Jean Coulon

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Jean Coulon est un sculpteur français né à Ébreuil (Allier) le 17 avril 1853 et décédé à Vichy (Allier) le 5 janvier 1923.

Biographie[modifier | modifier le code]

Signature de Coulon sur le Triomphe de Galatée à Wassy

Fils de Nicolas Coulon, tailleur de pierre qui va s'installer à Clermont-Ferrand. En 1876, il monte à Paris et entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans l'atelier de sculpture de Cuvelier (1814-1894), membre de l'Institut (1865), qui avait lui-même été élève de David d'Angers. Il fait sa première exposition au Salon en 1880 avec : La Mort de Pyrame ; il obtient une 3e Médaille et l'œuvre est achetée par l'État pour la ville de Dinan. Sa réussite dans les sujets mythologiques durera jusqu'en 1890, date à laquelle le sujet ne semble plus faire recette.

En 1894, il collabore avec le céramiste Pierre-Adrien Dalpayrat (1844-1910), dans sa faïencerie de Bourg-la-Reine dans les Hauts-de-Seine, à l'élaboration de sculptures pour des sujets en grès émaillé qui ont un franc succès. En 1895, il réalise un buste du poète Théodore de Banville à partir d'un dessin de Rochegrosse, beau-fils du poète. La ville de Gannat lui passe la commande d'un monument à la gloire des victimes de la guerre de 1870-1871, La Patrie en deuil, qui sera inauguré un an plus tard le 20 septembre 1896. Il réalise cette même année le buste de Joseph Hennequin. Une partie de ces œuvres, les bustes de Gabriel Delarue, Joseph Hennequin et une statue plus tardive (1925), Le Grand Ferré, seront détruites pendant la dernière guerre, en prenant la direction de la fonderie pour la récupération du métal. Yves Machelon, maire de Gannat, fera refaire les deux bustes à partir des plâtres conservés dans la maison d'Ébreuil de l'artiste, mais cette fois-ci en pierre.

De 1904 à la date de sa mort, Jean Coulon siégera au conseil municipal. En 1922, malade, il se rend à Vichy et y décède le 5 janvier 1923.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Hebe coelestis
  • 1880 : La Mort de Pyrame, statue en plâtre d'après les Métamorphoses d'Ovide n° 6221 Dimensions: H:2 m,70 x L: 0 m,80 exposée au Salon.
  • 1883 : Flore et Zéphire, acquis par l'État pour le musée de Toulon (Var)).
  • 1884 : La Musique, Victoria Hall de Genève (Suisse).
  • 1886 : Hebe coelestis, groupe en plâtre n° 3713 exempté, récompensé par une Médaille de Deuxième Classe acquise par le musée de Nice (06) Alpes-Maritimes, un exemplaire en marbre blanc vendu par Sotheby's Londres en 2001 H: 96 cm.
  • 1889 : Le Triomphe de Galatée, œuvre en fonte éditée par Durenne et érigée dans le parc des Grandes Promenades à Wassy (Haute-Marne).
  • 1892 : Rêve d'Amour restera à l'état de plâtre.
  • 1894 : La Nuit, pichet anthropomorphe. Épreuve réalisée en grès à anse détachée en corps de femme. Décor de tête de chouette et de femmes nues s'accrochant aux flancs de l'urne Email vert velouté nuancé signée du cachet de la Grenade éclatée Dimensions: H: 27,5 cm en collaboration avec Pierre-Adrien Dalpayrat faïencerie de Bourg-la-Reine.
  • 1903 : Le Génie de la Liberté ou Le Génie de la République offrant la Paix et la Concorde au Monde, statue érigée le 5 avril 1904, place de la République à Vichy. À ses pieds figurent quatre allégories représentant l'Art, l'Agriculture, le Commerce, l'Industrie. Déménagée en 1934 pour la construction de l'hôtel des Postes, elle sera enlevée par les Allemands le 21 juillet 1942 ; elle fut récupérée à Hambourg (amputée des allégories) et remise en place le 4 avril 1951.

Prix et médailles[modifier | modifier le code]

  • 1880 : 3e médaille au Salon avec La Mort de Pyrame
  • 1886 : 2e médaille au Salon des Artistes français

Expositions et salons[modifier | modifier le code]

  • 1880 : Salon organisé par le ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts
  • 1883 : Salon organisé par la Société des artistes français
  • 1884 : Victoria Hall Genève (Suisse)
  • 1886 : Salon des artistes français
  • 1894 : Galerie Georges Petit à Paris "La Nuit"

Musées[modifier | modifier le code]

  • 1880 : musée de la Ville de Dinan
  • 1883 : musée de la Ville de Toulon
  • 1884 : musée de Genève (Suisse)
  • 1886 : musée de la Ville de Nice Alpes-Maritimes

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Virlogeux, Si Gannat m'était conté, éd. Créer, 2005 (ISBN 2848190485 et 9782848190488).
  • Louis Virlogeux, « Le sculpteur Jean Coulon », Nouvel Écho, 25/11/1989.
  • André Dalpayrat, Pierre-Adrien Dalpayrat, céramiste de l'Art Nouveau, étude biographique, reproduction de la Nuit, p. 104.
  • Joseph Viple, « Jean Coulon (1853-1923) », Bulletin de la Société d'émulation du Bourbonnais.
  • Gilbert Slengert, La Quinzaine bourbonnaise, 1898, article sur Jean Coulon.
  • Germaine Marol, Heurs et malheurs de la République : le génie de la République offrant la Paix et la Concorde au Monde civilisé, de Jean Coulon, 1904, Vichy, Études d'Art et d'Archéologie en Auvergne et Bourbonnais. Revue d'Auvergne, 1978, tome 92, n° 472, pp.169-172.

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