Elio Petri
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les conventions filmographiques.
|
Elio Petri
| Naissance | 29 janvier 1929 Rome Italie |
|---|---|
| Nationalité | |
| Décès | 10 novembre 1982 (à 52 ans) Rome Italie |
| Profession | Réalisateur, scénariste |
| Films notables | Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon La classe ouvrière va au paradis |
Elio Petri (né le 29 janvier 1929 à Rome et mort le 10 novembre 1982 dans la même ville, des suites d'un cancer) est un réalisateur et scénariste italien. Il est parfois crédité sous les noms Elio Montesti et Petri
Sommaire |
Biographie [modifier]
Jeunesse [modifier]
Elio Petri nait le 29 janvier 1929 à Rome dans une famille modeste. Fils unique, il grandit dans la banlieue ouvrière de la ville. Exclus de l'école catholique San Giuseppe di Merode pour raison politique, il se lance dans une carrière mêlant le militantisme politique, la critique de cinéma et la coordination d'activités culturelles pour l'organisation des jeunes du Parti communiste italien. Il écrit dans L'Unità, Gioventù nuova et Città aperta. Il quitte le parti en 1956 après l'écrasement de l'Insurrection de Budapest.
Par l'entremise de son ami Gianni Puccini, il est présenté à Giuseppe De Santis dont il devient l'assistant. Il apprend les bases du métier et élargit son champ de vision sur le plan idéologique et culturel : il collabore, entre autres, aux scénarios de Onze heures sonnaient (1952) et de Hommes et loups (1957).
Carrière [modifier]
Ses débuts, plutôt prometteurs, datent de 1961 avec la réalisation de L'Assassin. Les films suivants, comme Les Jours comptés (I Giorni contati) (1962), et surtout À chacun son dû (1967), d'après un récit de Leonardo Sciascia, sont méritoires, mais ne reçoivent pas encore un large accueil public. C'est avec Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (1970) puis La classe ouvrière va au paradis (1971), Palme d'or au Festival de Cannes 1972, tous deux formidablement servis par le talent de Gian Maria Volontè, qu'Elio Petri acquiert une reconnaissance à l'échelle internationale.
Le cinéma de Petri, d'une vigueur contestataire souvent dérangeante, fut l'objet de blocages de la part des producteurs. Selon l'historien du cinéma Jean A. Gili, spécialiste du cinéma italien, Petri s'impose comme l'un des "analystes les plus lucides et les plus désespérés de la schizophrénie contemporaine."
Filmographie [modifier]
Réalisateur [modifier]
- 1949 : I Sette contadini (court métrage documentaire)
- 1961 : L'Assassin (L'Assassino)
- 1962 : Les Jours comptés (I Giorni contati)
- 1963 : Il Maestro di Vigevano
- 1964 : Nudi per vivere (documentaire)
- 1964 : Haute infidélité (Alta infedeltà) - segment Peccato nel pomeriggio
- 1965 : La Dixième Victime (La Decima vittima)
- 1967 : À chacun son dû (A ciascuno il suo)
- 1969 : Un coin tranquille à la campagne (Un Tranquillo posto di campagna)
- 1970 : Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto)
- 1971 : La classe ouvrière va au paradis (La Classe operaia va in paradiso)
- 1973 : La Propriété, c'est plus le vol (La Proprietà non è più un furto)
- 1977 : Todo modo
- 1978 : Le Mani sporche (TV)
- 1979 : Le Buone notizie
Scénariste (filmographie partielle) [modifier]
- 1956 : Hommes et loups (Uomini e lupi) de Giuseppe De Santis
- 1963 : Les Monstres (I Monstri) de Dino Risi
Récompenses [modifier]
- 1970 : Grand Prix du festival de Cannes pour Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon
- 1970 : Prix David di Donatello du meilleur film pour Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon
- 1970 : Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario pour Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon
- 1971 : Oscar du meilleur film en langue étrangère pour Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon
- 1972 : Palme d'or pour La Classe ouvrière va au paradis
- 1970 : Prix David di Donatello du meilleur film pour La Classe ouvrière va au paradis
Publications [modifier]
- Roma ore 11 (Rome & Milan: Sellerio Editore Palermo, 1956; 2004).
- L’assassino (Milan: Zibetti, 1962). With Tonino Guerra.
- Indagine su un cittadino al di sopra ogni sospetto (Rome: Tindalo, 1970). With Ugo Pirro.
- La proprietà non è più un furto (Milan: Bompiani, 1973). With Ugo Pirro.
- Scritti di cinema e di vita, ed. by Jean A. Gili (Rome: Bulzoni Editore, 2007).
- Writings On Cinema & Life (New York: Contra Mundum Press, 2013). Ed. by Jean A. Gili
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- (en) Elio Petri sur l’Internet Movie Database