Guer

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Guer
Guer
Le château de Coëtbo.
Blason de Guer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Guer (chef-lieu)
Intercommunalité De l'Oust à Brocéliande Communauté
Maire
Mandat
Jean-Luc Bléher
2014-2020
Code postal 56380
Code commune 56075
Démographie
Gentilé Guérois, Guéroise
Population
municipale
6 299 hab. (2015 en augmentation de 1,71 % par rapport à 2010)
Densité 121 hab./km2
Population
aire urbaine
10 229 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 17″ nord, 2° 07′ 09″ ouest
Altitude Min. 18 m
Max. 155 m
Superficie 52,11 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la ville de Guer

Guer [gɛʁ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Guer comprend quatre parties : Guer-Coëtquidan, Saint-Raoul, La Telhaie et Bellevue-Coëtquidan où l'on trouve les écoles militaires de Saint-Cyr-Coëtquidan.

La proximité de la forêt de Brocéliande, où se trame la légende de Merlin l'enchanteur, de la fée Morgane et de la fée Viviane, est une source de fierté pour la ville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guer
Beignon, Saint-Malo-de-Beignon Plélan-le-grand, Loutehel (Ille-et-Vilaine)
Porcaro Guer Maure-de-Bretagne, Les Brulais
Monteneuf Carentoir Comblessac

Hanmeaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Bellevue-Coëtquidan
  • La Houssaye[1]
  • La Telhaie
  • Saint-Raoul

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Wern en 836, Guern au XIIe siècle[2].

« Guer » est issue du mot breton Gwern issu du mot gaulois verno que l'on retrouve toujours en gallois sous la forme Gwernin signifiant « aulnes », mais en breton, gwern peut également signifier le « marais », l'un n'excluant pas l'autre, l'aulne est un arbre qui aime beaucoup l'humidité, et qu'on trouve fréquemment au bord des marais. Ce nom de lieu a par la suite perdu son -n final.

Gwern Porc'hoet en breton : Porc'hoet permet de différencier Guer de Gwern, autre commune du Morbihan.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Guer naquit au VIIe siècle sous l'impulsion de saint Malo et d'un monastère breton. Cette paroisse fit partie d'ailleurs de l'ancien évêché d'Alet-Saint-Malo, qui fut supprimé à la Révolution française ; elle se situait plus précisément dans le doyenné du Porhoët.

Guer accueillait autrefois (XVIIIe siècle) plusieurs foires tout au long de l'année : la veille de la mi-carême en mars, à la Saint-Marc, le 25 avril, à la Saint-Atanaze, le 2 mai, à la Saint-Grégoire, le 9 mai, à la mi-août (16 août), la grande Saint-Michel, le 29 septembre et la petite Saint-Michel, le 16 octobre, le mercredi d'après la Toussaint et le lendemain de la Saint-Thomas, le 6 décembre.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, le camp de Coëtquidan a servi de camp de prisonniers et de camp d'entraînement.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, une division polonaise en formation a séjourné au camp d'octobre 1939 à mai 1940.

Des membres du Bezen Perrot ont lutté contre des maquisards bretons à Guer, contre les résistants cachés dans le manoir de Saint-Gurval[3],[4].

Des prisonniers de guerre allemands se trouvaient internés dans le camp de Coëtquidan en 1946 et 1947.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Guer (Morbihan).svg

Les armoiries de Guer se blasonnent ainsi : « D’azur à sept macles d’or posées trois, trois et un, au franc-canton brochant d’argent fretté de huit pièces de gueules. »

(Armes de la famille de Guer : ramage de Le Sénéchal de Carcado, brisées d’un franc-canton).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1847 Henri François Théaud de Lorgerie   Conseiller d'arrondissement[5]
1947 1958 Victor Molac DVD Conseiller général du canton de Guer
         
1971 1979 Joseph Coudray UDF-CDS Conseiller général du Canton de Guer
1979 2001 Gurval Colléaux UDF-CDS Conseiller général du Canton de Guer
mars 2001 en cours Jean-Luc Bléher UDI Président de la Communauté de communes De l'Oust à Brocéliande Communauté
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2015, la commune comptait 6 299 habitants[Note 1], en augmentation de 1,71 % par rapport à 2010 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 8504 8963 4653 9733 4883 8603 7733 9603 956
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 9743 3433 3273 3813 3713 4763 5443 5633 547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 8023 4733 5433 3893 6563 6316 9896 8276 934
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5 4285 7575 9225 6575 7945 5606 1746 1746 292
2015 - - - - - - - -
6 299--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Ville-Huë : XIIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Élégant château en pierre enduite sous ardoises composé du vieux logis dans sa partie Nord (XIIIe siècle), d'un corps principal, élevé sur deux étages, formant façade orientée sud - sud-ouest flanqué de deux tours (XIXe siècle). Le château a été ravagé par les flammes à la suite de l'incendie du 14 septembre 1947. Il a été reconstruit à l'identique dans la foulée avec des modifications de distribution à l'intérieur et une toiture inférieure de près de 2,50 m pour des raisons d'économies. Le château est sis au milieu d'un agréable parc planté d'arbres centenaires. La même famille habite le château depuis sa fondation. La légende de la Ville-Huë dit que « Monsieur de PORCARO, vient tous les soirs, pendant la période de chasse, avec son costume de chasseur et ses chiens, sur la Lande Saint-Jean. On le voit rôder autour de la chapelle Saint-Jean sans essayer d'y entrer. Il n'y fait aucun bruit et à l'aurore il disparaît. On dit qu'il y fait son purgatoire ».
  • Le château de Coëtbo, manoir depuis le XVe siècle, L'édifice actuel est le résultat d'une reconstruction progressive à partir de 1620. Château, avec ses communs, la conciergerie, la chapelle, le pigeonnier ainsi que le jardin avec ses terrasses et leurs escaliers classé au titre des monuments historiques par arrêté du 4 juin 1993[10].
  • La chapelle Saint-Étienne, édifice construit à l'époque carolingienne avec des matériaux et peut-être une partie du soubassement datant de l'époque gallo-romaine, et faisant l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 16 août 1971[11]
  • Le village de Saint-Nicolas possède une croix située devant la chapelle, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 23 mai 1927[12].
  • Une parcelle contenant des vestiges d'un édifice gallo-romain, située sur le lieu-dit Saint-Étienne, classé au titre des monuments historiques par arrêté du 21 mai 1976[13]
  • Église Notre-Dame.
  • Église Saint-Gurval.
  • Église Saint-Raoul.
  • Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et son musée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t.II, 1890, p.143 : Laillé (de), sr de la Houssaye, par. de Guer. Réf. et montres de 1479 a 1513, dite par., ev. de Saint-Malo.[pas clair] « D’argent à trois pots ou orceaux de sable » (Sceau de 1404).
  2. Ernest Nègre , Toponymie générale de la France, Volume 2, p. 1036.
  3. fr.topic-topos.com.
  4. Alain Guérin, Chronique de la Résistance, Omnibus, 2010 (ISBN 978-2-2580-8853-5).
  5. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204222j/f533.image
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. Notice no PA00091245, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no PA00091244, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00091246, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00091247, base Mérimée, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Petit, « Sépultures du Bas-Empire à Guer », Annales de Bretagne, no 77, janvier 1970, p. 273–278.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]