Sigmaringen
| Sigmaringen |
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Héraldique |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Land | ||
| District (Regierungsbezirk) |
Tübingen | |
| Arrondissement (Landkreis) |
Sigmaringen | |
| Nombre de quartiers (Ortsteile) |
6 | |
| Bourgmestre (Bürgermeister) |
Dr. Daniel Rapp (CDU) | |
| Code postal | 72481-72488 | |
| Code communal (Gemeindeschlüssel) |
08 4 37 104 | |
| Indicatif téléphonique | 07571 | |
| Immatriculation | SIG | |
| Démographie | ||
| Population | 16 651 hab. (30 juin 2005) | |
| Densité | 179 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 578 m — Max. 794 m | |
| Superficie | 9 285 ha = 92,85 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.sigmaringen.de | |
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Sigmaringen est une ville située dans le sud de l'Allemagne, dans le land du Bade-Wurtemberg, sur le Danube.
Mentionnée dès 1077, elle est successivement capitale de la principauté de Hohenzollern-Sigmaringen, puis de la province de Hohenzollern. Elle est réputée pour son château, parfaitement préservé, qui servit de siège au gouvernement en exil du régime de Vichy à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le château n'a de féodal que le site et l'allure d'ensemble. Les bâtiments et leur décoration intérieure sont des pastiches de différents styles.
C'est le lieu de naissance des rois de Roumanie Charles Ier et Ferdinand Ier, ainsi que du capucin et martyr saint Fidèle de Sigmaringen (1577-1622).
Sommaire |
L’enclave française (1944-1945) [modifier]
Les princes de Hohenzollern, suspects depuis la défection de leur cousin le jeune roi Michel Ier de Roumanie, sont placés en résidence surveillée le 20 juillet 1944 et le château est réquisitionné.
Le 7 septembre 1944, fuyant l'avancée des troupes alliées en France, alors que l'Allemagne est en flammes et que le régime de Vichy n'existe plus, un millier de Français collaborateurs (parmi lesquels la rédaction du journal Je suis partout) s'exilent à Sigmaringen. Le maréchal Pétain emmené, selon ses dires, « contre son gré », par les Allemands dans leur retraite en août 1944, y sera détenu jusqu'en début 1945. La commission gouvernementale, présidée par Fernand de Brinon et censée incarner la continuité du régime vichyste, y est constituée, composée d'anciens membres des gouvernements de Vichy et un aréopage collaborationniste dont Louis Ferdinand Céline. Les visiteurs sont même obligés de présenter une pièce d’identité, puisqu’ils pénètrent en territoire français. Ce « gouvernement de Sigmaringen » dure jusqu'en avril 1945.
Le Löwen, où logent les plus prestigieux invités, accueille notamment l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, qui en raconte plus tard les détails, à sa manière, dans son livre D'un château l'autre. Il y parle longuement de la brasserie du Löwen où les Français se donnent rendez-vous pour suivre l'avancée des Alliés et parler des dernières rumeurs improbables sur la victoire imminente de l'Allemagne.
Les chefs miliciens, cherchent à recruter de nouveaux adhérents pour gonfler l'effectif de la Franc-Garde, en détectant des sympathisants, en particulier dans les camps de travailleurs, de prisonniers en Allemagne. Leur but, faire triompher l’idéal d’une véritable Révolution nationale, en préparant activement la lutte clandestine, en créant des maquis. L'Opération maquis blanc consiste à parachuter des agitateurs politiques, qui, le moment venu, sèmeront la panique et prépareront de futurs maquis, soit des agents de renseignement qui pourront s'infiltrer plus facilement que les agents allemands.
Jumelage [modifier]
Notes et références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Sigmaringen. Une France en Allemagne (septembre 1944 - avril 1945), par Jean-Paul Cointet, Paris, Perrin, 2003, 368 p. (ISBN 2262018235)
- La grande encyclopédie du dérisoire - Tome 3, art. « Retour à Sigmaringen », par Bruno Léandri, 1999
- D’un château l’autre (roman, 1957), Louis-Ferdinand Céline.
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (de) Site officiel
- (de) Site du château de Sigmaringen