Frank Borzage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Frank Borzage

Description de cette image, également commentée ci-après

Frank Borzage dans les années 1920

Naissance 23 avril 1893
Salt Lake City, Utah (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 19 juin 1962 (à 69 ans)
Hollywood, Californie (États-Unis)
Profession Réalisateur
Films notables L'Ange de la rue
L'Isolé
L'Heure suprême
La Femme au corbeau
L'Adieu aux armes
La Tempête qui tue

Frank Borzage est un réalisateur américain né le 23 avril 1893 à Salt Lake City (Utah), mort le 19 juin 1962 à Hollywood (Californie). Les Français ont tendance à prononcer [Borzaidge], alors que cela se prononce [Borzégui], anglicisme pour Borzaga qui était le vrai nom de son père, d'origine italienne. Il aimait beaucoup les chats et le personnage de bande dessinée Félix le chat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Salt Lake City, d'une mère d'origine suisse alémanique et d'un père italien, il est mineur dès l'âge de douze ans. Il s'enfuit de chez lui, exerce plusieurs métiers et se fait embaucher comme accessoiriste puis comme acteur à Hollywood, où il interprète des rôles pour Ince et les productions Bison.

À partir de 1916, il commence à diriger des films dont il écrit souvent le scénario. Son premier chef-d'œuvre est L'Heure suprême qui ouvre la deuxième période de sa carrière, de 1927 à 1940, celle des œuvres majeures (L'Heure suprême, La Femme au corbeau, L'Adieu aux armes, Secrets, Ceux de la zone, Trois camarades, La Tempête qui tue, ...), où se reconnaît la "Borzage touch", une transfiguration du mélo quotidien, une exaltation de l'amour fou cher au surréalisme (L'Heure suprême), un hymne au couple que ne peuvent séparer ni la misère, ni la guerre, ni même la mort. Pour comprendre cette "Borzage touch", il suffit de voir le traitement que le metteur en scène fait subir à L'Adieu aux armes d'Ernest Hemingway : il en fait un "poème d'amour fou" (Henri Agel). Borzage est le cinéaste du délire.[non neutre][1]

Dans La Femme au corbeau, son chef-d'œuvre du muet, le héros, pour montrer à celle qu'il aime la force de sa volonté, sort une nuit d'orage, à demi nu. Pris de congestion, il s'écroule, inanimé. C'est l'héroïne qui se couchera sur lui pour lui communiquer sa chaleur. Le western lui-même n'est plus que prétexte : Secrets vaut moins pour les scènes d'action, dont le siège de la cabane, que pour la peinture d'un amour qui résiste à toutes les épreuves, dont la mort d'un enfant. Cet amour transcende les milieux ; que l'on se rappelle l'ouverture de Ceux de la zone : Spencer Tracy n'est qu'un faux riche portant frac et chapeau-claque. Sous son plastron s'allume une réclame. Il invitera pourtant Loretta Young, affamée, dans le restaurant dont il assure la publicité ; il la conduira ensuite, toujours éblouie, dans un campement de clochards sous un pont de Brooklyn. En fait, Borzage marie humour et mélodrame, fantaisie et mysticisme, passant sans problème de Le destin se joue la nuit à Le Cargo maudit, de la tragi-comédie à l'allégorie. Ses comédies sont amusantes (cf. le ballet des maîtres d'hôtel dans La Sœur de son valet). Mais il fut aussi l'un des réalisateurs les plus attentifs à suivre et à dénoncer la montée du nazisme (La Tempête qui tue).[non neutre][2]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films muets[modifier | modifier le code]

Courts-Métrages[modifier | modifier le code]

Longs Métrages[modifier | modifier le code]

Frank Borzage, à gauche, et son directeur artistique Harry Oliver sur le plateau de L'Heure suprême

Films parlants[modifier | modifier le code]

comme acteur[modifier | modifier le code]

Acteurs et actrices fétiches[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Tulard in Dictionnaire du cinéma: les réalisateurs. Bouquins. Robert Laffont. 2007. Pages 121-122.
  2. Jean Tulard. Idem.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]