Agrégation en France

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Le concours de l'agrégation en France existe depuis 1766. Il a été créé après l'expulsion des jésuites de 1762, afin de combler les postes laissés vacants par le départ de plusieurs centaines de professeurs appartenant à cet ordre. Concours très difficile et prestigieux, il permet d'être professeur agrégé et de bénéficier des avantages de service et de traitement de ce corps. Les professeurs agrégés du second cycle ont vocation à enseigner dans les classes de lycée, classes préparatoires aux grandes écoles ou à l'université. La préparation à l'agrégation s'effectue soit au sein de l'université soit dans les Écoles normales supérieures. Il n'est pas très fréquent que les candidats réussissent le concours dès la première fois du fait de sa difficulté, le concours comportant des épreuves d'admissibilité (épreuves écrites) et des épreuves d'admission (épreuves orales). Un candidat qui a été reçu deux fois à l'admissibilité sans réussir à l'admission est dit bi-admissible mais ne porte pas le titre d'agrégé.

Parmi les agrégés célèbres, on peut citer des philosophes (Alain, Bergson, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Raymond Aron, Michel Foucault, Jacques Derrida, André Glucksmann, Luc Ferry, Claude Lévi-Strauss, etc), des hommes politiques (Jean Jaurès, Georges Pompidou, Alain Juppé, Laurent Fabius, Marisol Touraine, Bruno Lemaire, Laurent Wauquiez, etc), des écrivains (l'abbé Delille, traducteur de Virgile, Julien Gracq, Jules Romains, Daniel-Rops, Henri Queffelec, Jean-Louis Curtis, Patrick Grainville, Alain Finkielkraut, Dominique Fernandez, Danielle Sallenave, etc) mais aussi des mathématiciens comme Cédric Villani, médaille Fields, ou des physiciens comme Pierre-Gilles de Gennes (prix Nobel de physique) ou Philippe Nozières.