René Clément

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René Clément

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René Clément en 1995

Nom de naissance René Jean Clément
Naissance
Bordeaux, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 83 ans)
Monaco
Profession Réalisateur
Films notables La Bataille du rail
Jeux interdits
Plein soleil
Paris brûle-t-il ?

René Clément est un cinéaste français, réalisateur et parfois coscénariste, né le à Bordeaux et mort le à Monaco.

Parcours[modifier | modifier le code]

René Clément se destinait à une carrière d'architecte. En 1934, il rencontre Jacques Tati sur le tournage de On demande une brute, où il est embauché comme assistant. Deux ans plus tard, alors que Tati n'est pas encore cinéaste, les deux hommes élaborent Soigne ton gauche en étroite collaboration. C'est le premier court métrage signé par Clément. La collaboration des deux hommes aurait dû se poursuivre pour L'École des facteurs, mais Clément étant alors occupé par son premier long-métrage, Tati passe alors à la réalisation. Dans l'intervalle, Clément est devenu opérateur au service cinématographique des armées. La guerre interrompt définitivement ses études d'architecte, mais il en conserve outre des compétences techniques variées, un esprit d'organisateur complet qui lui permet d'intervenir dans tous les aspects du film. Il choisit la Résistance comme thème de son premier long métrage en 1945, alors que la guerre n'est pas encore terminée. La même année, il est conseiller technique de Jean Cocteau sur le tournage de La Belle et la Bête.

Avec un souci constant de se renouveler, René Clément a enchaîné les grands succès et les récompenses internationales. Il obtient l'oscar du meilleur film étranger en 1951 pour Au-delà des grilles. Malgré cela c'est avec de grandes difficultés qu'il réalise Jeux interdits initialement comme un moyen métrage. La production lui impose un prologue et une fin qu'il accepte de tourner, mais dont il ne veut pas. Au fil des vicissitudes de la production (faillite et arrêt du projet pendant plusieurs mois) il parvient à donner sa forme finale au film, qui sort à la sauvette, passe inaperçu au festival de Cannes, mais récolte un Lion d'Or à Venise et finalement lui rapporte un nouvel oscar.

Il réalise plusieurs adaptations d'œuvres littéraires : Le Château de verre (d'après Vicki Baum), Jeux interdits (d'après François Boyer), Monsieur Ripois (d'après Monsieur Ripois et la Némésis de Louis Hémon), Gervaise (d'après L'Assommoir de Zola), Barrage contre le Pacifique (d'après Marguerite Duras); et Plein soleil (d'après Patricia Highsmith). Malgré la grande diversité des genres abordés au cours de sa carrière, il maintient une unité dans son œuvre : à partir de Les Maudits et à l'exception de la super-production Paris brûle-t-il ?, chacune de ses œuvres raconte les difficultés d'un personnage principal embarqué dans une histoire dont il n'a aucune maîtrise, et dont le sens même lui échappe. Il décline ainsi ce thème sous dans des films sentimentaux, un film d'enfants, films sociaux, thrillers psychologiques, intrigues policières.

René Clément a fait partie des cibles de la nouvelle vague, malgré ses constantes innovations de tournage notamment les prises de vues en extérieurs urbains (à Londres, à Gênes) où les comédiens jouent devant des caméras dissimulées, innovations qui donnent une vérité et une dimension documentaire à plusieurs de ses films. Il endure des critiques très agressives de la part de François Truffaut, en contradiction pour une fois avec René Bazin. Clément en restera blessé et amer, considérant que sa carrière en a été limitée, à l'instar de nombre d'autres réalisateurs (Jean Delannoy, Claude Autant-Lara) eux aussi ciblés par les critiques des Cahiers du cinéma.

En 1986, il est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil du sculpteur Georges Hilbert, fauteuil transféré à la section cinéma et audiovisuel à la création de cette dernière en 1985. R. Clément est président de l'Académie et de l'Institut en 1990. Gérard Oury lui succède en 1998 et prononce son éloge sous la Coupole en 2000.

Il meurt à Monaco la veille de son quatre-vingt-troisième anniversaire.

En 2013, la Cinémathèque française lui rend hommage pendant toute la durée du mois de juin, avec une projection complète de son œuvre y compris les courts-métrages, restauration de plusieurs films en copie neuve, table ronde, projection du documentaire d'Alain Ferrari

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs Métrages
Courts Métrages
Assistant Réalisateur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Farwagi, René Clément, éd. Seghers, 1967
  • Denitza Bantcheva, René Clément, Éditions du Revif, 2008
  • Denitza Bantcheva (sous la direction de), L'Âge d'or du cinéma européen, Éditions du Revif, 2011
  • Dossier Modernité de René Clément, in Positif no 612, février 2012
  • Notice René Clément, volume des "Célébrations nationales", Ministère de la Culture, 2013

Film documentaire[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]