Lezoux

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Lezoux
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Blason de Lezoux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Thiers
Canton Canton de Lezoux
Intercommunalité Communauté de communes entre Dore et Allier
Maire
Mandat
Alain Cosson
2014-2020
Code postal 63190
Code commune 63195
Démographie
Population
municipale
5 608 hab. (2011)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 42″ N 3° 22′ 51″ E / 45.8283, 3.380845° 49′ 42″ Nord 3° 22′ 51″ Est / 45.8283, 3.3808  
Altitude Min. 317 m – Max. 421 m
Superficie 34,69 km2
Localisation

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Lezoux

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Lezoux

Lezoux est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Lezoux est située entre Clermont-Ferrand et Thiers, à l’est du département du Puy-de-Dôme.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville de Lezoux est accessible par la route départementale D 2089 (ancienne route nationale 89) de Bordeaux à Lyon et l’autoroute A89 (sortie 1) ; d’autres départementales desservent la commune :

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
Transport en commun[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La ville de Lezoux est située dans la zone de sismicité modérée[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Que le lieu ait été désigné primitivement Lutosus par les Romains (de lutum argile, terre à potier) est une légende. La mention la plus ancienne (période mérovingienne) est "Ledoso vico". Les habitants sont des Lezoviens, le terme "Lédosien" est précieux et a été inventé par les amateurs d'histoire locale.

La ville de Lezoux a été spécialisée, dès le Ier siècle, dans la fabrication et l'exportation de poteries et céramiques. Ses nombreux ateliers de céramique sigillée furent parmi les plus importants de l'époque romaine. Les décorateurs gallo-romains les plus célèbres pour le IIe s. sont Cinnamus & Paternus.

Un siècle de fouilles a révélé des centaines de fours de potiers gallo-romains. 1200 noms de potiers ont été recensés par Philippe Bet dans sa thèse (1988).

Les découvertes archéologiques attestent que Lezoux a été une bourgade artisanale majeure du monde romain occidental.

Le Musée départemental de la céramique situé à Lezoux, retrace l'histoire des potiers de Lezoux, avec une place particulière pour ceux de la période gallo-romaine. Les pièces exposées proviennent de ces ateliers.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'histoire du patrimoine religieux... Suite à un souhait de Jean-Charles de Villelume seigneur de Barmontet, les consuls de Lezoux acceptent, le 15 octobre 1656, l'établissement d'un monastère de Bernardines. Jean Ribeyre de Fontenilles seigneur de Lezoux dote ces religieuses dont la principale occupation est l'enseignement des jeunes filles de la ville et des villages voisins. L'enseignement était tenu par un laïc nommé par les chanoines du Chapitre collégial.

Le 3 février 1664, les consuls approuvent l'établissement des Augustins déchaussés appelés en 1663 par Jean Ribeyre de Fontenilles. Les Augustins construisirent en 1720 un couvent pouvant tenir douze religieux et des chambres pour malades et étrangers. Une chapelle fut construite en 1738 et bénite en 1744. Vers 1750, ils ont ouvert une classe publique et deux religieux de l'ordre furent nommés en 1751 pour remplacer le précepteur de l'école laïque avec l'accord de l'évêque.

Les écoliers de toutes les écoles de Lezoux célébraient la Sainte Catherine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1793 Leonard Gaubert    
1799 1804 Pierre Duchasseint    
1806 1830 Jean-Baptiste de Blumenstein    
1904 1908 Dr Corny   Docteur en médecine
1908 1951 Jean-Baptiste Moulin    
1951 1970 Raymond Joyon RPF Député
1971 1977 Régis Grimaud   Docteur en médecine
1977 1983 Bernard De Roquefeuil   Propriétaire - éleveur
1983 1989 Albert Decorps   Docteur en pharmacie
1989 2014 Marie-Gabrielle Gagnadre UMP Ancienne conseillère générale,
présidente de la communauté de commune
2014 en cours Alain Cosson DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 608 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 093 3 307 3 384 3 400 3 447 3 757 3 601 3 649 3 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 788 3 829 3 740 3 641 3 655 3 551 3 506 3 688 3 645
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 641 3 560 3 240 2 744 2 867 2 890 2 850 2 877 2 943
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 444 4 038 4 632 4 747 4 819 4 957 5 358 5 434 5 599
2011 - - - - - - - -
5 608 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine archéologique[modifier | modifier le code]

  • amphithéâtre, rue Saint-Taurin (rebouché, mais non détruit)
  • fours de potiers gallo-romains du Rincé (fermé)
  • fours de potiers gallo-romains de la route 223 (fermé)
  • le plus grand four à sigillée de l'Empire romain, lotissement de l'Enclos (rebouché, mais non détruit)
  • four de potiers gallo-romains du parking du musée (rebouché, mais non détruit)
  • tous les autres vestiges mis au jour ont été détruits, mais certains éléments sont présentés au Musée départemental de Lezoux

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Couvent Saint-Augustin (XVIIIe siècle), transformé en Hôtel de ville en 1865.
  • Chapelle Saint-Georges (XIIe siècle), vestige de la forteresse de Lezoux (fermée)
  • Église Notre Dame du XIe siècle (fermée)
  • Église néo-classique Saint-Pierre

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Tour (XIIe siècle), vestige de la forteresse de Lezoux
  • Le monument de la Victoire est un monument rare dédié aux morts pour la France; il y est inscrit « Aux enfants de Lezoux, victimes de la guerre, à ceux qui ont combattu pour l'abolir ».
  • Le Beffroi de 1462, vestige du système défensif.
  • Le Campanile ou Tour de l'Horloge du XVIIe siècle est agrémenté de la Croix de Malte rappelant l'ordre des Hospitaliers.
  • L'ancienne Halle du XVIIe siècle devenue Maison du Peuple.

Architecture urbaine[modifier | modifier le code]

  • Maison bourgeoise (Etude du contexte patrimonial - Cabinet Descoeur 2009)
Manoir néo-classique 1830

A quelques pas du centre historique de Lezoux, Le manoir de la Manantie, petit chateau construit au début du XIXe siècle possède une façade néo-classique décorée de pilastres en Pierre de Volvic et de chapiteaux d’ordres dorique et ionique. Situé sur l'ancienne route de Clermont Ferrand, le bâtiment situé sur sa gauche abritait un garage à calèches et la façade en arkose du bâtiment de droite est orné d'une ancienne fontaine, vestige du chateau de Ligonne. La bâtisse a appartenu à la famille Rimbert dont le fils fût tué lors de la guerre. En hommage, une place de Lezoux porte son nom : place Jean Rimbert. Le parc de la propriété abrite de nombreuses essences d'arbres rares : gingko biloba, savonniers et arbres de Judée. La propriété est située dans le quartier St Jean où des fouilles archéologiques ont permis de mettre en évidence des ateliers de potiers. Lors de travaux dans le parc, des poteries anciennes ont été découvertes, il en a été fait don au musée départemental de la céramique de Lezoux.

Longtemps utilisée en tant que maison d'habitation, la propriété a été transformée en maison d'hôtes de charme.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Maurice Chassagne, (1880-1863), botaniste, l'un des participants à la formation de la Station internationale de géobotanique méditerranéenne et alpine de Montpellier.
  • Charles-Antoine-Claude de Chazerat (1728 - 1824), dernier seigneur de Lezoux et dernier Intendant d'Auvergne.
  • Jean Baptiste Felix Duchasseint (1814 +21/02/1895), conseiller général, député.
  • Raymond Joyon (09/11/1905 +05/05/1970), maire, conseiller général, député.
  • Gabriel Marc (01/04/1840 +1900), poète, ami de Théophile Gautier.
  • Paternus (circ. 145-190), potier.
  • Bienheureux Jacques Salès (21/03/1556 +05/02/1593), proclamé bienheureux en 1926.
  • Saint Gabriel-Taurin Dufresse (1750-1815), proclamé bienheureux le 27 mai 1900, canonisé à Rome le 1er octobre 2000.
  • Saint Taurin (IVe s.), évêque d'Évreux, saint patron de la commune. En 892 l'évêque Sibar emporta une partie des reliques de saint Taurin à Lezoux (Puy-de-Dôme). Elles furent ensuite retransférées ailleurs.
  • Hugues Vertet[4] (01/04/1921), archéologue, directeur de recherche au CNRS, conservateur du musée municipal;
  • Philippe Bet, Ingénieur INRAP, Vice-Président de la Société Française d'Etude de la Céramique Antique en Gaule, responsable de la plupart des fouilles et travaux archéologiques majeurs sur Lezoux depuis 30 ans.
  • Robert et François Farinel, violonistes, musiciens à la cour de Turin auprès de madame Royale, Christine, duchesse de Savoie en 1620.
  • Eugénie Dauzat (1900-2013), considérée à deux reprises comme la doyenne des Français, à tort, a passé la fin de sa vie en maison de retraite à Lezoux où elle est décédée.

Musée[modifier | modifier le code]

Le musée de la céramique : ouvert en mars 2007, il expose sur 1200 m², dans l'ancienne fabrique de poterie Bompard (XIXe siècle), de nombreux témoignages des fabrications locales. Lezoux était un grand centre de fabrication de poteries sigillées durant l'Antiquité. Le musée actuel, qui succède au musée municipal fermé en 2004, est géré par le conseil général du Puy-de-Dôme[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. David, Places et Rues de Lezoux vous racontent..., 34p., ill., Imp. Vignol à Maringues, 1974.
  • P. Bet et alii, Les productions céramiques antiques de Lezoux et de la Gaule Centrale, Ed. AFAM (Gonfaron, Var), 1987, 130 p.
  • S. Roussy, Histoire de Lezoux, Ed. De Beauvoir, 2001.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage quadrangulaire rare, impliquant quatre communes (dont Lezoux) :

L'Inde participe aussi à un échange avec Lezoux, des élèves de chaque pays partent vivre 1 ou 2 semaines dans une famille indienne et française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]