Tim Burton

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Tim Burton

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Tim Burton à la Cinémathèque française (mars 2012)

Nom de naissance Timothy Walter Burton
Naissance 25 août 1958 (56 ans)
Burbank, Californie
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables Beetlejuice
Batman
Edward aux mains d’argent
Sleepy Hollow
Big Fish
Charlie et la Chocolaterie
Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street
Alice au pays des merveilles
Dark Shadows
Site internet www.timburton.com

Timothy Walter Burton, dit Tim Burton, est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 25 août 1958 à Burbank en Californie. Maître du fantastique influencé par Edgar Allan Poe, excellent conteur et graphiste d'exception, il a notamment signé la mise en scène de Beetlejuice, Batman, Edward aux mains d’argent, Ed Wood, Sleepy Hollow, Big Fish, Charlie et la Chocolaterie, Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, Alice au pays des merveilles (sa plus grande réussite commerciale et un des succès commerciaux majeurs de l'histoire du cinéma) ainsi que Dark Shadows. Ses acteurs fétiches sont Johnny Depp qu'il a dirigé à huit reprises et Helena Bonham Carter, sa compagne et mère de ses deux enfants. Ils vivent ensemble à Belsize Park, un quartier de Londres.

Tim Burton a également produit et rédigé le scénario de L'Étrange Noël de monsieur Jack, réalisé par Henry Selick puis financé et coréalisé Les Noces funèbres et enfin coécrit, produit et mis en scène Frankenweenie, trois films d’animation utilisant la technique du stop motion et des marionnettes qui évoluent dans des décors réels. Son cinéma se caractérise par un défilé de monstres et de créatures et un mélange d'humour noir, d'ironie et de macabre. Restant fidèle à son style, le cinéaste explore plusieurs genres qu'il enchevêtre par moments : film d'épouvante, drame intimiste, conte, mélodrame, biographie filmée, film de science-fiction, comédie, film d'époque, comédie musicale ou encore film d'action. Ses histoires mettent généralement en scène des personnages marginaux ou des êtres hors-normes, confrontés à la méchanceté du monde réel. On y décèle une grande influence du cinéma fantastique, du cinéma expressionniste allemand ainsi que des films de la Hammer Productions, à la fois pastichés et célébrés. Tim Burton fait partie des cinéastes qui parviennent à concilier succès critique et commercial. Il a été décoré de l'insigne de chevalier et d'officier de l'ordre national des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand en mars 2010 et fut le président du jury du 63e Festival de Cannes. Le MoMA de New York et la Cinémathèque française à Paris ont consacré une grande exposition à son œuvre plastique et cinématographique, respectivement en 2009 et 2012[1],[2]. Tim Burton a également été le sujet de plusieurs biographies illustrées, notamment Tim Burton d'Antoine de Baecque (2006) et Burton par Burton de Mark Salisbury (1999).

Biographie[modifier | modifier le code]

De Burbank aux studios Disney[modifier | modifier le code]

Aîné des deux fils de Jean et Bill Burton, Timothy Walter Burton[3] passe l'essentiel de son enfance en solitaire, se considérant lui-même comme un introverti. Au soleil de la Californie, dans sa ville natale de Burbank, qu'il définit comme l'antichambre d'Hollywood, il préfère les salles obscures des cinémas où il voit et revoit les films de monstres comme Godzilla, Frankenstein et ses nombreuses suites, les films de Hammer Film Productions, et surtout ceux avec Vincent Price. Il s'amuse à terroriser l'enfant de ses voisins en lui faisant croire que les extraterrestres se préparent à envahir la planète[4]. Très doué pour le dessin, il gagne un concours organisé pour décorer les camions de la ville[5]. Après le secondaire, c'est naturellement vers l'animation que Burton se tourne en l'étudiant au California Institute of Arts. En 1979, il est embauché par les studios Disney, dont le siège est à Burbank, et travaille sur les concepts de Taram et le Chaudron magique[6]. Il dit à ce propos : « Cela peut paraître stupide, mais je suis arrivé à une époque où le studio était en crise. Les dirigeants cherchaient à tout prix du personnel. »[7]. Il travaille aussi sur Rox et Rouky (1979) : « Ce n'est pas un très bon souvenir. Leur vision du dessin n'était pas la mienne. Je me sentais enfermé dans un schéma qui ne cadrait pas avec ce que j'étais. Mais […] grâce à eux j'ai pu travailler en parallèle sur mes premiers courts métrages. »[réf. nécessaire]

Avec toute la meilleure volonté du monde, Burton ne parvient pas à dessiner ce que le studio désire. Durant cette période, il réalise plusieurs courts métrages, dont Vincent (1982) et Frankenweenie (1984), mais aucun n'eut l'accord de la direction de Disney pour une distribution[6]. Il écrit aussi un poème qui, dix ans plus tard, sera la base du scénario de L'Étrange Noël de monsieur Jack.

L'idole de Tim Burton, ici dans le film d'Otto Preminger, Laura. Fan de l'acteur Vincent Price, Tim Burton lui rend hommage en 1982 dans Vincent, dans lequel Vincent Price lui-même prête sa voix au narrateur. Il retrouvera l'acteur dans Edward aux mains d'argent, et tentera de tourner avec lui un film appelé Conversations avec Vincent qui a été abandonné lors de la mort de l'acteur en 1993.

En 1982, Burton reçoit 60 000 USD pour réaliser, à partir du scénario qu'il a rédigé, Vincent. Julie Hickson, exécutif chez Disney, et Tom Wilhite, responsable du développement créatif, sont persuadés du potentiel créatif du jeune homme. Cerise sur le gâteau, Vincent Price, son idole, est le narrateur de ce petit dessin animé. Rick Heinrichs, collègue de travail et spécialiste de l'animation, travaille sur le projet. Il participera à presque tous les futurs films de Burton. Les cadres du studio sont effrayés par la noirceur de ce court métrage de seulement cinq minutes, et le mettent au placard. Il ne sortira qu'en complément de programme de L'Étrange Noël de monsieur Jack en 1993. Néanmoins, ils reconnaissent à Burton un certain talent. Aussi, il est choisi pour mettre en scène un court métrage un peu plus long, avec des acteurs et des décors réels : Frankenweenie. Même résultat artistique et même conséquence.

En 1984, il quitte les studios Disney[6].

Un univers sombre et poétique[modifier | modifier le code]

Paul Reubens, alias Pee-Wee Herman, à la cérémonie des Oscars en 1988.

La chance lui sourit en 1985. La firme cinématographique Warner Bros. a passé un contrat avec l'acteur Paul Reubens qui incarne Pee-Wee Herman, sorte d'enfant dans un corps d'adulte, pour réaliser un film dont il est la vedette. Tim Burton parvient à décrocher le poste de réalisateur. Il n'entre plus dans les plans de Disney, et Warner Bros. veut un metteur en scène qui ne pose pas de problème. Avec un faible budget, Pee-Wee Big Adventure n'est pas l'une des priorités du studio qui concentre son attention sur Les Goonies, mais qui garde cependant un œil sur ce tournage record : le film est réalisé en moins d'un mois, sans aucun dépassement budgétaire. Danny Elfman signe la musique ; c'est le début d'une longue et fructueuse collaboration entre le compositeur et le réalisateur. Succès surprise au box-office, le premier long métrage de Tim Burton divise la critique[8].

Lucide, Burton refuse de réaliser la suite des aventures de Pee-Wee afin de ne pas être catalogué. Trois ans plus tard, il est désigné pour réaliser Beetlejuice (personnage qu'il a lui-même imaginé), avec un budget de treize millions de dollars, dont un affecté aux effets spéciaux. Avec ce film, qui est, selon ses propres mots[9], une version parodique de L'Exorciste, il pose un peu plus les bases de son univers macabre, poétique, carnavalesque et comique. Emmené par l'interprétation déjantée de Michael Keaton, le film est un succès commercial, récoltant soixante-treize millions de dollars aux États-Unis seulement[10]. Il reçoit également un Oscar pour le maquillage.

Jack Nicholson, interprète du Joker, à Cannes en 2001

La Warner propose à Tim Burton de réaliser Batman, avec un budget de trente cinq millions de dollars. La firme a acquis, en 1979, les droits d'adaptation du personnage créé par Bob Kane en 1939 et a mis près de dix ans à développer le projet[11]. Séduit depuis toujours par la face cachée, la double personnalité de Batman, Burton accepte[12]. Il part à Londres, aux Pinewood StudiosStanley Kubrick a mis en scène Full Metal Jacket. Anton Furst, décorateur du film de Kubrick, est engagé pour réaliser Gotham City. Burton désire s'éloigner un peu de la folie qui entoure ce projet. Malgré tout, il est sans cesse sous pression : son choix de prendre Michael Keaton pour interpréter le justicier masqué est contesté. Le costume en tissu bleu de la série devient noir, avec une fausse musculature. De plus, le cinéaste cherche à créer un univers visuel assez noir pour illustrer la part sombre du héros et le thème du double. Les décors se veulent assez proches de l'expressionnisme allemand et du cinéma de Fritz Lang. La Warner est inondée de plus de cinquante mille lettres de protestations. Mais le cinéaste, soutenu par ses principaux acteurs, ne veut rien lâcher. Il veut effectuer un retour aux sources qui prête à discussion, voire à polémique chez certains fans. Vincent Price, avec qui il est en contact depuis Vincent, lui écrit pour lui témoigner son soutien. Le film rapporte quatre cent millions de dollars à l'échelle mondiale, et gagne l'Oscar de la meilleure direction artistique. Burton a désormais les coudées franches, mais le tournage l'a moralement vidé. Il souhaite revenir à un film plus intimiste. Ce sera Edward aux mains d'argent.

Le carré d'as[modifier | modifier le code]

Boris Karloff, dans le rôle du monstre de Frankenstein. L'un des films préférés de Tim Burton

Burton sollicite le studio 20th Century Fox pour financer son film. Warner Bros. veut impérativement lui faire réaliser la suite des aventures de Batman, et ne manifeste aucun intérêt pour ce scénario narrant le parcours d'un homme avec des mains-ciseaux, naïf et attachant, qui casse sans le vouloir tout ce qu'il touche et qui se confronte à la cruauté des hommes normaux. Le cinéaste choisit la Floride pour mettre en scène ce film aux échos largement autobiographiques. C'est également la rencontre entre Burton et l'acteur Johnny Depp. Tant pour l'un que pour l'autre, l'alchimie est parfaite. Nouvelle rencontre cinématographique entre le fan et l'idole, Vincent Price tient le rôle de l'inventeur d'Edward, son dernier rôle à l'écran. Il donne une interprétation bouleversante, selon les propos de Burton[13]. Plaidoyer pour la tolérance, porté par les interprétations de Johnny Depp et Winona Ryder, ainsi que par la partition de Danny Elfman, ce quatrième long métrage se conçoit comme une fable noire qui mêle fantastique et merveilleux et confronte l'imaginaire du cinéaste à la représentation d'une banlieue américaine normative et dangereuse. Le film est salué par la grande majorité des critiques[14].

En 1992, il accepte de réaliser le deuxième volet des aventures de Batman. Cette fois-ci, le justicier masqué est confronté à Catwoman et au Pingouin, joués respectivement par Michelle Pfeiffer et Danny DeVito. Les dirigeants de la Warner, qui ont regretté d'avoir refusé Edward aux mains d'argent au vu de son succès, donnent une entière liberté artistique à Burton qui place le tournage à Burbank, sa ville natale. Le cinéaste délaisse alors le personnage de Batman, exploré dans le premier épisode, pour s'intéresser à la personnalité des méchants. Encore plus noir, macabre et torturé que le premier, ce nouvel opus qui prend des allures de conte gothique et de carnaval inquiétant pose encore une fois problème, car la production reçoit de nouvelles lettres de protestations, non pas des fans mais des parents qui jugent le film trop effrayant pour leurs enfants. Néanmoins, le film triomphe au box-office. En outre, il traduit l'influence du cinéma expressionniste sur Burton, et plus particulièrement Friedrich Wilhelm Murnau et son Nosferatu. Marque indiscutable de cette parenté, Christopher Walken incarne un homme d'affaires véreux appelé Max Schreck, le nom de l'interprète du vampire dans le film de Murnau[15].

L'année suivante, un nouveau film de Burton arrive sur les écrans : L'Étrange Noël de monsieur Jack. Le scénario est basé sur un poème écrit par Burton à l'époque où il était chez Disney. Il rappelle le Grinch du Dr Seuss, l'un des poètes favoris du cinéaste. Il s'agit d'un film d'animation image par image, une technique artisanale pour laquelle Burton a une grande passion. La mise en scène va nécessiter trois ans. C'est Henry Selick qui est chargé de la réalisation, mais Burton l'a surveillé très étroitement. Le film est produit par Disney, propriétaire du poème. Le contrat que Burton a signé en intégrant le studio en 1979 comprend une clause spécifiant que toute activité créatrice d'un membre de Disney est la propriété de la « Police de la pensée » : en clair, ne serait-ce que pour réaliser un scénario à partir du poème, il faut négocier avec Disney. Mais le succès de leur ancien employé rend les dirigeants plus accommodants. Un budget de dix-huit millions de dollars est débloqué, soit le tiers du budget habituel d'un film Disney. Pour la troisième fois consécutive, l'action se déroule à l'époque de Noël. Tim Burton donne libre cours à sa passion pour la fête d'Halloween. Danny Elfman compose les mélodies, mais également des chansons qui transforment le poème en une comédie musicale. Burton et Elfman se disputent souvent car, si les chansons s'insèrent très bien dans l'histoire et ne la ralentissent pas, elles nécessitent des aménagements scénaristiques. Cela a pour effet que les deux amis se fâchent ; une brouille qui durera trois ans.

En 1994, Burton met en scène Ed Wood, récit de la vie farfelue d'Edward Davis Wood Junior, réalisateur affublé de façon posthume du titre de « plus mauvais réalisateur de tous les temps ». Il sollicite Johnny Depp pour incarner un nouvel Edward qui, comme le précédent, entretient de nombreuses connexions avec son univers et sa vie. Avec cependant une nuance de taille : Burton est adulé alors que Wood fut dénigré. La relation entre Lugosi et Wood est un miroir de celle entre Price et Burton. Le scénario se concentre sur la période « fastueuse » d'Edward Wood. On le voit mettre en scène, non sans mal, trois films dont le légendaire Plan 9 from Outer Space. Pour la circonstance, Ed Wood s'entoure de nombreux acteurs passés ou méprisés comme Bela Lugosi, la présentatrice de films d'horreurs Vampira et le lutteur Tor Johnson. Le film, tourné en noir et blanc, raconte les nombreuses péripéties de toute cette troupe dans leur parcours cinématographique digne d'un film hollywoodien, mais précisément l'inverse du « rêve américain » cher à Hollywood qui préfère les histoires à succès. Tous ces choix expliquent probablement l'échec commercial du film, malgré un important travail. En effet, Burton retourne certaines séquences, à l'identique, des films de Wood avec une précision d'orfèvre. De plus, il offre deux cadeaux à Ed Wood : la rencontre avec Orson Welles (qui n'eut jamais lieu), et une première triomphale pour Plan 9 from Outer Space. Howard Shore compose la musique en lieu et place d'Elfman. Le film remporte deux Oscars : Martin Landau décroche la statuette du meilleur second rôle pour son interprétation de Bela Lugosi et Rick Baker celui du maquillage, mais le film ne s'inscrit pas au box-office. Tim Burton connaît son premier échec commercial.

Fin de siècle en demi-teinte[modifier | modifier le code]

Son nouveau projet est Mars Attacks!. Jonathan Gems, collaborateur de Burton depuis Batman, également scénariste et auteur de pièces de théâtre, rédige un scénario basé sur un jeu de cartes représentant des martiens et des dinosaures [16]. Burton donne volontairement à son film un aspect ringard, dans le style des films de science-fiction à petit budget des années 1950[17]. Très éloigné du style gothique, expressionniste ou même coloré (Pee-Wee Big Adventure, Beetlejuice) qu'on lui connaît, la griffe de Burton se reconnaît à son humour. Ce sont des enfants qui sauvent la planète des envahisseurs pendant que le président fait face à des journalistes qui se demandent si les martiens ont un sexe. C'est une version surprenante de La Guerre des mondes de H. G. Wells. Malgré une pléiade de stars, le film n'emballe ni la critique, ni le public qui lui préfère Independence Day, film traitant du même sujet mais sur un ton plus dramatique, et à grands coups d'effets spéciaux. Malgré tout, le film est un succès en France.

Néanmoins, ce deuxième échec commercial américain a un point positif : le retour de Danny Elfman à la musique. Burton a expliqué les raisons de cette brouille : « Danny, Henry Selick et moi nous disputions souvent sur le plateau de L'Étrange Noël de monsieur Jack, à cause des chansons de Danny. Caroline Thompson et moi devions sans arrêt réaménager le scénario pour les insérer. On s'est tous conduits comme des gamins. Mais de ne pas nous voir pendant un certain temps nous a fait du bien à tous les deux »[18]. Les deux artistes ne se quitteront plus. Burton a retrouvé son pendant musical.

En 1997, il fait partie du jury du 50e Festival de Cannes, présidé par Isabelle Adjani[19].

En 1997, Tim Burton écrit un petit recueil de poèmes, La Triste Fin du petit enfant huître et autres histoires (The Melancholy Death of Oyster Boy & Other Stories), qu'il a illustré lui-même[20].

Washington Irving, l'un des premiers auteurs fantastiques de la littérature américaine.

On lui propose de réaliser un nouvel épisode de Superman, avec Nicolas Cage dans le rôle principal, plus axé sur la psyché du personnage. Burton accepte mais après un an de travail, le projet nommé Superman Lives est interrompu au printemps 1998. Sa seule consolation est la publication de La Triste Fin du petit enfant huître et autres histoires, son recueil de dessins et de poèmes[21]. Il se voit également proposer de nombreux projets parmi lesquels une nouvelle adaptation de la nouvelle d'Edgar Allan Poe, La Chute de la maison Usher, et Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, la comédie musicale de Stephen Sondheim. Ce dernier projet va mettre dix ans à aboutir[21].

Il se retrouve pleinement dans le scénario de Sleepy Hollow : ambiance sombre et gothique, cadavres décapités en série, humour noir, démon sans tête… Kevin Yagher, responsable des effets spéciaux de la série Les Contes de la crypte, s'associe avec Andrew Kevin Walker, auteur du scénario de Seven, pour adapter la nouvelle éponyme de Washington Irving. Le tournage se déroule en Angleterre, et plusieurs collaborateurs de Batman sont sollicités. Toujours peu enclin aux effets spéciaux numériques, qui sont limités au strict minimum pour un film de ce genre, Burton concentre toute l'attention de son équipe artistique sur les décors, allant jusqu'à réaliser lui-même certains arbres de la forêt. Appuyé par Johnny Depp, Christina Ricci, Michael Gough, Christopher Lee et Christopher Walken dans le rôle du cavalier sans tête, le cinéaste renoue avec le succès critique et commercial, malgré la classification R (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés d'un adulte) aux États-Unis. Il déclare à ce propos : « en tournant Sleepy Hollow, j'ai pensé à mes réactions de spectateur enfant : je détestais que l'on me ménage, je voulais être confronté aux images, si dures soient-elles. Je me souviens de mes cris lorsque j'ai vu Le Masque du démon de Mario Bava. Crier était pourtant une des manières les plus rassurantes d'avoir peur puisque le film était une fantaisie »[21]. Elfman compose pour l'occasion une musique sombre et torturée. Sorti en 1999, le film est un grand succès international récompensé par l'Oscar de la meilleure direction artistique. Il est un récapitulatif de l'œuvre de Burton : citrouille, humour noir, ambiance gothique, moulin en feu, légende médiévale démoniaque… Par ce film, Burton paye par ailleurs sa dette à Mario Bava, maître du giallo italien.

Nouveau millénaire et nouvelles obsessions[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle s'ouvre de manière ambivalente pour Tim Burton. Le succès de Sleepy Hollow, cependant très loin de ses premiers films, lui permet de retrouver le final cut, autrement dit le montage final, perdu après Ed Wood. Néanmoins, Burton n'est toujours pas en position de force. En 2001, il accepte de réaliser un remake de La Planète des singes. Pendant le tournage, il se sépare de l'actrice Lisa Marie avec laquelle il s'était fiancé huit ans plus tôt, et rencontre Helena Bonham Carter qui va devenir son épouse. Il perd également son père. Le film obtient de bons résultats, atteignant les cent soixante-treize millions de dollars de bénéfices sur le sol américain. Deux ans plus tard, le studio Columbia le contacte pour mettre en scène Big Fish. Entre-temps, sa femme lui a donné un fils. L'histoire de Big Fish est celle d'un homme qui va devenir père mais qui va également perdre le sien dans un scénario faisant l'éloge de l'imaginaire face à la platitude du monde réel ; Tim Burton ne peut que se retrouver dans cette histoire dont les événements sont très synchrones avec sa vie. Ewan McGregor tient le premier rôle. Le style du cinéaste change d'orientation, mais sa griffe est visible : sorcière, loup-garou, géant, nains…

Il concrétise en 2005 un projet vieux de plus de quinze ans : mettre en scène le chef-d'œuvre de Roald Dahl[22], Charlie et la Chocolaterie. Pour la quatrième fois, Johnny Depp est en tête de la distribution. Il campe un Willy Wonka complètement survolté, rappelant le démon Beetlejuice, et dont l'apparence ressemble, à certains égards, au personnage Alex d'Orange mécanique de Stanley Kubrick. Ce dernier est cité avec la scène de la barre chocolatée télévisuelle : le film dans lequel la barre est projetée est 2001, l'Odyssée de l'espace. Le cinéaste s'installe, pour la deuxième fois, aux Pinewood Studios dont il utilise presque tous les plateaux. À titre d'anecdote, cent vingt mille litres d'un mélange couleur chocolat sont fournis par Nestlé[23]. Danny Elfman signe la musique et prête sa voix pour le chœur des Oompas-Loompas. Si l'esthétique gothique habituelle fait place à un univers plus coloré, il n'en reste pas moins que la poésie propre à Burton demeure : le plan final avec la maison des Bucket saupoudrée d'une neige de sucre par des sucriers géants.

Aux côtés de Pedro Almodovar, à Madrid

Quatre mois plus tard, Les Noces funèbres arrivent sur les écrans. Ce nouveau film d'animation a été tourné en parallèle de Charlie et la Chocolaterie. Pour la circonstance, Burton s'entoure de ses collaborateurs habituels : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Christopher Lee, Albert Finney et Michael Gough notamment prêtent leurs voix aux marionnettes. Le scénario de Burton est basé sur un conte russe qu'un de ses collaborateurs lui a raconté, pendant le tournage de L'Étrange Noël de monsieur Jack. Mais, cette fois-ci, pas de dispute entre Elfman et Burton. Les deux artistes ont retenu la leçon. Le cinéaste en profite pour égratigner un peu la bourgeoisie, présentée comme terne, cynique et arriviste, et afficher sa préférence pour le monde des morts, nettement plus haut en couleur et animé. Le résultat final est très proche des œuvres de Jean Cocteau et de Bertolt Brecht[réf. nécessaire]. Pour l'anecdote, Burton a avoué s'être étonné lui-même, car il a dessiné ses principaux personnages sans penser à Depp, Helena Bonham Carter, Christopher Lee. Le film reçoit un accueil critique favorable[24] et réalise des recettes égales à environ quatre fois son budget[25].

De Vincent à Ed Wood, Tim Burton s'est fait le chantre des marginaux, des solitaires, des prétendus monstres renfermant des trésors de gentillesse. Avec Mars Attacks!, il passe à tout un groupe. Sleepy Hollow marque un nouveau cycle : celui de la famille. Big Fish, Charlie et la Chocolaterie et Les Noces funèbres poursuivent dans cette voie. L'enfant solitaire, prétendu anormal, a probablement réglé ses comptes et pense maintenant à fonder une famille.

Tim Burton en octobre 2012 à l'avant-première française de Frankenweenie.

Il retrouve la veine gothique et macabre de Sleepy Hollow avec Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, sorti en janvier 2008 sur les écrans français. Il s'agit d'une adaptation de la comédie musicale de Stephen Sondheim, mise en scène en 1979, dans laquelle le barbier est présenté comme une victime de la société. Tim Burton sollicite Johnny Depp pour le rôle du barbier, et son épouse Helena Bonham Carter pour incarner Mrs Lovett, la vendeuse de tourtes à la viande. Alan Rickman, interprète de Severus Rogue dans les films de la saga Harry Potter, incarne le corrompu juge Turpin dont Sweeney Todd veut se venger. Tim Burton est épaulé par une équipe de techniciens d'expérience : Dariusz Wolski, directeur de la photographie de la trilogie des Pirates des Caraïbes ; Dante Ferretti, chef décorateur de nombreux films de Federico Fellini et Martin Scorsese et lauréat de l'Oscar 2004 des meilleurs décors pour Aviator ; Colleen Atwood, dessinatrice principale des costumes de Mémoires d'une geisha et Chicago qui lui ont valu tous deux un Oscar ; et Peter Owen, responsable du maquillage et de la coiffure sur la trilogie Le Seigneur des anneaux et oscarisé pour le premier volet[26]. Le film obtient le succès auprès de la critique[27] mais reçoit un accueil mitigé de la part du public. Il vaut par ailleurs à Ferretti un deuxième Oscar pour sa direction artistique.

Burton renoue ensuite avec Disney pour réaliser une nouvelle adaptation d'Alice au pays des merveilles. Dans ce film, qui est en fait la suite du livre de Lewis Carroll, Alice a 19 ans et est interprétée par Mia Wasikowska. Johnny Depp incarne le Chapelier fou et Helena Bonham Carter la Reine Rouge. Même si le réalisateur est habituellement attaché aux techniques de tournage plus traditionnelles, le film a recours à de nombreux effets numériques, est presque entièrement tourné sur fond vert et est converti en 3D. Sorti aux États-Unis au mois de mars 2010, le film, malgré des critiques très mitigées[28], totalise plus de 116 000 000 $ lors de son week-end d'ouverture. Au total, il rapporte plus d'un milliard de dollars dans le monde, et réalise 4 513 907 entrées en France. C'est, en 2012, le plus gros succès de Burton et le 12e film le plus lucratif de l'histoire[29]. Peu après la sortie du film, le cinéaste préside le jury du 63e Festival de Cannes qui attribue la Palme d'or à Oncle Boonmee du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul.

En 2012, l'actualité cinématographique de Burton est chargée puisque deux films qu'il a réalisé sortent dans les salles. Tout d'abord, Dark Shadows, qui sort en mai et qui est une adaptation de la série télévisée des années 1960 du même nom. Ce film, qui bénéficie d'un budget important et dans lequel il retrouve une nouvelle fois Johnny Depp, Helena Bonham Carter mais aussi Michelle Pfeiffer, qu'il avait dirigé dans Batman : le Défi, est accueilli de façon mitigée par le public[30] et par la critique[31]. Au mois d'octobre, c'est au tour du film d'animation Frankenweenie, remake de son court-métrage de 1984, de sortir au cinéma. Frankenweenie ne connaît pas un grand succès commercial mais reçoit généralement de bonnes critiques[32]. La même année, la Cinémathèque française reprend l'exposition que lui avait consacrée le MoMA trois ans plus tôt et bat ses records de fréquentation avec près de 350 000 visiteurs[33].

Le film suivant de Burton est Big Eyes, qui sort en 2014. Il raconte les démêles entre Margaret et Walter Keane concernant l'attribution des portraits d'enfants aux grands yeux qui les ont rendus célèbres. C'est pour le réalisateur un retour au film biographique vingt ans après Ed Wood.

Concernant ses futurs projets, Tim Burton est notamment en pourparlers avec les studios 20th Century Fox et Chernin Entertainment pour l'adaptation du roman de Ransom Riggs, Miss Peregrine et les Enfants particuliers, traduit en français en 2012 et publié par les éditions Bayard Jeunesse. Le scénario a d'ores et déjà été confié à Jane Goldman par les deux studios, qui ont acquis conjointement les droits pour l'adaptation cinématographique[34]. Burton est par ailleurs intéressé pour donner une suite à Beetlejuice, le scénario étant déjà écrit, et le réalisateur annonce en octobre 2013 qu'il n'a pas encore choisi entre ces deux projets lequel il concrétisera[35].

Son œuvre et son style[modifier | modifier le code]

Ses réalisations[modifier | modifier le code]

La Batmobile réalisée pour sa version de Batman.

Tim Burton est un réalisateur, amoureux des images, jouant aussi bien avec le Technicolor kitsch des années 1950 qu'avec le noir et blanc du gothique ou de la nostalgie, mais aussi un amoureux des monstres attachants qui peuplent ses délires visuels, comme dans Pee-Wee Big Adventure, Beetlejuice, Batman, Edward aux mains d'argent, Batman : Le Défi, L'Étrange Noël de monsieur Jack, Ed Wood, Mars Attacks!, Sleepy Hollow, La Planète des singes, Big Fish, Charlie et la Chocolaterie, Les Noces funèbres, Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street et Dark Shadows. Dans une interview, il dit : « … mon truc à moi ce sont les monstres. Déjà, môme, je les aimais. Je me sentais proche d'eux : en marge de la société et incompris, comme eux. De plus, j'ai toujours eu un faible pour les outsiders, ceux que l'on pense méchants alors que, en fait, ils ne le sont pas. Ce sont des personnages attachants, très intéressants à explorer »[36].

Il figure au palmarès des réalisateurs qui rapportent le plus au monde cinématographique en termes de bénéfices[réf. nécessaire]. Il est cependant l'un des rares réalisateurs américains à concilier de gros chiffres au box-office avec un univers et un style très personnels et une ambition artistique certaine, par ses histoires enchantées, dans lesquelles il travaille énormément les couleurs (décors et costumes). Il est aussi un des derniers grands réalisateurs à utiliser la méthode artisanale de l'animation comme dans L'Étrange Noël de Monsieur Jack - qu'il n'a pas réalisé, contrairement à une croyance commune bien ancrée, mais qu'il a étroitement supervisé - ou dans Les Noces funèbres.

L'œuvre de Burton est régulièrement analysée comme d'inspiration gothique[37]. En 2010, il retrouve le studio Disney et réalise une œuvre de commande : Alice au pays des merveilles, suite en prise de vue réelle du dessin animé des années 1950. En dépit d'un accueil critique globalement défavorable[28], le film est un succès public mondial, couronné par deux Oscars en 2011 : meilleurs décors pour Robert Stromberg et Karen O'Hara et meilleurs costumes pour Colleen Atwood.

Tim Burton et Edgar Allan Poe[modifier | modifier le code]

Edgar Allan Poe, l'auteur préféré de Tim Burton

Edgar Allan Poe a fortement influencé Tim Burton. L’attrait que le cinéaste éprouve pour lui provient d’une part de la découverte de l’œuvre du poète maudit lorsque Burton a 10 ans et, d’autre part, des films que Roger Corman a réalisés d’après l’œuvre de Poe[38]. Il convient de préciser que Vincent Price, son idole, était la vedette principale de ce cycle.

Le scénario de L'Étrange Noël de monsieur Jack a été rédigé à partir d'un poème de Poe. Cela renforce un peu plus le parallèle entre Burton et Poe, l'œuvre la plus célèbre de ce dernier étant un poème : Le Corbeau, dont Tim Burton s'inspire pour son court-métrage Vincent. De plus, les poèmes de Poe et de Burton servent à chaque fois de base à l’élaboration des scénarios respectifs qui, certes respectent l’esprit des auteurs, mais entraînent l’histoire dans une nouvelle direction. Le poème original de Poe est transformé en un véritable feu d’artifice visuel et burlesque entre Price, Karloff et Lorre, tandis que celui de Burton devient une comédie musicale mélancolique et macabre.

Marques de fabrique[modifier | modifier le code]

Tim Burton laisse sur chacune de ses œuvres plusieurs empreintes récurrentes, parmi lesquelles :

  • Présence fréquente de parapluies, d'escaliers aux marches irrégulières, de carrelage noir et blanc, d'arbres tordus, de représentants d'églises peu sympathiques et d'épouvantails. De plus, présence quasi perpétuelle de morts.
  • Les espaces des films de Burton, très stylisés, se caractérisent souvent par des perspectives farfelues aux lignes brisées ou déformées à outrance et où dominent angles, cubes et obliques. Ces décors oniriques sont semblables à ceux du Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, manifeste du cinéma expressionniste allemand qui a durablement marqué le cinéaste[39].
  • Au début de ses films, les crédits sont souvent présentés en travelling de façon plutôt spectaculaire.
  • Ses travaux et son style sont influencés par l'artiste Edward Gorey, notamment au niveau de ses peintures à l'encre. On peut également citer l'influence graphique d'Edvard Munch et du tableau Le Cri auxquels Beetlejuice et L'Étrange Noël de monsieur Jack font explicitement référence[40].
  • Il utilise souvent les ombres afin d'obtenir un rendu inquiétant.
  • Ses personnages principaux ont tendance à être des individus solitaires, excentriques, timides, en marge de la société, souvent pâles et distants avec les yeux cernés de noir.
  • Ses créations présentent un bon nombre de rayures noires et blanches et de spirales tordues.
  • Ses films présentent souvent des flocons de neige tombant la nuit ou lorsque la fête commence (in medias res).
  • Il s'inspire parfois du cinéma expressionniste allemand et de ses images exagérées.
  • Pour les trames sonores, il travaille essentiellement avec Danny Elfman (sauf pour Ed Wood, dont la musique est signée Howard Shore et Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street dont la musique est cette fois signée Stephen Sondheim).
  • Il insère souvent des références aux kaiju eiga dans ses films.
  • Il a une prédilection pour les monstres de tous types : loup-garou dans Big Fish, le Pingouin et Catwoman dans Batman : Le Défi, une galerie complète dans L'Étrange Noël de monsieur Jack et Les Noces funèbres

De nombreux éléments sont récurrents dans son univers :

  • Les chiens, souvent compagnons du héros (Frankenweenie, L'Étrange Noël de monsieur Jack, etc.).
  • Le cirque ou la fête foraine, représentant l'amour du cinéaste pour le grotesque et le bizarre. Le cirque est chez lui non seulement l'expression de la différence, mais aussi de la famille car les liens qui unissent ses membres sont généralement très forts. Dans Ed Wood, le réalisateur Edward Wood se constitue une bande d'amis dignes d'une fête foraine (voyant, catcheur, faux vampires, etc.).
  • La demeure du héros, isolée du reste de la ville. Souvent un manoir sur une colline (Batman, Beetlejuice), elle se distingue généralement du reste de son environnement : la maison d'Edward aux mains d'argent perchée sur une sinistre montagne détonne au milieu des habitations bariolées de la ville ; à l'inverse, l'intérieur coloré de la chocolaterie de Willy Wonka tranche avec le décor des rues noires et blanches.
  • Le pont, qui est un symbole de passage, souvent entre le monde des vivants et celui des morts (Beetlejuice, Les Noces funèbres) ; on peut également penser au pont sur lequel Ichabod Crane rencontre pour la première fois le cavalier sans tête dans Sleepy Hollow ou celui d'où le Pingouin est jeté à l'eau.
  • La forêt, lieu où le héros va faire une découverte (L'Étrange Noël de monsieur Jack, Big Fish, Sleepy Hollow, Les Noces funèbres, La Planète des singes, Charlie et la chocolaterie).
  • La cage, qu'il utilise comme représentation de l'enfermement, notamment dans Sleepy Hollow, où Ichabod Crane libère un cardinal (petit oiseau rouge) en sa possession. On peut également citer l'oiseau du Pingouin dans Batman : Le Défi ainsi que les oiseaux en cage auxquels chante Johanna dans Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, ou encore le papillon sous la cloche en verre dans Les Noces funèbres, symbole d'emprisonnement.
  • Les fêtes d'Halloween et de Noël sont fréquemment mises en scène, notamment par la présence récurrente d'un plan en plongée où l'on voit des enfants déguisés sur le seuil d'une porte lançant le fameux « Trick or treat! » (L'Étrange Noël de monsieur Jack, Ed Wood, Charlie et la Chocolaterie, etc.).

Collaborateurs récurrents[modifier | modifier le code]

Tim Burton a travaillé fréquemment (au moins à trois reprises) avec plusieurs acteurs : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Michael Gough, Christopher Lee, Michael Keaton, Lisa Marie, Deep Roy, Danny DeVito, Jeffrey Jones, Martin Landau, Catherine O'Hara, Paul Reubens, Winona Ryder et Glenn Shadix.

De l'autre côté de la caméra, ses collaborateurs les plus réguliers sont le compositeur Danny Elfman, le monteur Chris Lebenzon, la costumière Colleen Atwood et le chef décorateur Rick Heinrichs.

Box-office[modifier | modifier le code]

Film Budget Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la France France Monde Monde
Pee-Wee Big Adventure (1985) 6 000 000 $[41] 40 940 662 $[41] 247 815 entrées[41] N/A
Beetlejuice (1988) 15 000 000 $[42] 73 326 666 $[42] 628 458 entrées[42] N/A
Batman (1989) 35 000 000 $[43] 251 188 924 $[43] 2 168 619 entrées[43] 413 188 924 $[43]
Edward aux mains d'argent (1990) 22 000 000 $[44] 56 362 352 $[44] 618 261 entrées[44] 86 024 005 $[44]
Batman : Le Défi (1992) 80 000 000 $[45] 162 831 698 $[45] 1 239 329 entrées[45] 266 831 698 $[45]
Ed Wood (1994) 18 000 000 $[46] 5 869 802 $[46] 267 630 entrées[46] N/A
Mars Attacks! (1996) 70 000 000 $[47] 37 771 017 $[47] 2 189 105 entrées[47] 101 371 017 $[47]
Sleepy Hollow (1999) 70 000 000 $[48] 100 911 959 $[48] 2 491 374 entrées[48] 201 911 959 $[48]
La Planète des singes (2001) 100 000 000 $[49] 179 996 425 $[49] 3 970 011 entrées[49] 362 196 425 $[49]
Big Fish (2003) 70 000 000 $[50] 66 774 751 $[50] 1 173 319 entrées[50] 122 884 113 $[50]
Charlie et la Chocolaterie (2005) 150 000 000 $[51] 206 456 431 $[51] 4 318 491 entrées[51] 474 966 118 $[51]
Les Noces funèbres (2005) 30 000 000 $[25] 53 337 608 $[25] 1 384 877 entrées[25] 117 173 558 $[25]
Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street (2007) 50 000 000 $[52] 52 882 759 $[52] 1 047 271 entrées[52] 152 507 850 $[52]
Alice au pays des merveilles (2010) 200 000 000 $[53] 334 162 182 $[53] 4 536 669 entrées[53] 1 024 270 976 $[53]
Dark Shadows (2012) 150 000 000 $[30] 79 711 678 $[30] 1 942 654 entrées[30] 238 711 678 $[30]
Frankenweenie (2012) 39 000 000 $[54] 35 291 068 $[54] 626 213 entrées[54] 67 091 068 $[54]

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant que réalisateur[modifier | modifier le code]

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Longs-métrages[modifier | modifier le code]

Vidéoclips

En tant que scénariste[modifier | modifier le code]

Courts-métrages
Longs-métrages

En tant que producteur[modifier | modifier le code]

En tant qu'acteur[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Exposition[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrage écrit par Tim Burton[modifier | modifier le code]

  • (en) Tim Burton, The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories, 1997.
  • Tim Burton, La Triste Fin du petit enfant huître et autres histoires, édition bilingue, traduit de l'américain par René Belletto, 1998. (ISBN 978-2-264-02768-9)
  • (en) Tim Burton, The Art of Tim Burton Avec la participation de Leah Gallo (texte), Holly Kempf (design)
    Livre contenant des reproductions de ses tableaux et œuvres artistiques avec des commentaires d'acteurs, producteurs[63]...

Ouvrages sur Tim Burton[modifier | modifier le code]

Édition originale en anglais : Burton on Burton, Faber and Faber, 1995 puis révisé en 2000 (ISBN 978-0-571-20507-3)

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Exposition Tim Burton sur le site du MoMA, consulté le 15 mai 2014.
  2. Exposition Tim Burton sur le site de la Cinémathèque française, consulté le 15 mai 2014.
  3. Le second prénom est indiqué comme Walter par le Museum of Modern Art sur la page du site web d'une exposition de 2009 et cette autobiographie publiée par le musée mais d'autres sites indiquent le prénom William dont Tim Burton Collective.
  4. Salisbury 2000, p. 15.
  5. Salisbury 2000, p. 19.
  6. a, b et c (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 81
  7. Salisbury 2000, p. 21
  8. Salisbury 2000, p. 56
  9. (en) Linda Badley, Film, Horror and the Body Fantastic, Greenwood Press,‎ 1995 (ISBN 0-313-27523-8), p. 52
  10. Salisbury 2000, p. 85
  11. Salisbury 2000, p. 89
  12. Salisbury 2000, p. 90
  13. Salisbury 2000, p. 109
  14. (en) « Edward Scissorhands », sur Metacritic (consulté le 7 avril 2012)
  15. (en) Chris Barsanti, Filmology, Adams Media,‎ 2010 (ISBN 1440510377), p. 63
  16. Salisbury 2000, p. 169
  17. Salisbury 2000, p. 170
  18. Salisbury 2000, p. 176
  19. (fr) « Festival de Cannes : Tim Burton, président du jury 2010 », sur www.paperblog.fr (consulté le 2 juillet 2010)
  20. Salisbury 2000, p. 156
  21. a, b et c Les grands cinéastes: Tim Burton de Aurélien Ferenczi. Page 72. Éditions Les Cahiers du cinéma. 2007.
  22. de Baecque 2006
  23. Isabelle Papieau, La Culture excentrique, L'Harmattan,‎ 2011 (ISBN 229656187X), p. 46
  24. (en) « Corpse Bride », Metacritic (consulté le 18 septembre 2012)
  25. a, b, c, d et e « Box-office de Les Noces funèbres », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  26. Sweeney Todd, sur le site de Warner Bros.
  27. (en) « Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street », Metacritic (consulté le 18 septembre 2012)
  28. a et b (en) « Alice in Wonderland », Metacritic (consulté le 18 septembre 2012)
  29. (en) « All Time Box Office », Box Office Mojo (consulté le 18 septembre 2012)
  30. a, b, c, d et e « Box-office de Dark Shadows », sur JP's Box Office (consulté le 16 juin 2012)
  31. (en) « Dark Shadows », Metacritic (consulté le 18 septembre 2012)
  32. « Frankenweenie », Metacritic (consulté le 4 février 2014)
  33. Serge Toubiana, « Fin de l'exposition Tim Burton », Blog de Serge Toubiana,‎ 6 août 2012 (lire en ligne)
  34. Projet d'adaptation du roman Miss Peregrine et les Enfants particuliers, de Ransom Riggs
  35. (en) Jeff Sneider, « Tim Burton in Talks to Direct Michael Keaton in ‘Beetlejuice 2′ for Warner Bros. », sur thewrap.com,‎ 21 octobre 2013 (consulté le 4 janvier 2014)
  36. « L'univers de Tim Burton », sur festival-cannes.com (consulté le 18 septembre 2012)
  37. Gavin Baddeley, Gothic : la culture des ténèbres', Denoël,‎ 2004 (ISBN 978-2-207-25625-1)
  38. Salisbury 2000, p. 16
  39. Fait évoqué dans la note critique du Cabinet du docteur Caligari in Le Dictionnaire des films, sous la direction de Bernard Rapp et Jean-Claude Lamy, éditions Larousse, 1996, Paris, page 186.
  40. Fait évoqué dans les bonus du DVD édition spéciale de L'Étrange Noël de monsieur Jack, Touchstone Pictures et Buena Vista Home Entertainment, 2003.
  41. a, b et c « Box-office de Pee-Wee Big Adventure », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  42. a, b et c « Box-office de Beetlejuice », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  43. a, b, c et d « Box-office de Batman », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  44. a, b, c et d « Box-office de Edward aux mains d'argent », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  45. a, b, c et d « Box-office de Batman : Le Défi », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  46. a, b et c « Box-office de Ed Wood », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  47. a, b, c et d « Box-office de Mars Attacks! », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  48. a, b, c et d « Box-office de Sleepy Hollow », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  49. a, b, c et d « Box-office de La Planète des singes », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  50. a, b, c et d « Box-office de Big Fish », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  51. a, b, c et d « Box-office de Charlie et la Chocolaterie », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  52. a, b, c et d « Box-office de Sweeney Todd », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  53. a, b, c et d « Box-office de Alice au pays des merveilles », sur JP's Box Office (consulté le 29 décembre 2011)
  54. a, b, c et d « Box-office de Frankenweenie », sur JP's Box Office (consulté le 25 novembre 2012)
  55. a, b, c et d (en) « Tim Burton Awards », Internet Movie Database (consulté le 21 juin 2013)
  56. « Annecy rend hommage à Tim Burton », Le Nouvel Observateur,‎ 5 juin 2006 (consulté le 21 juin 2013)
  57. « Tim Burton Lion d’or pour son œuvre », Libération,‎ 5 septembre 2007 (lire en ligne)
  58. (en) « 2007 NBR Awards Winners », National Board of Review (consulté le 28 juillet 2011)
  59. « Cotillard piquée d’arts et lettres », Libération,‎ 13 mars 2010 (lire en ligne)
  60. « Tim Burton décoré de l'Ordre des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand », Le Point,‎ 16 mars 2010 (lire en ligne)
  61. (en) « Helena Bonham Carter and Tim Burton to receive BFI Fellowships », sur bfi.org.uk,‎ 10 octobre 2012 (consulté le 21 juin 2013)
  62. « Tim Burton - L’exposition », sur cinematheque.fr (consulté le 5 juin 2012)
  63. http://www.tim-burton.net/tim-burton-artiste-complet/the-art-of-tim-burton/

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