Algérie au camp de Douera où ils décèderont [4].
Signalé dans de nombreux guides le bourg demeure pittoresque attirant les curistes de Vichy, très à la mode sous le Second Empire. Il possède encore de nombreuses maisons médiévales qui seront détruites entre 1880 et 1910. Des peintres y séjournèrent comme Hubert Clerget (1818 - 1899), Jean-Joseph Bellel et Rudolf Ribarz.
- Seconde Guerre mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale Pierre Laval, natif de Châteldon, chef du gouvernement de Vichy y habita,de 1940 à 1944, au château qu'il avait acheté en 1931. Il pouvait ainsi se rendre à Vichy situé à une vingtaine de kilomètres. Tous les matins, il quittait Châteldon vers 9 heures dans un convoi de trois voitures et pour éviter un attentat montait indifféremment dans l'une des trois. Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1943 de la dynamite fut dissimulée sous un tas de sable sur la route de Châteldon mais la tentative d'attentat découverte.
Le 8 août 1944, Pierre Laval, avec sa fille Josée, quitte Châteldon pour Paris [5] d'où, dans la nuit du 17 août, il sera amené de force en Allemagne avec sa femme. L'essentiel des GMR et du GSP (Groupe Spécial de Protection[6]) cantonnés au village l'ont quitté.
Le 16 août 1944, vers 15 heures un groupe des FFI sous les ordres du commandant Victoire [7] arrive au village pour récupérer le stock d’armes laissé par les GMR. Il est demandé à ceux sur place de rejoindre la Résistance ou de rester neutre. Peu après, 4 camions allemands avec environ 80 hommes du SS-Panzergrenadier-Ausbildungs-Bataillon.18 [8], prévenu par le SD de Vichy en provenance de Saint-Yorre, arrivent sur place[9]. L’affrontement commence, des Allemands tirent du clocher de l'église. Les tirs fusent, un civil est tué par les Allemands, les FFI sur les hauteurs utilisent des mortiers, plusieurs allemands se réfugient au château. L'intérieur du château a été saccagé, objets et meubles détruits et la responsabilité de cette action est attribuée selon les uns aux Allemands et selon les autres aux FFI, mais les cinq otages retenus aux château témoigneront en faveur des FFI. Le château est mis sous le tir des armes automatiques. Après plusieurs heures de combats autour de 21 h les Allemands se replient vers leurs camions sur la route Puy-Guillaume pour regagner Thiers. Les pertes ennemis sont d’un officier, cinq hommes et comptent 22 blessés. Le groupe Victoire quitte aussi Châteldon.
- 1108 Archambaud, seigneur de Saint Gérand, son petit-fils vendra à
- 1283 Humbert de Beaujeu
- 1307 Jean-Aubert Aycelin de Montaigut, abbé de l’église de Clermont achète pour 3 000 livres à Jeanne de Beaujeu fille d'Humbert, femme de Jean de Dreux, chambrier de France, la seigneurie de Châteldon.Une charte assez curieuse se trouve dans l'histoire de la maison de Dreux par du Chesne (p. 285) d'où il semble résulter que Philippe le Bel, à titre de suzerain, consentit à ratifier cette transaction seulement après une augmentation de prix de 2 000 livres, qu'il dut certainement s'approprier.
- 1308, son frère Gille Aycelin de Montaigu en hérite. En février 1309 Philippe le Bel octroie une charte par laquelle « les chasteaux de Castel-Odon et du Breuil, qu'il tient en fief du sire de Bourbon, « assis ès frontières du royaume vers Lyon », ne pourront être désormais vendus et transportés qu'en mains souveraines »
- 1318 Gilles I Aycelin de Montaigut.
- 1325 Gilles II Aycelin de Montaigut. En 1344 Philippe de Valois (Philippe VI) autorise l'établissement d'un marché hebdomadaire à Châteldon). On attribue également à Gilles II la construction de l'enceinte de Châteldon devant la menace anglaise de plus en plus menaçante après la bataille de Crécy. En 1348, la ville est frappée par la peste, Gilles II ordonne une procession expiatoire : lui-même se mit en tête, pieds nus, la corde au cou, en chemise, un cierge à la main.
- 1391 Bernard Aycelin de Montaigu dit le Griffon de Montaigut
- 1427 Louis Aycelin de Montaigut- Listenois
- 1433 Isabeau de Montaigut- Listenois épouse de Jean de Vienne
- 1433-1436 Rodrigue de Villandrando, époux de Marguerite de Bourbon, capitaine de routiers
- 1436 Philippe de Vienne, fils d'Isabeau de Montaigut- Listenois récupère le château
- 1462 Jean de Vienne pour sa femme Anne de Vienne Listenois
- 1499 François de Vienne époux de Bénigne de Grandson
- 1537 Louis de la Fayette sire de Pontgibaud pour sa femme Jeanne de Vienne
- 1585 Jacqueline de la Fayette marié à Guy de Daillon de Lude
- 1616 Philibert de la Guiche pour sa femme Antoinette de Daillon de Lude
- 1625 Henriette de la Guiche femme de Louis-Emmanuel d'Angoulême
- 1698 sa sœur Anne de la Guiche femme d’ Henri de Schomberg
- 1706 Jeanne Armande de Schombert femme de Charles de Rohan-Montbazon prince de Guéméné
- 1712 leur fille Elisabeth de Rohan marié à Alexandre comte de Melun
- 1720 Vicomte Gabriel de Melun
- 20 juillet 1720 Joachim de Fayn de Rochepierre, chevalier non profès de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1689. Il revendit ruiné par le système de Law
- 30 avril 1723 M. Jean Girard Le Franc de Brumpé, écuyer, secrétaire du Roi sa femme Marguerite Le Texier
- 10 décembre 1728 André Hébert, fils de Guillaume-André Hébert, seigneur-baron de Châteldon, vicomte de Férièrres, seigneur de Charnat, de Palières et de Saint Alire, introducteur des ambassadeurs et princes étrangers près sa Majesté. Il épousa le 14 novembre 1721 Marie-Anne de Chamborant
- 1752-1794 Claude Gabriel Douet fermier général guillotiné à Paris en l’an II. Le château est vendu comme bien national
- An IV Hughes Debrit (19 mars 1754 Châteldon-5 août 1818 Châteldon ) négociant en vins. Il fut maire de Châteldon de 1810 à sa mort.
- Son fils Jean Baptiste Achille Debrit
- 1837 Adrien François Marie Rullet de la Murette et maire de Châteldon de 1840 à 1848
- 1857 Eugène Tapon
- 1884 Marie-Rose Tapon Cholet.
- 1886 Antoine Sauzard –Grelet
- 1892 Emile Genest Aubert de la Faige érudit auvergnat auteur de nombreux ouvrages comme Le Testament de Gilles Aycelin de Montaigu, archevêque de Narbonne ou Notes sur Châteldon
- 1894 Alfred Legras et ses héritiers dont Louis Benoist de Ronat
- 1925 Louis Léon Senèque maire de 1926 à 1929
- 1931 Pierre Laval
- 8 septembre 1944 Réquisition préfectorale pour les besoins dela Nation. Géré par le centre d'accueil de Châteldon il accueille des rescapés des camps, des prisonniers,
- 1948 après mise en vente illégale,et procédure de la famille il est récupéré par l'épouse et la fille de Pierre Laval qui percevront 2 800 328 francs d'indemnité en 1951
- Josée Laval sa fille puis la Fondation Josée-et-René-de-Chambrun
Politique et administration [modifier]
Liste des maires [modifier]
| Date d'élection | Identité | Qualité |
|---|---|---|
| septembre 1790 | Jean-Baptiste Couher | |
| octobre 1792 | Louis Chabrier | |
| décembre 1793 | Jean-Baptiste Quissac | |
| 29 juin 1800 | Michel Delaire | |
| 11 juin 1810 | Hugues Debrit | |
| septembre 1818 | Gras | |
| 1840 | Adrien François Marie Rullet de la Muette | |
| 3 février 1881 | Joseph Claussat père | |
| mai 1891 | Antoine Planche | |
| mai 1896 | Pierre Rivet-Servagnet | |
| mai 1908 | Joseph Claussat | |
| 27 décembre 1925 | Jean Pouzier | |
| 7 mars 1926 | Léon Seneque | |
| mai 1929 | Victor Rivet | |
| juillet 1940 | Charles Cocurat | |
| 31 mars 1964 | Victor Ducher | |
| 14 mars 1965 | René Verdier | |
| mars 1971 | René Verdier | |
| mars 1977 | René Verdier | mandat interrompu |
| 13 janvier 1978 | Genès Fradin | |
| mars 1983 | Genès Fradin | |
| mars 1989 | Jean-Paul Dassaud | |
| juin 1995 | Jean-Paul Dassaud | mandat interrompu |
| mai 1997 | Tony Bernard | (PS) |
| mars 2001 | Tony Bernard | (PS) |
| mars 2008 | Tony Bernard | (PS jusqu'au 27 novembre 2008, date à laquelle il rejoint le PG)[10]. Président du Parc naturel régional Livradois-Forez depuis le 2 juin 2008 |
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution de la population [modifier]
| 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | 2008 | 2010 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 1101 | 953 | 916 | 840 | 737 | 750 | 752 | 754 | 763 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1982 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Population municipale à partir de 2006.
Pyramide des âges [modifier]
Personnalités nées à Châteldon [modifier]
- Jean Drasfumel né à Châteldon en 1738, combattant de la Guerre d'Indépendance américaine engagé en 1763 au régiment d'artillerie de Metz.
- Gaspard Joseph Amand Ducher (16 juillet 1744, Châteldon-1804 Lagny) : fils d'Antoine Ducher, notaire de Châteldon et de Marguerite de Fougerolles. Avocat au parlement de Paris et juriconsulte. Après des études au collège de jésuites de Toulouse, il rentre dans la vie civile lors de la suppression de l’ordre. Il publie, en 1781, son précis Coutumes générales et locales du Bourbonnais. En 1785, il est vice-consul aux États-Unis à New-York et Portsmouth et publie un Traité des lois commerciales et Tarifs des divers États de l’Union. En 1790 de retour en France il travaille aux Affaires Étrangères et le 2 frimaire an II la Convention nationale fait imprimer son projet des codes des Douanes. Il meurt au début de l’année 1804 à Lagny alors qu’il venait d’être nommé ambassadeur à Copenhague.
- Pierre Laval (1883-1945), homme politique français.
- Jeanne Laval (1888-1959), née Claussat, femme du précédent et fille du maire, le Dr Joseph Claussat, soeur de Joseph Claussat fils, également maire de Châteldon, député socialiste, franc-maçon.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
- Église Saint-Sulpice du XVe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 novembre 1925[14].
La voûte de la chapelle latérale droite sera décorée en 1953 d'une annonciation par l'artiste vichyssoise Josette Leca Bournet depuis blanchie[15].
Patrimoine civil [modifier]
- Château du XIIe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 juillet 1926[16].
Ce dernier appartient à la Fondation Josée-et-René-de-Chambrun.
- Beffroi du XIVe;XVIe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 juillet 1926[17].
- Maisons anciennes.
- Maisons de vignerons du 4e quart du XVIIe siècle;XVIIIe siècle; 1e quart du XIXe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 25 octobre 2000[18].
- Maison Sergentale qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 décembre 1926[19].
- Immeuble (ou maison) : vantaux de la porte du XVIIIe siècle qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 1er juillet 1959[20].
- Maison à pans de bois à étage en encorbellement du XVe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 mars 1959[21].
- Maison du XVIe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 mars 1959[22].
- Autres édifices
- Croix du village de Gironde du XVIIe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1942[23].
Héraldique [modifier]
Armes de la ville de Châteldon, adoptées le 2 décembre 1958 :
« De gueules au château à trois tours crénelées d’argent posé sur un mont du même mouvant de la pointe, le château chargé d’un écusson de sable, à trois têtes de lion arrachées d’or, lampassées de gueules, posées (qui est Aycelin) »
C’est le 2 décembre 1958, que Messieurs Roger Seve, directeur des services des Archives du Puy-de-Dôme, et Robert Louis, artiste héraldiste, dessinateur symboliste des services officiels, proposent à Charles Cocurat maire, et au conseil municipal, le blason de la ville de Châteldon. La description héraldique est : De gueules au château à trois tours crénelées d'argent posé sur un mont du même mouvant de la pointe, le château chargé d’un écusson de sable, à trois têtes de lion arrachées d'or, lampassées de gueules, posées.
Pour la composition du blason, il a été tenu compte à la fois du nom de la commune et d'un élément de son histoire. On a fait illusion à une étymologie proposée pour le nom de la commune Castel-lo-dunum (nom du château) en mettant sur-le-champ un mont portant un château. On a utilisé les armoiries de la famille des Aycelin qui en furent longtemps seigneurs au Moyen Âge et portaient de sable à trois têtes de lion arrachées d'or, lampassées de gueules, posées 2 et 1.
L’eau minérale de Châteldon [modifier]
Châteldon est connue pour sa célèbre eau minérale naturellement gazéifiée. Elle fut la première eau minérale exploitée en France et transportée par bonbonnes à la Cour de Louis XIV à Versailles. Cette eau est renommée pour ses propriétés diurétiques et digestives, riche en potassium, sodium et fluor, Châteldon est une eau bicarbonatée. En France, on trouve l’eau de Châteldon dans les grands hôtels et restaurants, chez certains cavistes et dans des épiceries fines. En 1650, le premier médecin du roi, Guy-Crescent Fagon, vante les vertus de Châteldon auprès de Louis XIV. La phrase est restée dans les mémoires : « Les eaux de Châteldon guériront votre Majesté quelquefois, la soulageront souvent et la consoleront toujours. » En 1931, Pierre Laval acheta le château de Châteldon à la famille Sénèque, et les eaux à la famille Debrest en 1933. Il s’employa à développer l’activité des sources au faible débit. L’eau était commercialisée sous l’appellation Sergentale et c'est Louis Armand alors ingénieur aux Mines de Clermont-Ferrand qui lui donna une autorisation d’exploiter. Les bouteilles à capsule jaune et verte étaient peu connues du public français. Grâce à Jacques Bardoux, grand-père de Valéry Giscard d’Estaing et administrateur de la compagnie générale de navigation, Laval place la Sergentale sur les paquebots de luxe. On en boit aussi dans les trains, par un accord passé avec la compagnie internationale des wagons-lits.
Notes et références [modifier]
- [PDF] Plan du réseau Transdôme, site du conseil général du Puy-de-Dôme
- Décret no 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français. Cette ville n’est pas mentionnée dans les exceptions, ni son canton.
- « Le vin rouge de Châteldon et de Ris, en Auvergne, est classé parmi les ordinaires de première qualité », dans Joseph Favre, Dictionnaire universel de cuisine : encyclopédie illustrée d’hygiène alimentaire, Librairie-imprimerie des Halles et de la Bourse de commerce, 1894.
- Francis Koerner : Le Puy-de-Dôme a-t-il été allergique à la colonisation de l'Algérie (1844-1870)? Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée-Année 1987,Numéro 43 pp. 138-150 [1].
- Yves Pourcher : Pierre Laval vu par sa fille Cherche-Midi
- ancêtre du Service de protection des hautes personnalités il assure la sécurité du Président Laval]
- Serge Renaudin d’Yvoir Chef militaire de la zone N°16. F.F.I.
- Bataillon d'instruction de panzergrenadiers SS 18 fut envoyé en France le 22 juin 1944 et atteint Vichy le 29 juin. La troupe est répartie entre Thiers, Randan, Saint-Yorre, Le-Mayet-de-Montagne.
- Ch. Grégoire : Août 1994, la libération de Thiers in Militaria n°234 janvier 2005
- Cf. La Montagne et La Gazette de Thiers du 27/11/2008
- [PDF] Résumé statistique de la commune de Châteldon sur le site de l’Insee
- Résultats du recensement de la population pour la commune de Châteldon sur le site de l’Insee (données 1968-2008)
- Résultats du recensement de la population 2010 pour la commune de Châteldon sur insee.fr. Consulté le 1er janvier 2013.
- Notice no PA00091967, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Née en 1905 à Vichy, élève de Maurice Denis et Georges Desvallières, elle expose aux salons d'Automne, des Indépendants, des Tuileries. Elle crée une section d'Art religieux au Salon d'automne avant de décéder le 12 février 1962 à Nice.[2]
- Notice no PA00091965, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00091964, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA63000023, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00091969, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00091968, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00091970, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00091971, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00091966, base Mérimée, ministère français de la Culture