Benoît Rayski

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Benoît Rayski
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Benoît Rayski, né le , est un journaliste et essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Benoît Rayski est le fils d'Adam Rayski qui fut responsable de la section juive au sein des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée, mouvement du PC clandestin pendant la Résistance[1].

Il a signé une dizaine d'essais sur le traitement historique du communisme et la mémoire de la Résistance, notamment L'Enfant juif et l’enfant ukrainien : réflexions sur une imposture (Éditions de l’Aube, 2001) et Le cadavre était trop grand. L'Affiche rouge (Denoël, 2009) fait revivre le Paris de ces vingt-trois adolescents condamnés à mort pour leur engagement dans la Résistance.

Il a travaillé pour France-Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris, Globe Hebdo[2].

En novembre 2012, il se définit comme « islamophobe de gauche » et « islamophobe de droite »[3],[4].

Benoît Rayski a depuis « viré à droite[2]», et écrit régulièrement pour des sites internet tels que Boulevard Voltaire, Riposte laïque ou Causeur[5], ou encore sur Atlantico.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Selon Les Inrockuptibles, il a été épinglé à plusieurs reprises pour des propos racistes.

En 2015, il avait utilisé la réédition de Mein Kampf pour publier un article sur Atlantico, affirmant que c'était « depuis des années un best-seller dans le monde arabe-musulman ».

En 2016, il publie dans Atlantico un article dans lequel il s'en prend notamment à Sihame Assbague dans un style petit nègre : « [...] moi pas vouloir être mélangé à des milliers de Sihame Assbague qui crachent sur moi. Moi être heureux dans mon jardin. À me prélasser dans mon hamac. Moi fumer cigare. Moi lire Tintin au Congo. Moi rêver d'être dans un palanquin porté par des Noirs. [...] »[6].

En 2017, il commente sur Atlantico les essais et romans érotiques de Marlène Schiappa qu'il traite de « reine des salopes » dans le sous-titre de son article, provoquant des réactions d'internautes[7],[8]. Deux jours après la publication, Atlantico rend publique une lettre d'excuses de Benoît Rayski à Marlène Schiappa, et une autre de Jean-Sébastien Ferjou, directeur de la publication d'Atlantico, évoquant un surtitre « injustifiable et déplacé »[9].

Les Inrockuptibles relèvent qu'« aucune information ne vient corroborer la qualité d’“historien” » qui lui est attribuée sur Atlantico[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les effacés de la terre : quelques jours dans la vie de Julie, chômeuse, Cerf, 2019[10]
  • Les bâtards de Sartre, Éditions Pierre-Guillaume De Roux, 2018 (ISBN 2363712595)[11]
  • Fils d'Adam, Nostalgies communistes, Éditions Exils, 2017 (ISBN 978-2-912969-79-8)
  • Comment je suis devenu un sale Français : bref itinéraire d'un Juif polonais né en France, Monaco, Éditions du Rocher, , 161 p. (ISBN 978-2-268-07989-9)
  • Le Gauchisme, maladie sénile du communisme, Atlantico, , 37 p. (ISBN 978-2-212-86897-5, présentation en ligne)
  • L'antisémitisme peut-il être de gauche, Mordicus, 2013.
  • J'ai pour la France une étrange passion : Itinéraire amoureux, Editions David Reinharc, 2012.
  • L’homme que vous aimez haïr, Paris, Grasset & Fasquelle, , 130 p. (ISBN 978-2-246-77991-9)
  • L’Affiche rouge – 21 février 1944, Denoël, (ISBN 978-2-207-26116-3 et 2-207-26116-6)
  • Le cadavre était trop grand : Guy Môquet piétiné par le conformisme de gauche, Paris, Éditions Denoël, , 119 p. (ISBN 978-2-207-26050-0)
  • Là où vont les cigognes : récit, Paris, Éditions Ramsay, , 228 p. (ISBN 978-2-84114-900-1)
  • Jours tranquilles à Créteil : Voyage au bout d'une haine ordinaire, Ramsay, 2004.
  • Ces étoiles qui brûlent en moi, Paris, Éditions du Félin, , 107 p. (ISBN 2-86645-517-7)
  • Un livre rouge, Paris, Seuil, , 108 p. (ISBN 2-02-050034-5)
  • L'Enfant juif et l’enfant ukrainien, La Tour-d'Aigues, Éditions de l'Aube, , 81 p. (ISBN 2-87678-655-9)[12]
Préface
  • La sanglante vie du baron Ungern Von Sternberg racontée par lui-même, Tatamis, 2014.
  • Bruno Jasienski, Je brûle Paris, Éditions du Félin, 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sur cartage.org.lb.
  2. a et b « Benoît Rayski, Écrivain et journaliste français », sur www.bibliomonde.com (consulté le )
  3. Présentation de Rayski par lui-même, Boulevard Voltaire, 29 novembre 2012.
  4. Colin Brunel, « « Avec nous, ou avec les terroristes » : les éditorialistes-faucons sont de retour », sur Acrimed | Action Critique Médias (consulté le )
  5. Ses articles sur causeur.fr.
  6. a et b « Racisme, "reine des salopes" et “islamophobie décomplexée": petit portrait de Benoît Rayski », sur Les Inrockuptibles, (consulté le )
  7. Marlène Schiappa qualifiée de «reine des salopes» par Atlantico, 20 minutes, 10 juillet 2017.
  8. La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa insultée par Atlantico: les internautes réagissent, Le Soir, 10 juillet 2017.
  9. « Lettre d'excuses à l'attention de Mme Marlène Schiappa », sur atlantico.fr, (consulté le ).
  10. « « Les Effacés de la terre », de Benoît Rayski : la chronique « sociologie » de Roger-Pol Droit », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « De Philippe Muray à Benoît Rayski », sur Revue Des Deux Mondes, (consulté le )
  12. Dominique Vidal, « L'enfant juif et l'enfant ukrainien. Réflexions sur un blasphème », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]