Jean Reno

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Jean Reno
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Jean Reno lors du Festival de Cannes 2016.

Nom de naissance Juan Moreno y Herrera-Jiménez
Naissance (67 ans)
Casablanca, Maroc
Nationalité Drapeau de la France Français
Profession Acteur
Films notables Le Grand Bleu
L'Opération Corned-Beef
Les Visiteurs (série de films)
Léon
Les rivières pourpres
La Rafle
Séries notables Jo

Jean Reno[1] est un acteur français d'origine espagnole né le à Casablanca (Maroc).

Découvert par Luc Besson qui lui permet d'accéder à la célébrité en lui offrant des rôles principaux dans Le Grand Bleu, Nikita et Léon, il connaît également une grande popularité grâce à la comédie de Jean-Marie Poiré Les Visiteurs et ses suites. Il est l'un des rares acteurs français à faire une carrière importante aux États-Unis, tournant notamment dans Mission impossible avec Tom Cruise, Godzilla avec Matthew Broderick, Ronin avec Robert De Niro, La Panthère rose avec Steve Martin ou encore Da Vinci Code avec Tom Hanks.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Reno, en 2005 à Saint-Malo.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Juan Moreno y Herrera-Jiménez naît à Casablanca, au Maroc alors sous protectorat français, de parents espagnols, originaires d'Andalousie (son père était de Sanlúcar de Barrameda et sa mère était de Jerez de la Frontera) qui ont fui le régime de Franco. La famille s'installe ensuite en France métropolitaine en 1970. Naturalisé français, il continue par la suite de se sentir avant tout comme espagnol car « [ses] racines sont avant tout espagnoles, andalouses »[2]. Il décide de se lancer dans une carrière de comédien, et une fois revenu de son service militaire en Allemagne, monte une compagnie théâtrale avec Didier Flamand.

Carrière[modifier | modifier le code]

Premiers pas[modifier | modifier le code]

Jean Reno fait ses premières apparitions dans des films tels que Clair de femme de Costa-Gavras (1979) ou Le Dernier Combat de Luc Besson (1983) qu'il rencontre sur le tournage des Bidasses aux grandes manœuvres. Et c'est avec ce réalisateur qu'il se fait remarquer en 1985 dans son film Subway, dans lequel il joue aux côtés d'Isabelle Adjani, de Christophe Lambert, de Michel Galabru ou encore de Richard Bohringer.

Le succès à 40 ans[modifier | modifier le code]

Jean Reno en 2010, à l'avant-première du film L'Immortel.

Mais c'est en 1988 avec le film Le Grand Bleu que l'acteur connaît véritablement le succès, à quarante ans. Devenu un acteur familier du public français, il retrouve Luc Besson pour Nikita où il fait une apparition dans le rôle d'un tueur, le « nettoyeur » Victor. Il confirme son accession au vedettariat avec L'Opération Corned-Beef, de Jean-Marie Poiré, dont il partage l'affiche avec Christian Clavier. Sa collaboration suivante avec le tandem Poiré-Clavier, Les Visiteurs, remporte en 1993 un immense succès au box-office français. L'année suivante, il est à nouveau dirigé par Luc Besson dans Léon, un film où il interprète le rôle d'un tueur naïf en partie inspiré de son personnage dans Nikita. Tourné en anglais aux États-Unis, Léon, qui révèle également la jeune Natalie Portman, confère à Jean Reno une notoriété internationale. Multipliant les registres, s'étant affirmé comme l'une des valeurs sûres du cinéma français, il est désormais sollicité par Hollywood et apparaît dans divers blockbusters américains comme Mission impossible, Godzilla, Ronin, La Panthère rose ou encore Da Vinci Code.

Reno a été nommé trois fois pour le César du meilleur acteur : deux fois pour un premier rôle grâce à Léon et Les Visiteurs, ainsi qu'une fois pour un second rôle dans Le Grand Bleu.

Il est également connu au Japon, depuis le succès qu'y a remporté le Grand Bleu, et a notamment tourné dans des publicités de Honda Orthia (1996)[3],[4] et dans Wasabi en 2001 avec Ryōko Hirosue.

Jean Reno a par ailleurs refusé le rôle de l'agent Smith dans le film Matrix (qui sera finalement joué par Hugo Weaving), choisissant plutôt de jouer dans Godzilla[5]. Il refuse ensuite un rôle dans Matrix Reloaded et Matrix Revolutions préférant rester en France avec sa famille[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Signature de Jean Reno, tirée d'un autographe réalisé lors du tournage des Visiteurs 3.

Jean Reno est le père de six enfants issus de trois mariages différents, Sandra et Michael, de son union avec Geneviève, Tom et Serena, 15 ans, de son union avec Nathalie Dyszkiewicz, et enfin Cielo et Dean, avec la mannequin franco-britannique, Zofia Borucka[7],[8].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts métrages

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

Clips[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

  • Jean Reno a été la voix off des publicités EDF/GDF dans les années 1990 avec son slogan : « Nous vous devons plus que la lumière ».
  • En 2011, Jean Reno reprend le personnage de Doraemon lors d'une publicité pour le constructeur automobile Toyota.
  • En 2012, habillé d'un costume blanc et de chaussures blanches, Jean Reno fait la publicité de la chaîne payante SKY en Allemagne.
  • En mars 2016, comme en 2011, il joue une publicité japonaise pour Toyota.
  • En mai 2016, il joue dans un court-métrage promotionnel pour la marque de bière espagnole Estrella Damm au côté de l'actrice Laia Costa[11].

Doublage[modifier | modifier le code]

Jean Reno en 2012.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Animation[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Les Enfants du futur, conte musical d'Alan Simon : Hermès
  • 1999 : Excalibur la légende des celtes, opéra-rock d'Alan Simon : narration

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prononcer /​ʒɑ̃ ʁe.no/.
  2. Jean Reno provoque la polémique malgré lui, Paris Match, 7 juin 2016
  3. [1]
  4. [2]
  5. « Jean Reno, produit d’exportation made in France », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne)
  6. « Reno : non à Matrix, oui à Besson », AlloCiné,‎ (lire en ligne)
  7. [3]
  8. [4]
  9. [5]
  10. The Philosopher
  11. (fr) « "Las pequeñas cosas", Jean Reno découvre Estrella Damm », sur La Montée Ibérique,‎ (consulté le 10 juin 2016)
  12. Critique du film sur Télérama.
  13. Promotion du 23 novembre 2007 sur culture.gouv.fr.
  14. Décret du 11 juillet 2008 portant promotion et nomination publié au Journal officiel du 13.
  15. (es) « Real Decreto 1179/2015, de 29 de diciembre, por el que se concede la Medalla al Mérito en las Bellas Artes, en su categoría de oro, a las personas y entidades que se relacionan », sur Boletin de Estado, Madrid,‎ (consulté le 2 janvier 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]