Steven Spielberg

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Steven Spielberg

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Steven Spielberg au Festival de Cannes 2013.

Nom de naissance Steven Allan Spielberg
Surnom « The Entertainment King » (le roi du divertissement)
Naissance 18 décembre 1946 (67 ans)
Cincinnati, Ohio, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables voir filmographie

Steven Allan Spielberg est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 18 décembre 1946 à Cincinnati (Ohio).

Issu de la deuxième génération du Nouvel Hollywood dans les années 1970, il réalise le premier blockbuster de l'histoire du cinéma : Les Dents de la mer. Il enchaîne les succès (E.T. l'extra-terrestre, série Indiana Jones, Jurassic Park) tout en développant ses activités de gestionnaire. Fondateur de la société de production Amblin et cofondateur du studio DreamWorks SKG, il produit de nombreux films à succès (Poltergeist, Gremlins, Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ou encore la trilogie Men in Black et Transformers). Il a également financé et distribué des œuvres plus exigeantes ou moins grand public telles que Lettres d'Iwo Jima de Clint Eastwood, American Beauty de Sam Mendes et Hollywood Ending de Woody Allen.

Surnommé « The Entertainment King » (« le roi du divertissement »), Spielberg est souvent cité comme le meilleur représentant de l'industrie cinématographique hollywoodienne dont il a promu, sur le plan mondial, l'efficacité technique, la science du grand spectacle et le pouvoir illusionniste. L'ensemble de son œuvre présente un style à la fois personnel et accessible, et des thèmes récurrents. Il a parfois critiqué la systématisation des suites et des franchises dans le cinéma américain, en compagnie de son ami George Lucas. Pourtant, ils sont considérés par bon nombre de critiques comme les initiateurs de ce système, à cause de leurs nombreux succès.

Il a créé la fondation Shoah Foundation Institute for Visual History and Education, dont l'objectif est de recueillir les témoignages de tous les survivants de la Shoah et de les diffuser aux plus jeunes, dans le but de participer au devoir de mémoire afin d'éviter un nouveau génocide.

Il est chevalier dans l'ordre de l'Empire britannique (KBE) depuis le 1er janvier 2001, la cérémonie ayant eu lieu le 29 janvier 2001 à l'ambassade du Royaume-Uni à Washington[1],[2].

Spielberg a personnellement reçu trois Oscars : un pour le meilleur film (en 1994) et deux du meilleur réalisateur (en 1994 et 1999). Il préside par ailleurs le jury du 5e Festival international du film fantastique d'Avoriaz en 1977, et celui du 66e Festival de Cannes, en 2013[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Steven Spielberg est né à Cincinnati (Ohio) le 18 décembre 1946 dans une famille juive. Il a trois sœurs. Il vit ensuite dans le New Jersey, puis en Arizona. Élève médiocre mais passionné de cinéma, ses résultats scolaires ne lui permettent pas d'intégrer les écoles de cinéma de son choix, c'est pourquoi il suit les cours d'art dramatique de l'école d'Arcadia, à Phoenix. Lecteur de bandes dessinées, il admire ceux publiés par EC Comics[4].

En 1959, à l'âge de 12 ans, il tourne en autodidacte son premier film, The Last Gun (suite à la demande d'un de ses chefs scout), un western de quatre minutes, avec la caméra 8 mm de son père. Il enchaîne en 1961 avec Escape to Nowhere et Battle Squad, deux films de guerre puis en 1964, Firelight, un film de science-fiction de 140 minutes[5], fortement influencé par Le Monstre (The Quatermass Xperiment) de Val Guest. Par la suite, il tourne Amblin (ce dernier titre devient plus tard le nom de sa maison de production), l'histoire de deux jeunes gens qui vont en auto-stop du désert jusqu'au Pacifique sans échanger une parole. Ce court métrage, réalisé avec Allen Daviau, futur chef opérateur de E.T., remporte plusieurs prix et permet à Spielberg de décrocher un contrat de sept ans avec les studios de télévision Universal.

Ses parents, Leah et Arnold divorcent en 1964, ce qui le marque profondément. Cette séparation influencera son futur travail de réalisateur, où la recherche d’une enfance heureuse se confronte souvent à l’incompréhension chronique des adultes.

Débuts audacieux[modifier | modifier le code]

Chez Universal, Spielberg se fait remarquer pour ses compétences techniques et se forge une certaine réputation. Il dirige Joan Crawford dans The Eyes, un des trois épisodes pilotes de la série fantastique Night Gallery, créée par Rod Serling. Il enchaîne avec notamment le premier épisode (sans compter les deux pilotes) de Columbo : Le Livre témoin.

Son premier gros succès est un téléfilm, Duel, qui raconte l'histoire d'un camion dont le chauffeur reste invisible aux spectateurs et qui poursuit sans relâche un voyageur de commerce. En dépit de son budget minimal et de son tournage très court (12 jours seulement), l'œuvre fait immédiatement sensation pour l'efficacité de sa mise en scène qui rend au mieux la sensation de peur primaire propre aux situations extrêmes, lorsque la vie est subitement menacée. Le film remporte notamment le Grand Prix du Festival international du film fantastique d'Avoriaz. Son succès à la télévision est tel que le film sort en version longue dans les salles de cinéma en 1973.

En 1974, Spielberg se voit confier la réalisation de son premier long-métrage pour le cinéma, Sugarland Express, récompensé par le Prix du Scénario au Festival de Cannes. Le film, tiré d'une histoire vraie, raconte l'aventure de deux marginaux (interprétés par Goldie Hawn et William Atherton) et de leur otage, poursuivis par un déploiement carnavalesque de policiers et de journalistes. Le film est un cuisant échec au box-office. Universal avait refusé d'en assurer la promotion, jugeant le sujet trop difficile. Selon d'autres informations[réf. nécessaire], le studio aurait saboté sa sortie pour privilégier celle de L'Arnaque, avec Paul Newman, Robert Redford et Robert Shaw[6]. Ce film marque aussi le début d'une collaboration unique dans les annales du cinéma : John Williams signe la première de ses 22 compositions pour un film de Steven Spielberg.

Premiers succès mondiaux[modifier | modifier le code]

l'étoile de Steven Spielberg au
Walk of Fame à Hollywood, Los Angeles.
Les empreintes de Steven Spielberg au Grauman's Chinese Theatre à Los Angeles.

Certains considéraient alors la carrière du réalisateur terminée, mais le hasard en décide autrement. Sur le bureau de ses producteurs de Sugarland Express, il est intrigué par un manuscrit portant le titre Jaws, adapté d'un roman de Peter Benchley dans lequel un requin géant terrorise une petite ville côtière des États-Unis. Une fois chez lui, il « dévore » le livre et décide d'en réaliser l'adaptation cinématographique. L'échec de son film précédent lui porte préjudice mais il parvient à réunir un budget de douze millions de dollars pour faire son œuvre. Selon la rumeur[réf. nécessaire], il refuse pour le rôle du héros Marlon Brando, estimant que le suspense de la survie du personnage serait entaché.

Ayant réuni des acteurs moins connus (Robert Shaw, Richard Dreyfuss, Roy Scheider), le tournage peut enfin commencer. Un tournage laborieux de cent-cinquante-cinq jours. Un des trois requins mécaniques ne fonctionne pas toujours très bien (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on ne l'aperçoit pas au début du film) et les caprices de la météo et de l'océan n'arrangent pas les choses. Une partie des acteurs et des techniciens est découragée, jusqu'à Spielberg lui-même dont la peur de l'eau se transforme en véritable phobie[réf. nécessaire]. Mais Jaws (en français, Les Dents de la mer) sort tout de même en salle et, contre toute attente, le film est un succès dépassant de loin les prévisions les plus optimistes des studios. En fait, pour la première fois[Quoi ?], les recettes d'un film dépassent les cent millions de dollars pour atteindre finalement les deux cent soixante millions.

Grand admirateur d'Alfred Hitchcock[7], il a utilisé dans Les Dents de la mer une méthode de prise de vue créée par le réalisateur pour Vertigo : le travelling compensé (la caméra recule sur un rail pendant un rapide zoom avant)

Fort de ce succès, Spielberg se lance dans un autre grand projet, qu'il rêve de réaliser depuis longtemps : une histoire d'extra-terrestres pacifiques débarquant sur Terre pour y rencontrer l'homme. Scientifiquement, un tel contact est dénommé « rencontre du troisième type », expression qui donnera son nom au film sorti en 1977, dans lequel joue François Truffaut dont Spielberg est un fervent admirateur. Surfant sur la vague de La Guerre des étoiles, l'œuvre est une réussite commerciale, le public se pressant pour voir ce nouveau film de science fiction.

En 1977, il est président du jury du 5e Festival international du film fantastique d'Avoriaz. Son jury est notamment composé du réalisateur français Michel Audiard, de l'actrice américaine Sydne Rome et du réalisateur français Claude Sautet.

En 1979, Spielberg connaît son second revers après Sugarland Express : la comédie loufoque 1941, dans laquelle jouent entre autres les deux Blues Brothers : Dan Aykroyd et John Belushi, est considéré comme un échec tant sur le plan artistique que commercial. Se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale, le film traite de la paranoïa qu'a connue la Californie après l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais ; la côte Ouest pensait être elle aussi la cible d'une nouvelle attaque de leur part.

L'« ère Spielberg »[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, Spielberg désire ardemment réaliser un épisode de la saga James Bond, mais cela implique la nationalité britannique[réf. nécessaire]. George Lucas, fort du succès de Star Wars, revoit de son côté les films d'aventures des années trente, dont ceux de Fritz Lang. C'est ainsi que les deux amis ont l'idée de créer leur propre personnage, héros d'une grande saga, mélangeant aventures rocambolesques et personnages hauts en couleur : Indiana Jones était né. La première mission de ce héros (interprété par Harrison Ford) est de retrouver l'Arche d'alliance convoitée par les nazis. Les Aventuriers de l'arche perdue (1981) est un énorme succès. Le film contient de nombreuses références au cinéma en général mais surtout au serial : Indiana Jones n'hésite pas à reprendre des cascades fameuses d'Yakima Canutt dans des films à épisodes comme Le Retour de Zorro (gros clin d'œil dans la scène du camion).

Le film suivant de Spielberg, qui bénéficie désormais d'une renommée mondiale, est présenté en clôture du festival de Cannes 1982 : E.T. l'extra-terrestre, avec Dee Wallace, Drew Barrymore (dont il est le parrain) et Henry Thomas. L'histoire de ce petit extra-terrestre, biologiste, venu d'une planète bienveillante, émeut des millions de spectateurs. Avec ce film, Spielberg bat le record des meilleures recettes américaines (qu'il battra en 1993 avec Jurassic Park). Ce succès lui permet également de créer, avec Kathleen Kennedy et Frank Marshall, son propre studio : Amblin Entertainment. Il produit en parallèle Poltergeist, film d'horreur fantastique réalisé par Tobe Hooper qui connut une renommée internationale et qui est encore considéré, à l'heure d'aujourd'hui, comme un des classiques des films d'horreur de ces dernières décennies.

En 1983, Spielberg participe à un film collectif avec les réalisateurs John Landis, Joe Dante et George Miller : La Quatrième Dimension, dont il réalise le deuxième épisode : l'histoire d'une maison de retraite, dans laquelle un certain M. Bloom réapprend l'enfance aux vieillards, qui retrouvent leur apparence de jadis. Le deuxième Indiana Jones, Indiana Jones et le Temple maudit, sort en salles en 1984. Le film est un nouveau triomphe pour le couple Spielberg-Lucas, même si les fans lui reprochent un côté trop violent et trop dur : les enfants fouettés, le cœur arraché du corps vivant d'un des personnages et les soldats dévorés par des crocodiles heurtent la sensibilité d'une partie du monde. Le réalisateur dira lui-même ne pas particulièrement apprécier cette œuvre dans sa filmographie[réf. nécessaire]. Néanmoins, c'est sur ce tournage qu'il rencontre sa future femme, Kate Capshaw.

En 1985, Spielberg, encore marié avec l'actrice Amy Irving, est père pour la première fois et sa filmographie aborde des sujets différents, moins orientés sur le cinéma dit « de divertissement » et plus axés sur l'Histoire : La Couleur pourpre (1985) et Empire du soleil (1987), deux œuvres qui racontent respectivement la vie d'une famille noire aux États-Unis du début à la moitié du XXe siècle, et celle d'un jeune Britannique pris dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. En 1989 sort le troisième opus de la série des Indiana Jones : Indiana Jones et la Dernière Croisade. Ce volet, au rythme toujours plus effréné, raconte la croisade du célèbre archéologue, accompagné cette fois de son père (interprété par Sean Connery), pour récupérer le légendaire Graal.

Entre intimisme, cinéma commercial et consécration[modifier | modifier le code]

Commercialement, les années 1990, contrairement aux années 1980, ne commencent pas fort pour Spielberg. En 1990 sort en salles Always, un remake du film Un nommé Joe de Victor Fleming (1944). Malgré la présence de Richard Dreyfuss et la dernière apparition d'Audrey Hepburn, l'accueil est mitigé. Dès 1991, le cinéaste se lance dans un autre projet de longue date : une adaptation de Peter Pan qu'il intitule Hook. Là encore, bénéficiant pourtant d'acteurs renommés (Robin Williams, Dustin Hoffman, Julia Roberts), le film connaît une carrière honorable auprès des spectateurs, mais la critique n'y retrouve pas le côté magique du célèbre conte.

Ne désarmant pas, Spielberg frappe un grand coup en 1993 en réalisant Jurassic Park, un film qui marque un tournant dans l'histoire des effets spéciaux (conçus par la société Industrial Light & Magic). Cette histoire de dinosaures avec Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum deviendra rapidement le plus gros succès de l'histoire du cinéma, rapportant plus de 900 millions de dollars de recette et battant ainsi le record jusque-là détenu par E.T. l'extra-terrestre.

La même année 1993, il réalise un projet beaucoup plus personnel : La Liste de Schindler. Sur fond de Shoah, le film raconte comment Oskar Schindler — un industriel allemand, membre du parti nazi — sauva un peu plus d'un millier d'êtres humains des camps de la mort. Une œuvre que l’American Film Institute classe comme le huitième plus grand film de l'histoire du cinéma dans son top 100 de 2007. À l'opposé, Jean-Luc Godard dans ses Histoire(s) du cinéma écrit qu'avec ce film le « plus jamais ça radical de l'après-guerre » (avec notamment les films de Roberto Rossellini) s'est transformé en un « c'est toujours ça » très convenu. Jouant sur la sobriété du noir et blanc et des séquences d'émotion, La Liste de Schindler remporte une multitude de prix : sept Oscars entre autres, parmi lesquels ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur dont le cinéaste avait été jusque-là privé par l'Académie des arts et sciences du cinéma.

En 1994, lui et ses deux associés Jeffrey Katzenberg (l'ancien responsable du département animation de Walt Disney Pictures) et David Geffen (le fondateur de Geffen Records) fondent une société de production et de distribution spécialisée dans le cinéma, la musique et les programmes télévisés : DreamWorks SKG (pour Spielberg-Katzenberg-Geffen). C'est aussi en cette année qu'il crée la Shoah Foundation Institute for Visual History and Education, qui recueille les témoignages de tous les survivants de la Shoah, et les diffuse aux plus jeunes, dans le but d'éviter un nouveau génocide. La fondation a déjà recueilli 8 700 témoignages en Israël.

En 1997, Spielberg réalise la suite de Jurassic Park, peaufinant encore les effets spéciaux. Le Monde perdu : Jurassic Park est encore un succès. La même année, Amistad (avec Morgan Freeman, Anthony Hopkins et Djimon Hounsou) ne déplace en revanche pas les foules. Le sujet portant sur l'esclavage était difficile[réf. nécessaire], dans le sens où il abordait sans détour un point névralgique de l'histoire des États-Unis d'Amérique, à une époque où le peuple américain semble se sentir mal à l'aise avec ce passé. Spielberg est accusé par certains historiens de déformer la vérité historique.

En 1998, sort un nouveau film historique : Il faut sauver le soldat Ryan. Tourné pour 70 millions de dollars, le film raconte l'histoire d'une unité américaine chargée de sauver un soldat au péril de sa vie, pendant l'opération Overlord. Tom Hanks, Matt Damon et Barry Pepper contribuent au succès commercial et critique du film, qui remporte plusieurs récompenses parmi lesquelles cinq Oscars dont ceux de la meilleure réalisation et de la meilleure photographie.

Retour sur la science-fiction et la comédie[modifier | modifier le code]

Steven Spielberg en janvier 2012

En 2001, Spielberg réalise A.I. Intelligence artificielle avec l’« enfant-star » Haley Joel Osment et Jude Law, un projet repris du défunt réalisateur Stanley Kubrick. Le film connaît une belle carrière commerciale, mais ce Pinocchio futuriste reçoit un accueil critique mitigé, certains le trouvant magnifique, d'autres trop long et ennuyeux. Plus généralement, ce film constitue un retour à la science-fiction pour Spielberg, un genre qu'il avait délaissé depuis E.T. l'extra-terrestre.

Steven Spielberg poursuit sa période science-fiction en 2002, avec un film futuriste à l'esthétique proche du Blade Runner de Ridley Scott : Minority Report, d'après une nouvelle du même auteur Philip K. Dick. Tom Cruise y joue un policier piégé dans la logique d'un système pénal (et politique) autorisant l'arrestation des meurtriers avant qu'ils n'aient commis leur crime. Un scénario complexe, fondé sur le recoupement des « témoignages » d'un trinôme de devins, où les thèmes de la tragédie antique (dont l'idée du fatum) trouvent un écho particulier dans la mise en scène d'un monde ultramoderne, mais pas outrancièrement futuriste. Ce film marque la première collaboration entre le réalisateur et Tom Cruise avant La Guerre des mondes en 2005.

Une nouvelle collaboration entre Tom Hanks et Spielberg doublée d'une première avec Leonardo DiCaprio : Arrête-moi si tu peux est un film humoristique et tendre. L'histoire vraie de l'imposteur Frank Abagnale Jr. (qui participa à l'écriture de cette œuvre biographique) est un succès commercial qui reçoit aussi un bon accueil auprès des critiques. Deux années plus tard, Spielberg réalise un autre film dont la jovialité et l'humour ne masquent pourtant pas le côté engagé : Terminal, l'histoire d'un immigrant coincé dans un aéroport, avec Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones.

Le journal Le Monde décrit Spielberg comme « maniaco-dépressif »[8], capable de passer en une année d'un sujet comique à un sujet difficile. Après Le Terminal en 2004, il tourne en 2005 une adaptation attendue du roman d'Herbert George Wells, La Guerre des mondes dans lequel des « êtres venus d'ailleurs » tentent purement et simplement d'exterminer la race humaine. Le film est un immense succès commercial. Spielberg y traite par extraterrestres interposés du 11 septembre, tandis qu'une mini-polémique nait à propos de la ressemblance troublante de l'affiche du film avec la couverture du livre The Invaders Plan de L. Ron Hubbard, gourou fondateur de l'Église de scientologie dont est adepte Tom Cruise, le principal acteur.

Le lendemain de la sortie américaine de l'œuvre, Steven Spielberg se lance dans la réalisation de Munich, dont le sujet éminemment polémique donne une vue subjective des opérations d'un membre des services secrets israéliens agissant de manière autonome pour assassiner les commanditaires de la tragique prise d'otages des JO de 1972. Ce film est un échec commercial avec 47 millions de dollars au box office américain pour un budget de 70 millions.

Photographie de l'un des décors de son film La Guerre des mondes

Steven Spielberg déclare vouloir prendre un peu de repos après avoir tourné coup sur coup La Guerre des mondes et Munich. Il aurait profité de ce répit pour développer un projet de biographie filmée d'Abraham Lincoln, projet qui lui tient à cœur depuis quelques années (et dont le personnage apparait en caméo dans Minority Report).

En 2007, il est producteur de Transformers de Michael Bay. En 2008, il réalise Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, quatrième volet de la saga Indiana Jones en sommeil depuis 1989. L'histoire se déroule pendant la Guerre froide et l'aventurier est cette-fois confronté à un mystère extraterrestre. Le film a droit à une première dans le cadre du 61e festival de Cannes, le 18 mai 2008 où il n'était pas revenu depuis La Couleur pourpre, présenté hors-compétition en 1986. La critique n'est pas tendre avec ce quatrième opus : pour beaucoup, cet épisode est considéré comme celui de trop, beaucoup d'éléments ayant été jugés inadaptés à l'esprit de la série comme le recours aux effets spéciaux numériques et à des gags peu subtils.

En octobre 2008, Steven Spielberg se sépare des studios cinématographiques américains Paramount Pictures pour créer un nouveau studio, avec la participation à partir de 2009 du groupe de télécommunications indien Reliance ADA Group. Cette structure, qui a l'ambition de produire au moins 35 films dans les 5 années à venir devrait être dirigée par l'ancienne directrice de DreamWorks, Stacey Snider[9].

Tintin en 3D et les fresques historiques[modifier | modifier le code]

Steven Spielberg en octobre 2011, à l'avant-première parisienne du film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne.

En 2011, Spielberg signe son premier film en 3D : Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, basé sur le célèbre personnage de bande dessinée créé par Hergé. En 1983, le réalisateur américain obtint en effet l'accord du dessinateur belge, quelques mois avant son décès, pour donner vie à Tintin sur grand écran. Le projet a patienté plus de vingt ans pour finalement aboutir à une Trilogie Tintin, coproduite et coréalisée avec Peter Jackson, utilisant les dernières technologies de la captation de mouvements et des images de synthèse de Weta Digital. Le Secret de La Licorne, sorti en avant-première le 22 octobre 2011 en Belgique puis en France, a reçu des critiques très positives, tant de la part de la presse que des spectateurs et des tintinophiles. Le film est sorti le 23 décembre aux États-Unis, peu avant la sortie Cheval de guerre (War Horse), d'après le roman-éponyme de Michael Morpurgo, qui est un hommage aux chevaux sacrifiés durant la Première Guerre mondiale.

Steven Spielberg se consacre ensuite à un projet de longue date : Lincoln avec Daniel Day-Lewis dans le rôle titre, Sally Field et Tommy Lee Jones. Le film, adapté de l'ouvrage Team of Rivals: The Political Genius of Abraham Lincoln de Doris Kearns Goodwin, évoque la dernière partie de la vie du 16e président américain Abraham Lincoln, lors de son combat pour l'adoption, par le Congrès, du 13e amendement permettant d'abolir l'esclavage. L'œuvre sort aux États-Unis fin 2012 et fait l'objet d'une projection spéciale, en novembre, à la Maison-Blanche en présence du couple présidentiel Barack et Michelle Obama. Lincoln sort ensuite en France le 30 janvier 2013 et est un succès critique et public. Il reçoit douze nominations aux Oscars. Le 24 février 2013, le film remporte deux statuettes dont celle du meilleur acteur pour Day-Lewis. Ce dernier devient alors le premier interprète masculin à gagner un troisième Oscar du premier rôle.

Le prochain film de Steven Spielberg devait être l'adaptation du roman de science-fiction Robopocalypse. Initialement prévue pour une sortie américaine le 25 avril 2014, la production du film est retardée pour une durée indéterminée car le scénario n'est pas prêt et le coût de production trop élevé[10]. Le réalisateur décide alors d'adapter un autre livre, American Sniper: The Autobiography of the Most Lethal Sniper in U.S. Military History de Chris Kyle, ancien tireur d'élite membre des SEAL. Bradley Cooper devait tenir le rôle principal de ce film, intitulé American Sniper[11]. Finalement, en août 2013, Steven Spielberg se retire du projet[12] dont la réalisation est reprise par Clint Eastwood.

Spielberg s'octroie une pause en mai 2013 afin de présider le jury du 66e Festival de Cannes[13]. Très souvent sollicité par la direction cannoise pour assurer cette fonction mais jamais disponible, le cinéaste donne un accord de principe dès 2011 et se libère spécialement pour l'édition 2013[14]. Son jury, composé de 8 personnalités du monde du cinéma : l'acteur et réalisateur français Daniel Auteuil, l'actrice indienne Vidya Balan, la réalisatrice japonaise Naomi Kawase, l'actrice australienne Nicole Kidman, le réalisateur et scénariste taiwanais Ang Lee, le réalisateur et scénariste roumain Cristian Mungiu, la réalisatrice et scénariste britannique Lynne Ramsay et l'acteur autrichien Christoph Waltz, attribue à l'unanimité la Palme d'or à La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche. Dans la conférence consacrée à la Xbox One le 21 mai 2013, il a été annoncé que Steven Spielberg préparait une série basée sur la licence Halo.

Projets[modifier | modifier le code]

Depuis Lincoln, de très nombreux projets furent évoqués par Steven Spielberg : un remake de West Side Story, un cinquième volet d'Indiana Jones, un film sur l'enlèvement de Edgardo Mortara, Montezuma sur la conquête de l'empire Aztèque[15] ou encore une mini-série sur Napoléon (basé sur le biopic abandonné de Stanley Kubrick dont Spielberg fut un ami), ainsi que de nombreuses adaptations de romans parmi lesquels Robopocalypse, Thank You for your Service ou Pirates Latitudes.

Le prochain film de Spielberg sera finalement un thriller sur la guerre froide, prévu pour l'automne 2015. Écrit par les frères Coen, il mettra en scène l'avocat James Donovan (incarné par Tom Hanks) engagé par la CIA pour libérer Gary Powers lors de l'incident de l'U-2 en 1960[16].

Le film suivant sera une adaptation du livre pour enfants de Roald Dahl, Le Bon Gros Géant (The BFG), dont la sortie est prévue pour l'été 2016[17].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique[modifier | modifier le code]

Prises de position[modifier | modifier le code]

Ami de Bill Clinton, Steven Spielberg donne 100 000 dollars au Parti Démocrate en 1996.

En 2001, il se fait remarquer pour sa violente critique de l'homophobie. Il s'oppose également à la guerre en Irak. Cependant, en 2006, Spielberg apporte son soutien à la reélection du gouverneur républicain de Californie Arnold Schwarzenegger, se déclarant l'ami de Schwarzenegger mais surtout sensible à sa politique non-partisane. À la veille des primaires démocrates de 2008, Spielberg organise avec d'autres démocrates, dont l'acteur Tom Hanks, une fête célébrant la candidature de Barack Obama, premier noir candidat aux primaires démocrates. Spielberg préfère toutefois soutenir Hillary Clinton à qui il donne 400 000 dollars mais apporte son soutien à Obama, une fois Clinton défaite. Il a donné 300 000 dollars pour la campagne d'Obama et était présent le jour de son investiture. Steven Spielberg a décidé de refuser de « participer comme consultant à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2008 » au motif que « La Chine devrait faire davantage pour mettre fin aux souffrances du Darfour. »[18]

L'affaire Madoff[modifier | modifier le code]

La crise économique de 2008 a fait éclater le scandale planétaire du détournement de capitaux par l'homme d'affaires Bernard Madoff. Cette affaire a révélé le rôle des feeder funds : des fonds accumulant de l'argent avant que celui-ci ne soit confié à un gestionnaire[19]. Comme bon nombre de personnalités à Hollywood, Spielberg a été la victime de ces déboires financiers et ce par le biais de sa fondation Wunderkinder, active dans l'art, l'éducation et la médecine[19],[20]. Celle-ci avait investi une part importante de ses avoirs chez Madoff, à savoir 70 %[20]. Spielberg a donc perdu de l'argent à titre privé. En plus de cette escroquerie, le cinéaste doit essuyer les revers de la chute du crédit. Afin de relancer la pleine activité des studios Dreamworks, il s'est allié aux investisseurs indiens du groupe Reliance qui lui ont apporté 500 millions de dollars[19].

L'Art de Spielberg[modifier | modifier le code]

La filmographie de Spielberg est assez diverse, et il est coutume de la diviser en deux parties. La première concerne le cinéma dit « de divertissement »[21]. Dans cette catégorie peuvent être notamment trouvés Les Dents de la mer, la saga des Indiana Jones, Hook ou la Revanche du capitaine Crochet, 1941, Jurassic Park, Minority Report ou encore trois films sur les extraterrestres : Rencontres du troisième type, E.T. l'extra-terrestre et La Guerre des mondes.

La seconde catégorie regroupe des films considérés comme plus « sérieux », plus intimistes, se basant sur des faits réels. Spielberg y filme la Première Guerre mondiale, Cheval de Guerre, mais aussi la Seconde Guerre mondiale (Empire du soleil, Il faut sauver le soldat Ryan), la Shoah (La Liste de Schindler), l'esclavage (La Couleur pourpre, Amistad, Lincoln) et plus récemment, sous un angle partisan, le conflit israélo-palestinien (Munich). Tous ces films sont l’objet de débats animés étant donné les thèmes qui y sont abordés, accentués par les origines juives de Spielberg : il est accusé, par exemple, de ne pas être objectif ou de prendre parti sur des sujets comme le conflit israélo-palestinien. Spielberg se défend et affirme à chaque fois développer un cinéma pacifiste.

Caractéristiques récurrentes[modifier | modifier le code]

La plupart des films réalisés par Spielberg comportent un certain nombre de caractéristiques récurrentes. Les films de Spielberg ayant un rapport avec les extra-terrestres, autrement dit de science-fiction, ne se déroulent pas dans une autre galaxie comme chez George Lucas, mais sur notre planète. Dans sa première œuvre de ce genre, Rencontres du troisième type (1977), les extra-terrestres s'invitent dans notre monde. En 1982, E.T., se retrouve perdu sur Terre et, dernièrement, dans La Guerre des mondes, les extra-terrestres se cachent sous terre en attendant l'évolution de l'homme pour finalement s'en nourrir.

Dans le cinéma spielberguien, la relation entre le fils et le père, ou plus généralement entre l'enfant et l'adulte, est souvent un sujet important, qui rime parfois avec confrontation. Dans E.T. l'extra-terrestre, les enfants recueillent l'extra-terrestre, et le cachent à leurs parents, qu'ils jugent incapables d'aimer le célèbre petit être. Dans Jurassic Park, Allan Grant, le paléontologue joué par Sam Neill, déteste les enfants, au début du film. Ou encore, dans La Guerre des mondes, Ray, personnage principal, est mal à l'aise face à son rôle de père, et entre souvent en conflit avec son fils aîné. Autrement, la relation père-fils est moins conflictuelle, au contraire (certains voient à l'origine de ce phénomène le divorce des parents de Spielberg, ayant eu comme conséquence l'absence de père pour le futur réalisateur).

Les mises en scène de Spielberg se déroulent principalement dans des familles américaines représentatives de la classe moyenne, habitant en banlieue et n'ayant pas de véritable histoire, sinon la banalité des vies des membres qui les composent. Puis, elles tombent dans la tourmente des histoires du réalisateur et, comme souvent, l'enfance y tient une place importante.

Critique commerciale[modifier | modifier le code]

La critique n'a pas toujours été tendre avec Spielberg, taxé d'utiliser la grosse machine hollywoodienne à des fins mercantiles. Sont parfois déplorés son manque de profondeur et son simplisme, mais aussi ses excès d'« entertainer » et de « money maker » (en d'autres termes, Spielberg serait un « homme de spectacle » et un « homme d'affaires » avant d'être un artiste). Des critiques similaires sont adressées en France à Luc Besson, le « Spielberg français »[22]. Spielberg est en outre considéré par certains comme un réalisateur trop commercial, s'apparentant plus à un technicien virtuose qu'à un véritable créateur. L'opinion publique le blâme généralement de n'avoir guère changé que le côté rentable du cinéma, continuant à le considérer comme une industrie et non comme un art. Il a en effet réalisé pléthore de blockbusters et quelques-uns des plus gros succès de l’histoire du cinéma tels que Les Dents de la mer qui a donné lieu à de nombreuses suites (Les Dents de la mer 2e partie, etc.). Ses films sont parfois considérés comme violents et le cinéma commercial est justement friand de violence pour attirer un très large public. Pour finir, il arrive que Spielberg réalise des suites de ses propres films (ce que certains ne considèrent pas comme une démarche très artistique), comme avec Jurassic Park, ce qu'il avait pourtant refusé de faire après le succès mondial de E.T. l'extra-terrestre, estimant que ce film n'appelait pas de suite.

Des sujets sérieux se cachent entre les lignes de ses scénarios, tel que le terrorisme, le clonage, les dérives sécuritaires américaines, l’esclavage, le racisme, ou la guerre et le rôle de l'armée en général, avec une perception du monde souvent plus fine, et moins manichéenne, que l'on[Qui ?] n'en attend généralement de la part des réalisateurs commerciaux ; ceci à tel point que certaines de ses décisions artistiques en demi-teintes relèvent de la prise de risque, et sont parfois mal comprises par la critique. Ainsi le personnage de Schindler tient davantage de Chuck Tatum, archétype hollywoodien du personnage beau parleur qui s'adapte et profite d'un système (Le Gouffre aux chimères, Billy Wilder), que du nazi par conviction auquel nombres de critiques s'attendaient ; ce décalage a soulevé une polémique virulente, en France notamment, au moment de la sortie de La Liste de Schindler. D'une façon différente, le film A.I. Intelligence artificielle a également pu troubler le public par les questions éthiques qu'il soulève frontalement (scénario de Steven Spielberg, son deuxième scénario depuis Rencontres du troisième type. En effet, Spielberg a repris le scénario commencé par Stanley Kubrick et l'a entièrement réécrit pour le faire correspondre à sa vision du monde).

Par ailleurs, dans la plupart de ses films, Spielberg défend une vision personnelle d'un monde pacifique, et ce même dans ses œuvres les plus grand public. Certains affirment même que Spielberg est un réalisateur intimiste, dans la mesure où ses films ont souvent pour cadre la famille américaine moyenne type, des banlieues pavillonnaires. Intimiste il l'est aussi, quand, dans La Couleur pourpre (1985), un de ses films majeurs bien que largement sous-estimés selon certains, il évoque la vie d'une famille afro-américaine du début du XXe siècle à travers le regard d'une femme, Celie, interprétée par Whoopi Goldberg.

Spielberg en chiffres[modifier | modifier le code]

John Williams, compositeur de toutes les bandes originales de film de Spielberg, à l'exception de La Couleur pourpre et La Quatrième Dimension.

Depuis l'origine du cinéma, sept des dix films qui ont fait le plus d'entrées dans le monde ont été réalisés par Steven Spielberg[réf. nécessaire]. Au total, ses films ont rapporté plus de 4 milliards de dollars de recettes aux États-Unis et près de 10 milliards dans le monde entier. Ce qui fait de lui le cinéaste le plus rentable de l'histoire du septième art.

La société de production fondée par Steven Spielberg, David Geffen et Jeffrey Katzenberg (DreamWorks SKG), aurait assuré le célèbre réalisateur, producteur et scénariste pour la somme record d'1,2 milliard de dollars (environ 850 millions d'euros) en juillet 2001. Cette somme devrait couvrir les pertes estimées par la société en cas de mort du cinéaste. Le plus grand succès commercial de la carrière de Spielberg est Jurassic Park (1993). Bénéficiant à l'époque de la plus grande campagne de publicité de l'histoire du cinéma (la moitié du budget), l'œuvre rapporta 1,029 milliards de dollars dans le monde entier, alors que le film n'en a coûté « que » 63 millions. Le film les Dents de la mer fut le premier film dont les recettes dépassèrent 100 millions de dollars, avant d'atteindre 260 millions de dollars aux États-Unis et 470 dans le monde. C'est donc le premier « blockbuster » de l'histoire du septième art. Le film réalisé par Steven Spielberg ayant eu le meilleur démarrage est Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. Cette œuvre dépassa la barre des 145 millions de dollars de recettes en cinq jours.

Dans le Top 100 de l'American Film Institute, qui classe les cent meilleurs films américains de l'histoire, cinq films de Spielberg sont répertoriés, ce qui fait du réalisateur Spielberg le cinéaste américain le plus cité dans ce classement. En 2008, le magazine Forbes place Steven Spielberg au 368e rang des personnes les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 3 milliards de dollars[23].

Box-office[modifier | modifier le code]

Avec 9,54 milliards de dollars de recettes dans le monde entier, 4,23 milliards aux États-Unis et plus de 91 millions entrées en France, Steven Spielberg est le cinéaste le plus rentable de l'histoire du cinéma.

Note : le chiffre le plus élevé de chaque catégorie est indiqué en gras. Les recettes sont évaluées en dollars dans le monde et aux États-Unis, en nombre de spectateurs en France.

Film Budget Monde Monde[réf. nécessaire] Drapeau des États-Unis États-Unis[réf. nécessaire] Drapeau de la France France[24]
Sugarland Express 2 000 000 $ 12 800 000 $ 7 500 000 $ 346 607 entrées
Les Dents de la mer 12 000 000 $ 470 653 435 $ 260 000 000 $ 6 261 327 entrées
Rencontres du troisième type 20 000 000 $ 303 788 635 $ 132 088 635 $ 3 243 166 entrées
1941 27 000 000 $ 92 455 742 $ 31 755 742 $ 681 976 entrées
Les Aventuriers de l'arche perdue 18 000 000 $ 389 925 971 $ 248 159 971 $ 6 397 842 entrées
E.T. l'extra-terrestre 10 500 000 $ 792 910 554 $ 435 110 554 $ 9 415 886 entrées
La Quatrième Dimension 10 000 000 $ 29 450 919 $ 14 519 058 $ 708 228 entrées
Indiana Jones et le Temple maudit 28 000 000 $ 333 107 271 $ 179 870 271 $ 5 684 134 entrées
La Couleur pourpre 15 000 000 $ 146 467 863 $ 98 467 863 $ 1 756 339 entrées
Empire du soleil 38 000 000 $ 65 838 696 $ 22 238 696 $ 1 329 673 entrées
Indiana Jones et la Dernière Croisade 48 000 000 $ 474 171 806 $ 197 171 806 $ 6 249 271 entrées
Always 29 500 000 $ 74 134 790 $ 43 858 790 $ 686 722 entrées
Hook ou la Revanche du capitaine Crochet 70 000 000 $ 300 854 823 $ 119 654 823 $ 3 401 004 entrées
Jurassic Park 63 000 000 $ 1 029 153 882 $ 402 453 882 $ 6 715 810 entrées
La Liste de Schindler 22 000 000 $ 321 306 305 $ 96 065 768 $ 2 669 902 entrées
Le Monde perdu : Jurassic Park 73 000 000 $ 618 638 999 $ 229 086 679 $ 4 862 258 entrées
Amistad 36 000 000 $ 67 575 464 $ 44 229 441 $ 630 020 entrées
Il faut sauver le soldat Ryan 70 000 000 $ 481 840 909 $ 216 540 909 $ 4 143 325 entrées
A.I. Intelligence artificielle 100 000 000 $ 235 926 552 $ 78 616 689 $ 1 575 170 entrées
Minority Report 102 000 000 $ 358 372 926 $ 132 072 926 $ 3 709 488 entrées
Arrête-moi si tu peux 52 000 000 $ 352 114 312 $ 164 615 351 $ 3 639 440 entrées
Le Terminal 60 000 000 $ 219 417 255 $ 77 872 883 $ 1 145 263 entrées
La Guerre des mondes 132 000 000 $ 591 745 540 $ 234 280 354 $ 3 910 795 entrées
Munich 70 000 000 $ 130 358 911 $ 47 403 685 $ 1 039 340 entrées
Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal 185 000 000 $ 786 636 033 $ 317 101 119 $ 4 199 771 entrées
Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne 135 000 000 $ 373 993 951 $ 77 591 831 $ 5 309 485 entrées
Cheval de guerre 66 000 000 $ 177 584 879 $ 79 884 879 $ 715 975 entrées
Lincoln 65 000 000 $ 275 293 450 $ 182 207 973 $ 1 320 425 entrées
Total 1 559 000 000 $ 9 543 251 800 $ 4 231 920 578 $ 91 748 602 entrées

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant que réalisateur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts métrages
Coréalisation
Longs métrages

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms
Séries télévisées

En tant que scénariste[modifier | modifier le code]

En tant que producteur[modifier | modifier le code]

Producteur délégué[modifier | modifier le code]

Cinéma
Télévision

En tant qu'acteur[modifier | modifier le code]

Note : Le plus souvent en caméo.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Spielberg a été fait chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur par Jacques Chirac le 5 septembre 2004[26] et promu officier par Nicolas Sarkozy le 21 mai 2008[27]. Il a reçu en 2008 le titre de docteur honoris causa de l'université jagellonne de Cracovie[28]. Il est aussi commandeur de l'ordre de la Couronne du Royaume de Belgique depuis le mercredi 19 octobre 2011. Il a été décoré par le vice-Premier ministre et ministre des Finances belge Didier Reynders le 22 octobre 2011 à Bruxelles lors d'une réception organisée par le Gouvernement belge à l'occasion de la première mondiale des Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne[29].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Steven Spielberg en 1999
American Cinema Editors
American Film Institute
BAFTA Awards
César du cinéma
Festival de Cannes
Golden Globes
Mostra de Venise
Oscars du cinéma

Nominations[modifier | modifier le code]

BAFTA Awards
César du cinéma
Festival de Cannes
Golden Globes
Oscars du cinéma
Satellite Awards
Saturn Award

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Steven Spielberg to Be Knighted », CBS News, 29 décembre 2000.
  2. (en) « Spielberg Receives Royal Honour », BBC News, 30 janvier 2001.
  3. Steven Spielberg, président du jury du festival du 66e Festival de Cannes sur RTL.fr., consulté le 28 février 2013.
  4. (en) Arie Kaplan, From Krakow to Krypton : Jews and Comic Books, Philadelphie, The Jewish Publication Society,‎ 2008, 225 p. (ISBN 978-0-8276-0843-6, lire en ligne), p. 70
  5. Fiche de Firelight sur IMDb.
  6. Ce dernier fera partie de la distribution de Jaws l'année suivante.
  7. Spielberg s'incrusta sur le plateau du tournage de Complot de famille, en 1976, observant Hitchcock au travail ; mais il fut remarqué et éconduit (« Steven Spielberg : Maitre du suspense », Excessif (DVDrama), 8 octobre 2009).
  8. « La Guerre des mondes : Le New Jersey attaqué par les Martiens ou l'Apocalypse selon Steven Spielberg », Le Monde, 5 juillet 2005.
  9. (en) « DreamWorks could get $825 million film financing », Reuters, 15 juillet 2009.
  10. Kim Masters, « Steven Spielberg's 'Robopocalypse' Postponed Indefinitely (Exclusive) », sur Hollywood Reporter, Hollywood Reporter,‎ 9 janvier 2013 (consulté le 10 janvier 2013)
  11. Le prochain Spielberg : American sniper avec Bradley Cooper - AlloCiné
  12. Steven Spielberg lâche American Sniper et Bradley Cooper - AlloCiné.fr
  13. « Steven Spielberg, To Hedad 2013 Cannes Jury », IndieWire.com, consulté le 28 février 2013.
  14. « Steven Spielberg, président du Jury du 66e Festival » sur le site officiel du Festival de Cannes, consulté le 28 février 2013.
  15. Steven Spielberg et les Aztèques - La Dernière Heure, le 9 janvier 2014
  16. « Allociné News - Steven Spielberg : c'est officiel ses 2 prochains film sont... »
  17. « InsideMovie Entertainment Weekly - Steven Spielberg's Cold War thriller and 'The BFG' snag release dates »
  18. « Pas de Spielberg aux JO de Pékin », Le Post, 13 février 2008.
  19. a, b et c « Steven Spielberg ruiné à cause du scandale Madoff », RTL.fr, 27 décembre 2008.
  20. a et b « Bettencourt et Spielberg victimes de Madoff », Le Nouvel Observateur, 24 décembre 2008.
  21. « Spielberg : La Construction d'un empire », Les Inrocks, 13 janvier 2012.
  22. « Luc Besson se lance en bourse », L'Expansion, 26 juin 2007.
  23. (en) The World's Billionaires, Special Report'', Forbes, 5 mars 2008.
  24. Bilan France de Steven Spielberg sur JP's Box-office.
  25. Sorti au cinéma en Europe en 1973 dans une version longue
  26. « Steven Spielberg chevalier de la Légion d'honneur », Le Nouvel Observateur, 6 septembre 2004.
  27. « Steven Spielberg reçoit la Légion d’honneur des mains de Sarkozy », Libération, 21 mai 2008.
  28. (pl) Doktorzy honoris causa, sur le site de l'université jagellonne de Cracovie
  29. « Steven Spielberg reçoit l'insigne de commandeur de l'Ordre de la Couronne », RTBF, le 19 octobre 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]