Parti ouvrier unifié polonais

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Parti ouvrier unifié polonais
(pl) Polska Zjednoczona Partia Robotnicza
Image illustrative de l'article Parti ouvrier unifié polonais
Logo officiel
Présentation
Premier secrétaire Mieczysław Rakowski (ultime)
Fondation
Disparition
Siège Varsovie Drapeau de la Pologne Pologne
Fusion de Parti socialiste polonais, Parti ouvrier polonais
Suivi par Social-démocratie de la République de Pologne
Organisation de jeunesse Union de la Jeunesse Socialiste Polonaise
Journal officiel Trybuna Ludu
Idéologie Communisme
Marxisme-léninisme
Adhérents 3 500 000 (années 70)
Couleurs Rouge

Le Parti ouvrier unifié polonais (POUP) (en polonais, Polska Zjednoczona Partia Robotnicza, PZPR) est l'ancien parti communiste qui a exercé le pouvoir de 1948 à 1989 sous le régime de la République populaire de Pologne (en polonais, Polska Rzeczpospolita Ludowa, PRL de 1952 à 1989), son rôle dirigeant étant même inscrit dans la Constitution à partir des années 1970.

Fondation[modifier | modifier le code]

Du 15 au , le Parti ouvrier polonais (PPR, communiste) et le Parti socialiste polonais (PPS) fusionnèrent, formant le Parti ouvrier unifié polonais, conformément aux instructions de Staline.

Le PPS, initialement anti-soviétique, avait été infiltré par les communistes pro-soviétiques, car son influence pouvait faire opposition à l'emprise de l'URSS. Une fusion avec le PPR était donc un moyen efficace de liquider son influence.

Le Parti démocratique (SD) et le parti paysan (ZSL) furent quant à eux utilisés comme faire-valoir du PZPR en participant au Front d'unité nationale (FJN).

Du temps de la République populaire de Pologne, le premier secrétaire du parti incarnait l'autorité suprême du régime.

Jusqu'en 1968, le philosophe Adam Schaff était considéré comme son principal idéologue.

Liste des premiers secrétaires successifs du PZPR[modifier | modifier le code]

Crises[modifier | modifier le code]

En août 1980, après la signature de l'Accord de Gdansk qui légalise le syndicat libre Solidarnosc, avec 10 millions d'adhérents, sous la direction de Lech Walesa, le POUP rentre en crise profonde : en effet, le Parti ne pouvait opposer que 2,5 millions de membres, soit moins 3 fois moins ; en plus, plusieurs dizaines de milliers de membres du POUP adhérèrent à Solidarnosc, ce qui ajouta au discrédit du Parti ; le débat idéologique ouvert qui agite la société polonaise à partir de ce moment fait perdre au Parti toute légitimité et l'opinion ne voit plus en lui que l'instrument de domination d'une caste privilégiée au service de l'Union Soviétique.

En octobre 1981, le général Jaruzelski en prend la direction, ce qui revient à le mettre sous le contrôle de l'armée. Après le coup d'état du 13 décembre 1981, plusieurs de ses anciens dirigeants sont emprisonnés et le POUP n'a plus qu'une existence formelle sans plus d'activité. Il est écarté de la négociation du printemps 1989 qui relégalise le syndicat Solidarnosc et les élections de juin qui conduisent le syndicat au pouvoir.

Dissolution et héritage[modifier | modifier le code]

Après la chute du bloc de l'Est, il a été dissous en 1990, laissant la place à la Social-démocratie de la république de Pologne (SdRP), un parti social-démocrate, respectueux des droits de l'homme et du pluralisme, qui s'est élargi en se dissolvant progressivement dans l’Alliance de la gauche démocratique (Sojusz Lewicy Demokratycznej - SLD) qu'il a initiée.


Articles connexes[modifier | modifier le code]