Le Donjon
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| Le Donjon | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Allier | |
| Arrondissement | Vichy | |
| Canton | Le Donjon | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Donjon - Val Libre | |
| Maire Mandat |
Janine Chartier 2008-2014 |
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| Code postal | 03130 | |
| Code commune | 03103 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 080 hab. (2010) | |
| Densité | 29 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 265 m — Max. 466 m | |
| Superficie | 37,02 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Le Donjon est une commune française, située dans le département de l'Allier et la région Auvergne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le Donjon, chef-lieu de canton rural, est situé à l’est du département de l’Allier, sur l’axe routier Lapalisse-Digoin, à une vingtaine de kilomètres de ces deux villes et à une cinquantaine de kilomètres de Vichy, Roanne ou Moulins.
La commune se situe dans les Basses Marches du Bourbonnais dont elle était le chef-lieu.
Économie [modifier]
Histoire [modifier]
Au siècle dernier plusieurs découvertes intéressantes ont été faites : un buste d’Hercule en bronze, un aureus (monnaie d’or) à l’effigie d’Auguste, une médaille romaine (ces objets se trouvent au musée de Moulins).
Au Moyen Âge, le canton était rattaché au duché de Bourgogne d’où le nom de Val de Bourgogne. Il dépendait alors du bailliage de Semur-en-Brionnais. Ce n’est qu’au XIIIe siècle qu’il se sépara de la Bourgogne suite au mariage d’Agnès de Bourbon et de Jean de Bourgogne. Dès 1375, les représentants des ducs de Bourgogne et de Bourbon décidèrent que tout ce qui était du ressort des châtellenies de Châtelperron, du Donjon et du Pin relèveraient du duc de Bourbon.
Ainsi naquirent les « Basses Marches du Bourbonnais » formant une zone comprise entre la Madeleine et la Loire en comptant vingt paroisses appartenant aux cantons de Dompierre, Jaligny et du Donjon. Au XIXe siècle, cette région pauvre fut aussi appelée « pays des ventres jaunes » en raison de son sol ingrat.
Pendant la Révolution française, la ville prit le nom de Val-Libre[1], qui se retrouve dans le nom de l'actuelle communauté de communes.
Prosper Jacques Barthélémy Terrier, médecin humaniste maire du Donjon en 1847 est élu député de l’Allier en 1848. Il avertit, de Paris, les républicains donjonnais du coup d’État du 2 décembre 1851. Les notables du canton entraînent la population du canton, et dès le 3 décembre, la population se soulève et prend le contrôle de Donjon. Deux cent cinquante insurgés se dirigent vers la sous-préfecture, où ils sont rejoints par des contingents des cantons de La Palisse et Jaligny. Après quelques combats, Lapalisse tombe, mais chacun rentre dans ses foyers quand la nouvelle de la réussite du coup d'État arrive. Bien que le mouvement ait été limité, la répression est ensuite très sévère[2]. Proscrit obligé de partir en exil, il passe 7 ans à Jersey et Guernesey en compagnie de Victor Hugo dont il devient le médecin personnel et l’ami.
Bernard Honoré Préveraud (beau-frère de Terrier) dirige en décembre 1851, avec d’autres républicains, le soulèvement donjonnais contre le coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte (Napoléon III). Condamné à mort par contumace il est contraint à l’exil à Jersey où il se lie d’amitié avec Hugo. Preveraud et Terrier reposent côte à côte au cimetière du Donjon.
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D’azur au donjon d’or ouvert, ajouré et maçonné de sable. |
Administration [modifier]
Le Donjon est le chef-lieu d'un canton regroupant 13 communes pour une population totale de 5 222 habitants en 1999. Au niveau judiciaire, la commune relève du tribunal d'instance de Vichy, du tribunal de grande instance et du tribunal de commerce de Cusset, et de la cour d'appel de Riom.
La commune appartient à la Communauté de communes du Donjon Val Libre.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 080 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Château de Contresol
Le château de Contresol a été construit entre 1882 et 1891. Les principaux architectes sont René Moreau, Jean Moreau, Jean Bélisaire et Joseph Génermont. Le château est inscrit aux Monuments historiques depuis le 21 mars 2005. Il sera définitivement classé Monument historique le 27 mars 2006. La totalité du château est classée, y compris les décors et les aménagements intérieurs (cuisine, fruitier, chaufferie, monte-charges, hall, escaliers, galerie, office, salle à manger, salons, bibliothèque, chambres avec leurs boiseries, cheminées, tapisseries, toiles peintes) ; le parc avec son système hydraulique et ses fabriques (glacière), la chapelle, le château vieux dit "Vieux Contresol" et les communs.
Visite libre des extérieurs, avec panneau d'information, de cet imposant château néo-gothique en briques bicolores planté dans un parc et entouré d'un site boisé. Il est agrémenté de tours d'angle à lanternon, de lucarnes sculptées, de fenêtres à meneaux et de pinacles. La visite vous entraînera dans le parc, la régie du vieux château, la chapelle et la glacière.
- Musée du Patrimoine rurale et de la vie d’autrefois
À l'initiative de Guy Coulon naît en 1997 le Musée de la Roue, installé d'abord au domicile de son concepteur, à la sortie du Donjon, route de Digoin. Il présentait toutes les étapes de la fabrication traditionnelle d'une roue. En 2007, le musée, sous couvert d'une association de bénévoles, intègre de nouveaux locaux sur la place du Champ de foire et, élargissant son objet, prend le nom de Musée du Patrimoine rural et de la Vie d'autrefois. On peut y découvrir sous forme de scènes animées par des automates divers épisodes de la vie rurale : la veillée au coin du feu, les lavandières, les scieurs de long, etc...
- Parc du Plessis
Accès libre. Ancien parc d'un château du XIXe siècle, aujourd'hui siège de l'Hôtel de ville, on y entre par un portail ouvragé remarquable. D'imposants arbres centenaires, ainsi qu'une "mare communale de l'Allier" protégeant faune et flore dans sa roselière en font un lieu de promenade et de repos très agréable. Le regard s'arrêtera sur les deux "champignons", guérites abritant autrefois les châtelains surpris par la pluie au cours de leurs balades. Au sein du parc deux maisons de gardiens ou palefreniers ont été aménagées en deux gîtes.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean-Baptiste Méplain (18/01/1729 - 30/08/1794) : Procureur fiscal et notaire royal au Donjon dès 1762 ; dernier bailli (nommé en 1785) et premier maire du Donjon à la Révolution française (il fut l'un des commissaires choisis par l'assemblée de la sénéchaussée de Moulins pour la rédaction des cahiers de doléance), également procureur-syndic sous la Révolution, et absent de tout acte (semble-t-il) sous la Terreur. Il est décédé en 1794.
- Jean-Marien de Viry, président du Directoire du Donjon, fut guillotiné à Lyon en 1793 pour n'avoir pas détruit les tours de son château du Coude (commune de Loddes).
- Hector-François Préveraud de La Boutresse (Le Donjon, 1743 - Le Donjon, 1845), député de l'Allier (1815-1827).
- Jules Gacon (8/10/1847 - 21/11/1914), sénateur-maire du Donjon sous la IIIe République. Fils d'un chaudronnier, docteur en médecine, il exerça sa vocation dans sa commune natale. Il fut président du Conseil général pendant seize ans et était l'un des chefs du parti radical dans l'Allier. Les questions sociales le passionnèrent. Une statue honore sa mémoire sur la place qui porte son nom au Donjon.
- Bernard Honoré Préveraud (1823-1920), homme politique français et député de l'Allier.
- Barthélemy Terrier (1805-1876), maire du Donjon et député de l'Allier, beau-frère de Bernard Honoré Préveraud ; mort au Donjon, où il est enterré.
Voir aussi [modifier]
Articles de Wikipédia [modifier]
Liens externes [modifier]
- Le Donjon sur le site de l'Institut géographique national
- Site de la commune du Donjon
- Communauté de communes Donjon Val Libre
- Site du collège public Victor-Hugo
Sources [modifier]
Bibliographie [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- EHESS, notice communale sur la base de données Cassini, consultée le 29 avril 2010
- Agnès Roche « Un terreau favorable », Etudes rurales 3/2004 (n° 171-172), p. 109-110
- Conseil général de l'Allier fichier au format PDF consulté le 12 juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
