Ferrières-sur-Sichon

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Ferrières-sur-Sichon
Châtelet d'entrée du château de Montgilbert à Ferrières-sur-Sichon
Châtelet d'entrée du château de Montgilbert à Ferrières-sur-Sichon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Mayet-de-Montagne
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne Bourbonnaise
Maire
Mandat
Jean-Marcel Lazzerini
2014-2020
Code postal 03250
Code commune 03113
Démographie
Population
municipale
565 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 34″ N 3° 38′ 59″ E / 46.0261111111, 3.6497222222246° 01′ 34″ Nord 3° 38′ 59″ Est / 46.0261111111, 3.64972222222  
Altitude Min. 397 m – Max. 980 m
Superficie 38,58 km2
Localisation

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Ferrières-sur-Sichon est une commune française de la montagne bourbonnaise, proche de Vichy, traversée par le Sichon, située dans le département de l'Allier en région Auvergne.

Elle fait partie de la Communauté de communes de la Montagne Bourbonnaise.

Ses habitants sont appelés Farrérauds.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blason comte fr Clermont (Bourbon).svg

Le village se trouve dans la montagne bourbonnaise, à vingt-cinq kilomètres au sud-est de Vichy, et est au cœur de la vallée du Sichon.

Le bourg de Ferrières est situé en bordure d’un petit bassin de sédiments primaires dont les lentilles de calcaire métamorphisé lentement déposées ont donné un marbre bleu turquin inutilisable dans les arts, mais qui sert à la fabrication de la chaux.

La partie est de la commune est occupée par le massif forestier d'altitude des Bois Bizin, qui sépare Ferrières de la vallée de la Besbre et des monts de la Madeleine.

Les accès principaux à Ferrières se font via la RD 49, qui relie le bourg au Mayet-de-Montagne, la RD 122, qui va jusqu'à La Guillermie, mais surtout via la RD 995 (ancienne RN 495), qui va jusqu'à Cusset et Vichy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La "courtine"

Dans un champ du hameau de Glozel en 1924, sur la commune, furent découverts des objets sculptés, gravés, ornés de signes pouvant faire penser à une écriture primitive. Certains archéologues datèrent ces objets de l'époque néolithique. Glozel fut l'objet d'une importante controverse.

Article détaillé : Glozel.

À l'époque gauloise, la montagne bourbonnaise n'était qu'un pays inculte, couvert de forêts. Ce qui est présenté comme un autel druidique sur un plateau du Mayet, porte le nom de « courtine », du latin cortina qui signifie « cuvette des sacrifices ».

Le nom de Ferrières viendrait d'une colonie d'ouvriers forgerons qui, près de cet endroit, dans la vallée du Sichon, aurait construit barrage, fonderie et forge pour traiter le minerai de fer qu’ils tiraient des environs d’Isserpent. Un acte du 22 novembre 1666 fait état de « Pierre Cardinal faiseur d'acier ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pierre datée de 1676, sur la commune de Ferrières

De là serait sorti un gros bourg où s'établit plus tard une bourgeoisie riche et devint une paroisse si étendue qu'elle a pu en former trois. Situé au carrefour des provinces du Bourbonnais, de l’Auvergne et du Forez, Ferrières fut très tôt un lieu stratégique que les sires puis les ducs de Bourbons gagnèrent peu à peu.

En 1686 on comptait 28 feux pour la collecte des deniers royaux. Un notaire y avait résidence et les actes de ce dernier y dénombraient un chirurgien, des bourgeois, des marchands et des artisans. L’église de Cheval-Rigon était un sanctuaire roman du XIIe siècle, contemporain de l’ancienne église de Ferrières que l’on cite dans une bulle de 1152. Au XVIe siècle, la paroisse relève de la châtellenie de Billy et la cure est à la collation du prieur de Ris. Le village, terre de justice, comptait alors une boucherie, un four, un moulin banal, et recevait sept foires annuelles et un marché hebdomadaire.

Le bourg de Ferrières est situé en bordure d’un petit bassin de sédiments primaires dont les lentilles de calcaire métamorphisé lentement déposées entre Pierre Encize et le Moulin Piat ont donné un marbre bleu turquin inutilisable dans les arts mais qui sert à la fabrication de la chaux. La population vécut de cette activité pendant très longtemps mais les fours à chaux fermèrent au XXe siècle. Il en subsiste un seul sur la route du Mayet qui fut probablement construit sous l'Ancien Régime. Le moulin de Ferrières resta en activité jusqu’en 1960, produisant de l’huile de noix et du cidre en plus de la farine de blé et de seigle. En 2007, il a été restauré et rouvert pour produire de l'huile de noix.

Différentes seigneuries se sont établies à Ferrières :

  • Le Plaidit fut une seigneurie respectable, occupée vers 1300 par la famille Bachelier. Au XVIIe siècle, la famille Colin l’acheta et le domaine revint aux Fougerolles par contrat de mariage puis aux Bracon de Rochefort.
  • La Corre était une seigneurie de peu d’importance.
  • Basse-Roche fut une seigneurie très ancienne, absorbée par celle de Chappes, sa voisine.
  • Chappes est plus connu, grâce au château du XVe siècle. En 1455, c'était la famille de Terrières qui en était propriétaire. Puis vinrent Arnoux de Saint-Simon en 1659, la famille de Chandieu en 1705, et la famille de Manissy à partir de 1720. Le petit-fils, Paul de Manissy, s'amusa si grassement qu’il se ruina. Le domaine de Chappes fut saisi en 1770.

Le dernier prêtre, Jean Baptiste Desessarts, fut arrêté sur l’ordre du Comité révolutionnaire de Cusset. Il fut envoyé à l’île d’Aix où il mourut.

La commune de Ferrières[modifier | modifier le code]

La commune de Ferrières-sur-Sichon fut créée en 1790 sur 7 000 hectares, bientôt agrandie par l’annexion d’une partie de Cheval-Rigon, commune jusqu'alors indépendante. En 1851, Ferrières compte 3 250 habitants et s’étend sur plus de 7 000 ha, comprenant notamment les communes de Lavoine et La Guillermie. Le bourg, prospère, est l'un des plus importants de la région après Le Mayet-de-Montagne et presque au même niveau que Vichy. La terre, le bois ainsi que le minerai de fer sont exploités. Les fours à chaux et de nombreux moulins sont en activité.

Un élément important qui permit le désenclavement de la commune de Ferrières-sur-Sichon fut la construction de la route allant jusqu'à Cusset (et donc Vichy) entre 1840 et 1880. Cette route est aujourd'hui devenue la RD 995.

En 1880, Ferrières perd la moitié de sa surface et de sa population avec la création des communes de Lavoine et La Guillermie.

Au début du XXe siècle, l’événement le plus important de l'histoire locale fut la création du petit train qui, partant de Vichy, circulait dans la Montagne bourbonnaise : le tacot. La première section de ligne jusqu’à Ferrières avait été inaugurée le 10 juillet 1910. La section de Ferrières à Lavoine est ouverte à son tour sur 9 km le 1er janvier 1911, puis celle qui va jusqu’à Saint-Just-en-Chevalet sur 16 km le 6 avril 1912. Une ligne téléphonique est posée le long de la voie. Le voyage était long comme en témoignent les horaires de l’époque.

En 1933, un train parti de Vichy à 6 h 16 le matin arrivait à Ferrières à 8 h 15 en passant par Molles et Le Mayet-de-Montagne. La ligne passait sous un pont dit le ""chemin de l'Empereur"" au lieu dit la Tuilerie en souvenir de la promenade favorite de Napoléon III en cure à Vichy. À la sortie de Cusset, pour monter la côte des Justices, les passagers descendaient du train et marchaient à côté, puis remontaient dans le train en haut de la côte.

Après Ferrières, un tunnel puis le viaduc du Moulin Neuf fut livré au trafic en 1911 avec une arche de plus de 50 mètres. Le trafic de voyageurs et de marchandises sur cette ligne a cessé en 1949.

Article détaillé : Tacot (train).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Ferrières-sur-Sichon[1]
Période Identité Étiquette Qualité
1835 1856 Jacques Reignier   Maire
1856 1878 Louis David   Maire
1878 1896 Prospère Rongere   Maire
1896 1908 Antoine Paput   Maire
1908 1919 Laurent Fradin   Maire
1919 1929 Charles Grisard   Maire
1929 1947 Joseph Riaux   Maire
1947 1989 Jules Rousseau UDF-Rad Maire
1989 réélu mars 2014 Jean-Marcel Lazzerini[2]   Maire
Les données manquantes sont à compléter.
Type d'activité des Farrérauds entre 1999 et 2007[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 565 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 431 2 055 2 611 2 490 3 107 3 032 3 228 3 159 3 240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 044 3 005 3 233 3 107 3 410 1 821 1 836 1 836 1 752
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 754 1 795 1 699 1 465 1 437 1 370 1 266 1 170 1 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
994 916 795 656 632 561 561 561 565
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


On observe une chute énorme de la population en un siècle (entre 1851 et 1962), due à la perte des communes de Lavoine et La Guillermie : Ferrières, jadis aussi important que Vichy, est passé au second rang, puis est petit à petit passé du statut de "ville" à celui de "petit village", même derrière le Mayet-de-Montagne.

Vie du village[modifier | modifier le code]

Malgré l'exode croissant et le vieillissement de la population, le bourg reste tout de même vivant. Cependant, cette tendance tend aujourd'hui à s'inverser, avec un retour vers la campagne (création future d'un lotissement, rénovation d'anciennes maisons, etc.).

Le bourg dispose des commerces de base, d'une présence médicale, de plusieurs entreprises artisanales, d'hébergements touristiques (notamment "L'auberge du Sichon", qui existait depuis près d'un siècle sous le nom du Central).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le bas de la tour du clocher ainsi que la petite abside sur la droite appartenaient à l’église primitive qui était du XIIe siècle. L’église qui menaçait de tomber en ruine fut restaurée en 1887. Le clocher qui datait de 1776 a été surélevé d’un étage. L’entourage du portail est celui de la première église dont les pierres ont été rapportées. La scène du Golgotha a été taillée dans la pierre.

Un vitrail représente saint Vincent Ferrier (dont le rocher Saint Vincent porte le nom), Saint Fiacre (patron des jardiniers et de Ferrières) et Saint Désir (patron de la paroisse). Comme tous les autres, ce vitrail sort de l’atelier de monsieur Mailhot, artiste auvergnat, qui posa entre autres les verrières de la Visitation à Brioude. À l’intérieur de l'église, on peut voir une Vierge à l'Enfant en bois de noyer datant du XVIIe siècle. Au-dessus de la porte principale se trouve le bas relief d’un calvaire.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Glozel est le nom d'un lieu-dit de la commune où fut mis au jour à partir de 1924 un ensemble d'objets attribués dans un premier temps à une époque préhistorique mais dont l’authenticité fut rapidement contestée. Certains objets découverts portent des inscriptions évoquant une écriture dans un alphabet proche des alphabets phénicien ou ibérique. Ces vestiges sont à l’origine d’une vive controverse qui divisa la communauté scientifique, puis le grand public, en "glozéliens" et "anti-glozéliens".
Après de nouvelles analyses et datations, le Ministère de la Culture a rendu public en 1995 le résumé d'un rapport[6] dont les auteurs estiment que le site est médiéval, qu’il contient sans doute quelques objets de l’Âge du fer, mais qu’il a probablement été enrichi par des contrefaçons dont l’auteur demeure inconnu.
Article détaillé : Glozel.
Le viaduc du Moulin Neuf de nos jours
Article détaillé : Château de Montgilbert.
  • Le viaduc du Moulin Neuf, érigé à l'occasion de la construction de la ligne de la Société des Chemins de fer du Centre, vit le jour en 1910. Il fut l’un des premiers ouvrages réalisés, dans le département de l’Allier, par l’application de la technique du ciment armé. Il fut l’œuvre d'Eugène Freyssinet, ingénieur des Ponts et Chaussées, qui utilisa le ciment Portland Artificiel.
Il permet de franchir le ru Siamouzan et deux chemins, par une arche de plus de 50 mètres d’ouverture et un tablier de 64 mètres. Il est l’un des plus beaux viaducs de la ligne. Le train marquait une petite halte à son abord, matérialisée par la maisonnette située à gauche de l’ouvrage.
Le trafic de marchandises fut totalement supprimé le 15 janvier 1949 et le dernier train de voyageurs passa sur le viaduc le 22 avril 1949. La Société Générale des Chemins de Fer Economiques mit en service, dès lors, des transports routiers. Le déclassement de la ligne fut prononcé par décret, le 5 août 1950 ; aujourd'hui, le viaduc n'a plus d'utilité ni routière ni ferroviaire.
Le lavoir du bourg de Ferrières
  • Le bourg de Ferrières comporte aussi un lavoir, sur le Sichon. Le lavoir était le lieu où les femmes, dénommées "lavandières", venaient laver le linge de famille ou celui de leur clientèle ; elles convergeaient vers ce lieu avec les effets déposés dans la lessiveuse ou le baquet transporté dans la brouette ou la remorque parfois attachée à la bicyclette.
Elles apportaient chacune leurs peiteu (battoir), brosse en chiendent, pain de savon, banche (planche) et s’agenouillaient dans leur bachou (caisse à laver) garni de paille ou de chiffons pour un peu plus de confort, et dont certains restaient à demeure sur les dernières marches du lavoir en raison de l’encombrement lors du transport ou de leur caractère collectif. C'était aussi un lieu de rencontre, où l'on échangeait les dernières nouvelles du pays ; un lieu près duquel les jeunes enfants jouaient : un lieu central de la vie du village. Son utilisation a disparu, peu à peu, à la suite de l’installation de l’eau courante, dans le bourg du village, dans les années 1960.
  • Le moulin se trouve à l’angle de la rue qui monte à l’église, sur la rive droite du Sichon. S’il est déjà signalé sur la carte de Cassini, une date gravée –1846 – indique des transformations. L'activité du moulin, qui produisait de l'huile de noix et du cidre, en plus de la mouture du blé, du seigle, de la morgane, a cessé il y a plus de 40 ans. Un étroit canal se détache du Sichon, pour venir faire tourner la roue (restaurée en avril 2006). On remarque que les dents des engrenages sont en bois, d'origine. Elles donnaient alors plus de souplesse aux transmissions.
À droite, la farine descendait par un conduit de bois dans le coffre qui la recueillait. À côté, le moulin à huile ne demandait lui aussi qu’à tourner. Après avoir fait chauffer au feu de bois, ni trop, ni trop peu, les cerneaux de noix, on mettait la pâte obtenue sous une roue verticale, qui tournait comme un manège sur la large meule horizontale à rebord, où coulait l’huile de première qualité. L’huile de seconde "serrée", moins bonne, provenait de la compression, sous une presse, de la bouillie déjà écrasée par la meule. Le résidu final, appelé "maton" servait à l’alimentation des porcs.
Au premier étage, après avoir emprunté l’échelle de meunier, on découvre la salle où séjournent deux paires de meules et la bluterie, sorte de longs placards. Au fond, un manchon de toile conduisait le grain aux meules depuis le grenier où il était stocké. On distingue l’arrondi du tambour qui renferme les meules, tout en bas, à gauche. La farine qui en sortait montait au sommet des blutoirs par un conduit incliné, derrière le manchon. Elle était élevée à l’intérieur par une chaîne sans fin de godets. À l’intérieur des trois blutoirs tournaient des roues hexagonales à montures de bois, tendues de toiles de soie de plus en plus fines, pour trier le son et les farines. Elles sont encore visibles et la soie est encore intacte. De cette bluterie, la farine tombait au rez-de-chaussée, dans des sacs de 50 kg, tout prêts à être pesés et livrés.
Entre janvier 2006 et août 2008, le moulin a été totalement restauré par la mairie, et est actuellement opérationnel. Les habitants y ont accès certains jours, pour produire de l'huile de noix, en particulier, et les touristes peuvent le visiter sur demande préalable à la mairie.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • L’arboretum Paul Barge : au lieu dit la Croix des Barres, sur la route du Mayet-de-Montagne, sur une superficie de 5 hectares ; un sentier balisé à travers la forêt a été aménagé, de manière à permettre de découvrir le milieu forestier.
  • La Maison de la vallée du Sichon est un lieu touristique offrant des informations touristiques, des expositions permanentes sur la Montagne bourbonnaise, le Château de Montgilbert, une exposition de miniatures en bois et une palette d’objets artisanaux et de produits régionaux en vente.
  • La grotte des Fées, en direction du village de la Guillermie.
  • Carrière de marbre bleu turquin.

Le Théâtre des Masques[modifier | modifier le code]

Le Théâtre des Masques est le seul en Montagne bourbonnaise.

À l’origine une ancienne grange construite à la fin du XIXe siècle à proximité de l’église. Le lieu a longtemps abrité une école religieuse. Transformée en théâtre en 1939 sur l’initiative de jeunes du village, la salle voit cependant ses activités culturelles décliner progressivement dans les années d’après-guerre et ferme ses portes à la fin des années 1960. C’est l'association Ferrières Demain qui lui a redonné vie à partir de 1991, d’abord en y organisant des festivals de théâtre amateur, puis en engageant la rénovation de l’édifice dans le cadre de la charte intercommunale locale et avec l’aide de nombreux bénévoles. D’importants travaux ont ainsi été réalisés, subventionnés par les collectivités locales et territoriales et l’État, et, en 1995, plus de vingt-cinq ans après sa fermeture, le théâtre des Masques (référence directe aux deux symboles de la tragédie et de la comédie peints, à l’origine du théâtre, sur le devant de la scène) accueille ses premiers spectateurs.

Aujourd’hui, devenu la propriété de la commune, ce véritable théâtre de poche de 130 places, qui dispose d’un équipement performant (table de mixage, lumière, projecteurs, son, cintres, loge, etc.), voit défiler spectacles de théâtre et de chant, conférences, concerts et séances de cinéma.

Événements[modifier | modifier le code]

De nombreux événements sont organisés au Théâtre des Masques (projections de films du box-office, concerts, conférences, etc.).

Tous les ans en juillet a lieu la brocante, pendant laquelle tous les habitants sont invités à vider leur grenier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Historique du village sur le site de la mairie
  2. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 9 juin 2014).
  3. Données statistiques du Recensement INSEE de 2007
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Daugas, J.-P., Demoule, J.-P., Guilaine, J., Miallier, D., Pétrequin, P. et Poursat, J.-C. (1995) - « Résumé des recherches effectuées à Glozel entre 1983 et 1990, sous l'égide du Ministère de la Culture », Revue archéologique du centre de la France, vol. 34, p. 251-259.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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