Les Lilas

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Les Lilas
Les Lilas
La mairie.
Blason de Les Lilas
Blason
Les Lilas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Canton Bagnolet
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Est Ensemble
Maire
Mandat
Daniel Guiraud
2014-2020
Code postal 93260
Code commune 93045
Démographie
Gentilé Lilasiens
Population
municipale
22 993 hab. (2016 en augmentation de 2,17 % par rapport à 2011)
Densité 18 248 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 48″ nord, 2° 25′ 01″ est
Altitude 126 m
Min. 75 m
Max. 131 m
Superficie 1,26 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-leslilas.fr

Les Lilas /le li.la/ est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Lilasiens.

La devise des Lilas est « J’étais fleur, je suis cité »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation des Lilas en région parisienne.

La ville est située sur la colline de Belleville dans la banlieue nord-est de Paris, au sud-ouest du département de la Seine-Saint-Denis. Sur son territoire se situe le point culminant du département, avec 131 mètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Les Lilas
Le Pré-Saint-Gervais Pantin Romainville
Le Pré-Saint-Gervais Les Lilas Romainville
Paris Bagnolet Bagnolet

Desserte[modifier | modifier le code]

La ville est située à proximité de la station Porte des Lilas des lignes (M)(3bis) et (M)(11) du métro de Paris et est desservie par la station Mairie des Lilas de la ligne (M)(11) du métro de Paris.

Plusieurs lignes de bus desservent Les Lilas :

En voiture, la ville est facilement accessible depuis Paris par la porte des Lilas et le boulevard périphérique. Son axe principal, dans le prolongement de la rue de Belleville à Paris, est la rue de Paris (D 117), qui relie la commune à Romainville et à Noisy-le-Sec.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune des Lilas a été créée le sur le « Bois des Bouleaux »[2] en regroupant une partie du territoire de Romainville, Pantin et Bagnolet. À cette époque, il avait également été envisagé de nommer la nouvelle commune Napoléon-le-Bois ou Commune-de-Padoue, en référence à un Duc de Padoue qui avait résidé autrefois dans la localité[3]. Les 300 habitations qui forment la commune du Bois-de-Romainville se voient adjoindre un tiers de Romainville (77 hectares peuplés de 2 000 habitants) et quelques parcelles de Pantin et de Bagnolet pour former la nouvelle commune[4].

Les Lilas doivent leur nom aux jardins fleuris qui couvraient la colline sous le Second Empire [5], mais surtout aux lilas des guinguettes, cabarets et gargotes où le romancier Paul de Kock trouvait son inspiration.[réf. souhaitée].

Aux Lilas se trouvait dès la fin du XIXe siècle un important dépôt de tramways exploité par la Compagnie des tramways de l'Est parisien, qui est désormais le dépôt de bus RATP de Floréal.

La ville était desservie par plusieurs lignes de tramways, dont celle qui reliait la banlieue à la place de l'Opéra représentée sur la carte postale.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune a été créée en 1867, par détachements du territoire de Bagnolet, Pantin et Romainville[6].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[7], la commune faisait partie du département de la Seine. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de la Seine-Saint-Denis et son arrondissement de Bobigny après un transfert administratif effectif au .

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la Neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Elle faisait partie depuis sa création en 1867 du canton de Pantin du département de la Seine. Lors de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, elle est rattachée en 1967 au canton du Pré-Saint-Gervais puis, en 1976, devient le chef-lieu du canton des Lilas[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Bagnolet.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé des réflexions en vue de la création d'une communauté d'agglomération. Celle-ci, dénommée communauté d'agglomération Est Ensemble a été créée au .

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[8].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale et exercent également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées.

La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, créé par un décret du 11 décembre 2015[9] et qui regroupe l'ensemble des communes qui faisaient partie de l'ancienne communauté d'agglomération.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La commune des Lilas a été créée le 24 juillet 1867. La liste des maires commence donc en 1867.

Liste des maires successifs des Lilas[10]
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1867 septembre 1870 Victor Guérin-Delaroche Bonapartiste Industriel
5 septembre 1870 26 janvier 1871 Arthur-Henri comte Lambin d’Anglemont   Rentier
février 1871 mars 1874 Edmond Jacquet Républicain modéré Industriel
mars 1874 octobre 1876 Charles Rozière Républicain modéré Industriel
octobre 1876 décembre 1877 Jacques Pasquier   Entrepreneur
Démissionne en décembre 1877.
janvier 1878 avril 1880 Charles Rozière Républicain modéré Industriel
Démissionne en avril 1880.
mai 1880 janvier 1882 Edmond Jacquet Républicain modéré Industriel
Conseiller général (1874-1887)
mars 1882 août 1887 François-Anselme Péan Union républicaine Industriel
Conseiller général (1887-1893), président du conseil général de la Seine (1891-1892)
octobre 1887 mai 1888 Pierre Boirre   Maître verrier
Démissionne en mai 1888.
mai 1888 novembre 1890 Jacques Pasquier   Entrepreneur
Démissionne en novembre 1890.
mai 1891 10 février 1896 Auguste Courvoisier    
10 février 1896 16 mai 1896 Maximilien Leclerc    
16 mai 1896 29 mars 1902 Hector Ségaux Parti radical Professeur
29 mars 1902 3 juin 1938 Eugène Decros Parti radical Industriel marbrier
Conseiller général (1929-1935)
Décédé en cours de mandat
juillet 1938 mai 1941 Henri Ghyse Parti radical Industriel (cuivrerie d'art)
Démis par le gouvernement de Vichy
mai 1941 novembre 1941[11] Léopold Selle-Berthier Parti radical Maire nommé puis démis par le gouvernement de Vichy
août 1942 avril 1943 Fleury-Lourd Parti radical Maire nommé puis démis par le gouvernement de Vichy
avril 1943 août 1944 Georges Valognes   Maire nommé par le gouvernement de Vichy
octobre 1944 mai 1945 David Rosenfeld Front national de lutte pour la Libération Docteur en médecine
mai 1945 octobre 1947 Daniel Georges PCF Photograveur
1947 23 décembre 1951 Marcel Joseph-Francois RPF Décédé en cours de mandat
7 janvier 1952 mai 1953 Louis Prévot RPF  
mai 1953 23 avril 1956 Georges Jacquot RPF Démissionne le 23 avril 1956
23 juin 1956 10 décembre 1956 Henri Labanowski MRP Chirurgien-dentiste
Conseil municipal dissous par décret le 10 décembre 1956, à la suite du vote d'auto-dissolution d'octobre 1956
janvier 1957 mars 1959 Léon Vallée SFIO  
mars 1959 mars 1983 Auguste Rabeyrolles DVD Industriel
Conseiller général (1973 → 1979)
mars 1983 mars 2001[12] Jean-Jack Salles[13] UDF Inspecteur d'assurances
Vice-président du conseil régional (1989 → 1992 et 1992 → 1998),
Député (1986 → 1988)
mars 2001[14] En cours
(au 6 novembre 2019)
Daniel Guiraud[15] PS Conseiller général des Lilas (2004 → 2015)
Conseiller départemental de Bagnolet (2015 → )
Vice président du conseil général (2008 → 2015)
Vice-président du conseil départemental (2015[16] → )
Vice-président de la métropole du Grand Paris (2016 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[17],[18]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[19].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[20],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 22 993 habitants[Note 2], en augmentation de 2,17 % par rapport à 2011 (Seine-Saint-Denis : +5,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
3 6994 4115 6905 8876 4177 4388 92510 47011 654
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
14 59918 10919 50019 46717 68518 59017 72115 81720 054
1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - -
20 35420 11820 22622 07122 50522 993---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

En 2008[22] et en 2013[23].

Pyramide des âges en 2013 (en nombre d'individus)
HommesClasse d’âgeFemmes
510 
75 à plus
1 217 
1 120 
60 à 74
1 632 
1 967 
45 à 59
2 351 
2 565 
30 à 44
2 842 
1 980 
15 à 29
2 174 
2 370 
0 à 14
2 090 
Pyramide des âges en 2008 (en nombre d'individus)
HommesClasse d’âgeFemmes
512 
75 à plus
1 168 
1 142 
60 à 74
1 717 
2 009 
45 à 59
2 496 
2 432 
30 à 44
2 780 
1 944 
15 à 29
2 172 
2 116 
0 à 14
2 029 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune des Lilas est située dans l'académie de Créteil.

Enseignement général et professionnel[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires des Lilas dépendent de l'inspection académique de Bobigny et du rectorat de Créteil.

Enseignement pré-élémentaire et élémentaire

  • 6 écoles maternelles publiques ;
  • 4 écoles primaires publiques ;
  • 1 école primaire privée catholique sous contrat.

Enseignement secondaire

Emploi & Entreprises[modifier | modifier le code]

La commune des Lilas regroupe un certain nombre d'entreprises et ce dans de nombreux secteurs d'activité[26]. Parmi ces entreprises:

  • le Centre Bus des Lilas (RATP) aussi appelé Centre Paris Est, dans lequel travaillent 800 salariés ;
  • la Poste des Lilas, dans laquelle travaillent 30 salariés ;
  • la Maternité des Lilas, qui regroupe 180 salariés ;
  • la Clinique des Lilas, établissement privé conventionné regroupant 130 salariés ;
  • Drieux-Combaluzier, entreprise ascensoriste regroupant 220 salariés ;
  • la résidence Les jardins des Lilas, maison de retraite médicalisée regroupant 46 salariés ;
  • le garage Merino Sporting, concessionnaire Opel regroupant 40 salariés ;
  • la Télédifusion de France (TDF), regroupant 150 salariés.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville achevé en 1884, décor de mairie de la IIIe République, en particulier les peintures :

  • dans la salle du conseil municipal : Le suffrage universel, d'Alfred-Henri Bramtot. Huile sur toile marouflée, 1890, exposée en 1891 au Salon des Champs-Élysées, choisie par la commission des Beaux-arts du conseil général de la Seine pour décorer la mairie des Lilas. Une esquisse de ce tableau est conservée au Petit Palais. Le tableau représente un bureau de vote et détaille l'acte électoral.
  • dans l'escalier d'honneur : La République, de Jean-Léon Gérôme, une œuvre réalisée pour le concours officiel de 1848 par un jeune peintre de 24 ans, dans la tradition des tableaux de la Première République[27].
  • dans l'escalier d'honneur : Jeunesse et Famille, deux toiles marouflées commandées à Édouard Vimont pour le décor de la mairie de la jeune commune des Lilas, en 1889. Deux scènes populaires et champêtres regroupées sous le thème « les âges de la vie ».

Une restauration du bâtiment est engagée fin 2008[3].

Église Notre-Dame-du-Rosaire, conçue par le cabinet d’architecture Enia Architectes (Mathieu Chazelle, Simon Pallubicki, Brice Piechaczyk) et Galantino, a été consacrée le 30 janvier 2011. Cette église en béton blanc est ornée d'une Résurrection du Christ de Claude Abeille et comporte un chemin de croix de Laurence Bernot, des vitraux d'Alice et Didier Sancey, ainsi que trois statues issues de l'ancien édifice provisoire construit en 1887 avec une structure et un clocher en bois, qui aura été utilisé plus d'un siècle et sera démoli en 2011[3],[28].

Théâtre du Garde-Chasse, situé rue de Paris. C'est l'ancienne salle des fêtes communale, édifiée par Léopold Bévière (1903-1905) sur l'ancien emplacement du jardin de Paul de Kock où ce dernier avait aménagé un théâtre de verdure. L'extérieur est inspiré du Grand Trianon. À l'intérieur, boiseries et plafond sont classés à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, depuis 1990. La toile marouflée Belle Époque qui décore le plafond est l'œuvre de Victor Tardieu (1907-1910) et représente une scène célèbre de l'opérette Véronique d'André Messager. Sept esquisses, « fragments à grandeur d'exécution » réalisés pour le concours, ont été acquises par la Ville. Depuis 1995, le bâtiment restauré est aménagé en une salle de spectacle de 318 places accueille spectacle vivant, cinéma ou expositions (les fauteuils sont escamotables).

Fort de Romainville, rue de la Résistance, bâti au milieu du XIXe siècle (1844-1850) dans le cadre de l'édification de la ceinture des forts parisiens. Occupé par les Prussiens en 1870, il a surtout servi de 1940 à 1944 de camp d'internement allemand, de réserve d'otages de la région parisienne et de centre de regroupement de prisonnier(e)s politiques issu(e)s de la Résistance. La plupart ont été envoyés dans les camps de l'Allemagne nazie (Auschwitz, Ravensbrück, Mauthausen, etc.) après un séjour de quelques jours à quelques mois à "Romainville". Charlotte Delbo a rendu hommage dans son œuvre aux 230 femmes du Convoi du 24 janvier (1943), dont elle-même faisait partie ainsi que la lilasienne Raymonde Salez[29]. Dernier convoi de femmes parti de la gare de Pantin le 15 août 1944, à la veille de la Libération des Lilas (17 août).

Tour TDF, bâtie par l'architecte Claude Vasconi à l'intérieur du fort de Romainville, repère visuel du Nord-Est parisien et de la ville des Lilas. 124 m de haut. La coupole hissée au sommet d'un fût de 92 m de haut fait 43 m de diamètre dans sa partie la plus large. Construction terminée en 1987. Tour de télécommunications.

Lycée et gymnase bâtis par l'architecte de renommée internationale Roger Taillibert (lycée Paul-Robert, 1993 et gymnase Micheline-Ostermeyer, au curieux plafond à caissons pour l'insonorisation, 1996).

Monument à la mémoire du génocide arménien, stèle de bronze visible dans le cimetière communal des Lilas, réalisée par David Erevantzi, sculpteur né en Arménie. Le monument a été érigé en mai 2000 par la ville des Lilas pour exprimer la solidarité avec les victimes du premier génocide du XXe siècle, en 1915. Les deux faces du monument, isolées l'une de l'autre, symbolisent l'existence séparée des habitants de l'Arménie actuelle et des Arméniens de la diaspora, conséquence du génocide.

Quelques détails :
Au recto, la figure allégorique est celle de la mère-patrie, encore effarée du génocide. À gauche, le personnage aux mains ouvertes est l'Arménien qui n'a pas renoncé. À force de courage et de travail, il a acquis la prospérité (représentée par la guirlande végétale de vigne et de grenades). Dans la partie inférieure, deux « pierres à croix » ou Khatchkars, comme on en trouve en Arménie depuis le Haut Moyen Âge, soit dans les cimetières, soit insérées dans les monuments religieux. À gauche, une pierre tombale, la mort. À droite, on voit les bourgeons et les feuilles issues de la croix. Trois inscriptions sont gravées sur le monument. Deux phrases célèbres, l'une d'Anatole France et l'autre de Lord Byron, « la seule langue pour parler à Dieu, c'est l'arménien » (écrite en arménien), encadrent la dédicace de la ville des Lilas.
Au verso, la chevelure de la femme s'enroule, telle la vague de l'océan : jamais les Arméniens ne se sont immobilisés dans la douleur, la diaspora a continué. La Vierge à l'Enfant est une vierge glorieuse car la maternité permet de renouveler la vie. Le personnage central glorifie la réussite du peuple arménien, de même que l'eau poissonneuse et l'arbre de vie, florissant, chargé de grenades, les fruits symboles de la résurrection. Les racines de la vie sont issues de la Bible, présentée dans sa traduction arménienne par deux moines dont le célèbre Mesrop Machtots. Tout en bas la rosette est un élément traditionnel des décors arméniens : c'est la roue de la vie, le soleil et le symbole de l'éternité.

La Corniche des forts : ce futur parc urbain de la région d'Île-de-France, inscrit au contrat de plan 2000-2006, prévoit l'aménagement d'un parc urbain de 64 hectares situé sur les communes de Pantin, Les Lilas, Noisy-le-Sec et principalement de Romainville. Située sur d'anciennes carrières de gypse, la base de plein air et de loisirs de la Corniche des forts proposera des activités culturelles et sportives. La création d'un cheminement est-ouest de 2,8 km destiné aux piétons et aux vélos permettra de profiter du panorama sur Paris et la plaine de France, et deviendra la promenade principale de la base. Les abords du château de Romainville seront réaménagés et la folie de Pantin devrait être réhabilitée. Les jardins ouvriers seront déplacés. Une première phase devrait être ouverte au public courant 2007 ou 2008[30].
Ce parc sera géré par un syndicat mixte regroupant le département et les villes concernées[31].

Le Musée des vampires et monstres de l'imaginaire (14 rue Jules-David), unique au monde[32].

La maternité des Lilas (12 rue du Coq-Français) dont la reconstruction promise en 2013 sur le terrain Gütermann est fortement remise en cause[33],[34] par l'ARS.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La généalogie d'une quarantaine de personnalités des Lilas est consultable sur geneanet.org (auteur: "Racines du 93")

Télécommunications[modifier | modifier le code]

La tour hertzienne TDF de Romainville (123 m) se situe sur le territoire de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Les Lilas

Les armes de la commune des Lilas se blasonnent ainsi :
D'or fretté de sinople, entre-semé de fleurs de lilas au naturel[39]

Devise : J'étais fleur, je suis cité

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire et patrimoine de la ville :
    • étude complète sur l'histoire de la commune et son patrimoine : Contribution au diagnostic patrimonial des Lilas, conseil général de Seine-Saint-Denis [PDF] (38,9 Mo), 186 p.
    • Jean Huret, Quand Les Lilas : histoire de la colline des Lilas et de ses occupants au cours des âges, Les Lilas, ville des Lilas, , 332 p. (ISBN 978-2950808509)
    • Clotilde Brégeau, Laurence Jankowski de Niewmierzycki, Didier Lamarre et al., Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Charenton-le-Pont, Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », (ISBN 978-2908958775)
  • Histoire du fort de Romainville :
    • Thomas Fontaine, Les oubliés de Romainville : un camp allemand en France (1940-1944), Taillandier, , 144 p. (ISBN 978-2847342178).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Edmond Auteur du texte Blanchard, Armorial des communes du département de la Seine / [par Edmond Blanchard], (lire en ligne)
  2. « L'ancien hôtel d'Anglemont », Patrimoine, sur https://www.tourisme93.com (consulté le 7 novembre 2019).
  3. a b et c Source : Quotidien Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis du 30 octobre 2007.
  4. Maxime François, « Les Lilas : « La ville a failli s’appeler Napoléon-le-Bois » », leparisien.fr, (consulté le 25 octobre 2017)
  5. « France Bleu – Au nom des lieux – Les Lilas doivent leur nom aux fleurs qui recouvraient naguère cette colline », sur www.francebleu.fr, diffusion du 21 novembre 2017 (consulté le 27 août 2019)
  6. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  8. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  9. Décret n° 2015-1661 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Romainville sur Légifrance.
  10. « Les maires de Lilas (Les) », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 4 avril 2015).
  11. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9618968q/f4.item.r=canton.zoom
  12. Alain Martin, « Aux Lilas le maire déchu démissionne », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  13. « La mort de Jean-Jack Salles », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ , p. II (lire en ligne).
  14. Alain Martin, « Daniel Guiraud s'offre Les Lilas », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  15. M. Fr., « Les Lilas : le maire renonce et fait campagne pour son adjoint : Le maire (PS) Daniel Guiraud, qui ne se représentera pas après trois mandats à la tête de la ville, a officialisé, sur les réseaux sociaux, son soutien à l’adjoint à l’éducation Lionel Benharous », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2019) « Interrogé sur la raison de son renoncement, l'édile souligne « le risque de faire le mandat de trop ». A ses administrés, il a précisé par écrit qu'il « était récemment question de limiter à trois mandats consécutifs maximum la durée d'exercice de la fonction de maire. Cette saine mesure de limitation à trois mandats que le gouvernement n'a pas jugé utile de rendre effective dès l'an prochain, j'ai souhaité, en conformité avec ce que je crois, me l'appliquer à moi-même ».
  16. Sébastien Thomas, « Stéphane Troussel réélu à la tête du 93 : Stéphane Troussel a été élu, ce jeudi matin, président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis avec 23 voix pour, 16 votes blancs et deux bulletins nuls. 40 conseillers (deux élus manquaient à l’appel), dont 25 nouveaux, ont fait leur entrée à l’assemblée territoriale », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  17. Aurélie Lebelle, « Municipales aux Lilas : le maire PS veut rassembler : Facilement réélu dès le 1er tour en 2008, Daniel Guiraud devra affronter cette année une liste dissidente écologiste avec des déçus de sa majorité. La droite espère tirer profit de cette division », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  18. « Les 19 maires réélus », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  19. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Les Lilas, consultée le 30 octobre 2017
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. Insee - Résultats du recensement de la population de 2008 - Évolution et structure de la population des Lilas, consulté le 25 juillet 2016
  23. Insee - Résultats du recensement de la population de 2012 - Évolution et structure de la population des Lilas, consulté le 25 juillet 2016
  24. Ministère de l'Éducation nationale - Fiche Indicateurs de réussite lycée Paul-Robert baccalauréat général et technologique, consulté le 25 juillet 2016
  25. Ministère de l'Éducation nationale - Fiche Indicateurs de réussite lycée Paul-Robert baccalauréat professionnel, consulté le 25 juillet 2016
  26. « À la découverte des grandes entreprises des Lilas » [archive du ], sur www.ville-leslilas.fr (consulté le 27 août 2019)
  27. Le tableau appartient à la Ville de Paris qui l'a mis en dépôt en 1922, puis remis en dépôt après plusieurs grandes expositions sur le thème de la République et restauration, en 1999. Huile sur toile, 296x192cm.
  28. Marie-Pierre Bologna, « Première messe dans la nouvelle église des Lilas », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne)
  29. Voir http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article130300, notice SALEZ Raymonde, dite Mounette par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 21 juin 2018.
  30. Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, du 23 août 2006.
  31. Seine-Saint-Denis, le magazine, revue officielle du département, N° 105, février 2007.
  32. http://museedesvampiresjs.wix.com/museedesvampiresetmdelim/
  33. « Mobilisation pour la reconstruction de la maternité des Lilas », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 27 août 2019)
  34. Alexandre Pouchard, « La maternité des Lilas, en difficulté financière, dénonce un “acharnement” », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 27 août 2019)
  35. Patrimoine : sur la sublime terrasse de Claude Bartolone, Rue89, 17 mai 2013.
  36. « Les Lilas pleurent Sotigui Kouyaté, leur griot : Sotigui Kouyaté est mort samedi. Il avait tourné dans « London River », « BlackMic-Mac », «IP5» et bien d'autres films.Ce « citoyen du monde » avait posé ses valises aux Lilas », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2019).
  37. « L’acteur Mabô Kouyaté, vu dans «Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m», est mort à 29 ans : Le jeune homme avait obtenu son premier rôle au début des années 2000 dans le film de Richard Berry », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2019).
  38. Sylvain Siclier, « Rachid Taha, le punk du raï, est mort : Ancien membre du groupe Carte de séjour, le chanteur, né en Algérie, avait repris « Douce France », de Charles Trenet », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2019).
  39. Les armes de la commune de Les Lilas