Roman Herzog

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Roman Herzog
Image illustrative de l'article Roman Herzog
Fonctions
7e président fédéral d'Allemagne
1er juillet 199430 juin 1999
Élection 23 mai 1994
Chancelier Helmut Kohl
Gerhard Schröder
Prédécesseur Richard von Weizsäcker
Successeur Johannes Rau
Président du Tribunal constitutionnel fédéral
16 novembre 198730 juin 1994
Prédécesseur Wolfgang Zeidler (de)
Successeur Jutta Limbach (de)
Vice-président du Tribunal constitutionnel fédéral
20 décembre 198316 novembre 1987
Prédécesseur Wolfgang Zeidler
Successeur Ernst Mahrenholz
Biographie
Date de naissance 5 avril 1934 (80 ans)
Lieu de naissance Landshut (Allemagne)
Nationalité allemande
Parti politique CDU
Conjoint Christiane Krauß (1958-2000)
Diplômé de Université de Munich
Profession Juriste
Universitaire
Religion Protestantisme

Roman Herzog
Présidents de la
République fédérale d'Allemagne

Roman Herzog, né le 5 avril 1934 à Landshut, est un homme d'État allemand membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), président fédéral de 1994 à 1999.

Ministre de l'Éducation puis de l'Intérieur du Land du Bade-Wurtemberg entre 1978 et 1983, il est devenu juge au Tribunal constitutionnel fédéral, dont il fut le vice-président jusqu'en 1987, puis le président. En 1994, il est élu président fédéral d'Allemagne par la première Assemblée fédérale de l'Allemagne réunifiée. Il n'a guère sollicité un second mandat de cinq ans et s'est retiré de la vie publique après avoir quitté le château de Bellevue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir passé son Abitur en 1953, il suit des études supérieures de droit à l'université de Munich, où il obtient en 1957 son premier diplôme juridique d'État. Il reçoit un doctorat de droit l'année suivante, devient assistant de recherche du professeur de droit public Theodor Maunz à la faculté de droit, puis passe avec succès son second diplôme juridique en 1961. Quatre ans plus tard, il obtient son habilitation à diriger des recherches mais ne se voit accorder aucune chaire. Il lui faut attendre un an pour décrocher un poste de professeur des universités de droit administratif et de sciences politiques à l'université libre de Berlin (FUB).

Doyen, puis vice-doyen, de la faculté de droit de la FUB entre 1967 et 1969, il est ensuite muté à l'école supérieure de sciences administratives de Spire afin d'y enseigner la théorie générale de l'État et les sciences politiques. En 1971, il est désigné recteur pour un an.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Roman Herzog est né en Bavière dans une famille protestante. Son père était commerçant, avant de devenir archiviste de la ville de Landshut, et sa mère employée de banque.

En 1958, il épouse Christina Krauß, de deux ans sa cadette. Le couple aura deux enfants : Markus, né en 1959, et Hans Georg, venu au monde cinq ans plus tard. Sa femme décède en 2000, et il se remarie avec Alexandra Freifrau von Berlichingen, née en 1941, l'année suivante.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Au sein de la CDU[modifier | modifier le code]

Il rejoint l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) en 1970. En 1979, il est élu membre du comité directeur fédéral, puis prend la tête quatre ans plus tard du groupe de travail protestant de la CDU/CSU.

En 1994, suite à son élection au poste de président fédéral, il suspend son adhésion au parti. Cela ne l'a pas empêché de présider, en 2003, la « commission Herzog », où siégeaient, entre autres, Georg Milbradt, Ursula von der Leyen ou Horst Seehofer, chargée d'élaborer les propositions de la CDU/CSU en matière de réforme de la sécurité sociale.

Au niveau régional[modifier | modifier le code]

Nommé secrétaire d'État, délégué du Land de Rhénanie-Palatinat auprès du gouvernement fédéral par Helmut Kohl en 1973, et maintenu à ce poste lors de l'arrivée au pouvoir de Bernhard Vogel en 1976, Roman Herzog est désigné ministre de l'Éducation et des Sports du Bade-Wurtemberg par Lothar Späth deux ans plus tard. En 1980, il est élu député au Landtag, puis choisi comme nouveau ministre de l'Intérieur. Il démissionne en 1983.

Dans les institutions fédérales et européennes[modifier | modifier le code]

Cette année-là, il est élu membre du Tribunal constitutionnel fédéral, dont il devient aussitôt vice-président. Il en prend la présidence quatre ans plus tard, le 16 novembre 1987.

En 1994, il est choisi comme candidat de la CDU/CSU à l'élection présidentielle fédérale du 23 mai 1994, suite au retrait de Steffen Heitmann (de), ministre de la Justice de Saxe. Élu au troisième tour de scrutin face au social-démocrate Johannes Rau, Roman Herzog prête serment le 1er juillet. Il est alors le premier président fédéral élu par une Assemblée fédérale représentant l'ensemble du pays. Au cours de son mandat, il s'efforce de favoriser l'unité intérieure d'une Allemagne récemment réunifiée et de rapprocher le pays de l'ancien bloc soviétique. Il est désigné « homme politique le plus populaire de l'année » en 1996. Trois ans plus tard, il fait le choix de ne pas se représenter, notamment du fait que la coalition noire-jaune l'ayant élu avait perdu sa majorité. Il est alors remplacé par Johannes Rau.

À la suite de sa présidence, il se retire de la vie politique active. En 2000, il est désigné président de la convention chargée de rédiger la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il s'est par ailleurs vu décerner le prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle en 1997.

Roman Herzog est membre de l'Académie roumaine.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. (en)Honorary Doctorates,Prize and Awards, université Waseda, consulté sur www.waseda.jp le 19 septembre 2012

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Citation[modifier | modifier le code]

« Les gens ont un sentiment toujours croissant que quelque chose va mal; qu'une institution non-transparente, complexe et gigantesque a évolué: séparée des problèmes pratiques et des traditions nationales; saisissant des compétences et des domaines de pouvoir toujours plus grands; que les mécanismes de contrôle démocratiques échouent - en bref, que ça ne peut pas continuer comme ça. »

Lien externe[modifier | modifier le code]

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