Négationnisme

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Le terme négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocide pratiqué par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs, c'est-à-dire la négation de la Shoah. Le négationnisme consiste ainsi à prétendre, notamment par la négation de l'existence des chambres à gaz homicides ou de la volonté d'extermination des Juifs d'Europe par les nazis, que la réalité de ces crimes relèverait de mythes.

Par extension, le terme est régulièrement employé pour désigner la négation, la contestation ou la minimisation d'autres faits historiques, en particulier ceux qu'on pourrait qualifier de crimes contre l'humanité. C'est le cas pour le refus de reconnaître le génocide arménien perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale, le Holodomor ukrainien, le massacre de Nankin par l'armée impériale japonaise, le génocide au Rwanda, le Goulag et les massacres pratiqués par les Khmers rouges au Cambodge ou le Laogai de Chine. Bien que ces épisodes se soient déroulés dans des circonstances historiques variées et qu'ils aient été commis avec des moyens divers, de nombreux traits communs se retrouvent dans leurs négations respectives[1]. Boris Cyrulnik définit le négationnisme comme un message adressé aux survivants: « Crevez, votre souffrance nous importune[2]. »

Le terme « négationnisme » est parfois utilisé dans un sens élargi relatant d'autres faits historiques que les crimes: la négation d'une réalité historique quelconque, malgré la présence de faits flagrants. Cependant, « négationnisme » est normalement utilisé seulement pour les crimes historiques graves, tant en français qu'en anglais (« negationism »). À titre d'exemple, on a parlé de négationnisme à propos de la qualification officielle d'« opération de police » pour la guerre d'Algérie, mais les historiens préfèrent utiliser le terme de « déni historique[2] ».

Cas des génocides perpétrés par les nazis[modifier | modifier le code]

Le 26 janvier 2007, l'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté par consensus une résolution condamnant la négation du génocide des Juifs par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale[3].

Qu'elle concerne les crimes des nazis ou d'autres, la démarche négationniste a ceci de particulier qu'elle use d'une méthodologie partiale et malhonnête, opérant la sélection, la dissimulation, le détournement ou la destruction d'informations corroborant l'existence du crime (voire la création de fausses preuves « impliquant » l'inexistence des évènements passés). On peut légitimement parler de négationnisme lorsque de telles méthodes sont employées, lorsque les faits contestés ont été indubitablement établis et lorsque les motivations ne sont pas exclusivement la recherche des faits historiques mais la volonté de promouvoir une idéologie, une croyance ou une mémoire collective magnifiée, en l'exonérant des crimes commis en son nom (par exemple le racisme, le communisme, le panturquisme, l'antisémitisme, l'intégrisme religieux…).

« Négationnisme » et « révisionnisme »[modifier | modifier le code]

La notion de « négationnisme » est fondamentalement à distinguer de celle de « révisionnisme ».

Le néologisme « négationnisme » a été créé par l’historien Henry Rousso en 1987[4]. Son utilité est de désigner correctement la démarche de falsification historique comme celle de Robert Faurisson ou d'Henri Roques, qui se qualifient eux-mêmes indûment de « révisionnistes ». Selon les termes d'Henri Rousso, lors de son témoignage au procès intenté par Robert Faurisson envers Robert Badinter en 2007, « il fallait distinguer ce qui me paraît être la démarche normale d'un historien - la remise en cause permanente d'un certain nombre d'interprétations - de la négation pure et simple d'un certain nombre de faits établis[5]. »

Il s'agit donc principalement de dénoncer les méthodes employées par les négationnistes : contre-vérités, falsifications, discrédit jeté sur les témoins[6].

Le négationnisme vient en parfaite contradiction des évènements qui se sont effectivement déroulés, lorsque le révisionnisme essaye de réinterpréter ou de remettre en perspective des faits, en accord avec les données objectives, sans opérer de sélection dans celles-ci.

Motivations des négationnistes[modifier | modifier le code]

Motivations principales[modifier | modifier le code]

Les motivations des négationnistes peuvent être diverses. Dans le cas de la négation du génocide juif commis par les nazis, elles apparaissent être principalement l'antisémitisme et la volonté de défendre - en niant la réalité des faits - le régime nazi et ses collaborateurs (comme le régime de Vichy en France). Mais il existe aussi un négationnisme issu de l'« ultragauche » (comme celui du groupe français La Vieille Taupe fondé par Pierre Guillaume) qui visait initialement à défaire la pensée politique du consensus de l'antifascisme jugé préjudiciable à la possibilité de la révolution. Ce groupe très minoritaire[7] est, de fait, conduit à se tourner vers l'extrême droite négationniste[8].

La négation d’un génocide (Shoah, Génocide arménien, Rwanda, etc.) vise notamment, de facto, à obtenir un non-lieu pour ce qui est admis comme un crime, et à retirer aux victimes ou à leurs ayant droit tout droit à la moindre réparation (en l’absence de crime il n’y a plus ni criminels ni victimes). Le négationnisme peut ainsi servir à protéger aussi bien les auteurs d'un génocide, que les complices d'un génocide et les héritiers idéologiques d'un génocide.

Les thèses négationnistes reposent le plus souvent sur des faits maquillés ou l'omission délibérée d'éléments à charge. On estime en conséquence que ces thèses sont le fait d'extrémistes (antisémitisme, etc.) et de faussaires.

Aussi le négationnisme est-il pour le philosophe André Jacob une « subversion du doute cartésien » consistant à « profiter, sous l'égide de quelque pulsion inavouée, de l'éloignement temporel des événements pour manipuler et en faire douter[9] ». Pierre-André Taguieff, analysant le complotisme contemporain, relève pour sa part à propos de la « tentation du relativisme radical, impliquant le règne du doute sans limites », qu'à cet égard, « le « négationnisme » n'est qu'un miroir grossissant d'un phénomène affectant l'ensemble des sciences historiques et sociales[10]. »

« Négationnisme » et « dénégation de responsabilité »[modifier | modifier le code]

Selon un usage abusif, le terme « négationnisme » est parfois utilisé pour désigner la dénégation de responsabilité du crime. Les accusés ou leurs défenseurs se défendent notamment :

  • en niant toute participation directe ou indirecte aux événements ;
  • en mettant en avant de bonnes actions ;
  • en portant une accusation symétrique et au moins équivalente (par exemple : le massacre n'est qu'une réaction de défense suite à un autre génocide) ;

Insistons donc sur le fait que le négationnisme porte sur la réalité du crime, non sur la responsabilité ou les excuses des auteurs (ou des complices, ou encore des gens qui n'ont rien fait bien qu'ils « savaient », ou même la responsabilité que certains imputent aux victimes elles-mêmes…).

Quand bien même la défense de ce point ne reposerait que sur des manipulations historiques ou des mensonges (inventions de fausses agressions, etc.), elle n'en constitue pas pour autant du négationnisme.

Faits historiques objets du négationnisme[modifier | modifier le code]

La Shoah[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Négation de la Shoah.

La négation de la Shoah, à l'origine du terme même de « négationnisme », est un fait complexe actuellement développé dans un article consacré.

Génocide arménien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Négation du génocide arménien.

Entre avril 1915 et juillet 1916 ont été méthodiquement massacrés les deux tiers de la population arménienne de l'Empire ottoman par le gouvernement Jeune-Turc. Ce génocide a fait près de 1 500 000 morts.

L'État turc nie, non pas l'existence d'une déportation des Arméniens ni la mort d'une grande partie d'entre eux, mais l'utilisation du terme « génocide » et par là même tout le caractère génocidaire de ces évènements. La diplomatie turque mène un important travail de lobbying pour faire valoir sa vision de ces évènements.

Crimes de guerre japonais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révisionnisme au Japon.

La Chine, la Corée du Sud et les Philippines dénoncent régulièrement les tentatives de la droite nationaliste japonaise de nier les crimes de guerre perpétrés sur le continent asiatique par l'armée impériale japonaise au cours de l'expansion de l'empire japonais.

Le massacre perpétré par l'armée impériale japonaise à Nankin lors de l'invasion de la Chine, l'esclavage sexuel imposé à des civiles et les expérimentations menées sur des humains par des unités de recherche bactériologiques constituent notamment des épisodes de cette histoire longtemps occultée pour des raisons politiques. Dans le cadre de la Guerre froide, le gouvernement des États-Unis, par exemple, n'a pas voulu s'aliéner son allié japonais et nombre de criminels ont été exonérés de poursuites devant le Tribunal de Tokyo.

La visite annuelle de l'ancien premier ministre Junichiro Koizumi au sanctuaire de Yasukuni, où sont honorés certains criminels de guerre a fait l'objet de protestations régulières, de même que les déclarations de Shinzo Abe sur l'implication du régime shôwa dans l'enlèvement des femmes de réconfort.

En 1990, le maire de Nagasaki, Motoshima Hitoshi, a été victime d'une tentative d'assassinat échouée pour avoir soulevé la question de la responsabilité de l'empereur Hirohito dans la Seconde Guerre mondiale.

Massacre de Srebrenica[modifier | modifier le code]

Le massacre de Srebrenica est considéré comme génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et la Cour internationale de justice [11],[12]. Certaines personnes ou institutions nient cependant le caractère génocidaire du massacre. On peut notamment citer le Mémorial de la Shoah[13],[14], l'universitaire Joël Kotek, régulièrement invité à des conférences sur la notion de génocide organisées par l'éducation nationale française [15],[16],[17],[18],[19],[20] ou encore l'historien Yves Ternon[21].

La négation du génocide au Rwanda[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Négation du génocide au Rwanda.
  • La théorie du « double génocide » a pour but de transformer le génocide des Tutsi en un massacre « inter-ethnique » pour disculper le gouvernement intérimaire rwandais de 1994, dont les deux tiers des membres ont été poursuivis par le TPIR. Elle a aussi pour objectif de « disculper » les autorités occidentales accusées de l'avoir soutenu passivement ou activement. Ce négationnisme, très répandu dans la francophonie, est souvent exprimé par le pluriel : les génocides au Rwanda. Cette expression a été utilisée notamment en France par François Mitterrand dans la version écrite de son discours à Biarritz du 8 novembre 1994[22],[23].
  • Le mythe du complot hamite repose sur des documents de même nature que le protocole des sages de Sion. Il servit de justificatif au génocide au Rwanda. Il s'agit de la systématisation des spéculations des premiers colonisateurs de la région qui voyaient dans les Tutsi du Rwanda et du Burundi des descendants des hamites ayant émigré au Rwanda il y a plusieurs siècles[24].

Démarches et méthodes du négationnisme[modifier | modifier le code]

Il existe une méthodologie générale de la négation, qui emprunte tantôt à une véritable démarche historique (révisionnisme historique) évidemment dévoyée, mais aussi à des procédés rhétoriques parfois très subtils.

Certains faits historiques possèdent un contexte particulier qui peut favoriser l'émergence de méthodes spécifiques de négation. Pour une information précise sur les méthodes employées dans le cas d'un évènement particulier, on se réfèrera aux pages dévolues à la négation de chaque fait historique.

Argument de la rétro-analyse[modifier | modifier le code]

Les événements les plus susceptibles de remise en cause négationniste semblent être des événements autour desquels s’est développé un fort contenu mythique, et qui servent d’appui à un titre ou à un autre (justification idéologique, cause d’action militaire, etc.) Ceci permet aux négationnistes de forger une argumentation fallacieuse et cependant efficace, à savoir que ce serait exclusivement l'attachement au mythe qui serait à l'origine des différents témoignages sur les événements. Certains pourront ainsi prétendre, sans aucune démonstration à l'appui de leur affirmation très gratuite, que les chambres à gaz ne sont que des constructions postérieures à la guerre érigées pour accréditer la thèse de la Shoah et diaboliser l’Allemagne nazie. Les différents témoins seront de fait présentés comme autant d’agents manipulateurs (stipendiés par le KGB, la CIA, la DGSE, par exemple). Leur faible nombre (dû au génocide) sera utilisé comme une preuve du caractère « secondaire » de l’événement.

Cette approche renversée de la réalité implique inversement de gonfler un événement réel ou de créer un événement imaginaire (théorie d'un « complot juif international », théorie du complot prémédité, de la part de la victime cherchant un prétexte, ou d’une tierce partie ayant intérêt au déclenchement des hostilités). Ainsi, le fait qu’un événement ait servi de prétexte à une action (militaire, judiciaire, etc.) pourra servir à remettre en cause sa réalité en tout ou partie, bien qu'il n'y ait aucune implication logique entre les deux termes de l'argumentation. L'effet recherché est de « saper » la légitimité de l’action et de renverser les responsabilités.

Neutralisation des témoins[modifier | modifier le code]

Le silence sur les événements par tous les moyens, la neutralisation (de la ridiculisation à l'élimination) des personnes qui affirment l'existence de génocides sont des constantes de ce type de démarche (que l'on peut résumer par la formule « aucun témoin ne doit survivre »).

Utilisation des médias[modifier | modifier le code]

Les négationnistes, selon Pierre Vidal-Naquet, exploitent l'ignorance des journalistes. Vidal-Naquet cite la description que fait Marshall Sahlins (New York Review of books du 22 mars 1979) de cette manipulation :

« Le livre d'Arens suit un modèle traditionnel des entreprises journalistico-scientifiques en Amérique : le professeur X émet quelque théorie monstrueuse - par exemple : les nazis n'ont pas véritablement tué les Juifs ; ou encore : la civilisation humaine vient d'une autre planète ; ou enfin : le cannibalisme n'existe pas. Comme les faits plaident contre lui, l'argument principal de X consiste à exprimer, sur le ton le plus élevé qui soit, son propre mépris pour toutes les preuves qui parlent contre lui […]. Tout cela provoque Y ou Z à publier une mise au point telle que celle-ci. X devient désormais le très discuté professeur X et son livre reçoit des comptes rendus respectueux écrits par des non-spécialistes dans Time, Newsweek et le New Yorker. Puis s'ouvrent la radio, la télévision et les colonnes de la presse quotidienne. »

Enjeu historique et politique[modifier | modifier le code]

Le révisionnisme de l'histoire moderne suppose une histoire « objective », contenant des faits incontestables. En pratique, il ne peut s'agir que d'une histoire « officielle » (écrite notamment par les tribunaux des crimes contre l'humanité), capable d'affirmer la réalité des faits et de réprimer efficacement toute déviation.

Or, tant que l'histoire officielle n'a pas intégré des événements, on peut être accusé d'utiliser abusivement le terme « négationnisme » à propos de ces événements. Symétriquement, on peut accuser rhétoriquement "l'histoire officielle" de faire du négationnisme. La question n'est pas anodine sur le plan politique. Il est banal de constater que l'histoire est écrite par les survivants et par les vainqueurs, ainsi si l'Allemagne écrasée et occupée en 1945 n'a pu que reconnaître les crimes nazis, les alliés ont pu écrire leur histoire officielle et minimiser leurs propres crimes et notamment les bombardements massifs sur les populations civiles des villes japonaises et allemandes.

Des questions de cet ordre surgissent à propos du génocide arménien, nié par l'état turc mais officiellement reconnu par la France, ou à propos des crimes de guerre du Japon pendant son occupation de la Corée et de la Chine (sujet qui reste source de tensions entre ces pays), ou encore des multiples crimes coloniaux.

La délimitation précise de la notion de négation de crime contre l'humanité (au sens répréhensible du terme) est d'autant plus nécessaire que, prise au sens large, cette notion peut se heurter à deux valeurs fondamentales par ailleurs reconnues dans la culture des pays qui condamnent le négationnisme: la liberté d'expression (qui ne peut être restreinte que pour des motifs exceptionnels et bien définis) et la recherche historique (qui par nature ne peut considérer aucune "vérité officielle" comme définitive).

Incrimination pénale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loi Gayssot.

La négation du génocide perpétré par l'Allemagne nazie sur les Juifs est réprimée pénalement dans les pays suivants :

Aux États-Unis, le premier amendement à la constitution, qui interdit de légiférer sur le droit de s'exprimer, empêche le vote d'une loi pénale punissant le négationnisme. En Europe, l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme garantit la liberté d'expression, alors que l'article 17 interdit d'abuser du droit[25]. La Cour européenne des droits de l'homme, s'appuyant sur ces deux articles, a conforté l'utilisation de la loi française du 13 juillet 1990 dite Loi Gayssot pour poursuivre et condamner des auteurs de publications négationnistes[26]. En France, la Cour de Cassation et la Cour d'Appel de Paris ont jugé que la liberté d'expression pouvait légitimement être restreinte pour des motifs de protection de l'ordre public, de la morale et des intérêts des victimes du nazisme[27].

Usage rhétorique et politique du terme « négationnisme »[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, on trouve l'utilisation rhétorique et politique du terme « négationnisme » comme un équivalent de « mensonge » mais plus fort et plus odieux en raison du crime nié. Cet usage se retrouve même chez des négationnistes au sens le plus strict (en accusant les alliés de cacher les victimes civiles allemandes).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • (collectif), Négationnistes : les chiffonniers de l'histoire, Paris, Syllepse, 1997.
  • Kenneth Bertrams, Pierre-Olivier de Broux, Du négationnisme au devoir de mémoire. L'histoire est-elle prisonnière ou gardienne de la liberté d'expression?, in Les propos qui heurtent, choquent ou inquiètent, Revue de droit de l'Université libre de Bruxelles, Bruxelles, Bruylant, 2008, p. 75-134.[lire en ligne]
  • Pierre Bridonneau, Oui, il faut parler des négationnistes , Cerf, 1997. [lire en ligne]
  • Bernard Comte, Le Génocide nazi et les négationnistes, 1990. [lire en ligne]
  • Alain Finkielkraut L'avenir d'une négation : réflexion sur la question du génocide , Paris Seuil, 1982
  • Nadine Fresco , Les redresseurs de morts. Chambres à gaz: la bonne nouvelle. Comment on révise l'histoire », « Les Temps Modernes », 407, juin 1980. [lire en ligne]
  • Nadine Fresco, Les "révisionnistes" négateurs de la Shoah, in l’article « Révisionnisme », Encyclopaedia Universalis, 1990
  • Nadine Fresco, Fabrication d'un antisémite, Paris, Seuil, 1999.
  • Nadine Fresco, Le négationnisme, Encyclopaedia Universalis, 2004. [lire en ligne]
  • Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Éditions du Seuil, 2000.
  • Jan Markiewicz, Wojciech Gubala, Jerrzy Labedz, Rapport sur les composés de cyanure à Auschwitz-Birkenau, Z Zagadnien Sqdowych, XXX, 1994. [lire en ligne]
  • Jean-Claude Pressac, Les carences et incohérences du Rapport Leuchter . « Jour J., la lettre télégraphique juive », 12.12.1988. [lire en ligne]
  • Jean-Claude Pressac, Les Crématoires d’Auschwitz: La Machinerie Du Meurtre De Masse . CNRS éditions, Paris, 1993.Valère
  • Henry Rousso, Le dossier Lyon III : le rapport sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Paris, Fayard, 2004.
  • Valère Staraselski, Au nom de la loi, cosigné avec Didier Daeninckx, publié aux éditions Bérénice, 1998,  (ISBN 2843840147).
  • Maxime Steinberg, Les yeux du témoin et le regard du borgne. L’Histoire face au révisionnisme, Les Éditions du Cerf, Paris, 1990. [lire en ligne]
  • Yves Ternon, Du négationnisme. Mémoire et tabou, Paris, Desclée de Brouwer, 1998.
  • Pierre Vidal-Naquet, Les assassins de la mémoire, Paris, Éditions du Seuil, « Points », 1995.
  • Georges Wellers À propos du "Rapport Leuchter et les chambres à gaz d’Auschwitz , dans Le Monde Juif, no 134, 1989.

En anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard J. Evans, « In Defense of History », New York: Norton, 1999
  • (en) Richard J. Evans « Lying about Hitler: History, Holocaust ante the David Irving Trial ». Basic Books, New York 2001
  • (en)Nadine Fresco , « The Denial of the Dead On the Faurisson Affair » 1981.
  • (en) Patrick Finney “Ethics, Historical Relativism and Holocaust Denial.” Rethinking History 2 (1998): 359-369. * élément B
  • (en) Ted Gottfried « Deniers of the Holocaust : who they are, what they do, why they do it » Brookfield, Conn. Twenty-First Century Books, 2001.
  • (en) D.D. Guttenplan D.D. « The Holocaust on Trial » Norton, New York, 2001.
  • (en) Rivkah Knoller « Denial of the Holocaust : a bibliography of literature denying or distorting the Holocaust, and of literature about this phenomenon ». Bar-Ilan University, [1992]
  • (en) Deborah Lipstadt, Denying the Holocaust: The Growing Assault on Truth and Memory, Plume (The Penguin Group), 1994.
  • (en) Jan Markiewicz, Wojciech Gubala, Jerrzy Labedz, « A Study of the Cyanide Compounds Content in the Walls of the Gas Chambers in the Former Auschwitz & Birkenau Concentration Camps », Z Zagadnien Sqdowych, XXX, 1994.
  • (en) Jean-Claude Pressac « Auschwitz: Technique and operation of the gas chambers ». The Beate Klarsfeld Foundation, New York, 1989. [lire en ligne]
  • (en) Gill Seidel « The Holocaust denial : antisemitism, racism & the new right », Londres, 1986.
  • (en) Shelly Shapiro « Truth Prevails. Demolishing Holocaust Denial: the end of The Leuchter Report ». The Beate Klarsfeld Foundation, New York, 1990.
  • (en) Michael Shermer, « Why People Believe Weird Things: Pseudoscience, Superstition, and Other Confusions of our Time », Freeman, New York, 1997.
  • (en) Michael Shermer, « Holocaust Revisionism Update: David Cole Recants/David Irving Says Churchill Knew About Pearl Harbor », dans Skeptic vol. 6, no 1 (1998), p. 23-25.
  • (en) Michael Shermer, Alex Grobman, « Denying History. Who says the Holocaust never Happened and why do they say it? », University of California Press, Berkeley, 2000.
  • (en) John C. Zimmerman, « Holocaust denial : demographics, testimonies, and Ideologies », Lanham (Md.), University Press of America, 2000.
  • (en) John C. Zimmerman, « Holocaust Denial », dans Los Angeles Times, 16 janvier 2000, p. M4.

En allemand[modifier | modifier le code]

  • (de) Brigitte Bailer-Galanda, Wilhelm Lasek, « Amoklauf gegen die Wirklichkeit. NS-Verbrechen und revisionistische Geschichtsschreibung ».Wien, 1992
  • (de) Till Bastian, « Auschwitz und die "Auschwitz-Lüge" », in Massenmord und Geschichtsfälschung, Beck’sche Reihe München, 1994
  • (de) Martin Finkenberger/Horst Junginger (Hrsg.): « Im Dienste der Lügen. Herbert Grabert (1901–1978) und seine Verlage ». Aschaffenburg : Alibri-Verl., 2004. ISBN 3-932710-76-2;
  • (de) Thomas Wandres, « Die Strafbarkeit des Auschwitz-Leugnens », Berlin, 2000.
  • (de) Werner Wegner, « Keine Massenvergasungen in Auschwitz? Zur Kritik des Leuchter-Gutachtens », dans Die Schatten der Vergangenheit. Impulse zur Historisierung der Vergangenheit, sous la direction de Uwe Backes, Eckhard Jesse et Rainer Zitelmann, Propyläen Verlag, Berlin, 1990.
  • (de) Jürgen Zarusky, « Leugnung des Holocaust. Die antisemitische Strategie nach Auschwitz. Bundesprüfstelle für jugendgefährdende Schriften Aktuell – Amtliches Mitteilungsblatt », dans Jahrestagung 9/10, Marburg, novembre 1999.

En italien[modifier | modifier le code]

  • (it) Francesco Germinario « Estranei alla democrazia. Negazionismo e antisemitismo nella destra radicale italiana ». BFS Editore, Pisa 2001
  • (it) Valentina Pisanty « L’irritante questione delle camere a gas. Logica del negazionismo ». Bompiani, Milano 1998.
  • (it) Francesco Rotondi « Luna di miele ad Auschwitz. Riflessioni sul negazionismo della Shoah », ESI, Napoli, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Richard G. Hovannisian, « L'Hydre à quatre têtes du négationnisme : Négation, rationalisation, relativisation, banalisation », in CDCA, Actualité du génocide des Arméniens, préface de Jack Lang, Paris, Edipol, 1999. Disponible en ligne sur le site imprescriptible.org.
  2. a et b Boris Cyrulnik: Un merveilleux malheur, Odile Jacob, 1999, ISBN 2-7381-0681-1, p. 141
  3. (fr) L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE RÉITÈRE SA CONDAMNATION DE TOUT DÉNI DE L’HOLOCAUSTE DANS UN TEXTE QUI COMPTE 103 COAUTEURS SUR 192 ÉTATS MEMBRES, Site officiel des Nations Unis, 26 janvier 2007
  4. Henri Rousso, Le syndrome de Vichy, ed. du seuil, 1987, 2e édition 1990, p. 176-183
  5. Propos reproduits dans Bernard Jouanneau, La Justice et l'Histoire face au négationnisme. Au cœur d'un procès : dossier composé par Bernard Jouanneau, avant-propos de Robert Badinter, Paris, Fayard,‎ 2008 (ISBN 978-2-213-63558-3), p. 118.
  6. Ainsi, en réponse à la demande du militant trotskiste David Rousset d'une commission d'enquête sur l'existence de camps de concentration en URSS, Pierre Daix rédige un article: « Pierre Daix, matricule 59 807 à Mauthausen », paru dans les Lettres françaises, niant l'existence du Goulag. Plus tard, Pierre Daix a reconnu avoir eu tort - voir à ce sujet l'ouvrage de Tzvetan Todorov, « Mémoire du mal, tentation du bien. Enquête sur le siècle », Robert Laffont, 2000 et aussi Frédéric Verger, « Les Lumières et le goulag » dans la Revue des deux mondes, no 1, janvier 2011, p. 133.
  7. Cf. Valérie Igounet, op. cit., p. 23
  8. Dérive dénoncée par François Cerruti, ancien de la Vieille Taupe, adressée à Jacques Baynac, où il évoque « la dérive vers l'extrême-droite d'une tendance comme celle de Pierre Guillaume », cité par Valérie Igounet, op. cit., p. 604
  9. André Jacob, En quête d'une philosophie pratique: De la morale à l'éthico-politique, L'Harmattan, 2007, 395 p. (ISBN 9782296036819) p. 357.
  10. Pierre-André Taguieff, Court traité de complotologie, Fayard, 2013, 440 p. (ISBN 9782755505344) [EPUB] emplacements 4334 et suiv. sur 9455.
  11. Theodor Meron, « Address by ICTY President Theodor Meron, at Potocari Memorial Cemetery »,‎ 23 juin 2004 (consulté le 27 octobre 2008) : « By seeking to eliminate a part of the Bosnian Muslims [Bosniaks], the Bosnian Serb forces committed genocide. They targeted for extinction the forty thousand Bosnian Muslims living in Srebrenica, a group which was emblematic of the Bosnian Muslims in general. They stripped all the male Muslim prisoners, military and civilian, elderly and young, of their personal belongings and identification, and deliberately and methodically killed them solely on the basis of their identity »
  12. « The Application of the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide (Bosnia and Herzegovina v. Serbia and Montenegro), case 91 »,‎ 26 février 2007 (consulté le 27 octobre 2008) : « The Court concludes that the acts committed at Srebrenica falling within Article II (a) and (b) of the Convention were committed with the specific intent to destroy in part the group of the Muslims of Bosnia and Herzegovina as such; and accordingly that these were acts of genocide, committed by members of the VRS in and around Srebrenica from about 13 July 1995. », page 108, paragraphe 297
  13. http://www.enseigner-histoire-shoah.org/outils-et-ressources/fiches-thematiques/les-autres-genocides-du-xxe-siecle.html le site internet "Enseigner l'Histoire de la Shoah", édité par le Mémorial de la Shoah, recensant "les autres génocides du XXè siècle" (autres que la Shoah), ne mentionne pas le massacre de Srebrenica
  14. http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/22/l-histoire-de-la-shoah-est-elle-trop-enseignee-en-france_4352173_3232.html Le directeur du Mémorial de la Shoah mentionne "l'histoire des deux autres génocides du XXe siècle (celui des Arméniens et celui des Tutsi)", excluant explicitement Srebrenica
  15. http://www.crif-marseilleprovence.org/Lecon-sur-les-Genocides-du-XXe.html "À ce jour, seuls sont reconnus officiellement les génocides des Herrero (en Namibie), des Arméniens, celui des Juifs qu’on nomme « Shoah » et celui des Tutsis au Rwanda."
  16. http://www.ac-grenoble.fr/histoire/temporaire/actes_8_mars.pdf
  17. http://www.histoire.ac-versailles.fr/old/histoire/enseignermemoire.htm
  18. http://pedagogie.ac-toulouse.fr/histgeo/ressources/premnouv/prem-04/genocid/genocid2.htm
  19. http://pedagogie.ac-guadeloupe.fr/histoire_et_geographie/genocides
  20. http://histoire-geographie-lp.ac-dijon.fr/spip.php?article263
  21. http://www.lemonde.fr/europe/chat/2007/02/27/yves-ternon-la-decision-de-la-cij-sur-srebrenica-ouvre-une-boite-de-pandore_876947_3214.html
  22. Discours de M. François Mitterrand, Président de la République, sur la démocratisation de l'Afrique, la proposition de créer une force d'intervention interafricaine pour la prévention des conflits et l'organisation du développement et de la croissance du continent, Biarritz le 8 novembre 1994.
  23. La France a fait obstacle à la reconnaissance du génocide. Des dirigeants français ont tenté d’accréditer la thèse du « double génocide »
    Dans son livre l'inavouable, la France au Rwanda Patrick de Saint Exupéry, envoyé spécial du Figaro au Rwanda en 1994, prend prétexte de l'usage de cette expression par Dominique de Villepin pour l'emmener sur les traces de ce qu'il a vu au Rwanda, ce qui constitue la trame de son livre
    Voir également « Le Rwanda s'interroge sur le rôle de Paris dans le génocide» Le Figaro
  24. Alison Des Forges - Aucun témoin ne doit survivre, le génocide au Rwanda - Karthala.
    Pierre Péan a repris à son compte cette théorie dans son livre Noires Fureurs, blancs menteurs - Mille et une nuits
  25. Texte de la convention révisé en 2003
  26. Revue trimestrielle des droits de l'homme 2004. Article de Michel Levinet au sujet du recours Garaudy vs France, décision du 24 juin 2003
  27. Cf. Cour de Cassation 23 février 1993 et 9 octobre 1995, Cour d'Appel de Paris 21 mai 1992