Michel Hazanavicius

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Michel Hazanavicius

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Michel Hazanavicius en 2011 à l'avant-première de The Artist

Naissance 29 mars 1967 (47 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Monteur
Films notables La Classe Américaine
OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
OSS 117 : Rio ne répond plus
The Artist

Michel Hazanavicius, né à Paris le 29 mars 1967[1], est un réalisateur, scénariste, producteur et monteur français.

Il est connu du grand public pour la réalisation de deux parodies de film d'espionnage avec Jean Dujardin : OSS 117 : Le Caire, nid d'espions et OSS 117 : Rio ne répond plus, puis pour la mise en scène du film romantique muet et en noir et blanc The Artist, interprété par Jean Dujardin et Bérénice Bejo. Ce dernier film a remporté plus de cent récompenses en 2012[2] incluant le British Academy Film Award du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur réalisateur, le César du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, les Independent Spirit Awards du meilleur film et du réalisateur ainsi que l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Hazanavicius naît au sein d'une famille de confession juive[3] d'origine lituanienne. Ses grands-parents s'installent en France dans les années 1920. Après avoir étudié à l'ENSAPC[4], il commence sa carrière à la télévision en 1988. Il collabore sur Canal+ à divers programmes dont des sketchs des Nuls. Sa contribution y est essentiellement scénaristique. L'auteur passe à la réalisation des sketchs en 1992. Suivent des spots publicitaires pour plusieurs marques dont Reebok, Bouygues Telecom… En 1993, il réalise Le Grand Détournement, montage d'extraits de films cinématographiques avec des acteurs connus dont les dialogues sont détournés, dans la même veine que Lily la tigresse. Il y pose déjà les bases de son style futur : citations visuelles, pastiche cinéphile et références, entre hommage et ironie, à l'histoire du 7e art.

Au cinéma, la carrière de Michel Hazanavicius démarre en 1997 par un court-métrage, Échec au capital. Il prend aussi part aux projets solo de ses anciens compagnons des Nuls. Ainsi il coécrit le scénario de Delphine 1, Yvan 0 de Dominique Farrugia et y fait une apparition en tant que Régis, le « con » de la troupe. Il apparaît aussi dans le film d'Alain Chabat, Didier. Son nom est d'ailleurs repris pour faire passer Didier pour un footballeur lituanien. Enfin, on l'aperçoit furtivement dans le film La Cité de la peur, écrit par le trio comique composé de Chantal Lauby, Dominique Farrugia et Alain Chabat.

Puis vient la réalisation du long métrage Mes amis dans lequel il dirige son frère Serge Hazanavicius. Il participe également à l'écriture des Dalton (2004), adapté de la bande dessinée Lucky Luke. Il met ensuite en scène, en 2005, le spectacle d'Éric et Ramzy intitulé Érickéramzy.

En tant que producteur, Michel Hazanavicius crée en 2002 la société La Classe américaine dont le nom provient du sous-titre du programme Le Grand Détournement. La société produit essentiellement des œuvres télévisuelles dont le documentaire Tuez-les tous ! (2004).

Avec OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006), le réalisateur obtient un grand succès critique[5] et public (plus de deux millions d'entrées). Le film qui bénéficie d'un budget important est librement inspiré du célèbre personnage de roman de gare, OSS 117 de Jean Bruce. Pour autant, dans un esprit parodique (il pastiche notamment les premiers James Bond, avec Sean Connery), il prend beaucoup de libertés avec sa typologie[6]. Le deuxième long métrage, OSS 117 : Rio ne répond plus (2009), est réalisé dans la même veine. Il totalise 2,5 millions d'entrées.

Michel Hazanavicius, couronné meilleur réalisateur pour The Artist à la 37e cérémonie des César.

The Artist : César et Oscar du meilleur réalisateur[modifier | modifier le code]

À l'automne 2010, il réalise un film muet et en noir et blanc : The Artist, inspiré du cinéma américain non sonore des années 1920 et 1930 (celui entre autres de William A. Wellman et de Charles Chaplin) qu'il pastiche autant qu'il célèbre. Le film narre la déchéance de George Valentin (interprété par Jean Dujardin), star du muet qui affronte l'arrivée du cinéma parlant et voit contrarié son amour naissant pour une étoile montante : Peppy Miller (Bérénice Bejo).

Les débuts sont laborieux : Jean Dujardin, hésitant, refuse le rôle avant de se raviser[7] et peu de chaînes de télévision sont prêtes à s'engager sur un film muet et en noir et blanc. Par ailleurs, l'avance sur recettes n'est pas allouée au projet par le CNC[8]. L'arrivée du producteur Thomas Langmann et de sa société indépendante La Petite Reine débloque la situation : ils mobilisent Studio 37 (Orange), France 3 Cinéma, Canal+ et la Warner France pour la distribution française[9].

The Artist est sélectionné au Festival de Cannes, d'abord hors compétition. Mais il est basculé en dernière minute dans la compétition sur l'insistance de Thomas Langmann[10]. Il y reçoit un très bon accueil et vaut à son acteur principal Jean Dujardin le Prix d'interprétation masculine. Lors du festival le film est acheté par des distributeurs du monde entier, notamment par la Weinstein Company qui lance sa carrière américaine et son intense campagne de promotion en vue des Oscars du cinéma 2012[10].

Grâce à cette œuvre qui fut dix fois nommée (record historique pour un film français), le réalisateur est rapidement apparu comme un prétendant sérieux aux Oscars où la majorité des bookmakers le donnaient gagnant à la suite de l'obtention du Directors Guild of America Award et de nombreux prix lors de la cérémonie des Golden Globes à Los Angeles et des BAFTA à Londres[11],[12].

En juin 2011 il est chargé de la réalisation d'un sketch du film Les Infidèles, écrit et produit en partie par Jean Dujardin.

Le 24 février 2012, Michel Hazanavicius se voit décerner le César du meilleur réalisateur pour The Artist qui obtient cinq autres trophées dont celui du meilleur film et de la meilleure actrice pour Bérénice Bejo.

Deux jours plus tard, il entérine les pronostics en recevant l'Oscar du meilleur réalisateur pour The Artist et devient le second réalisateur français, neuf ans après Roman Polanski, à gagner cette récompense[13]. Par ailleurs cinq Oscars sont décernés au total à son long métrage dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur pour Jean Dujardin.

En juillet 2013, il rédige une lettre ouverte à François Hollande dans laquelle il critique notamment la réduction du budget du Centre national de la cinématographie (CNC)[14].

L'année suivante, il présente The Search en compétition au Festival de Cannes 2014. Il s'agit d'un remake des Anges marqués de Fred Zinneman qui prend la guerre de Tchétchénie en toile de fond.

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Michel Hazanavicius est le frère cadet de l'acteur Serge Hazanavicius.

Michel Hazanavicius et Bérénice Bejo en février 2014.

Il est le compagnon de Bérénice Bejo, actrice qui a joué sous sa direction dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006) et dans The Artist (2011). Ils sont les parents de Lucien, né le 25 juin 2008, et de Gloria, née le 18 septembre 2011. Le réalisateur a aussi deux filles nées d'une précédente union avec la réalisatrice Virginie Lovisone : Simone, née le 12 mai 1998 et Fantine, née le 6 novembre 2003.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Monteur[modifier | modifier le code]

Prix et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Michel Hazanavicius sur Canalplus.fr
  2. Fiche sur IMDb: Michel Hazanavicius
  3. (en)Celebrities Golden Globes sur Interfaithfamily.com, consulté le 23 avril 2014.
  4. ENSAPC.fr
  5. « Retour gagnant pour l'espion OSS 117 », Le Monde, 19 avril 2006.
  6. Interview du réalisateur : « On a évité tout ce qui fait la comédie française », Libération, 19 avril 2006.
  7. Interview de Jean Dujardin, Télérama no 3221 (8 au 14 octobre 2011), p. 24
  8. Nathalie Silbert, « The Artist, un pur produit du cinéma français », Les Échos,‎ 01 mars 2012 (consulté le 03 mars 2012)
  9. (fr) RFI, « La joie de l'équipe du film The Artist après sa consécration aux Oscars », consulté le 28 février 2011.
  10. a et b (fr) CinéObs, « The Artist, itinéraire d'un film gâté », consulté le 24 février 2011.
  11. (fr) Allociné.fr, « : 10 nominations pour The Artist », consulté le 24 février 2011.
  12. (fr) Le Parisien, « Oscars : Dujardin et The Artist, favoris des bookmakers », consulté le 24 février 2011.
  13. « The Artist : ces Français qui, avant eux, ont conquis des Oscars », Le Monde,‎ 27 février 2012 (consulté le 29 février 2012)
  14. Michel Hazanavicius critique François Hollande, Claire Bommelaer, lefigaro.fr, 18 juillet 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

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