Causeur

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Causeur
Image illustrative de l'article Causeur

Pays France
Langue Français
Périodicité Mensuel
Format Magazine d'actualité
Prix au numéro 5,90 € papier (prix en kiosque)
4,49 € numérique
Fondateur Élisabeth Lévy
Date de fondation
Ville d’édition Paris

Propriétaire Actionnaire principal : Gérald Penciolelli[1]
+ Actionnaires divers
Directeur de publication Gil Mihaely
Directeur de la rédaction Élisabeth Lévy
Rédacteur en chef Marc Cohen
Comité éditorial Gil Mihaely, Élisabeth Lévy, Marc Cohen, Daoud Boughezala, Jérôme Leroy
Site web causeur.fr

Causeur est, initialement, un journal en ligne. Se présentant comme un « salon de réflexions », il a été créé le [2] par la journaliste Élisabeth Lévy, l'historien Gil Mihaely et l'éditeur François Miclo.

Une version mensuelle sur papier est publiée depuis juin 2008[3]. Le mensuel est distribué chez les marchands de journaux depuis le 4 avril 2013.

Le média[modifier | modifier le code]

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Le slogan « Surtout si vous n'êtes pas d'accord » résume le parti pris éditorial d'un certain pluralisme. Causeur publie chaque jour des articles d'actualité qui vont à l'encontre d'un prétendu « prêt-à-penser médiatique », laissant s'exprimer un ensemble de sensibilités, du libéral Georges Kaplan à l'écrivain marxiste Jérôme Leroy. Si Causeur se positionne comme politiquement inclassable, on peut identifier une dominante conservatrice, souverainiste et républicaine à travers les nombreuses critiques de la mondialisation, de la construction européenne et des réformes sociétales qui y sont publiées. Souvent classé à droite — l'actionnaire de référence de Causeur est Gérald Penciolelli et compte parmi ses sources de financement des personnalités aussi diverses que Charles Beigbeder ou Xavier Niel[1] —, Causeur n'en revendique pas moins l'éclectisme de ses participants.

Au sein de la rédaction, la gauche est notamment représentée par Jérôme Leroy, membre du Parti communiste français, et Marc Cohen, proche de la sensibilité gaulliste défendue par David Desgouilles[4]. Des critiques de la modernité, de la croissance et de la société industrielle apparaissent également sous la plume de Bruno Maillé, Daoud Boughezala ou Jacques de Guillebon.

Rédaction[modifier | modifier le code]

La direction[5] est composée d'Élisabeth Lévy (directrice de la rédaction)[6], Gil Mihaely (président et directeur de la publication)[7], Daoud Boughezala et Pascal Bories (rédacteurs en chef adjoints), Marc Cohen (rédacteur en chef, ancien rédacteur de L'Idiot international et figure du groupe Jalons) et Jérôme Leroy, poète et romancier (rédacteur en chef culture).

Causeur compte parmi ses collaborateurs réguliers : Alain Finkielkraut, le chroniqueur Basile de Koch, Bruno Maillé, Cyril Bennasar, David Desgouilles, Eugénie Bastié, Florentin Piffard, François-Xavier Ajavon, Georges Kaplan, l'essayiste et journaliste catholique Jacques de Guillebon, Luc Rosenzweig ancien journaliste de Libération et ancien rédacteur en chef du Monde, Patrick Mandon, le philosophe Paul Thibaud, Renaud Chenu, Tefy Andriamanana (ancien journaliste de Marianne2.fr) et Théophane Le Méné.

Site[modifier | modifier le code]

Les articles publiés sur Causeur.fr sont majoritairement en accès libre, les articles publiés dans le magazine étant verrouillés et réservés aux abonnés. À contre-courant de la tendance sur les sites d’actualité, Causeur publie essentiellement des articles longs et argumentés, lesquels sont repris sur les sections Actualités de Yahoo et Free.fr. Durant la campagne précédant l'élection présidentielle française de 2012, une « battle » (bataille) hebdomadaire opposait un journaliste de Causeur à un représentant de Rue89, en partenariat avec Yahoo[8].

Magazine[modifier | modifier le code]

Depuis juillet 2008, Causeur magazine est la déclinaison papier mensuelle du site causeur.fr. À mi-chemin entre la revue d’idées et le magazine d’actualité, c’est la première publication papier d'un site d'actualité « pure-player » en France. Il est disponible en kiosques depuis avril 2013 ainsi que sur la boutique du site. Composé d'articles inédits, Causeur magazine donne régulièrement la parole à des personnalités du monde intellectuel telles qu'Alain Finkielkraut, Jean-Claude Michéa, Marcel Gauchet, Paul Thibaud, Philippe Raynaud, ou l'économiste Jean-Luc Gréau. François Taillandier et Roland Jaccard y tiennent des chroniques régulières. Parmi ses contributeurs occasionnels, on trouve Benoît Duteurtre, Chantal Delsol, le romancier David di Nota, Malika Sorel, Natacha Polony ou encore Pascal Bruckner.

Causeur magazine est constitué de trois parties : un tour d'horizon de l'actualité politique et internationale, un dossier central sur un grand sujet d’actualité, et des pages « humeurs » consacrées à la culture, que coordonne Jérôme Leroy. Parmi la cinquantaine de numéros de Causeur magazine publiés, figurent un hommage à Philippe Muray (Muray revient) en septembre 2010, un numéro autour de Jean-Claude Michéa (Pour en finir avec la gauche) d'octobre 2011, le numéro sur le « vivre-ensemble » incluant la leçon d'Alain Finkielkraut (novembre 2011), ou encore le dossier sur la culture générale en février 2012 (Crime contre les humanités).

Blogs[modifier | modifier le code]

Causeur héberge plusieurs blogs, dont Antidote, animé par David Desgouilles, ancien militant gaulliste-souverainiste et Asile de Blog du chroniqueur Basile de Koch. En septembre 2012, l'essayiste spécialiste de l'éducation Jean-Paul Brighelli a transféré son blog Bonnet d'Âne sur Causeur.

Audience[modifier | modifier le code]

Selon l'étude publiée par Médiamétrie-Netratings en mars 2009, Causeur a réuni 250 000 visiteurs uniques et le nombre de pages vues s'est élevé à 3 017 000[réf. à confirmer][9].

Controverses[modifier | modifier le code]

Les personnes participant à la rédaction de Causeur s'opposent parfois sur un même sujet, tel que l'islam en France[10],[11],[11],[10],[3]. Guillaume Erner et Élisabeth Lévy ont également croisé le fer sur le multiculturalisme. Dans le numéro 51 de Causeur magazine, le député PS Jérôme Guedj répondait aux objections de la rédaction de Causeur sur l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe.

En octobre 2013, Causeur lance une pétition contre une proposition de loi de la députée socialiste Maud Olivier visant la pénalisation des clients de la prostitution. Le titre, « Touche pas à ma pute, le manifeste de 343 salauds »[12], suscite de nombreuses réactions dans la presse[13],[14] et un débat très vif. En effet, la double référence au Manifeste des 343 pour le droit à l'avortement, rédigé en 1971 par Simone de Beauvoir et publié par Le Nouvel Observateur, et au slogan de SOS Racisme « Touche pas à mon pote », est considérée par certains observateurs comme scandaleuse.

Fin 2009, le MRAP provoque une polémique sur le web en incluant le site causeur.fr dans sa liste noire des sites d'extrême droite tout en indiquant que le contenu du site n'appelait pas d'observations[15],[16]. D'autres sites d'actualité contestèrent alors la mise à l'index de Causeur, comme Arrêt sur Images[17], Rue89[18] et un blogueur du Monde.fr[19]. En septembre 2012, Le Nouvel Observateur intègre Élisabeth Lévy et Causeur dans un dossier sur les « néo-fachos » aux côtés d'Alain Soral, Robert Ménard et de nombreux intellectuels comme Éric Zemmour, Renaud Camus et Richard Millet[20], ce qui provoque plusieurs réponses sur Causeur, dont celles de Cyril Bennasar et Élisabeth Lévy[21]. Pour Christian Millau, avec ce numéro « Le Nouvel Observateur ne fait pas tant du journalisme que de la propagande »[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Causeur l’ouvre en kiosques », Libération, 3 avril 2013.
  2. Paris Communiqués.
  3. a et b Cyril Bennasar, « L'Inquisition, c'est fini ! », publié le même jour, en réponse à François Miclo.
  4. David Desgouilles sur causeur.fr.
  5. Mentions légales sur causeur.fr.
  6. Élisabeth Lévy sur causeur.fr.
  7. Gil Mihaely sur causeur.fr.
  8. https://fr.news.yahoo.com/blogs/rue89-causeur-la-battle/.
  9. « Causeur, nouvelle formule du mensuel », publié le 8 mai 2009.
  10. a et b François Miclo, « Touche pas à mon Coran ! », publié le même jour, défendant une position très différente.
  11. a et b Cyril Bennasar, « Coran, un dossier brûlant », publié le 7 octobre 2010.
  12. « Manifeste des 343 salauds »..
  13. Nathalie Heinich, « Prostitution : une proposition de loi culpabilisante », lemonde.fr, 7 novembre 2013.
  14. Dominique Simonnet, « Invoquer la “liberté” d’user du corps d’une autre est une véritable honte », lemonde.fr, 7 novembre 2013.
  15. « Causeur à l’Index ? - Quand le MRAP fait des listes noires » sur Causeur.fr.
  16. « Le mauvais procès fait au Mrap, réponse à Hugues Serraf » sur Rue89.
  17. « Causeur.fr, site raciste ? Le MRAP dérape ».
  18. « En ajoutant Causeur.fr à sa liste noire de sites, le Mrap dérape », Rue89, 26 février 2010.
  19. « Le MRAP et Causeur », vieuxsinge.blog.lemonde.fr, 3 mars 2010.
  20. « Les nouveaux fachos et leurs amis », Le Nouvel Observateur, 20 septembre 2012.
  21. Quand Le Nouvel Obs traque les néo-fachos, causeur.fr, 20 septembre 2012
  22. Avec son dossier sur les "néo-fachos", le Nouvel obs fait-il preuve d'aveuglement ou de mauvaise foi, Christian Millau, atlantico.fr, 24 septembre 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Causette : fondé en 2009, non directement lié.

Lien externe[modifier | modifier le code]