Luc Besson

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Luc Besson est un réalisateur, producteur et scénariste français, né le 18 mars 1959 dans le 15e arrondissement de Paris.

En tant que réalisateur, il s'est démarqué avec les films Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément et Jeanne d'Arc. En tant que producteur avec sa société de production Europa Corp, il est surtout connu pour les séries de films Taxi et Le Transporteur. C'est la 487e fortune de France en 2013, avec 65 millions d'euros[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Luc Besson et Bridget Fonda.

Luc Besson passe son enfance auprès de parents instructeurs en plongée sous-marine au Club Méditerranée, entre la Grèce et l'ex-Yougoslavie. Un accident l'empêche de poursuivre la plongée à haut niveau.

Il commence dans le cinéma en multipliant les postes d'assistant réalisateur en France et aux États-Unis, avant de mettre en scène son premier long métrage, un film de science-fiction coécrit avec Pierre Jolivet qui évoque la survie d'êtres humains dans un monde post-apocalyptique. Le Dernier Combat, tourné en CinémaScope et en noir et blanc, (fortement inspiré par La Jetée de Chris Marker, 1962) lui vaut d'être distingué au festival d'Avoriaz en 1983 et lui permet de signer un contrat avec la Gaumont pour réaliser deux ans plus tard Subway, interprété notamment par Isabelle Adjani et Christophe Lambert. Récompensé par trois Césars, ce film impose sa griffe visuelle et donne à voir un univers graphiquement sophistiqué, très proche de la bande dessinée et du vidéoclip que certains apparentent au cinéma du look.

Fort de ce succès, il entreprend la réalisation d'une œuvre qui lui tient à cœur : Le Grand Bleu. Mal reçue au Festival de Cannes 1988, elle devient un phénomène de société faisant dix millions d'entrées et devenant l'objet de nombreuses analyses qui tentent d'expliquer son succès auprès du public et plus particulièrement auprès des jeunes. Son style proche de l'esthétique publicitaire installe un fossé entre le réalisateur et le monde de la critique.

Bien que la critique éreinte Besson, le public est au rendez-vous pour ses films suivants : Nikita en 1990 et Léon en 1994, qui renouvellent le genre grand public du film de tueurs. Ces deux productions assoient par ailleurs définitivement sa popularité en France et lui apportent la célébrité sur le plan international. Atlantis, en 1991, obtient en revanche un succès moindre.

En 1994, lors de la 20e cérémonie des César, il décide de boycotter la cérémonie suite à la remise du césar du meilleur film étranger à Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell à la place de La liste de Schindler de Steven Spielberg[2].

En 1997, il se lance avec le groupe Gaumont dans un ambitieux projet de science-fiction : Le Cinquième Élément. Il s'installe alors à Los Angeles avec son épouse, la comédienne Maïwenn et leur fille Shanna. Visant explicitement le marché américain, il place en tête d'affiche Bruce Willis, Milla Jovovich et Gary Oldman dans une histoire au canevas traditionnel de fin du monde évitée de justesse, traitée dans un mélange d'humour, d'ironie et de grand spectacle. Les décors et l'apparence des créatures du film sont dessinés par Mœbius et Jean-Claude Mézières, les costumes sont conçus par Jean-Paul Gaultier. Cette superproduction devient l'un des plus gros succès commerciaux d'un film français aux États-Unis (battu depuis par Taken de Pierre Morel). En couronnement de ce triomphe, Besson reçoit le César du meilleur réalisateur en 1998.

En 1999, sa version de Jeanne d'Arc, interprétée par sa nouvelle compagne et épouse Milla Jovovitch, rassemble trois millions de spectateurs en salles. L'année suivante, il se voit confier la présidence du jury au 53e festival de Cannes.

Les années 2000 seront essentiellement marquées par ses activités de producteur. Il ne revient à la réalisation qu'en 2005 avec Angel-A puis l'année d'après avec son tout premier film d'animation adapté de son livre pour enfants : Arthur et les Minimoys, qui bénéficie d'un budget colossal pour sa promotion et pour le lancement de plusieurs produits dérivés. Le film connaît deux suites : Arthur et la vengeance de Maltazard et Arthur et la guerre des deux mondes.

En 2006 il préside le jury des longs-métrages du Festival international du film de Shanghai.

En 2009, il signe dans le journal Le Monde une tribune par laquelle il soutient le projet de loi « Création et Internet »[3].

En 2010, Besson adapte la série de bandes dessinées de Jacques Tardi, Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, avec Louise Bourgoin dans le rôle-titre. La même année il est président du jury du Festival international du film de Moscou.

Dès l'été 2010, il débute en secret le tournage de son film The Lady en Thaïlande[4]. Le film est un film biographique sur la femme politique birmane Aung San Suu Kyi, retenue à l'époque en résidence surveillée par le gouvernement birman. C'est l'actrice malaisienne Michelle Yeoh qui tient le rôle principal du film. Le long métrage sort en salles, en France, le 30 novembre 2011.

Il dirige ensuite Robert De Niro dans une adaptation du roman Malavita de Tonino Benacquista[5] dans un film éponyme sorti en 2013.

Il reprend ensuite son projet de science-fiction de longue date, intitulé Lucy, avec Scarlett Johansson dans le rôle principal[6], alors qu'Angelina Jolie était évoquée depuis le début[7]. Le tournage débute en septembre 2013, après celui de Captain America : Le Soldat de l'hiver[6], et a lieu à Paris, la Cité du cinéma, Étretat et à Taipei.

Vie privée[modifier | modifier le code]

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En 1986, il s'éprend d'Anne Parillaud avec qui il a une fille, Juliette Besson (qui débute une carrière d'actrice en 2012). En 1990 Il lui donne le rôle titre de Nikita, qui aura un succès mondial et pour lequel elle obtiendra le César de la meilleure actrice en 1991. C'est lors de cette cérémonie qu'il rencontre la jeune Maïwenn Le Besco, âgée de 15 ans.

En 1992, il se marie avec Maïwenn, de 17 ans sa cadette. Elle a alors 16 ans. Elle donnera naissance quelques mois après leur mariage, le 3 janvier 1993, à la deuxième fille du cinéaste : Shanna. Luc Besson a donné à Maïwenn un petit rôle dans Léon (1994), puis celui de la diva dans Le Cinquième Élément (1997). C'est lors de la réalisation de ce film qu'il tombe sous le charme de Milla Jovovich, chanteuse et top-modèle américain d'origine ukrainienne reconvertie dans le cinéma.

En 1997, il quitte Maïwenn et épouse Milla Jovovich. En 1998, il lui donne le rôle titre du film Jeanne d'Arc. Pour l'imposer, il se fâche avec Kathryn Bigelow (voir Le procès de Jeanne d'Arc). Ils divorcent le 12 juin 1999.

Depuis août 2004, il est marié à la productrice Virginie Silla, belle-sœur de l'acteur Vincent Pérez, avec qui il a trois enfants : Thalia, Sateen et Mao.

Producteur et distributeur[modifier | modifier le code]

En 1990, il créée sa première maison de production Les Films du Dauphin, puis une deuxième le 15 janvier 1992 prénommée Leeloo Productions[8],[9].

En l'an 2000 avec Pierre-Ange Le Pogam, il change le nom de sa société Leeloo Productions pour EuropaCorp[8],[10], dont l'objectif est de développer un nouveau courant du cinéma grand public en s'appuyant sur des films à succès comme la série des quatre Taxi, Yamakasi, Le Transporteur ou encore Danny the Dog. Il est souvent le scénariste des films qu'il produit, privilégiant la distraction et l'action. Cette orientation lui vaut la désaffection et même le mépris de la critique, qui lui reproche d'avoir fondé un empire où il règnerait sans partage. Le « système Besson », ainsi nommé, consisterait à produire et distribuer à la chaîne des films dont le but premier est la rentabilité financière et non la qualité artistique[11]. On déplore aussi la faiblesse, le simplisme voire la démagogie de ses scénarios qui appliqueraient toujours la même recette — pouvant être résumée de la manière suivante : un homme « costaud » est chargé de protéger une jeune femme, « jolie » de préférence, dont il va tomber amoureux avant d'éradiquer les méchants[12],[13]. Les Guignols de l'info se sont même emparés du phénomène, mettant en scène le cinéaste dans un sketch où il distribuait des scripts à de jeunes réalisateurs comme s'il s'agissait de plats de fast-food.

Cherchant à s'imposer sur le marché international, il veille néanmoins à conserver le contrôle et la nationalité française de ses films d'un point de vue juridique et fiscal. Au début des années 2000, il est l'initiateur et le moteur de la création de la Cité du cinéma à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris.

Souvent producteur et désormais à la tête d'un studio très rentable, il n'en continue pas moins de tourner ses propres films : Jeanne d'Arc en 1999, avec Milla Jovovich (le couple divorce cette année-là), puis Angel-A en 2005, film en noir et blanc interprété par Jamel Debbouze et Rie Rasmussen dont l'accueil critique est mitigé et qui n'a pas le succès de ses prédécesseurs auprès du public.

Le 11 septembre 2006, il annonce que Arthur et les Minimoys sera son 10e et dernier film[14]. Il décide malgré tout, au vu du succès de ce dernier, de tourner lui-même la suite.

Le 20 septembre 2006, il annonce qu'il désire arrêter le cinéma et veut se consacrer à l'action nationale. Il essaie ainsi de monter une fondation pour aider les jeunes des banlieues. En parallèle, il joue en loisir au Paris-Saint-Germain où il côtoie notamment l'ancien joueur professionnel brésilien Raï.

En avril 2007, il a l'autorisation par l'AMF de placer une partie du capital de sa société sur le marché. Désormais coté en bourse, la « Besson Incorporation » a engrangé, en 2006, un profit de 8 millions d'euros pour un chiffre d'affaires estimé à un peu moins de 160 millions d'euros[15]. 41 % de l'activité de la compagnie s'exerce par ailleurs à l'étranger[15].

En septembre 2008, Luc Besson et le publicitaire Christophe Lambert créent l'agence de publicité « Blue », « la première agence française d'advertainment » (mélange entre la publicité — advertising — et le divertissement — entertainment)[16].

L'agence a eu entre autres comme client déclaré en 2009, l'UMP, parti pour lequel elle élabore une nouvelle plateforme de communication autour de Nicolas Sarkozy : le réseau social « les créateurs de possibles »[17],[18].

Thèmes récurrents et gimmicks[modifier | modifier le code]

Dans un article sur Le Cinquième Élément (1997), les Cahiers du cinéma définissent le cinéma de Besson comme un cinéma du gimmick et de l'image-choc. Pour certains critiques, en effet, l'un des traits des œuvres de Luc Besson, est leur construction, moins fondée sur une vision cohérente d'un thème (à l'exception, peut-être, de Léon), que sur l'articulation d'images-choc, de répliques marquantes, de situations pittoresques, indépendantes les unes des autres, scandant ses films. Des commentateurs voient dans le travail de Besson une sorte de catalogue de trouvailles.

La fille armée[modifier | modifier le code]

L'image est récurrente d'une jeune fille (ou d'une jeune femme) dont l'apparence frêle crée un contraste pittoresque avec l'arme qu'elle tient :

Travelling d'ouverture[modifier | modifier le code]

Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément commencent par le même plan : la caméra survole (en plongée) une étendue régulière, puis l'axe de la caméra se redresse. Le titre apparaît au moment où l'axe de la caméra se confond avec la direction du travelling.

  • Le Grand Bleu : la caméra survole la mer, et le titre apparaît quand l'horizon apparaît ;
  • Nikita : la caméra survole la chaussée humide, et le titre apparaît lorsque la caméra se redresse et laisse apparaître la bande de casseurs ;
  • Léon : la caméra survole le réservoir Jacqueline Kennedy Onassis, dans Central Park, puis le parc lui-même, et le titre apparaît avec la ligne d'horizon de New York. Tournée à bord d'un hélicoptère, Besson omet volontairement de donner le signal au pilote pour qu'il sorte du rase-motte (et éviter de percuter un gratte-ciel) afin de pouvoir tourner le plus longtemps possible. Le pilote décidera finalement de faire une verticale au dernier moment après avoir désespérément attendu le signal de Besson[19] ;
  • Le Cinquième Élément : la caméra survole un champ d'astéroïdes, l'axe se relève, le titre apparaît avec un objet céleste à l'horizon.

Influence de Taxi Driver[modifier | modifier le code]

Il semble que Taxi Driver ait exercé sur Luc Besson une certaine influence. Cette remarque est fondée sur les sorties consécutives de Léon et du Cinquième Élément, qui, à eux deux, reprennent bon nombre des thèmes forts du film de Scorsese :

  • Léon : un personnage solitaire vivant dans un New York sale, poisseux et populaire recueille une jeune adolescente en détresse qu'il décide de protéger (comme le personnage de Travis décidait de sauver Iris, la jeune maltraitée de 12 ans incarnée par Natalie Portman). Il existe en outre une similitude entre les scènes d'entraînement physique de Léon et celles de Taxi Driver ;
  • Le Cinquième Élément : le personnage de Korben Dallas est chauffeur de taxi à New York ;
  • Le Grand Bleu : le personnage de Johanna Baker retourne à sa réalité en prenant un taxi à New York.

Ses collaborations[modifier | modifier le code]

Avec Éric Serra[modifier | modifier le code]

Luc Besson a collaboré avec le compositeur Éric Serra dès le court métrage L'Avant-dernier en 1981. Éric Serra participera ensuite à tous ses films, excepté Angel-A et Malavita (film).

Éric Serra recevra la Victoire de la meilleure musique de film en 1985 et sera nommé aux Césars pour sa bande son de Subway. L'album devient rapidement disque d'or en France. Serra fait également une petite apparition dans Subway. Il joue Enrico, le bassiste d'Arthur Simms. Jean Reno jouait le batteur.

La bande originale du Grand Bleu s'est vendue à trois millions d'exemplaires dans le monde, dont deux millions en France. L'album contient, pour la première fois, une prestation vocale d'Éric Serra sur le titre My Lady Blue, coécrit par Luc Besson. Pour son travail sur la bande originale du Grand Bleu, il a reçu une Victoire de la musique, ainsi qu'un César pour la meilleure musique de film en 1988.

Pour la bande originale du documentaire Atlantis, Éric Serra enregistrera un duo avec Vanessa Paradis.

Serra recevra d'autres récompenses comme les Victoires de la meilleure musique de film pour les compositions de Nikita, Atlantis et Léon.

En 2000, Serra a collaboré avec Luc Besson en composant la musique d'une série de publicités pour le compte du fournisseur d'accès à Internet français Club Internet.

Avec Jean Reno[modifier | modifier le code]

Il rencontre l'acteur Jean Reno sur le tournage du film Les Bidasses aux grandes manœuvres sur lequel il est assistant réalisateur en 1981. Il tourne cinq films avec lui : Le Dernier Combat (1983), Subway (1985), Le Grand Bleu (1988), Nikita (1990) et Léon (1994). Il a fait de l'acteur une star internationale. Il a également été le producteur, scénariste de ces films : Wasabi (2001), Les Rivières pourpres 2 : les Anges de l'Apocalypse (2004) et L'Immortel (2010).

EuropaCorp[modifier | modifier le code]

Il fonde en 1999, sa société de production EuropaCorp avec Pierre-Ange Le Pogam — ce dernier incarnait le garde du corps d'Isabelle Adjani dans le film Subway.

Aujourd'hui cotée en bourse, sa société a financé plus de 70 films, dont des blockbusters très rentables : la série de quatre Taxi, Yamakasi, Le Transporteur et ses deux suites, "Taken", mais aussi d'autres films plus intimistes comme Trois enterrements, Les Filles du botaniste ou I Love You Phillip Morris.

En 2008, EuropaCorp a acquis les droits d'adaptation cinématographique d'Adèle Blanc-Sec, l'héroïne de bande dessinée de Jacques Tardi, créée en 1976. Trois films sont prévus. Le premier est sorti en avril 2010, avec Louise Bourgoin dans le rôle principal.

EuropaCorp a aussi acquis les droits d'adaptation cinématographique de La Mécanique du cœur, le troisième roman de Mathias Malzieu, pour un film d'animation en 3D.

Intervista[modifier | modifier le code]

Intervista était sa maison d'édition, aussi créée à la fin des années 1990 et arrêtée à la fin 2011. Elle a publié la collection « Auteur et découverte d'un film », une collection « fiction jeunesse » et une collection consacrée à la littérature générale, « Les Mues ».

La Cité du cinéma[modifier | modifier le code]

Luc Besson au Gaumont en 2011.
Article détaillé : Cité du Cinéma.

La Cité du Cinéma est un projet de Luc Besson. Il a été présenté à la presse le 29 février 2008.

Sur un vaste terrain de 6,5 hectares, situé à Saint-Denis sur le site d'une ancienne centrale électrique, un important projet immobilier mettra à disposition dix plateaux de tournage, des bureaux, des restaurants et une classe préparatoire à l’École Louis-Lumière.

Son coût initial est estimé à 140 millions d'euros, financé à hauteur de 130 millions par la Caisse des dépôts et consignations et de 10 millions par Vinci.

L’inauguration de ces studios, qui permettront à Paris de rivaliser avec les studios Pinewood de Londres pour les tournages de grande ampleur, a eu lieu le 21 septembre 2012.

Association Luc Besson[modifier | modifier le code]

Luc Besson, sensibilisé aux révoltes de banlieue de 2005, déclarera à propos du Festival Cannes et Banlieues qu'il organise en 2007 dans plusieurs banlieues d'Île-de-France : « Un événement comme celui-là, en plein quartier difficile, sans aucune présence policière, si cela se passe bien, c'est la preuve que les quartiers ne sont pas aussi dangereux que la presse et le gouvernement veulent bien le laisser entendre. C'est la preuve qu’on peut leur faire confiance, qu’on peut travailler avec eux. Ce festival s’est extrêmement bien passé, pas une seule bagarre, pas un seul vol, pas un seul incident. Que du bonheur, du partage et des sourires. »

L’association Luc Besson, créée en 2006, a pour but de promouvoir la culture et de mener des actions philanthropiques et de bienfaisance dans les quartiers défavorisés.

En 2007, à l'occasion du 60e anniversaire du Festival de Cannes, elle organise en partenariat avec Gilles Jacob et Thierry Frémaux, le "Festival Cannes et Banlieues". Des films de la sélection cannoise sont alors projetés en avant-première et gratuitement, sur écran géant et en plein air, dans plusieurs villes d’Île-de-France. Face à son succès, cette opération sera renouvelée en 2008, dans une édition élargie à d’autres formes d’art (peinture, photographie, graff, musique, chant lyrique, sculpture, danse, etc.) avec le même objectif : proposer un cinéma différent et faire participer les habitants à un événement habituellement inaccessible. Grâce à un travail en collaboration étroite avec les associations locales, et au soutien de nombreuses personnalités comme Quentin Tarantino, Leonardo DiCaprio, le sculpteur Ousmane Sow, le violoniste Didier Lockwood, la chanteuse lyrique Caroline Casadesus, les rappeurs La Fouine, Sefyu ou Kery James, et une multitude d’autres prestigieux artistes, les festivals seront de fabuleux succès, réunissant chacun, près de 60 000 spectateurs. Le succès est phénoménal.

L’association Luc Besson organise des manifestations tout au long de l’année, notamment une grande distribution de cadeaux et de livres à Noël (près de 350 000 lots chaque année), mais aussi des projections de films, des sessions d’initiation aux métiers du cinéma, des visites de tournage, ou encore de nombreux parrainages et soutiens de projets.

Un grand nombre de projets ont pu émerger et de nombreuses collaborations de travail sont nées grâce aux actions de l'association de Luc Besson.

École de la Cité, cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

L'école de la Cité de Luc Besson est installée au cœur de la Cité du Cinéma à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Aucune condition de ressources ni de diplômes ne sont nécessaires pour y accéder.

"Quand j'ai voulu faire du cinéma à l'âge de 17 ans, toutes les écoles réclamaient le bac et souvent un minimum de deux ans d'études supérieures", résume le réalisateur-producteur sur le site de l'école (www.ecoledelacite.com), en rappelant qu'il est lui-même "entré dans le cinéma par la toute petite porte". Inventeur de la Cité du Cinéma - cet Hollywood-sur-Seine du 9-3, il entend recruter sur le talent, l'envie et la créativité[20].

L'école propose deux formations (auteur-scénariste ou réalisateur), sur deux ans. L'objectif est de dispenser un enseignement pratique, en contact permanent avec les professionnels présents dans les studios de la Cité du Cinéma, qui disposent de neuf plateaux de tournage et d'ateliers techniques en vis-à-vis.

Luc Besson a débuté dans le cinéma à 17 ans, en apprenant sur le tas le métier de machiniste avant de devenir assistant-réalisateur. "L'apprentissage a été long et difficile", souligne-t-il sur le site de la nouvelle école, se souvenant avoir "servi des litres de café, photocopié un nombre incalculable de documents et porté des tonnes de matériel". Heureux, aujourd'hui, d'offrir "une alternative" aux jeunes.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Clips musicaux[modifier | modifier le code]

Films publicitaires[modifier | modifier le code]

Films promotionnels[modifier | modifier le code]

Réalisation (avec le concours de, entre autres, Alain Chabat, Pitof, Olivier Dahan, Pierre Morel et Louis Leterrier) d'un film promotionnel visant à présenter la candidature de Paris aux JO de 2012 aux membres du comité international olympique, le 6 juillet 2005 à Singapour, jour du choix de la ville organisatrice. Budget : 6 millions d'euros[21].

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

à venir :

Acteur[modifier | modifier le code]

Luc Besson a fait des apparitions dans quelques films :

Publications[modifier | modifier le code]

Fictions[modifier | modifier le code]

La saga des Minimoys, d'après un manuscrit de et en collaboration avec Céline Garcia[22] :

Ouvrages documentaires[modifier | modifier le code]

Luc Besson a publié plusieurs ouvrages sur ses propres films :

  • L'Histoire du Dernier Combat
  • L'Histoire de Subway
  • L'Histoire de Nikita
  • L'Histoire du Grand Bleu
  • L'Histoire de Léon
  • L'Histoire du Cinquième Élément
  • L'Histoire de Jeanne d'Arc
  • L'Histoire de Arthur et les Minimoys
  • L'Histoire de Arthur 2 et 3 - La vengeance de Maltazard et La Guerre des deux mondes

Acteurs récurrents[modifier | modifier le code]

Interprète Film Rôle(s)
Jean Reno
  • la brute
  • le batteur
  • Enzo Molinari
  • Victor le nettoyeur
  • Léon
Jean Bouise
  • le docteur
  • le chef de la station
  • oncle Louis
  • l'attaché de l'ambassade
Milla Jovovich
  • Leeloo
  • Jeanne d'Arc
Tcheky Karyo
  • Bob
  • Comte de Dunois
Freddie Highmore
  • Arthur
  • Arthur
  • Arthur
Jean-Hugues Anglade
  • le patineur
  • Marco
  • un figurant (version longue)
Marc Duret
  • Roberto
  • Rico
Gary Oldman
  • Stansfield
  • Zorg
Richard Leaf
  • le voisin
  • la conscience de Jeanne, jeune
Maïwenn
  • la blonde
  • la diva
Mia Farrow
  • grand-mère
  • grand-mère
  • grand-mère
Philippe du Janerand
  • l'ambassadeur/Jules
  • Dijon
Joseph Malerba
  • un membre du SWAT dans les escaliers
  • un garde de Beaurevoir

Revenus[modifier | modifier le code]

Luc Besson a touché 1 228 812 € en 2009 en tant que président du directoire d'EuropaCorp et 1 367 525 € en 2010 en tant que président du conseil d'administration[23].

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Premier film[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Box-office réalisation[modifier | modifier le code]

Controverses[modifier | modifier le code]

Le procès de Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

En 1996, Kathryn Bigelow, réalisatrice des films Strange Days et Point Break, conclut un accord avec Luc Besson pour développer un projet de film qui s’intitule Company Of Angels. Il s’agissait de conter les aventures de Jeanne d’Arc. Besson n'en serait que le producteur exécutif.

Après un gros travail de recherche et d’écriture, Bigelow voulait engager l'actrice Catheryn McCormack, et s'est opposée à l'embauche de Milla Jovovich (alors compagne du cinéaste) pour interpréter le rôle principal. Dès lors, Luc Besson abandonne le projet Bigelow, mais son contrat le liant à la Fox lui assurera le soutien de James Cameron (codétenteur avec Bigelow son ex femme). Besson développe et retravaille donc seul le projet dont le titre devient Jeanne d'Arc.

La réalisatrice clame son indignation et sa fureur lorsqu'elle s'aperçoit qu'il s'apprête à réaliser le long métrage sans elle, et porte plainte. La date du procès entre Kathryn Bigelow et Luc Besson est fixée au 16 août 2000 en Californie. Pour éviter le procès, Luc Besson finit par négocier un important arrangement financier à l'amiable.

Le procès Taxi[modifier | modifier le code]

Un inspecteur de police et un scénariste, coauteurs d'un scénario intitulé Faux Départ, contestaient à Luc Besson l'originalité de Taxi, dont il était le scénariste. Le film connaissait alors un succès considérable (plus de 6,5 millions d'entrées en salle). Luc Besson est alors assigné pour « contrefaçon » par maître Jean-Pierre Franc, du barreau d'Avignon, qui défend Gérard Dardé et Pierre Crombecque. Luc Besson comparaît devant le tribunal de grande instance de Paris. C'est la seconde fois que le cinéaste se retrouve devant la justice pour contrefaçon : un autre scénariste, Franck Gérardi, l'avait assigné pour Léon avant d'être débouté.

Gérard Dardé et Pierre Crombecque affirment que 64 séquences de leur scénario — enregistré en 1994 à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques — qu'ils avaient largement diffusé auprès de plusieurs sociétés de production, ont été « soit reproduites, soit adaptées, soit transformées » pour le script de Taxi. Cependant, Luc Besson avait déposé dès 1988 à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques un scénario intitulé Taxi. Dix-neuf pages au total, soit 48 séquences, qui comportent la trame du film : un policier sans permis de conduire détourne un taxi conduit par un jeune fou du volant. Ce premier séquencier, non dialogué, a été considérablement étoffé en 1995 pour se transformer en un scénario de 111 pages et de 106 séquences, et redéposé à la SACD en 1995. Le tribunal devant déterminer si Faux Départ a pu servir de source à idées pour ce scénario.

Les plaignants, et Luc Besson attaquant pour diffamation, ont été mutuellement déboutés de leurs demandes respectives. Il est à noter que les plaignants ont été exonérés de tous les frais de justice.

Affaire Brazil-Besson[modifier | modifier le code]

En 2003, le magazine de cinéma Brazil publie dans son quatrième numéro une diatribe acerbe à l’encontre de Luc Besson[11].

L’article, intitulé Besson m’a tué… mon cinéma, a été rédigé par Hervé Deplasse, journaliste de feu Starfix, ex-journaliste à Rock & Folk, ex-directeur artistique chez Musidisc (jusqu'en 1989), Sony, EMI, Polydor, Double T et officiant en 2008 chez Naive.

En réaction, Luc Besson assigne le magazine en justice et lui demande 50 000 € de dommages et intérêts, ce qui compromet fortement son avenir. Les réactions indignées des critiques de cinéma se traduisent par une campagne de soutien envers le petit magazine. Certains grands noms du milieu critique (comme Gérard Lenne) participent à l’entreprise ainsi que l’acteur-réalisateur Albert Dupontel, vieux complice de Deplasse.

Le rédacteur en chef de Brazil, Christophe Goffette, déclare : « Luc Besson est d'abord un producteur, un type qui vend de la pellicule au kilo, adopte des recettes. Il a adapté le système des Spielberg et Lucas qui ont déjà massacré la création à Hollywood. C'est de cela que parlait notre article, l'américanisation du système Besson. Logique avec lui-même, il a poussé l'américanisation jusqu'à son terme, un procès. Je tiens à préciser qu'il n'a jamais demandé de droit de réponse. Par ailleurs, pourquoi demander 50 000 euros de dommages et intérêts, si ce n'est pour tuer notre revue indépendante, sachant qu'on ne pourrait jamais s'en relever ? ».

Luc Besson a finalement été débouté de sa plainte.

Affaire Blue Advertainment et UMP-MGMT[modifier | modifier le code]

Blue Advertainment est une agence créée par Luc Besson et le publicitaire Christophe Lambert[26].

Responsable de la communication de l'UMP, l'agence a été prise dans la controverse concernant l'utilisation frauduleuse, en 2009, de la chanson Kids du groupe MGMT[27] lors de deux meetings de l'UMP, ainsi que dans une vidéo disponible sur Internet. L'avocate du groupe de rock électronique, maître Wekstein, rapporte que « le directeur général de Blue Advertainment, agence responsable de la communication de l'UMP, a adressé le 16 février un courrier à l'avocate dans lequel il reconnaît avoir commis une erreur non intentionnelle, par « manque de vigilance », et lui propose « à titre symbolique » un euro d'indemnisation pour le préjudice subi[28] ».

L'UMP trouvera finalement un accord à l'amiable avec le groupe MGMT en payant 30 000 euros de dommages et intérêts ainsi que les frais d'avocats[29].

Affaire Kassandre.org[modifier | modifier le code]

À la suite d'un billet publié par le collectif Kassandre.org en mars 2009, Luc Besson s'insurge sur sa page Facebook : « Kassandre prod ferait mieux de cliquer sur mon lien (jaimelesartistes.fr ndlr.) et de se renseigner avant d’écrire des absurdités ! Un film gratuit c’est un film mort ! Sans recettes il est impossible de lever les budgets pour développer les meilleurs projets et convaincre les investisseurs ! Je veux bien que le prix d’une place de cinéma soit cher mais ce n’est pas une raison pour voler une œuvre ! On ne vole pas les tableaux au Louvre il me semble ! Je le dis comme je l’ai dit sur Canal+ samedi lors de mon interview chez Mlle Roulier : la France est le premier pays pirate au monde devant la Chine et les États-Unis ! C’est comme le développement durable cette affaire c’est aux gens d’en prendre conscience et d’arrêter de changer leurs habitudes s'ils veulent voir durer le cinéma ! »

Le collectif Kassandre répond dans un autre billet : « En premier lieu, et pour mieux resituer le débat, il convient de ne pas confondre. Chez Kassandre ce n’est pas le « film gratuit » que nous défendons, c’est le film libre. Entendre par là un film dont les auteurs et producteurs autorisent et encouragent le téléchargement, la copie, la redistribution et dans certains cas la transformation. Ceci dans le respect total du droit d’auteur grâce aux licences Art-Libre et Creative Commons ».

Luc Besson décide de fermer définitivement son compte facebook. L'affaire s'arrête là et ne connaît aucune suite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) actualite.portail.free Extrait de l'article "Besson & Cie, la résurrection" de l'hebdomadaire "Le point" du 5 septembre 2013, n°2138 p 92.
  2. Luc Besson pourquoi il ne vote plus, Ozap
  3. « Halte au piratage à grande échelle via Internet !, par Luc Besson » (consulté le 24 avril 2009).
  4. L'Express.fr
  5. Robert De Niro chez Luc Besson ! - AlloCiné
  6. a et b Lucy : Scarlett Johansson chez Luc Besson ! - AlloCiné
  7. Angelina Jolie chez Luc Besson ? - AlloCiné, 7 décembre 2011
  8. a et b [PDF] Europacorp-investors.com ; Page 33 "Créée par Luc Besson en 1992 sous la dénomination Leeloo Productions" consulté le 11 septembre 2013
  9. [PDF] Info-financiere.fr ; document de références page 33 Page consultée le 28 septembre 2013.
  10. Unifrance.org ; page "Leeloo Productions" Page consultée le 11 septembre 2013.
  11. a et b Besson veut tuer “Brazil” - BRAZIL
  12. Marianne2.fr
  13. Ozap.fr : Quand Manzinor se moque de Luc Besson
  14. Luc Besson prend sa retraite de réalisateur - lefigaro.fr, 2006-09-11
  15. a et b Luc Besson se lance en bourse
  16. (fr) Marc Baudriller, « Besson et Lambert veulent secouer la pub », Challenges, 17 septembre 2008
  17. Site du réseau« les créateurs de possibles ».
  18. (fr) Article « L'UMP lance un réseau social sur internet cet automne avec 2012 pour objectif », Le Point, 29 juillet 2009
  19. Cette scène est racontée en détail sur le site de Luc Besson
  20. ITW Direct Matin 10 juillet 2012
  21. Luc Besson vous invite sur les Champs Élysées ; Le film
  22. référence, d'après un manuscrit de Céline Garcia, little stars info
  23. Edubourse.com
  24. IMDb.com
  25. Bilan France de Luc Besson, JP's Box-Office.
  26. (fr) Le Figaro, « Luc Besson et Christophe Lambert s'associent », Le Figaro, 20 septembre 2009
  27. (fr) Le Point, «L'UMP, accusée de contrefaçon par MGMT, veut désamorcer l'affaire», Le Point, 26 février 2009
  28. (fr) LCI, « UMP vs MGMT : l'euro qui ne passe pas », LCI, 26 février 2009
  29. (fr) Le JDD, « MGMT: L'UMP se rachète », Le JDD, 26 juillet 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

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