Quentin Tarantino

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Quentin Tarantino

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À la 36e cérémonie des César en février 2011.

Nom de naissance Quentin Jerome Tarantino
Naissance (51 ans)
Knoxville, Tennessee, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession réalisateur, scénariste, producteur, acteur
Films notables Reservoir Dogs
Pulp Fiction
Jackie Brown
Kill Bill
Boulevard de la mort
Inglourious Basterds
Django Unchained

Quentin Tarantino, né le à Knoxville dans le Tennessee, est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain. Il se fait connaître en tant que réalisateur de films indépendants avec ses deux premiers films, Reservoir Dogs (1992) et Pulp Fiction (1994) et a remporté pour ce dernier la Palme d'or à Cannes.

L'œuvre de Tarantino dénote une connaissance encyclopédique du cinéma. Son style se reconnaît par sa narration postmoderne[1] et non linéaire et par ses scènes hautement esthétiques mais d'une violence extrême, inspirées de films d'exploitation, d'arts martiaux ou de western spaghetti. Ayant reçu une formation d'acteur, il interprète fréquemment de petits rôles dans ses propres films, comme ceux de M. Brown dans Reservoir Dogs, Jimmie dans Pulp Fiction, Warren dans Boulevard de la mort ou encore un employé de compagnie minière dans Django Unchained.

Tarantino a créé pour Pulp Fiction la société de production A Band Apart, dont le nom est un hommage au film Bande à part de Jean-Luc Godard alors que son logo reprend quant à lui les personnages en costumes noirs de Reservoir Dogs. Il collabore régulièrement avec son ami réalisateur Robert Rodriguez.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Quentin Tarantino naît le à Knoxville, dans le Tennessee. Il est le fils de Connie McHugh, une infirmière, née le , et de Tony Tarantino, acteur et musicien amateur né à New York. Ce dernier est d'origine italienne par son père ; sa mère a des ascendances irlandaises et cherokees[2],[3]. Il est prénommé d'après Quint Asper, le personnage joué par Burt Reynolds dans la série Gunsmoke[4],[5], et Quentin Compson, personnage du roman Le Bruit et la Fureur[6]. Son père quitte le domicile familial avant même sa naissance. En 1965, sa mère déménage à Torrance, dans la banlieue sud de Los Angeles, et se remarie avec Curtis Zastoupil, un pianiste de bar[4]. Le couple divorce alors que le jeune Quentin a une dizaine d'années[7].

Découverte du cinéma[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge, il regarde à volonté des films au cinéma. Les premiers films qui le marquent profondément sont Délivrance et La Horde Sauvage. Il passe les années suivantes à regarder des films, principalement ceux de la blaxploitation ou de kung fu. Il a peu de goût pour les études et commet quelques petits délits[8]. Après avoir redoublé la troisième, il abandonne ses études en Californie à l’âge de quinze ans et, pour gagner un peu d'argent, travaille comme projectionniste dans un cinéma porno[9]. En 1981, il s'inscrit à la James Best Theatre Company de Toluca Lake[9], mais ne s'y intègre pas bien et la quitte pour prendre des cours d'art dramatique avec Allen Garfield[10]. Cette période marquera sa future carrière de réalisateur. Il a l'habitude de jouer certaines scènes avec ses collègues acteurs, qu'il tire de leurs films préférés, et réécrit les répliques dont ils ne se souviennent plus, brodant de plus en plus de nouvelles choses à chaque fois. Tarantino prend alors conscience de ses talents de scénariste. Il n'a jamais fréquenté d'école de cinéma mais ses cours de théâtre l'ont beaucoup aidé à appréhender le milieu du septième art[11].

À partir de 1983, après avoir fait quelques petits boulots, il travaille au Video Archives, une célèbre boutique de location de vidéos à Hermosa Beach en Californie. Il y découvre le cinéma français de Jean-Pierre Melville, Jean-Luc Godard et Éric Rohmer, mais aussi les films de John Woo et Shōhei Imamura, et partage sa passion pour le cinéma avec Roger Avary, coscénariste de Pulp Fiction et True Romance[11]. Tarantino passe plus de cinq ans à travailler, et quasiment à vivre, dans ce magasin avant de le quitter en 1989[12].

Carrière[modifier | modifier le code]

Premiers pas dans le cinéma[modifier | modifier le code]

Craig Hamann, un autre employé du vidéo club, a écrit, dès 1984, un premier scénario d'une trentaine de pages d’un film intitulé My Best Friend's Birthday. Avec Quentin Tarantino, ils réécrivent le script qui se développe en quatre-vingt pages. Ils trouvent ensuite un budget de cinq mille dollars et commencent à tourner en seize millimètres avec une caméra louée à Los Angeles le vendredi au prix d'une journée et tournant tout le week-end. Quentin Tarantino met trois ans à mettre au point son film et juge le résultat final décevant mais, avec le recul, trouve que cela était une expérience enrichissante. Une partie du film a brûlé dans un incendie, il reste donc inachevé.

Par la suite, Roger Avary lui propose un autre script, The Open Road. En 1987, Quentin Tarantino le réécrit complètement et il se transforme en un long scénario qui devient l'ossature de l'histoire de True Romance, tout en y intégrant des scènes qui se retrouveront plus tard dans Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Tueurs nés[13]. Tarantino et Avary affinent le scénario de True Romance et tentent vainement de le produire pendant plusieurs années avant de se décider à le céder pour 40 000 dollars[14]. Tarantino écrit aussi le scénario de Tueurs nés et essaie également de le réaliser mais n'arrive pas à réunir le budget nécessaire. Il vend donc ce script aux producteurs Jane Hamsher et Don Murphy pour 10 000 dollars[15]. True Romance est réalisé en 1993 par Tony Scott, avec qui Quentin Tarantino s'est entretemps lié d'amitié[14]. Le scénario de True Romance est le récit le plus autobiographique écrit par Tarantino, qui a défini le personnage de Clarence d'après ses propres goûts et son propre passé[16]. Tueurs nés est réalisé en 1994 par Oliver Stone mais celui-ci réécrit le scénario de telle façon que Tarantino désavoue cette version[17].

Déçu de ne pas avoir pu réaliser ces deux films, Quentin Tarantino écrit en octobre 1990, en trois semaines et demie, un nouveau script intitulé Reservoir Dogs[18]. Il pense d'abord réaliser un film en format 16 mm avec les employés du vidéo club. Néanmoins, par l'intermédiaire de Lawrence Bender, un jeune producteur avec qui Quentin Tarantino est devenu ami, le scénario arrive dans les mains de Harvey Keitel. Ce dernier est emballé par l'histoire et accepte de jouer dans le film mais aussi d'en être le coproducteur[19]. En juin 1991, Tarantino participe au laboratoire des cinéastes du Sundance Institute et tourne avec Steve Buscemi une répétition d'une scène du film. Terry Gilliam, qui opère comme conseiller pendant ce laboratoire, apprécie la scène et encourage Tarantino[20]. D’autres acteurs, comme Tim Roth et Michael Madsen, sont recrutés et le film est tourné en août 1991. Il est projeté pour la première fois au festival de Sundance en janvier 1992. Ce huis-clos ultra-violent entre voyous y fait sensation et est ensuite présenté hors compétition au festival de Cannes ainsi que dans de nombreux autres festivals où il remporte plusieurs prix. La créativité du film dans sa narration ainsi que sa violence influencent le cinéma indépendant[21].

Début de la renommée[modifier | modifier le code]

Alors qu'il voyage en Europe et au Japon pour présenter Reservoir Dogs dans des festivals, Tarantino reprend un ancien projet imaginé avec son ami Roger Avary. Il s'agit de Pulp Fiction, composé de trois histoires décalées dans le temps mais dans lesquelles se croisent les mêmes personnages. Il termine l'écriture du scénario en janvier 1993[22]. Tarantino et Bender utilisent l'argent versé par Jersey Films pour participer au projet afin de créer leur propre société de production, appelée A Band Apart[23]. Miramax Films finance la plus grande partie du film et le tournage se déroule de septembre à novembre 1993[24].

L'œuvre surprend par sa narration non-linéaire, sa structure singulière de film à sketchs et sa manière de mêler ultra-violence, humour, ironie et situations décalées à travers une série de vignettes dans lesquelles les gangsters et les truands sont aussi typés que dans les Pulp magazines. Pulp Fiction est un succès international qui remporte la Palme d'or au Festival de Cannes en 1994. La remise du trophée à Quentin Tarantino lui vaut les sifflets d'une partie du public, auxquels il répond par un doigt d'honneur[25]. Ce film marque également le retour à l'écran de John Travolta, et la consécration d’autres acteurs comme Samuel L. Jackson, Bruce Willis et Uma Thurman. Pulp Fiction reçoit sept nominations aux Oscars 1995 dont celles du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur acteur (Travolta) et des meilleurs seconds rôles féminin et masculin (Thurman et Jackson). Finalement, Tarantino remporte, avec Avary, le trophée du meilleur scénario original. Le film devient rapidement un film culte, cité par des spécialistes comme l'un des plus influents des années 1990[26],[27]. Par ailleurs, il propulse d'emblée au niveau des plus grands son jeune metteur en scène de 31 ans. Néanmoins, il occasionne une querelle profonde entre Tarantino et Avary, le premier ayant demandé au second de renoncer à être cocrédité pour le scénario et d'accepter à la place un crédit pour l'histoire[28].

Pulp Fiction permet à Tarantino d'être reconnu dans le milieu du cinéma. La même année il produit Killing Zoe de Roger Avary, puis il joue dans Desperado de Robert Rodriguez. En 1995, il réalise un épisode de la série Urgences et écrit et réalise un des quatre segments de Groom Service, film à sketch qui est un grave échec commercial[29] et critique[30]. En 1996 sort Une nuit en enfer, réalisé par Robert Rodriguez et écrit par Tarantino à l'époque ou il travaillait au vidéo-club. Tarantino a un des rôles principaux au côté de George Clooney. Le film connaît un succès commercial raisonnable[31] et reçoit des critiques plutôt positives[32] mais vaut à Tarantino une nomination pour le Razzie Award du pire second rôle masculin.

La traversée du désert[modifier | modifier le code]

En 1997, Tarantino effectue son grand retour à la réalisation dans Jackie Brown, hommage aux films de la blaxploitation, adapté du roman Punch créole d'Elmore Leonard[33]. Avec une distribution de stars composée de Pam Grier, Samuel L. Jackson (récompensé par l'Ours d'argent du meilleur acteur à Berlin) et Robert De Niro, ce film remporte cependant moins de succès que les précédents.

Après Jackie Brown, Tarantino se fait plus discret sur la scène médiatique et met plus de six ans avant de réaliser un nouveau long métrage. Pour certains, il a pris sa retraite et d'autres parlent d'un blocage créatif. Interrogé sur le sujet, Tarantino affirme qu'il a « ressenti le besoin de sortir de la célébrité » et de passer du temps à vivre la vraie vie, « celle qui est vécue », pour se ressourcer et nourrir son art[34]. Par ailleurs, il a une relation amoureuse avec l'actrice Mira Sorvino de 1996 à 1998 avant d'avoir une brève liaison avec Julie Dreyfus[35]. Il participe également à la production de quelques films (dont deux suites données à Une nuit en enfer) et passe beaucoup de temps à travailler sur le scénario d'un film de guerre, qui deviendra des années plus tard Inglourious Basterds[36].

Le retour[modifier | modifier le code]

En 2000, Tarantino revoit Uma Thurman, actrice dans Pulp Fiction. Ils décident de reprendre un projet évoqué dans Pulp Fiction[37], un film sur la vengeance inspiré par le western spaghetti, les films de kung fu et les films de sabres (chanbara) japonais, intitulé Kill Bill. Tarantino accorde la priorité à ce projet et passe presque toute l'année à écrire le scénario pour un tournage devant se dérouler initialement en 2001[37]. Mais Uma Thurman tombe enceinte et le tournage est décalé d'un an, débutant en juin 2002[38]. Prévu d'abord en un seul film, il sort finalement en deux parties, le volume 1 en novembre 2003, et le volume 2 en mai 2004, en raison des difficultés rencontrées pour couper des scènes afin que le film soit ramené à une longueur raisonnable[39]. Les deux films connaissent le succès aussi bien commercial que critique. Auparavant, Tarantino joue en 2002 dans deux épisodes de la série Alias avant de la retrouver dans deux autres épisodes en 2004.

Tarantino retrouve le goût de la réalisation et se retrouve impliqué dans plusieurs projets. En 2004, il réalise son rêve de jeune réalisateur en devenant le président du jury du Festival de Cannes 2004, qui récompense de la Palme d'or Fahrenheit 9/11 de Michael Moore. En 2005, Tarantino réalise une scène de Sin City de Robert Rodriguez et Frank Miller, celle dans la voiture entre Clive Owen et Benicio del Toro contre un cachet d'un dollar symbolique[40]. La même année, il réalise le double épisode final de la saison 5 de la série Les Experts, dont il imagine lui-même l'histoire. L'épisode réalise l'une des plus grosses audiences de la série en étant regardé par plus de 30 millions de téléspectateurs[41]. Il produit également Hostel de Eli Roth. Sur le plan privé, il a une relation amoureuse avec la réalisatrice Sofia Coppola de 2003 à 2004[35].

En 2007, il revient avec un nouveau projet en compagnie de son ami Robert Rodriguez. Il s'agit de Grindhouse, hommage aux films d'exploitation des années 1970 où chacun réalise un film séparé par de fausses bandes-annonces. Tandis que Rodriguez réalise Planète Terreur (où Tarantino joue un petit rôle), Tarantino réalise le second film, Boulevard de la mort, présenté en compétition au Festival de Cannes 2007. Réunis en un film aux États-Unis, ces deux films sortent séparément dans les pays non anglophones[42]. Ce projet est un échec commercial, même si Boulevard de la mort reçoit des critiques plutôt positives[43].

Le succès de Inglourious Basterds[modifier | modifier le code]

Quentin Tarantino et Diane Kruger à la 82e cérémonie des Oscars, le .

En 2008, Tarantino est choisi pour donner la leçon de cinéma au 61e Festival de Cannes[44]. À cette occasion, il annonce que son prochain film sera Inglourious Basterds et que celui-ci a pour cadre la Seconde Guerre mondiale. Il a commencé à écrire le scénario de ce film avant même de réaliser Jackie Brown[45] et envisageait depuis longtemps de le réaliser avant de le mettre de côté au bénéfice de Kill Bill[46], puis de Boulevard de la mort[47].

Le tournage commence en octobre 2008 en Allemagne et s'achève en décembre en France. Le film, qui prend une totale liberté avec la réalité historique et rend hommage au cinéma en général et au western spaghetti, aux films de guerre des années 1960 et au cinéma allemand des années 1920 et 1930 en particulier, est présenté en compétition au Festival de Cannes 2009. Brad Pitt, Mélanie Laurent, Diane Krüger et Christoph Waltz comptent parmi les têtes d'affiche. Le film est un grand succès commercial et bénéficie de critiques généralement positives. Inglourious Basterds est nommé à huit reprises aux Oscars 2010 (notamment dans les catégories du « Meilleur film » et du « Meilleur réalisateur »). Il vaut par ailleurs le Prix d'interprétation masculine à Cannes puis le Golden Globe et l'Oscar du meilleur second rôle masculin à l'Autrichien Christoph Waltz, inconnu en terre non-germanophone avant sa prestation de Hans Landa, chasseur de juifs cultivé, polyglotte et sadique.

En 2010, Tarantino préside la 67e édition de la Mostra de Venise. Son jury attribue le Lion d'or à Somewhere de Sofia Coppola, amie proche et ex-compagne du cinéaste. Ce dernier a par ailleurs vanté, le soir de la clôture, les qualités artistiques de son film[48]. La presse italienne accuse à cette occasion le réalisateur de favoritisme puisque deux autres amis proches de Tarantino, Álex de la Iglesia et Monte Hellman, sont récompensés à l'issue du festival[49].

Django Unchained[modifier | modifier le code]

En 2011, Tarantino annonce son nouveau film, Django Unchained, un hommage aux westerns spaghettis, notamment à Django de Sergio Corbucci, se situant dans le sud profond des États-Unis au temps de l'esclavage sur lequel il fait un important travail de recherche. Il y retrouve l'acteur autrichien Christoph Waltz ainsi que Samuel L. Jackson. Jamie Foxx tient le rôle principal de Django, un esclave affranchi, alors que Leonardo DiCaprio joue celui de l'antagoniste. Un temps annoncé, Kevin Costner renonce finalement au projet, remplacé par Kurt Russell, qui le quitte à son tour[50]. Le film sort aux États-Unis le [51] et le en France[52]. Le , l'œuvre, qui est un succès critique et public en Europe et en Amérique, gagne deux Oscars : Meilleur scénario original pour Tarantino et Meilleur second rôle masculin pour Waltz. Le metteur en scène et le comédien comptabilisent alors chacun leur second trophée dans ces catégories respectives, après avoir remporté les deux mêmes BAFTA et Golden Globes. Django Unchained détient en Chine le record de la plus brève sortie en salles, le film étant finalement retiré par la censure au bout d'une minute de projection malgré les coupures déjà subies[53].

The Hateful Eight[modifier | modifier le code]

Tarantino, qui avait annoncé en novembre 2013 que son prochain film serait un western, en termine l'écriture du scénario en janvier 2014. Ce western, sans rapport avec Django Unchained, a pour titre The Hateful Eight, clin d'œil au western The Magnificent Seven (Les Sept Mercenaires). Le début du tournage est prévu pour l'été 2014 pour une sortie l'année suivante[54]. En janvier 2014, une fuite du scénario s'étant produite, Tarantino, très déprimé par ce qu'il considère être une trahison, annonce qu'il renonce à réaliser le film pour passer à un autre projet[55]. Quelques jours plus tard, le réalisateur porte plainte et réclame un million de dollars de dommages et intérêts au site Gawker Media qui a contribué à faire circuler le scénario sur Internet, tous les liens diffusés ayant été supprimés depuis lors[56].

Le style Tarantino[modifier | modifier le code]

Féru de cinéma, Quentin Tarantino a créé un univers d'une violence extrême qu'il stylise et magnifie pour composer une esthétique sophistiquée, faisant de nombreuses références plus ou moins visibles au cinéma d'action de différents pays (en particulier, les films asiatiques comme les films de kung-fu et les films d'arts martiaux chinois ou encore les films de sabre japonais). On note, de plus, plusieurs analogies avec le cinéma de genre, la série B. et aussi des œuvres érotiques, notamment celles de Russ Meyer. Son style est à la fois admiré et décrié par la presse : certains médias lui reprochent une fascination malsaine pour la violence, une décontextualisation idéologique de sujets politiques ou historiques problématiques (la Shoah, l'esclavage américain etc.), un goût amoral du « cool », une recherche du plaisir immédiat pour le spectateur ou encore une vision réductrice de l'Histoire, vue uniquement par le prisme de l'histoire du cinéma[57]. Il lui est également parfois reproché un art de la citation proche du pillage, un goût de la virtuosité tapageuse et un mélange vertigineux de genres et de sous-genres qui resterait à la surface des choses[58].

Tarantino possède une immense culture cinématographique. C'est un fervent admirateur, entre autres, de Sergio Leone, qu'il cite comme son réalisateur préféré[59], Brian De Palma, Martin Scorsese, Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Melville, Robert Aldrich[59], Samuel Fuller[59], Sergio Corbucci[59] et Howard Hawks, et ce depuis qu'il fut employé de vidéo-club au Video Archives.

Il a déclaré que ses douze films préférés étaient[60] :

Parmi les vingt films qu'il préfère depuis qu'il a commencé sa carrière de réalisateur, il cite dans l'ordre de préférence[61] :

Tarantino porte une attention particulière au choix des musiques qui soutiennent l'action ; les bandes-sons de Pulp Fiction et de Kill Bill ont ainsi remporté un grand succès en dehors du film.

Son style se caractérise aussi par l'utilisation récurrente dans ses films de l'impasse mexicaine, c'est-à-dire une confrontation où personne ne peut gagner, comme dans la scène finale de Reservoir Dogs et la scène dans le bar dans Inglourious Basterds.

Ses films renvoient tous à une mythologie du cinéma, revisitant les archétypes du western, film noir, slasher, film de gangsters, film de sabre ou encore film de guerre pour jouer sur les codes de la représentation cinématographique. Ce procédé postmoderne, qui rompt avec tout effet de vraisemblance, renvoie l'exercice de réalisation à sa nature de spectacle et d'illusion[62]. Ainsi, Tarantino revendique-t-il la puissance libératrice du cinéma dont il se sert pour recréer le monde et l'histoire (élimination d'Hitler dans Inglourious Basterds ou des esclavagistes dans Django Unchained...). Par ce biais, il rend aussi plusieurs hommages à ceux qui ont motivé son désir d'être cinéaste, que ce soient des metteurs en scène ambitieux ou des objets pop (polars, bandes dessinées, cartoons, funk…)[58]. On remarque également chez lui un goût prononcé pour la culture populaire ainsi que pour l'humour noir, le décalage, l'absurde et le parodique[58]. Le réalisateur s'amuse souvent à mettre sur le même plan des actions spectaculaires, particulièrement sanguinolentes et des discussions soignées, volontairement longues, banales et crues, marquées par l'utilisation de l'argot et l'apparition progressive d'une menace sourde que conclut une effusion de violence[58].

Tarantino s'amuse par ailleurs beaucoup avec les identités graphiques du cinéma, alternant par exemple le noir et blanc et la couleur ou faisant appel à l'écran divisé, comme dans le premier volet de Kill Bill. Aussi, fait-il souvent référence aux défauts de production des films à petit budget, comme ceux des films d'exploitation, par l'utilisation de faux raccords, de rayures sur pellicule ou de parasites sur image comme dans Boulevard de la mort.

En outre, Tarantino porte une grande admiration aux femmes qui semblent être sa principale source d'inspiration :

« Dans la vie j'ai un grand respect pour les femmes. Je leur voue une admiration sans borne. (…) Les femmes ont bien plus de courage que les hommes. (…) Je fais en sorte que vous les chérissiez par mes yeux. Je construis l'intrigue de mes films autour d'elles pour magnifier leurs qualités et pour qu'elles donnent le meilleur d'elles-mêmes. (…) Je connais les femmes sur le bout des doigts. Ce qui me frappe chez elles, c'est leur franchise. Mais aussi leur façon très crue de parler sexe »

— Quentin Tarantino

Tarantino est aussi un des plus célèbres représentants du fétichisme des pieds féminins, avec des allusions dans plusieurs de ses films[63] (par exemple les gros plans sur les pieds nus d'Uma Thurman dans Kill Bill et Pulp Fiction ou sur ceux de Bridget Fonda dans Jackie Brown, le massage des pieds raconté par Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction, la scène du drugstore dans Boulevard de la mort, Christoph Waltz enlevant la chaussure de Diane Kruger dans Inglourious Basterds et le sommet de ce fétichisme dans Une nuit en enfer où Tarantino boit du whisky sur les pieds de Salma Hayek).

Tarantino a également dirigé la collection de DVD Rolling Thunder, qui disparut après avoir édité huit titres (dont Detroit 9000 et L'Au-delà). En , selon le Daily Telegraph et le vote des Britanniques, Quentin Tarantino arrive à la 100e place des « 100 génies vivants » de notre temps[64].

En août 1996, Tarantino a également créé son propre festival à Austin : le Quentin Tarantino Film Festival, qui présente sa propre collection de films, pour la plupart d'exploitation[65],[66].

Ses collaborateurs et partenaires[modifier | modifier le code]

Avec Robert Rodriguez[modifier | modifier le code]

Quentin Tarantino et Robert Rodriguez se sont rencontrés en 1992 au Festival international du film de Toronto alors qu'ils présentaient leur premier film respectif, Reservoir Dogs et El Mariachi. Leurs cultures cinématographiques et leurs sensibilités proches les amènent rapidement à nouer une relation amicale et professionnelle.

La première collaboration s'effectue en 1995 sur le deuxième film de Rodriguez, Desperado, où Tarantino apparaît le temps d'une scène (dans laquelle son long monologue a été écrit par ses soins). La même année, chacun réalise un des quatre segments (ou court métrage) du film à sketch Groom Service, tandis que les deux autres sont mis en scène par Allison Anders et Alexandre Rockwell.

Tarantino et Robert Rodriguez en 2007.

En 1996, Une nuit en enfer, leur thriller fantastique sort en salle. À l'origine, c'est Tarantino qui propose à son acolyte de réaliser ce film qu'il a écrit des années auparavant et qu'ils vont coproduire ensemble. Face à George Clooney et Juliette Lewis, chacun convoque des comédiens familiers à son univers comme Salma Hayek ou Danny Trejo pour Robert Rodriguez et Harvey Keitel pour Quentin Tarantino, qui lui-même y tient le rôle le plus important de sa carrière d'acteur. Suivront deux suites sorties directement en vidéo en 1999 et 2000, toujours coproduites par les deux amis mais écrites et réalisées par d'autres, et une série télé adaptée en 2014.

En 2004, Robert Rodriguez a composé la musique originale du film Kill Bill vol.2 pour un dollar symbolique. En échange, l'année suivante il a demandé à Quentin Tarantino de venir réaliser une séquence de son film Sin City adapté du comic book de Frank Miller (cette scène se déroule dans une voiture avec les acteurs Benicio Del Toro et Clive Owen). Selon Rodriguez, c'était aussi un moyen de prouver l'intérêt pratique d'un tournage de film en numérique à son ami qui n'accepte de tourner qu'en pellicule. Sur l'affiche du film Quentin Tarantino est cité comme "Special Guest Director" (réalisateur spécial invité).

En 2007, ils coproduisent et coréalisent un projet en hommage aux films d'exploitation et aux séances double feature de leur jeunesse. Intitulé Grindhouse (en référence aux salles de cinéma de type grindhouse) ce double programme présente d'abord un film de zombies : Planète Terreur de Robert Rodriguez, suivit d'un second film, un slasher : Boulevard de la mort de Quentin Tarantino. Plusieurs acteurs apparaissent dans les deux films (comme Michael Parks et Marley Shelton qui tiennent les mêmes rôles ou encore Rose McGowan et Tarantino lui-même) et entre chaque métrage sont diffusées de fausses bandes-annonces de films d'horreur réalisées par des habitués du genre (Rob Zombie, Eli Roth ou Edgar Wright). Suite à l'échec de Grindhouse dans les salles américaine, les deux films Planète Terreur et Boulevard de la mort ont été distribués séparément et dans des versions longues à l'international. Depuis, Robert Rodriguez a adapté sa fausse bande annonce diffusée au début de Grindhouse, Machete, en véritable film et de son côté, Quentin Tarantino a produit un film de genre grindhouse, Hell Ride, réalisé par Larry Bishop qu'il avait déjà engagé comme acteur dans Kill Bill vol.2.

Derrière la caméra[modifier | modifier le code]

Au fur et à mesure de sa carrière, Quentin Tarantino s'est entouré d'une équipe de collaborateurs qu'il retrouve à chaque nouveau film. Ainsi, le producteur Lawrence Bender a produit tous ses films (sauf Boulevard de la mort) et y a fait des petites apparitions, Sally Menke, décédée en 2010, a monté tous ses films de Reservoir Dogs à Inglourious Basterds, Harvey et Bob Weinstein ont distribué et produit tous ses films, et David Wasco a été le chef décorateur de presque tous ses films. Le directeur de la photographie Robert Richardson travaille également souvent avec lui depuis Kill Bill.

Devant la caméra[modifier | modifier le code]

Pour les acteurs, Quentin Tarantino a également ses « habitués » : Samuel L. Jackson a joué dans Pulp Fiction, Jackie Brown, Django Unchained, apparaît brièvement dans Kill Bill vol.2 et est le narrateur de la version originale de Inglourious Basterds. Il apparaît aussi dans True Romance (écrit par Tarantino) et avait même auditionné, sans succès, pour le rôle de Mr. Orange dans Reservoir Dogs ; Uma Thurman a joué dans Pulp Fiction et dans les deux volets de Kill Bill ; Harvey Keitel a joué dans Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Une nuit en enfer (écrit, produit et avec Tarantino) et incarne la voix d'un officier au téléphone dans la version originale de Inglourious Basterds ; Michael Madsen a joué dans Reservoir Dogs, les deux Kill Bill et Hell Ride (produit par Tarantino) ; Tim Roth a joué dans Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Groom Service ; Christoph Waltz a joué dans Inglourious Basterds et Django Unchained ; Michael Parks joue le même Texas Ranger, Earl McGraw, dans Une nuit en enfer, Kill Bill vol.1, Boulevard de la mort et Planète Terreur (avec et produit par Tarantino). Il incarne aussi un autre personnage dans Kill Bill vol.2 et apparaît dans Django Unchained ; Michael Bacall a joué dans Boulevard de la mort, Inglourious Basterds, Django Unchained et dans un épisode des Experts qui fut réalisé par Quentin Tarantino ; Bruce Willis joue dans Pulp Fiction, Groom Service et Planète Terreur ; Le réalisateur Eli Roth (pour lequel Tarantino a produit certains films) a joué dans Boulevard de la mort et Inglourious Basterds.

Box-office[modifier | modifier le code]

Film Budget Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la France France Monde Monde
Reservoir Dogs (1992) 1 200 000 $[67] 2 832 029 $[67] 310 398 entrées[67] 22 032 029 $[67]
Pulp Fiction (1994) 8 000 000 $[68] 107 928 762 $[69] 2 864 640 entrées[68] 213 928 762 $[69]
Jackie Brown (1997) 12 000 000 $[70] 39 673 162 $[69] 1 335 402 entrées[70] 84 473 162 $[70]
Kill Bill: Vol. 1 (2003) 30 000 000 $[71] 70 099 045 $[69] 1 951 500 entrées[72] 180 949 045 $[69]
Kill Bill: Vol. 2 (2004) 30 000 000 $[73] 66 208 183 $[69] 1 465 940 entrées[73] 152 159 198 $[69]
Boulevard de la mort (2007) 53 000 000 $[74],[75] 25 031 037 $[74],[75] 627 459 entrées[76] 50 187 789 $[74]
Inglourious Basterds (2009) 70 000 000 $[77] 120 540 719 $[69] 2 847 740 entrées[77] 321 455 689 $[69]
Django Unchained (2012) 100 000 000 $[78] 162 805 434 $[69] 4 292 940 entrées[78] 422 805 434 $[69]

Projets[modifier | modifier le code]

Tarantino est un réalisateur qui communique très peu sur ses futurs projets et il est assez difficile de se retrouver entre les vraies informations, les rumeurs lancées par les nombreux fans et les projets avortés. En plus de cela, son travail constant sur plusieurs pistes cinématographiques rend difficile à discerner tous les projets sur lesquels il travaille. De manière générale, l'abondante culture cinématographique de Tarantino nourrit ses projets, toujours originaux, à l'exception de Jackie Brown, adapté du roman Punch créole d'Elmore Leonard.

Projets évoqués[modifier | modifier le code]

Faster, Pussycat! Kill! Kill!

Quentin Tarantino a annoncé qu'il n'était pas contre le fait de réaliser un remake du Faster, Pussycat! Kill! Kill! de Russ Meyer, sorti en 1965, et le nom de Britney Spears a été évoqué pour le rôle d'une stripteaseuse lesbienne virtuose du revolver[79].

Dracula

Quentin Tarantino pourrait réaliser une nouvelle adaptation du roman Dracula dans les années à venir, comme le laissent entendre des rumeurs concernant un voyage qu'il a fait en Autriche pour des repérages[80].

Killer Crow

Tarantino a aussi pour projet une « trilogie de la vengeance », se déroulant durant certains points clé de l'histoire (en particulier des États-Unis). Déjà entamée avec Inglourious Basterds et Django Unchained, ce troisième film s'intitulerait Killer Crow, un spin off à Inglourious Basterds racontant la persécution des soldats noirs durant la Seconde Guerre mondiale. Ceux-ci essayeront plus tard de rejoindre la Suisse, ce ne serait que la première partie du scénario. On pourrait notamment y retrouver le personnage de l'Ours juif interprété par Eli Roth dans Inglourious Basterds[81].

Projets abandonnés[modifier | modifier le code]

Tarantino avait évoqué l’idée de réaliser un film intitulé The Vega Brothers. Michael Madsen et John Travolta auraient repris leurs rôles respectifs de Vic Vega (alias M. Blonde dans Reservoir Dogs) et Vincent Vega (le gangster maladroit dans Pulp Fiction). Ce film aurait donc mis en avant le lien de fraternité entre les deux gangsters. Mais le projet n'a jamais abouti, en partie en raison du changement de l'aspect physique des deux acteurs avec le temps[82]. De plus ce devait être à l'origine Michael Madsen qui devait jouer le rôle de Vincent Vega dans Pulp Fiction[83].

De nombreux projets ont entouré Kill Bill. Le producteur exécutif des deux premiers volets, E. Bennett Walsh, évoque en 2007 un troisième et quatrième volumes que pourrait réaliser Tarantino d'ici 2014[84]. Un prequel en film d'animation sur les relations passées entre Bill et Beatrix Kiddo a également été évoqué[85]. Le volet 3 serait axé sur les vengeances parallèles de Sophie Fatale et d'Elle Driver, désormais aveugle, le volet 4 sur les vengeances des filles respectives de Beatrix Kiddo (B.B.) et de Vernita Green (Vicky, dont la mère a été tuée sous ses yeux)[84] ; les deux volets pourraient aussi fusionner en un unique film. Lors de la promotion de Django Unchained, Tarantino mentionne dans une interview qu'il n'y aura probablement pas de suite à Kill Bill[86]. Il déclare l'année suivante que ce projet est définitivement abandonné[87].

Controverses[modifier | modifier le code]

Accusations de racisme par Spike Lee[modifier | modifier le code]

Spike Lee a vivement critiqué Tarantino pour l’utilisation d'expressions à connotation raciste dans ses films, particulièrement le mot nègre que l’on retrouve souvent dans True Romance, Pulp Fiction, Jackie Brown, Reservoir Dogs, Inglourious Basterds ou encore Django Unchained. Dans une interview donnée au magazine américain Variety, Spike Lee a déclaré : « Je ne suis pas contre ce mot… et je l’utilise, mais Quentin est obsédé par ce mot. Que cherche-t-il ? À être considéré comme Noir ? »[88]

Samuel L. Jackson, qui fut dirigé par Lee (Jungle Fever) et Tarantino (Pulp Fiction, Jackie Brown, Django Unchained), défend ce dernier. Pour la présentation de Jackie Brown au Festival international du film de Berlin, Jackson répond aux critiques de Spike Lee en déclarant : « Je ne pense pas que le mot soit offensant placé dans le contexte du film. Les artistes noirs pensent qu’ils sont les seuls autorisés à utiliser ce mot. Jackie Brown est un superbe film rendant hommage aux films de la Blaxploitation. C’est un bon film, chose que Spike n’a pas faite depuis quelques années. »[89]

Tarantino a défendu son utilisation de ce mot, arguant que le public noir apprécie ses films inspirés de la blaxploitation, ce qui échappe à certains de ses critiques, et qu’en fait, Jackie Brown était à l’origine conçu pour un public noir[90]. Il explique aussi que, s'il avait été noir, la question n'aurait jamais été soulevée et il revendique son droit à faire parler ses personnages selon la personnalité qu'il leur donne et qu'il pense être la bonne[91].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Cinéma
Télévision

Scénariste[modifier | modifier le code]

Cinéma
Télévision
  • 2005 : Les Experts : Jusqu'au dernier souffle 1 et 2 (Grave Danger Vol. 1 and 2) (saison 5, épisode 24 et 25)

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma
Télévision
  • 1988 : Les Craquantes : Le Mariage de Sophia - 1re partie (Sophia's Wedding (Part 1)) (saison 4, épisode 6) : Elvis Impersonator
  • 2002 : Alias : Jeux Dangereux 1 et 2 (The Box 1 and 2) (saison 1, épisodes 12 et 13) : McKenas Cole
  • 2004 : Alias : Passé recomposé (Full Disclosure) (saison 3, épisode 11) : McKenas Cole
  • 2004 : Alias : Nid d'aigle (After Six) (saison 3, épisode 13) : McKenas Cole
Doublage français

Producteur[modifier | modifier le code]

Cinéma

Directeur de la photographie[modifier | modifier le code]

Cinéma

Monteur[modifier | modifier le code]

Cinéma

Récompenses[modifier | modifier le code]

Reservoir Dogs

Pulp Fiction

Jackie Brown

Kill Bill vol. 1

Kill Bill vol. 2

Inglourious Basterds

Django Unchained

Prix spéciaux

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  8. Morsiani 2011, p. 18-19
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  11. a et b Morsiani 2011, p. 19
  12. Charyn 2009, p. 55
  13. « True Romance - Les Origines du scénario », Metropolitan Filmexport, 2004, DVD
  14. a et b Morsiani 2011, p. 21
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

en français

  • Emmanuel Burdeau et Nicolas Vieillescazes (dir), avec des textes de Hervé Aubron, Pascal Bonitzer, Emmanuel Burdeau, Éric Chauvier, Marie Gil, Noémie Luciani, Patrice Maniglier, Jean Narboni, Corinne Rondeau et Nicolas Vieillescazes, Quentin Tarantino. Un cinéma déchaîné, Paris, Capricci/Les Prairies ordinaires,‎ 2013, 162 p. (ISBN 978-2-918040-59-0)
  • Jerome Charyn, Tarantino, Paris, Denoël,‎ 2009, 192 p. (ISBN 978-2-207-25709-8)
  • Jean-Pierre Deloux, Quentin Tarantino, fils de pulp, Paris, Fleuve noir,‎ 1998, 270 p. (ISBN 2-265-06520-X)
  • Alberto Morsiani, Quentin Tarantino : film après film, scène par scène, une incursion dans les intrigues violentes du réalisateur le plus transgressif du jeune cinéma américain, Rome, Gremese, coll. « Les grands cinéastes »,‎ 2011, 160 p. (ISBN 978-8873017202)
  • Gérard Pangon, Aurélien Ferenczi, Quentin Tarantino : 1994, Paris, Arte éd. : Mille et une nuits,‎ 1997, 63 p. (ISBN 2-84205-286-2)
  • Yannick Surcouf, Quentin Tarantino : d'Alabama à Killong Zoe, Paris, Méréal,‎ 1998, 192 p. (ISBN 2-909310-70-1)
  • Célia Sauvage, Critiquer Quentin Tarantino est-il raisonnable ?, Paris, Vrin,‎ 2013, 120 p. (ISBN 978-2-7116-2474-4)

en anglais

  • (en) Aaron Barlow, Quentin Tarantino: Life at the Extremes, Praeger,‎ 2010, 187 p. (ISBN 031338004X)
  • (en) Alan Barnes, Tarantino A to Zed: The Films of Quentin Tarantino, B.T. Batsford,‎ 2000, 192 p. (ISBN 978-0713484571)
  • (en) Jami Bernard, Quentin Tarantino: The Man and His Movies, Harper Perennial,‎ 1995, 272 p. (ISBN 978-0060951610)
  • (en) Jeff Dawson, Quentin Tarantino: The Cinema of Cool, Applause,‎ 1995, 214 p. (ISBN 1557832277)
  • (en) Richard Greene, K. Silem Mohammad, Quentin Tarantino and Philosophy, Chicago, Open Court Books,‎ 2007, 392 p. (ISBN 0812696344)

Scénarios publiés

  • Reservoir Dogs (Reservoir Dogs, 1992) suivi de True Romance (True Romance, 1993) / trad. Carole d'Yvoire. Paris : 10-18, 1995, 320 p. (Domaine étranger ; 2697). (ISBN 2-264-02314-7)
  • Tueurs nés (Natural Born Killers) / novélisation du film par John August et Jane Hamsher ; d'après le scénario de Quentin Tarantino. Paris : Pocket, 1994, 222 p. (Pocket ; 4271). (ISBN 2-266-06345-6)
  • Pulp Fiction : trois histoires... pour une histoire... (Pulp Fiction, 1994) / avec Roger Roberts Avary. Paris : 10/18, 1995, 222 p. (Domaine étranger ; 2642). (ISBN 2-264-02216-7)
  • Le Grand Frisson (The Man from Hollywood, 1995). In Four Rooms / Quentin Tarantino, Alison Anders, Alexandre Rockwell, Robert Rodriguez ; trad. Viviane Mikhalkov. Paris : 10/18, 1996, 192 p. (Domaine étranger ; 2698). (ISBN 2-264-02359-7)
  • Une nuit en enfer (From Dusk till Dawn, 1995) / d'après une histoire de Robert Kurtzman ; trad. Carole d'Yvoire. Paris : 10-18, 1996, 152 p. (Domaine étranger ; 2800). (ISBN 2-264-02430-5)
  • La Montre (The Watch, 1996) (in Pulp Frictions, Librairie des Champs-Élysées “Pulp série” no 9, 1998). Il s'agit en fait d'une séquence du scénario de Pulp fiction.
  • Jackie Brown (Jackie Brown, 1997) / d’après le roman Punch Créole de Elmore Leonard ; trad. Carole d'Yvoire. Paris : 10-18, 1998, 234 p. (Domaine étranger ; 2854). (ISBN 2-264-02726-6)
  • Inglourious Basterds / trad. Nicolas Richard. Paris : Robert Laffont, 2009, 259 p. (Pavillons poche). (ISBN 978-2-221-11323-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]