Claude Lanzmann

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Claude Lanzmann
Jacques Mandelbaum, Marie-José Mondzain et Claude Lanzmann lors de la table ronde Un vivant qui parle à la Cinémathèque française le 12 janvier 2008
Jacques Mandelbaum, Marie-José Mondzain et Claude Lanzmann lors de la table ronde Un vivant qui parle à la Cinémathèque française le 12 janvier 2008

Naissance 27 novembre 1925
Bois-Colombes
France France
Nationalité(s) Drapeau de la France Française
Profession(s) Réalisateur
Film(s) notable(s) Shoah,
Un vivant qui passe,
Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures

Claude Lanzmann, né le 27 novembre 1925 à Bois-Colombes, est un journaliste, écrivain et cinéaste français.

Sommaire

[modifier] Biographie

Né d’un père décorateur et d’une mère antiquaire, ses grands-parents sont des immigrés juifs de l’Europe de l’Est, qui ont fui les persécutions et la misère. Pendant la Première Guerre mondiale ils vivent à Paris et sont désignés comme allemands.

Claude Lanzmann voit la montée de l’antisémitisme, au lycée Condorcet. En 1940, son père, résistant, l’emmène, avec son frère cadet Jacques Lanzmann (le parolier de Jacques Dutronc) et sa sœur Évelyne (Évelyne Rey, actrice de théâtre), en Auvergne dans une maison où il les entraîne à disparaître sans laisser de trace, en simulant des rafles. Il enseignera à ses enfants la méfiance et le « pessimisme actif ».

Engagement et Résistance seront les grands signifiants de Claude Lanzmann. À 18 ans il est l’un des organisateurs de la résistance au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Il participe à la lutte clandestine, puis aux combats des maquis d’Auvergne, la Margeride, le mont Mouchet, les embuscades du Cantal, de la Haute-Loire.

Après la Libération, sa famille continue à vivre dans cette peur au point qu’elle envisage de quitter la France. Il part étudier la philosophie à Tübingen en Allemagne en 1947 : il veut voir « les Allemands en civil ». La parution des Réflexions sur la question juive fut pour lui un évènement fondateur. Il est lecteur de littérature française et de philosophie à l’Université libre de Berlin.

C’est en 1952 qu’il rencontre, avec Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre. Diplômé des études supérieures de philosophie, journaliste spécialisé dans les « entretiens en profondeur », il devient leur ami, et entre au comité de rédaction des Temps modernes. Il vit une histoire d’amour avec Simone de Beauvoir pendant six ans (jusqu’en 1958). Il restera très proche d’elle jusqu’à sa mort (1986). Voir la biographe de Simone de Beauvoir : Deirdre Bair.

Son engagement anticolonialiste le confronte à la peine capitale. Il fait partie des dix inculpés, parmi les signataires du Manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie en 1957. En mai 1958 Lanzmann part en Corée pour son travail.

  • Directeur de la revue Les Temps modernes, fondée par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Jusqu’en 1970, Claude Lanzmann a partagé ses activités entre Les Temps modernes et le journalisme. Il a écrit de nombreux articles et reportages. Il dirige la revue depuis la mort de Simone de Beauvoir en 1986.
  • Cinéaste depuis 1970.
  • Il ouvre officiellement le Festival de Cannes le 14 mai 2008 dans un hommage à la diversité du cinéma, comparant le sien à celui de réalisateurs tels que Quentin Tarantino.

[modifier] Controverses

Son documentaire sur Tsahal est jugé tendancieux et apologétique par certains, qui lui reprochent notamment son manque de distance vis-à-vis du discours tenu par l'armée israélienne sur elle-même, ainsi que son silence au sujet de la guerre du Liban - un conflit qui a pourtant suscité de vifs débats en Israël même[1].

Lors des événements ayant conduit à la mort d'un jeune Palestinien, Mohammed Al Durah, Claude Lanzmann écrira un article dans le journal Le Monde, dans lequel il déclarera que, selon lui, on ne peut prendre en compte la version d'un "journaliste arabe" dans cette affaire[2].

Dans le quotidien Libération, le 6 mars 2007, Claude Lanzmann « accuse Raymond Barre [3] d’être antisémite », suite à une entrevue que celui-ci a accordée à France Culture le 20 février 2007, interview diffusée le 6 mars 2007. Raymond Barre répond à ces critiques le même jour, sur RTL : « Il y a une clique qui depuis 1979 me poursuit pour me faire apparaître antisémite[4]. »

[modifier] Filmographie

[modifier] Réalisateur

[modifier] Scénariste

[modifier] Producteur

  • 1997 : Un vivant qui passe, production Les Films Aleph, Cinétévé, La Sept Arte, 35 mm, couleur, 65 minutes. 940.531 7 LAN (VHS )

[modifier] Acteur

[modifier] Distinctions


[modifier] Bibliographie

  • Shoah (préface de Simone de Beauvoir), éd. Fayard, Paris, 1985, 254 pages. Texte intégral du film, paroles et sous-titres.
  • Un vivant qui passe : Auschwitz 1943 - Theresienstadt 1944, éd. Mille et une nuits, Paris, 1997, 62 pages.
  • Le Lièvre de Patagonie, éd. Gallimard, 2009, 550 pages.[5] (ISBN 978-2-07-012051-2) (prix Saint-Simon 2009).
  • Marie-Christine Laznik, L'Impensable Désir : féminité et sexualité au prisme de la ménopause, coll. « L’espace analytique », éd. Denoël, Paris, 2003, (ISBN 2-207-25420-8), Les relations amoureuses entre Simone de Beauvoir et Claude Lanzmann, pp. 95, 194-203, 215, 221-222.

[modifier] Notes et références

  1. http://www.monde-diplomatique.fr/mav/88/KAPELIOUK/13690
  2. c.f. Claude Lanzmann: Israël, Palestine : la séparation illusoire Le Monde, article publié le 7 février 2001.
  3. Liberation.fr « J'accuse Raymond Barre d’être un antisémite », 6 mars 2006
  4. lemonde.fr « La polémique enfle autour des propos antisémites de Raymond Barre », numéro du 6 mars 2007.
  5. Josyane Savigneau, critique : « Claude Lanzmann sur tous les fronts » « Le Monde des livres », 20 mars 2009.

[modifier] Liens externes

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