Marcel Ophüls

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Marcel Ophuls
Naissance (90 ans)
Drapeau de l'Allemagne Francfort (Allemagne)
Nationalité Drapeau de la France Française / Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Films notables Le Chagrin et la Pitié
The Memory of Justice
Hôtel Terminus
Veillées d'armes

Marcel Ophuls, né le à Francfort (Allemagne), est un documentariste de nationalité franco-américaine[1], mais essentiellement actif en France.

Il est le fils du réalisateur Max Ophuls et de l'actrice Hilde Wall.

Il a obtenu un Oscar pour Hôtel Terminus : Klaus Barbie, sa vie et son temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeune, il fuit l'Allemagne nazie vers la France, puis les États-Unis, où il verra son père, Max Ophüls, humilié par les studios et les producteurs français et américains, ce qui expliquera ses conflits permanents avec le monde du cinéma (ainsi que ses difficultés à trouver des collaborateurs dans le domaine de la production). Pendant la période américaine de son père, il fut G.I. et envoyé au Japon. Après avoir assisté de grands noms de la réalisation (Julien Duvivier et son père, entre autres), il réalise en 1969 Le Chagrin et la Pitié, un documentaire d'investigation sur l'occupation allemande à Clermont-Ferrand et le régime de Vichy entre 1940 et 1944. Le film est censuré par l'ORTF et n'est diffusé à la télévision qu'après l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981[2]. Le film est nommé aux Oscar dans la catégorie du meilleur film documentaire.

Marcel Ophüls est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 1984[3].

En janvier 2012, il est nommé commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres. Une rétrospective lui est consacrée la même année à la Cinémathèque française.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

  • 1957 : Der Punkt auf dem i (Les points sur les "i"), réalisé sous le pseudonyme de Marcel Wall, 43 min
  • 1957 : Die Ballade vom Groschen (La ballade de cinq centimes), réalisé sous le pseudonyme de Marcel Wall, 20 min.
  • 1958 : Standpunkte (Points de vue), réalisé sous le pseudonyme de Marcel Wall, 8 min.
  • 1958 : Das Pflichtmacht, réalisé sous le pseudonyme de Marcel Wall, 50 min.
  • 1967 : Munich ou La Paix pour cent ans, documentaire de 172 min.[5]
  • 1970 : Auf des Suche nach meinem Amerika (A la recherche de mon Amérique), 147 min.
  • 1970 : Clavigo, téléfilm réalisé en collaboration avec Fritz Kortner
  • 1970 : La moisson de My Lai, téléfilm de 42 min.
  • 1970 : Zwei ganze Tage, téléfilm de 74 min.
  • 1980 : Kortnergeschichten, documentaire pour la télévision
  • 1982 : Yorktown, le sens d'une victoire, documentaire pour Antenne 2, 86 min.
  • 1982 : Festspiele (Festival), téléfilm, 86 min.
  • 1990 : November Days, documentaire pour la télévision qui a bénéficié d'une sortie en salles en 1991, 129 min.

Comme assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaire sur Marcel Ophuls[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Marcel Ophüls », sur www.filmmuseum.at (consulté le 7 juillet 2016).
  2. François Ekchajzer, « Marcel Ophuls : “Je n’aime pas me servir d’une caméra comme d’une arme” », Télérama,‎ (lire en ligne)
  3. (de) Marcel Ophüls - Von 1984 bis 1989 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin (West), Sektion Film- und Medienkunst. Seit 1998 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Film- und Medienkunst sur le site de l'Akademie der Künste
  4. (en) 'A Sense of Loss, 135 min. sur l’Internet Movie Database
  5. (en) 'Munich ou La Paix pour 100 ans 172 min. sur l’Internet Movie Database

Liens externes[modifier | modifier le code]