Jacques Follorou

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Jacques Follorou
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Jacques Follorou est un journaliste d'investigation français du quotidien Le Monde et auteur d'une dizaine d'ouvrages.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève du Centre de formation des journalistes (promotion 1991), Jacques Follorou a débuté sa carrière, en 1993, en travaillant, en qualité de pigiste, essentiellement pour Le Canard enchaîné et sa publication trimestrielle, les dossiers du Canard enchaîné. Il contribue, notamment, à la publication d'informations, en 1994 et 1995, sur le patrimoine immobilier de Jacques Chirac, d'Alain Juppé et de Jean Tiberi ainsi que sur la politique d'attribution discrétionnaire d'appartements de la ville de Paris et les faux électeurs du 5ème arrondissement de la capitale. Début 1996, il découvre la problématique corse en participant au dossier du Canard enchaîné consacré à cette île alors plongée en pleine guerre fratricide entre groupes nationalistes.

En 1996, il est embauché au quotidien Le Monde et intègre le service informations-générales où il travaille sur les affaires judiciaires, notamment celles relatives au financement des partis politiques et aux faits de corruption internationale. Il sera, notamment, à l'origine des informations publiées sur l'affaire dite « des lycées de la région Ile-de-France » dont le vaste programme de construction a permis aux principales formations politiques françaises de se financer illégalement pendant dix ans ainsi que sur l'affaire des détournements de fonds de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) et sur les dérives financières du Crédit Lyonnais.

Le 6 février 1998, après l'assassinat, à Ajaccio, du préfet de la région corse, Claude Erignac, il est également chargé de suivre pour Le Monde le terrorisme corse, l'enquête Erignac et bientôt la dérive, en 1999, de son successeur, le préfet Bernard Bonnet, mis en cause, puis condamné, dans l'affaire des paillotes. A partir de 2000, il étend ses investigations vers le pouvoir criminel insulaire et son emprise sur l'économie et la démocratie locales.

Fin 2001, après les attentats du 11 septembre perpétrés, aux Etats-Unis, à New-York et à Washington, il élargit son travail d'enquête aux questions du financement du terrorisme et plus largement, au sein du service économie du Monde, à l'investigation financière. Il publie, ainsi, de nombreux articles sur des affaires judiciaires ouvertes sur les pratiques frauduleuses des grands groupes.

Fin 2007, il intègre le service international du Monde où il se voit confier le desk Asie. Basé à Paris, il couvre, notamment, la guerre en Afghanistan, le Pakistan, la traque d'Oussama Ben Laden, les réseaux djihadistes dans la zone afghano-pakistanaise, la fin de la guerre civile au Sri-Lanka et rend compte de l'évolution de la mouvance islamiste dans des pays tels que l'Indonésie ou les Philippines.

En 2013, il devient l'interlocuteur, en France, de l'avocat activiste américain Glenn Greenwald à qui Edward Snowden, l'ex-contractuel de l'Agence nationale de sécurité (NSA), a confié les archives internes de son ancien employeur. C'est le début d'un travail au long cours pour participer, en lien avec des confrères américains, britanniques et allemands, à la description d'une surveillance mondiale occulte pratiquée par les Etats-Unis et ses alliés. C'est également l'amorce d'une enquête de même nature visant le système de collecte massive de données créé par la France et demeuré inconnu jusqu'aux révélations du Monde, entre 2013 et 2015, qui seront confirmées par le président de la République, François Hollande, en avril 2015.

Depuis, Jacques Follorou a poursuivi ses investigations sur les pratiques et le monde de l'espionnage. Il mène aussi un travail de décryptage sur la manière dont l’État, en France, a réagi aux attaques terroristes et plus largement aux menaces. Il tente d'apporter, par sa connaissance de "l'Etat profond", un regard inédit sur la politique publique en matière de recours à la force et à la loi face au terrorisme et questionne son efficacité. Cette expertise à la fois factuelle et théorique le conduira à couvrir les attaques terroristes intervenues sur le sol français, en 2012, 2015 et 2016 et à l'étranger.

Dans le même temps, il enrichit sa connaissance des phénomènes de violence dans le reste du monde en se rendant, en juin 2013, au Sahel, notamment à Kidal, au Mali, pour couvrir les affrontements entre groupes touaregs et djihadistes. Il ira, en août 2014, au Kurdistan irakien et syrien afin d'y couvrir les affrontement entre kurdes et djihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) et la crise de Sinjar lorsque la population Yézidie est évacuée en urgence face à l'avancée de l'EI.

De 2015 à 2017, il publie de nombreuses enquêtes révélant de nouvelles affaires d'espionnage, notamment en matière de contre-prolifération, tout en poursuivant la révélation d'autres archives secrètes dont celles de Snowden. Il continue à se rendre en Afghanistan et au Pakistan. Il poursuit, enfin, son travail de description du phénomène mafieux corse. En mai 2017, il effectue un séjour en Corée du Nord dont il tirera des éléments sur les liens entre le Pakistan et ce pays en matière de coopération nucléaire.

Parallèlement à sa fonction de journaliste, il participe régulièrement, en France et à l'étranger, à des conférences et des cercles de réflexion sur les questions de renseignement, de terrorisme et de démocratie.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]