Steven Spielberg

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Steven Spielberg

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Steven Spielberg au San Diego Comic-Con International en juillet 2011

Nom de naissance Steven Allan Spielberg
Naissance 18 décembre 1946 (1946-12-18) (65 ans)
Cincinnati, Ohio Ohio
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables Les Dents de la mer
Rencontres du troisième type
Les Aventuriers de l'arche perdue
E.T. l'extra-terrestre
Jurassic Park
Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne...
Cf. filmographie

Steven Allan Spielberg, KBE[1],[2], est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 18 décembre 1946 à Cincinnati (Ohio).

Réalisateur du premier blockbuster de l'histoire du cinéma (Les Dents de la mer), il est reconnu pour ses nombreuses productions cinématographiques à succès (E.T. l'extra-terrestre, Jurassic Park), ainsi que pour ses activités de gestionnaire. Fondateur de la société de production Amblin et cofondateur du studio DreamWorks SKG, il a produit plusieurs films à succès comme Poltergeist, Gremlins, Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit?, la série des Shrek ou encore les deux Men in Black. Il assure aussi la production et la distribution d'œuvres plus ambitieuses sur le plan artistique telles Lettres d'Iwo Jima de Clint Eastwood, American Beauty et Hollywood Ending.

Il a créé la fondation Shoah Foundation Institute for Visual History and Education, dont l'objectif est de recueillir les témoignages de tous les survivants de la Shoah et de les diffuser aux plus jeunes, dans le but de participer au devoir de mémoire afin d'éviter un nouveau génocide.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Enfance

Steven Spielberg naît à Cincinnati (Ohio) le 18 décembre 1946. Il a trois sœurs. Il vit ensuite dans le New Jersey, puis en Arizona. Élève médiocre mais passionné de cinéma, ses résultats scolaires ne lui permettent pas d'intégrer les écoles de cinéma de son choix, c'est pourquoi il suit les cours d'art dramatique de l'école d'Arcadia, à Phoenix.

En 1959 à l'âge de 12 ans, il tourne en autodidacte son premier film, The Last Gun, un western de quatre minutes, avec la caméra 8 mm de son père. Il enchaîne en 1961 avec Escape to Nowhere et Battle Squad, deux films de guerre puis en 1964 Firelight, un film de science-fiction de 140 minutes[3], fortement influencé par Le Monstre (The Quatermass Xperiment) de Val Guest. Par la suite, il tourne Amblin (ce dernier titre devient plus tard le nom de sa maison de production), l'histoire de deux jeunes gens qui vont en auto-stop du désert jusqu'au Pacifique sans échanger une parole. Ce court métrage, réalisé avec Allen Daviau, futur chef opérateur de E.T., remporte plusieurs prix et permet à Spielberg de décrocher un contrat de sept ans avec les studios de télévision Universal.

Ses parents, Leah et Arnold divorcent en 1964, ce qui le marque profondément. Cette séparation influencera son futur travail de réalisateur, où la recherche d’une enfance heureuse se confronte souvent à l’incompréhension chronique des adultes.

[modifier] Débuts audacieux

Chez Universal, Spielberg se fait remarquer pour ses compétences techniques et se forge une certaine réputation. Il dirige Joan Crawford dans The Eyes, un des trois épisodes pilotes de la série fantastique Night Gallery, créée par Rod Serling. Il enchaîne avec notamment le premier épisode (sans compter les deux pilotes) de Columbo : Le Livre témoin.

Son premier gros succès est un téléfilm, Duel, qui raconte l'histoire d'un camion dont le chauffeur reste invisible aux spectateurs et qui poursuivt sans relâche un voyageur de commerce. En dépit de son budget minimal et de son tournage très court (12 jours seulement), l'œuvre fait immédiatement sensation pour l'efficacité de sa mise en scène qui rend au mieux la sensation de peur primaire propre aux situations extrêmes, lorsque la vie est subitement menacée. Le film remporte notamment le Grand Prix du Festival international du film fantastique d'Avoriaz. Son succès à la télévision est tel que le film sort en version longue dans les salles de cinéma.

En 1974, Spielberg se voit confier la réalisation de son premier long-métrage pour le cinéma, Sugarland Express, récompensé par le prix du scénario au festival de Cannes. Le film, tiré d'une histoire vraie, raconte l'aventure de deux marginaux (interprétés par Goldie Hawn et William Atherton) et de leur otage, poursuivis par un déploiement carnavalesque de policiers et de journalistes. Le film est un échec total au box-office, Universal refusant d'en assurer la promotion, jugeant le sujet trop difficile. Selon d'autres informations[réf. nécessaire], Universal aurait saboté sa sortie pour privilégier la sortie de L'Arnaque, avec Paul Newman, Robert Redford et Robert Shaw[4]. Ce film marque aussi le début d'une collaboration unique dans les annales du cinéma : John Williams signe la première de ses 22 compositions pour un film de Steven Spielberg.

[modifier] Premiers succès mondiaux

Certains considéraient alors la carrière du réalisateur terminée, mais le hasard en décide autrement. Sur le bureau de ses producteurs de Sugarland Express, il est intrigué par un manuscrit portant le titre Jaws, adapté d'un roman de Peter Benchley dans lequel un requin géant terrorise une petite ville côtière des États-Unis. Une fois chez lui, il « dévore » le livre et décide d'en réaliser l'adaptation cinématographique. L'échec de son film précédent lui porte préjudice mais il parvient à réunir un budget de douze millions de dollars pour faire son œuvre. Selon la rumeur[réf. nécessaire], il refuse pour le rôle du héros Marlon Brando, estimant que le suspense de la survie du personnage serait entaché.

Ayant réuni des acteurs moins connus Robert Shaw, Richard Dreyfuss, Roy Scheider), le tournage peut enfin commencer. Un tournage laborieux de cent-cinquante-cinq jours. Un des trois requins mécaniques ne fonctionne pas toujours très bien (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on ne l'aperçoit pas au début du film) et les caprices de la météo et de l'océan n'arrangent pas les choses. Une partie des acteurs et des techniciens est découragée, jusqu'à Spielberg lui-même dont la peur de l'eau se transforme en véritable phobie[réf. nécessaire]. Mais Jaws (en français, Les Dents de la mer) sort tout de même en salle et, contre toute attente, le film est un succès dépassant de loin les prévisions les plus optimistes des studios. En fait, pour la première fois[Quoi ?], les recettes d'un film dépassent les cent millions de dollars pour atteindre finalement les deux cent soixante millions.

Grand admirateur d'Alfred Hitchcock[5], il a utilisé dans Les Dents de la mer une méthode de prise de vue créée par le réalisateur pour Vertigo : le travelling compensé (la caméra recule sur un rail pendant un rapide zoom avant)

Fort de ce succès, Spielberg se lance dans un autre grand projet, qu'il rêve de réaliser depuis longtemps : une histoire d'extra-terrestres pacifiques débarquant sur Terre pour y rencontrer l'homme. Scientifiquement, un tel contact est dénommé « rencontre du troisième type », expression qui donnera son nom au film sorti en 1977. Surfant sur la vague de La Guerre des étoiles, l'œuvre est une réussite commerciale, le public se pressant pour voir ce nouveau film de science-fiction dans lequel joue François Truffaut dont Spielberg, est un fervent admirateur.

En 1979, Spielberg connaît son second revers après Sugarland Express : la comédie loufoque 1941, dans laquelle jouent entre autres les deux Blues Brothers : Dan Aykroyd et John Belushi, est considéré comme un échec tant sur le plan artistique que commercial. Se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale, le film traite de la paranoïa qu'a connue la Californie après l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais ; la côte Ouest pensait être elle aussi la cible d'une nouvelle attaque de leur part.

[modifier] L' « ère Spielberg »

Spielberg avec le couple Reagan dans les années 1980

Au début des années 1980, Spielberg désire ardemment réaliser un épisode de la saga James Bond, mais cela implique la nationalité britannique[réf. nécessaire]. George Lucas, fort du succès de Star Wars, revoit de son côté les films d'aventures des années trente, dont ceux de Fritz Lang. C'est ainsi que les deux amis ont l'idée de créer leur propre personnage, héros d'une grande saga, mélangeant aventures rocambolesques et personnages hauts en couleur : Indiana Jones était né. La première mission de ce héros (interprété par Harrison Ford) est de retrouver l'Arche d'alliance convoitée par les nazis. Les Aventuriers de l'arche perdue (1981) est un énorme succès. Le film contient de nombreuses références au cinéma en général mais surtout au serial : Indiana Jones n'hésite pas à reprendre des cascades fameuses d'Yakima Canutt dans des films à épisodes comme Le Retour de Zorro (gros clin d'œil dans la scène du camion).

Le film suivant de Spielberg, qui bénéficie désormais d'une renommée mondiale, est présenté en clôture du festival de Cannes 1982 : E.T. l'extra-terrestre, avec Dee Wallace, Drew Barrymore (dont il est le parrain) et Henry Thomas. L'histoire de ce petit extra-terrestre, biologiste, venu d'une planète bienveillante, émeut des millions de spectateurs. Avec ce film, Spielberg bat le record des meilleures recettes américaines (qu'il battra en 1993 avec Jurassic Park). Ce succès lui permet également de créer, avec Kathleen Kennedy et Frank Marshall, son propre studio : Amblin Entertainment.

En 1983, Spielberg participe à un film collectif avec John Landis : La Quatrième Dimension, dont il réalise le deuxième épisode : l'histoire d'une maison de retraite, dans laquelle un certain M. Bloom réapprend l'enfance aux vieillards, qui retrouvent leur apparence de jadis. Le deuxième Indiana Jones, Indiana Jones et le Temple maudit, sort en salles en 1984. Le film est un nouveau triomphe pour le couple Spielberg-Lucas, même si les fans lui reprochent un côté trop violent et trop dur : les enfants fouettés, le cœur arraché du corps vivant d'un des personnages et les soldats dévorés par des crocodiles heurtent la sensibilité d'une partie du public. Le réalisateur dira lui-même ne pas particulièrement apprécier cette œuvre dans sa filmographie[réf. nécessaire]. Néanmoins, c'est sur ce tournage qu'il rencontre sa future femme, Kate Capshaw.

En 1985, Spielberg, encore marié avec l'actrice Amy Irving, est père pour la première fois et sa filmographie aborde des sujets différents, moins orientés sur le cinéma dit « de divertissement » et plus axés sur l'Histoire : La Couleur pourpre (1985) et Empire du soleil (1987), deux œuvres qui racontent respectivement la vie d'une famille noire aux États-Unis du début à la moitié du XXe siècle, et celle d'un jeune Britannique pris dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. En 1989 sort le troisième opus de la série des Indiana Jones : Indiana Jones et la Dernière Croisade. Ce volet, au rythme toujours plus effréné, raconte la croisade du célèbre archéologue, accompagné cette fois de son père (interprété par Sean Connery), pour récupérer le légendaire Graal.

[modifier] Entre intimisme, cinéma commercial et consécration

Steven Spielberg, en 1999

Commercialement, les années 1990, contrairement aux années 1980, ne commencent pas fort pour Spielberg. En 1990 sort en salles Always, un « remake » du film Un nommé Joe de Victor Fleming (1944). Malgré la présence de Richard Dreyfuss et la dernière apparition d'Audrey Hepburn, l'accueil est mitigé. Dès 1991, le cinéaste se lance dans un autre projet de longue date : une adaptation de Peter Pan qu'il intitule Hook. Là encore, bénéficiant pourtant d'acteurs renommés (Robin Williams, Dustin Hoffman, Julia Roberts), le film connaît une carrière honorable auprès des spectateurs, mais la critique n'y retrouve pas le côté magique du célèbre conte.

Ne désarmant pas, Spielberg frappe un grand coup en 1993 en réalisant Jurassic Park, un film qui marque un tournant dans l'histoire des effets spéciaux (conçus par la société Industrial Light & Magic). Cette histoire de dinosaures avec Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum deviendra rapidement le plus gros succès de l'histoire du cinéma, rapportant plus de 900 millions de dollars de recette et battant ainsi le record jusque-là détenu par E.T. l'extra-terrestre.

La même année 1993, il réalise un projet beaucoup plus personnel : La Liste de Schindler. Sur fond de Shoah, le film raconte comment un industriel allemand, membre du parti nazi (Oskar Schindler) sauva un peu plus d'un millier d'êtres humains des camps de la mort. Une œuvre que l’American Film Institute classe comme le neuvième plus grand film américain de l'Histoire dans son Top 100. À l'opposé, Jean-Luc Godard dans ses Histoire(s) du cinéma écrit qu'avec ce film le « plus jamais ça radical de l'après-guerre » (avec notamment les films de Roberto Rossellini) s'est transformé en un « c'est toujours ça » très convenu. Jouant sur la sobriété du noir et blanc et des séquences d'émotion, La Liste de Schindler remporte une multitude de prix : sept Oscars entre autres, parmi lesquels ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur dont le cinéaste avait été jusque là privé par l'Académie des arts et sciences du cinéma.

En 1994, lui et ses deux associés Jeffrey Katzenberg (l'ancien responsable du département animation de Walt Disney Pictures) et David Geffen (le fondateur de Geffen Records) fondent une société de production et de distribution spécialisée dans le cinéma, la musique et les programmes télévisés : DreamWorks SKG (pour Spielberg-Katzenberg-Geffen). C'est aussi en cette année qu'il crée la Shoah Foundation Institute for Visual History and Education, qui recueille les témoignages de tous les survivants de la Shoah, et les diffuse aux plus jeunes, dans le but d'éviter un nouveau génocide. La fondation a déjà recueilli 8 700 témoignages en Israël.

En 1997, Spielberg réalise la suite de Jurassic Park, peaufinant encore les effets spéciaux. Le Monde perdu : Jurassic Park est encore un succès. La même année, Amistad (avec Morgan Freeman, Anthony Hopkins et Djimon Hounsou) ne déplace en revanche pas les foules. Le sujet portant sur était difficile[réf. nécessaire], dans le sens où il Abordant sans détours un point névralgique de l'histoire des États-Unis d'Amérique, l'esclavage, à une époque où le peuple américain semble se sentir mal à l'aise avec ce passé, Spielberg est accusé par certains historiens de déformer la vérité historique.

En 1998, sort un nouveau film historique : Il faut sauver le soldat Ryan, tourné pour 70 millions de dollars, raconte l'histoire d'une unité américaine, chargée de sauver un soldat au péril de sa vie, pendant l'opération Overlord. Tom Hanks, Matt Damon et Barry Pepper contribuent au succès commercial et critique du film, qui remporte quelques récompenses dont cinq Oscars.

[modifier] Retour sur la science-fiction et la comédie

Photographie de l'un des décors de son film La Guerre des mondes

En 2001, Spielberg réalise A.I. Intelligence artificielle avec l’« enfant-star » Haley Joel Osment et Jude Law, un projet repris du défunt réalisateur Stanley Kubrick. Le film connaît une belle carrière commerciale, mais ce Pinocchio futuriste reçoit un accueil critique mitigé, certains le trouvant magnifique, d'autres trop long et ennuyeux. Plus généralement, ce film constitue un retour à la science-fiction pour Spielberg, un genre qu'il avait délaissé depuis E.T. l'extra-terrestre.

Steven Spielberg poursuit sa période science-fiction en 2002, avec un film futuriste à l'esthétique proche du Blade Runner de Ridley Scott : Minority Report, d'après une nouvelle de Philip K. Dick. Tom Cruise y joue un policier piégé dans la logique d'un système pénal (et politique) autorisant l'arrestation des meurtriers avant qu'ils n'aient commis leur crime. Un scénario complexe, fondé sur le recoupement des « témoignages » d'un trinôme de devins, où les thèmes de la tragédie antique (dont l'idée du fatum) trouvent un écho particulier dans la mise en scène d'un monde ultramoderne, mais pas outrancièrement futuriste. Ce film marque la première collaboration entre le réalisateur et Tom Cruise avant La Guerre des mondes en 2005.

Une nouvelle collaboration entre Tom Hanks et Spielberg doublée d'une première avec Leonardo DiCaprio : Arrête-moi si tu peux est un film humoristique et tendre. L'histoire vraie de l'imposteur Frank Abagnale Jr. (qui participa à l'écriture de cette œuvre biographique) est un succès commercial qui reçoit aussi un bon accueil auprès des critiques. Deux années plus tard, Spielberg réalise un autre film dont la jovialité et l'humour ne masquent pourtant pas le côté engagé : Terminal, l'histoire d'un immigrant coincé dans un aéroport, avec Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones.

Le journal Le Monde décrit Spielberg comme « maniaco-dépressif »[6], capable de passer en une année d'un sujet comique à un sujet difficile. Après Le Terminal en 2004, il tourne en 2005 une adaptation attendue du roman d'Herbert George Wells, La Guerre des mondes dans lequel des « êtres venus d'ailleurs » tentent purement et simplement d'exterminer la race humaine. Le film est un immense succès commercial. Spielberg y traite par extraterrestres interposés du 11 septembre, tandis qu'une mini-polémique nait à propos de la ressemblance troublante de l'affiche du film avec la couverture du livre The Invaders Plan de L. Ron Hubbard, gourou fondateur de l'Église de scientologie dont est adepte Tom Cruise, le principal acteur.

Le lendemain de la sortie américaine de l'œuvre, Steven Spielberg se lance dans la réalisation de Munich, dont le sujet éminemment polémique donne une vue subjective des opérations d'un membre des services secrets israéliens agissant de manière autonome pour assassiner les commanditaires de la tragique prise d'otages des JO de 1972. Ce film est un échec commercial avec 47 millions de dollars au box office américain pour un budget de 70 millions.

Steven Spielberg déclare vouloir prendre un peu de repos après avoir tourné coup sur coup La Guerre des mondes et Munich. Il aurait profité de ce répit pour développer un projet de biographie filmée d'Abraham Lincoln, projet qui lui tient à cœur depuis quelques années (et dont le personnage apparait en caméo dans Minority Report).

Steven Spielberg en octobre 2011, à l'avant-première parisienne du film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne.

En 2007, il est producteur de Transformers de Michael Bay. En 2008, il réalise Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, quatrième volet de la saga Indiana Jones en sommeil depuis 1989. L'histoire se déroule pendant la Guerre froide et l'aventurier est cette-fois confronté à un mystère extraterrestre. Le film a droit à une première dans le cadre du 61e festival de Cannes, le 18 mai 2008 où il n'était pas revenu depuis La Couleur pourpre, présenté hors-compétition en 1986. La critique n'est pas tendre avec ce quatrième opus : pour beaucoup, cet épisode est considéré comme celui de trop, beaucoup d'éléments ayant été jugés inadaptés à l'esprit de la série comme le recours aux effets spéciaux numériques et à des gags peu subtils.

En octobre 2008, Steven Spielberg se sépare des studios cinématographiques américains Paramount Pictures pour créer un nouveau studio, avec la participation du groupe de télécommunications indien Reliance ADA Group. Cette structure, qui a l'ambition de produire au moins 35 films dans les 5 années à venir devrait être dirigée par l'ancienne directrice de DreamWorks, Stacey Snider[7].

En 2011, Spielberg signe son premier film d'animation : Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, basé sur le célèbre personnage de bande dessinée créé par Hergé. En 1983, le réalisateur américain eu en effet l'accord du dessinateur belge, quelque mois avant son décès, pour donner vie à Tintin sur grand écran. Le projet a patienté plus de vingt ans pour finalement aboutir à une Trilogie Tintin, co-produite et co-réalisée avec Peter Jackson et utilisant les dernières technologies de la captation de mouvements et des images de synthèse de Weta Digital. Le Secret de La Licorne, sorti en avant-première en France et en Belgique, a reçu des critiques très positives tant de la part de la presse que des spectateurs et des tintinophiles.

Le film est sorti le 23 décembre aux États-Unis, peu avant la sortie de Cheval de guerre (War Horse), d'après le roman-éponyme de Michael Morpurgo, qui est un hommage aux chevaux sacrifiés durant la Première Guerre mondiale. Steven Spielberg se consacrera ensuite à des projets de longue date comme Lincoln et un éventuel quatrième opus de la saga Jurassic Park.

[modifier] Vie personnelle

[modifier] Prises de position

Ami de Bill Clinton, Steven Spielberg donne 100 000 dollars au Parti Démocrate en 1996.

En 2001, il se fait remarquer pour sa violente critique de l'homophobie. Il s'oppose également à la guerre en Irak. Cependant, en 2006, Spielberg apporte son soutien à la reélection du gouverneur républicain de Californie Arnold Schwarzenegger, se déclarant l'ami de Schwarzenegger mais surtout sensible à sa politique non-partisane. À la veille, des primaires démocrates de 2008, Spielberg organise avec d'autres démocrates, dont l'acteur Tom Hanks, une fête célébrant la candidature de Barack Obama, premier noir candidat aux primaires démocrates. Spielberg préfère toutefois soutenir Hillary Clinton à qui il donne 400 000 dollars mais apporte son soutien à Obama, une fois Clinton défaite. Il a donné 300 000 dollars pour la campagne d'Obama et était présent le jour de son investiture. Steven Spielberg a décidé de refuser de « participer comme consultant à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2008 » au motif que « La Chine devrait faire davantage pour mettre fin aux souffrances du Darfour. »[8]

Récemment, il a fait campagne auprès de l'acteur Brad Pitt en faveur du mariage homosexuel[réf. nécessaire].

[modifier] L'Affaire Madoff

La crise économique de 2008 a fait éclater le scandale planétaire du détournement de capitaux par l'homme d'affaires Bernard Madoff. Cette affaire a révélé le rôle des feeder funds : des fonds accumulant de l'argent avant que celui-ci ne soit confié à un gestionnaire[9]. Comme bon nombre de personnalités à Hollywood, Spielberg a été la victime de ces déboires financiers et ce par le biais de sa fondation Wunderkinder, active dans l'art, l'éducation et la médecine[9],[10]. Celle-ci avait investi une part importante de ses portions chez Madoff, à savoir 70 %[11]. Spielberg a donc perdu de l'argent à titre privé. En plus de cette escroquerie, le cinéaste doit essuyer les revers de la chute du crédit. Afin de relancer la pleine activité des studios Dreamworks, il s'est récemment allié aux investisseurs indiens du groupe Reliance qui lui ont apporté 500 millions de dollars[9].

[modifier] L'Art de Spielberg

La filmographie de Spielberg est assez diverse, et il est coutume de la diviser en deux parties. La première concerne le cinéma dit « de divertissement » (Spielberg est d'ailleurs appelé le « roi du divertissement »[réf. nécessaire]). Dans cette catégorie peuvent être notamment trouvé Les Dents de la mer, la saga des Indiana Jones, Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet, 1941, Jurassic Park, Minority Report ou encore trois films sur les extraterrestres : Rencontres du troisième type, E.T. l'extra-terrestre et La Guerre des Mondes.

La seconde catégorie regroupe des films considérés comme plus « sérieux », plus intimistes, se basant sur des faits réels. Spielberg y filme la Seconde Guerre mondiale (Empire du soleil, Il faut sauver le soldat Ryan), la Shoah (La Liste de Schindler), l'esclavage (La Couleur pourpre, Amistad) et plus récemment, sous un angle partisan, le conflit israélo-palestinien (Munich). Tous ces films sont l’objet de débats animés étant donné les thèmes qui y sont abordés, accentués par les origines juives de Spielberg : il est accusé, par exemple, de ne pas être objectif ou de prendre parti sur des sujets comme le conflit israélo-palestinien. Spielberg se défend et affirme à chaque fois développer un cinéma pacifiste.

[modifier] Caractéristiques récurrentes

La plupart des films réalisés par Spielberg comportent un certain nombre de caractéristiques récurrentes. Les films de Spielberg ayant un rapport avec les extra-terrestres, autrement dit de science-fiction, ne se déroulent pas dans une autre galaxie comme chez George Lucas, mais sur notre planète. Dans sa première œuvre de ce genre, Rencontres du troisième type (1977), les extra-terrestres s'invitent dans notre monde. En 1982, E.T., se retrouve perdu sur Terre et, dernièrement, dans La Guerre des mondes, les extra-terrestres se cachent sous terre en attendant l'évolution de l'homme pour finalement s'en nourrir.

Dans le cinéma spielberguien, la relation entre le fils et le père, ou plus généralement entre l'enfant et l'adulte, est souvent un sujet important, qui rime parfois avec confrontation. Dans E.T. l'extra-terrestre, les enfants recueillent l'extra-terrestre, et le cachent à leurs parents, qu'ils jugent incapables d'aimer le célèbre petit être. Dans Jurassic Park, Allan Grant, le paléontologue joué par Sam Neill, déteste les enfants, au début du film. Ou encore, dans La Guerre des mondes, Ray, personnage principal, est mal à l'aise face à son rôle de père, et entre souvent en conflit avec son fils aîné. Autrement, la relation père-fils est moins conflictuelle, au contraire (certains voient à l'origine de ce phénomène le divorce des parents de Spielberg, ayant eu comme conséquence l'absence de père pour le futur réalisateur).

Les mises en scène de Spielberg se déroulent principalement dans des familles américaines représentatives de la classe moyenne, habitant en banlieue et n'ayant pas de véritable histoire, sinon la banalité des vies des membres qui les composent. Puis, elles tombent dans la tourmente des histoires du réalisateur et, comme souvent, l'enfance y tient une place importante.

[modifier] Critique commerciale

La critique n'a pas toujours été tendre avec Spielberg, taxé d'utiliser la grosse machine hollywoodienne à des fins mercantiles. Sont parfois déplorés son manque de profondeur et son simplisme, mais aussi ses excès d'« entertainer » et de « money maker » (en d'autres termes, Spielberg serait un « homme de spectacle » et un « homme d'affaires » avant d'être un artiste). Des critiques similaires sont adressées en France à Luc Besson, le « Spielberg français »[12]. Spielberg est en outre considéré par certains comme un réalisateur trop commercial, s'apparentant plus à un technicien virtuose qu'à un véritable créateur. L'opinion publique le blâme généralement de n'avoir guère changé que le côté rentable du cinéma, continuant à le considérer comme une industrie et non comme un art. Il a en effet réalisé pléthore de blockbusters et quelques-uns des plus gros succès de l’histoire du cinéma tels que Les Dents de la mer qui a donné lieu à de nombreuses suites (Les Dents de la mer 2e partie, etc.). Ses films sont parfois considérés comme violents et le cinéma commercial est justement friand de violence pour attirer un très large public. Pour finir, il arrive que Spielberg réalise des suites de ses propres films (ce que certains ne considèrent pas comme une démarche très artistique), comme avec Jurassic Park, ce qu'il avait pourtant refusé de faire après le succès mondial de E.T. l'extra-terrestre, estimant que ce film n'appelait pas de suite.

Des sujets sérieux se cachent entre les lignes de ses scénarios, tel que le terrorisme, le clonage, les dérives sécuritaires américaines, l’esclavage, le racisme, ou la guerre et le rôle de l'armée en général, avec une perception du monde souvent plus fine, et moins manichéenne, que l'on[Qui ?] n'en attend généralement de la part des réalisateurs commerciaux; ceci à tel point que certaines de ses décisions artistiques en demi-teintes relèvent de la prise de risque, et sont parfois mal comprises par la critique. Ainsi le personnage de Schindler tient davantage de Chuck Tatum, archétype hollywoodien du personnage beau parleur qui s'adapte et profite d'un système (Le Gouffre aux chimères, Billy Wilder), que du nazi par conviction auquel nombres de critiques s'attendaient ; ce décalage a soulevé une polémique virulente, en France notamment, au moment de la sortie de La Liste de Schindler. D'une façon différente, le film A.I. Intelligence artificielle a également pu troubler le public par les questions éthiques qu'il soulève frontalement (scénario de Stanley Kubrick).

Par ailleurs, dans la plupart de ses films, Spielberg défend une vision personnelle d'un monde pacifique, et ce même dans ses œuvres les plus grand public. Certains affirment même que Spielberg est un réalisateur intimiste, dans la mesure où ses films ont souvent pour cadre la famille américaine moyenne type, des banlieues pavillonnaires. Intimiste il l'est aussi, quand, dans La Couleur pourpre (1985), un de ses films majeurs bien que largement sous-estimés selon certains, il évoque la vie d'une famille afro-américaine du début du XXe siècle à travers le regard d'une femme, Celie, interprétée par Whoopi Goldberg.

[modifier] Spielberg en chiffres

Depuis l'origine du cinéma, sept des dix films qui ont fait le plus d'entrées dans le monde ont été réalisés par Steven Spielberg. Au total, ses films ont rapporté plus de 2,17 milliards de dollars (1,67 milliard d'euros en février 2007) de recettes aux États-Unis et plus de 10 milliards dans le monde entier. Ce qui fait de lui l'un des cinéastes les plus rentables de l'histoire du septième art. Il est aujourd'hui dépassé par James Cameron, qui prend la tête du cinéaste le plus rentable du cinéma.

La société de production fondée par Steven Spielberg, David Geffen et Jeffrey Katzenberg (DreamWorks SKG), aurait assuré le célèbre réalisateur, producteur et scénariste pour la somme record d'1,2 milliard de dollars (environ 850 millions d'euros) en juillet 2001. Cette somme devrait couvrir les pertes estimées par la société en cas de mort du cinéaste. Le plus grand succès commercial de la carrière de Spielberg est Jurassic Park (1993). Bénéficiant à l'époque de la plus grande campagne de publicité de l'histoire du cinéma (la moitié du budget), l'œuvre rapporta 920 millions de dollars dans le monde entier, alors que le film n'en a coûté « que » 63 millions. Le film les Dents de la mer fut le premier film dont les recettes dépassèrent 100 millions de dollars, avant d'atteindre 260 millions de dollars aux États-Unis. C'est donc le premier « blockbuster » de l'histoire du septième art. Le film réalisé par Steven Spielberg ayant eu le meilleur démarrage est Le Monde perdu : Jurassic Park. Cette œuvre dépassa la barre des 100 millions de dollars de recettes en cinq jours.

Dans le Top 100 de l'American Film Institute, qui classe les cent meilleurs films américains de l'histoire, cinq films de Spielberg sont répertoriés, ce qui fait du réalisateur Spielberg le cinéaste américain le plus cité dans ce classement. En 2008, le magazine Forbes place Steven Spielberg au 368e rang des personnes les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 3 milliards de dollars[13].

[modifier] Anecdotes

  • Il déclara que le film de Marcel Pagnol La Femme du boulanger était une de ses œuvres cinématographiques préférées.
  • Il considérait et considère toujours le réalisateur français François Truffaut comme son modèle.
  • Il cite le travail de David Lean comme ayant eu une profonde influence sur sa carrière.
  • Depuis Sugarland Express il a noué une relation étroite avec John Williams, qui a composé la musique de tous ses films, hormis La Couleur pourpre et le segment qu'il a réalisé pour Twilight zone. Michael Kahn, lui, est le chef monteur de la plupart des films de Spielberg depuis Rencontre du troisième type. Pour finir, Janusz Kamiński est son directeur de la photographie officiel depuis le milieu des années 1990.
  • La légende dit que Spielberg s'est introduit dans les studios Universal, une sacoche à la main, et a squatté un bureau. À force de trainer sur les plateaux il aurait tout d'abord été pris pour un membre du personnel puis repéré, et aurait finalement eu sa chance quand on[Qui ?] lui confia un épisode de série où il dirigea Joan Crawford.
  • Au début de sa carrière, alors qu'il travaillait pour Universal Studios, on[Qui ?] le chargea d'emmener faire la visite du studio à un romancier qui venait juste de vendre à la compagnie les droits d'un de ses livres.[réf. nécessaire] Il s’avère que cet invité n'était autre que Michael Crichton, dont Spielberg adapta quelques années plus tard les romans Jurassic Park et Le Monde perdu.

[modifier] Filmographie

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[modifier] Réalisateur

[modifier] Cinéma

[modifier] Projets

[modifier] Télévision

Téléfilms
Séries télévisées

[modifier] Scénariste

[modifier] Producteur

[modifier] Producteur délégué

[modifier] Acteur

Note : Le plus souvent en caméo.

[modifier] Distinctions

Spielberg a été fait chevalier dans l’ordre national de la Légion d'honneur par Jacques Chirac le 5 septembre 2004[15] [16] et promu officier par Nicolas Sarkozy le 21 mai 2008[17]. Il est aussi Commandeur de l'ordre de la Couronne du Royaume de Belgique depuis le mercredi 19 octobre 2011. Il a été décoré par le Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances belge Didier Reynders le 22 octobre 2011 à Bruxelles lors d'une réception organisée par le Gouvernement belge à l'occasion de la première mondiale des Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne[18].

[modifier] Récompenses

American Film Institute
BAFTA Awards
César du cinéma
Festival de Cannes
Golden Globes
Mostra de Venise
Oscars du cinéma

[modifier] Nominations

BAFTA Awards
César du cinéma
Festival de Cannes
Golden Globes
Oscars du cinéma
Satellite Awards

[modifier] Box-Office en France

[réf. souhaitée][19]

Titre Année Entrées Classement
E.T. l'extra-terrestre 1982 9 413 740 1er
Jurassic Park 1993 6 553 581 3e
Les Aventuriers de l'arche perdue 1981 6 397 842 3e
Les Dents de la mer 1975 6 261 327 1er
Indiana Jones et la Dernière Croisade 1989 6 249 271 2e
Indiana Jones et le Temple maudit 1984 5 684 134 3e
Le Monde Perdu 1997 4 825 210 4e
Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne 2011 4 740 885 4e
Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal 2008 4 199 771 4e
Il faut sauver le soldat Ryan 1998 4 143 325 8e
La Guerre des Mondes 2005 3 910 795 6e
Minority Report 2002 3 709 488 10e
Arrête-moi si tu peux 2003 3 639 440 7e
Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet 1991 3 401 004 5e
Rencontres du troisième type 1978 3 115 787 5e
La Liste de Schindler 1994 2 669 902 10e
La Couleur pourpre 1985 1 756 339 19e
Intelligence Artificielle 2001 1 575 170 34e
Empire du soleil 1987 1 329 673 17e
Le Terminal 2004 1 145 263 48e
Munich 2006 1 039 340 44e

[modifier] Notes et références

[modifier] Bibliographie

  • John Baxter (trad. Mimi et Isabelle Perrin), Citizen Spielberg : biographie, Paris, Nouveau monde, 2004, 479 p. (ISBN 2-8473-6048-4) 
  • Jean-Pierre Godard, Steven Spielberg, Paris, Rivages, coll. « Cinéma », 1987 (réimpr. 1994, 2002), 247 p. (ISBN 2-8693-0803-5) 
  • Jean-Pierre Godard, Steven Spielberg : mythes et chaos, Paris, Horizon illimité, coll. « Cinéma », 2003, 189 p. (ISBN 2-8478-7046-6) 
  • Tony Crawley (trad. inconnu), L'Aventure Spielberg, Paris, Pygmalion, coll. « Cinéma », 1984, 190 p. (ISBN 2-8570-4165-9) 
  • Clément Safra, Dictionnaire Spielberg, Paris, Vendémiaire, coll. « Dictionnaire », 2011, 360 p. (ISBN 978-2-36358-010-8) 

[modifier] Annexes

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe

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