Danielle Darrieux

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Danielle Darrieux

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Danielle Darrieux dans L'Affaire Cicéron (1951).

Nom de naissance Danielle Yvonne Marie Antoinette Darrieux
Naissance 1er mai 1917 (97 ans)
Bordeaux, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Chanteuse
Films notables Mayerling
Battement de cœur
Premier rendez-vous
La Vérité sur Bébé Donge
Madame de...
Le Rouge et le Noir
Marie-Octobre
Les Demoiselles de Rochefort
Une chambre en ville
Le lieu du crime
Huit femmes
Pièce montée

Danielle Darrieux, née le 1er mai 1917 à Bordeaux, est une actrice française.

En huit décennies de carrière, Danielle Darrieux a traversé l’histoire du cinéma parlant et a une carrière parmi les plus longues du cinéma. Elle est aujourd'hui l'une des dernières actrices mythiques du cinéma mondial.

Comédienne, elle a abordé tous les genres depuis les jeunes filles ingénues dans des comédies musicales « à la française », aux jeunes filles romantiques de drames historiques, la Marie Vetsera de Mayerling (1936) d’Anatole Litvak et la Catherine Yourevska de Katia (1938) de Maurice Tourneur, en passant par les mélodrames et les comédies d’Henri Decoin dont Abus de confiance (1938), Retour à l'aube (1938), Battement de cœur (1939), Premier rendez-vous (1941), Occupe-toi d'Amélie (1949) de Claude Autant-Lara, La Vérité sur Bébé Donge (1952) de Decoin et surtout les films de Max Ophüls. Après la bourgeoise de La Ronde, Ophüls lui fera jouer une prostituée dans Le Plaisir et enfin lui offrira son plus beau rôle dans Madame de...

La comédienne, 20 ans avant Brigitte Bardot, va imposer les initiales de son prénom et de son nom : DD[1],[2],[3],[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Danielle Darrieux voit le jour en 1917 à Bordeaux au sein d’une famille de mélomanes, mais passe son enfance à Paris.

La mort prématurée de son père contraint sa mère à donner des leçons de chant pour subsister.

Danielle Darrieux en retire très tôt un goût prononcé pour la musique. Elle est dotée d’une voix menue, mais juste et claire. Elle prend également des cours de violoncelle et de piano, entrant même au Conservatoire de musique (études de violoncelle).

Ses débuts[modifier | modifier le code]

C’est par l’intermédiaire du mari d’une élève de sa mère, Marie Serta, qu’elle apprend que deux producteurs, Delac et Vandal, recherchent une héroïne d'environ treize ou quatorze ans pour leur prochain film. Elle se présente et passe des essais aux studios d’Épinay qui se révèlent concluants[5]. Elle débute à 14 ans pour un premier rôle dans Le Bal (1931) de Wilhelm Thiele et, tout de suite, séduisant les producteurs par son allant et sa spontanéité, elle décroche un contrat de cinq ans.

Elle ne pensait pas initialement exercer le métier d'actrice, et n'a jamais pris de cours d'art dramatique.

Sa carrière commence avec des rôles de gamine facétieuse et fantasque aux côtés d'acteurs populaires du cinéma français d'avant-guerre : Jean-Pierre Aumont, Henri Garat, Pierre Mingand et surtout Albert Préjean avec qui elle forme, en six films, le couple de charme des comédies musicales françaises des années 1930 (La crise est finie, Dédé, Quelle drôle de gosse...).
Dès son premier film, elle chante et interprète, dans bon nombre de ses films (bien souvent dans des compositions de Georges Van Parys), des chansons populaires qui deviendront des succès : La crise est finie, Un mauvais garçon, Une charade et Premier rendez-vous.

Durant cette période, elle a aussi tourné dans le film Mauvaise graine (1933), réalisé par un scénariste autrichien exilé, fuyant l’Allemagne nazie, Billy Wilder. Un film tourné dans les rues de Paris en décors naturels. « C’était une sorte de film d’avant-garde » dira Wilder[6].

Elle devient, en 1935, l'épouse du réalisateur Henri Decoin, rencontré un an plus tôt lors du tournage de L'Or dans la rue[7]. Il lui fait tourner des comédies comme J'aime toutes les femmes, Le Domino vert, Mademoiselle ma mère...

On la surnomme alors « la fiancée de Paris[8] » et elle rencontre déjà le succès : « Le succès, c’est un mystère, j’ai réussi peut-être parce que mon personnage n’était pas courant sur les écrans : je veux dire par là que je n’étais simplement qu’une jeune fille, alors que les autres gamines de quatorze ans jouaient déjà à la vamp[8]. »

Toujours en 1935, Anatole Litvak lui offre un rôle plus dramatique : dans Mayerling, elle interprète une fragile et touchante comtesse Marie Vetsera aux côtés de Charles Boyer, déjà star en Amérique du Nord. Le film connaît un succès mondial qui lui ouvre les portes d’Hollywood. Danielle Darrieux qui signe un contrat de 7 ans avec les studios Universal. Accompagnée de son mari, elle s’embarque pour Hollywood et tourne son premier film américain en 1938, La Coqueluche de Paris avec Douglas Fairbanks Jr.. Nino Frank, journaliste, déclara : « Danielle Darrieux débute à Hollywood et elle le fait avec une grâce extrêmement nuancée, un charme dépourvu de timidité, un talent qui enchante parce qu’elle est à l’aise et ne le brandit pas comme un drapeau[8]. »

Mais très vite Danielle Darrieux s’ennuie à Hollywood et préfère casser son contrat pour rentrer en France.

Entre-temps, Danielle Darrieux a déjà tourné un film de Maurice Tourneur, Katia qui exploite le succès et la magie de Mayerling. Henri Decoin confirmera également le talent dramatique de Danielle Darrieux avec Abus de confiance et Retour à l'aube, et surtout, profitant de son expérience acquise aux États-Unis, il tourne Battement de cœur.

Danielle Darrieux déclare à propos de Henri Decoin : «…J’ai toujours eu une absolue confiance en lui et je lui ai obéi en tout. Sans ses conseils, son flair et son appui, je serais sans aucun doute restée une jolie fille chantant et bêtifiant dans des productions mineures et j’aurais probablement quitté le métier assez rapidement. Il a su me mettre en valeur et me persuader que je pouvais jouer de grands rôles dramatiques. Il a même écrit pour moi, m’imposant ainsi dans un emploi où personne ne m’imaginait et ne me voulait. Il m’encourageait quand je perdais confiance ou quand je voulais abandonner. C’est à lui et à lui seul, que je dois d'être ce que je suis devenue[5]. »

Les trois derniers films de Decoin sont des succès et Darrieux est l’une des vedettes les plus populaires du moment.

« ...Le public plébiscite, ovationne Danielle Darrieux. Les femmes portent à son instar des cravates, des jupes souples, les cheveux ondulés et libres sur les épaules... N’est-elle pas (sondage de la Cinématographie française) la plus populaire des vedettes ? N’est-elle pas copiée par toutes les jeunes femmes et jeunes filles qui voudraient posséder son aisance, sa joyeuseté, son élégance jamais tapageuse, toujours dans le vent[9] ? »

Darrieux tourne un nouveau film avec Decoin, Coup de foudre, mais la guerre est déclarée et le film interrompu restera inachevé.

Les années de guerre[modifier | modifier le code]

Divorcée d’Henri Decoin en 1941, avec qui elle conservera toujours des relations amicales, Danielle accepte, la même année, de tourner dans Premier rendez-vous pour la Continental. « Comme j’avais – à l’instar de beaucoup de mes camarades – tourné en Allemagne avant la guerre, je n’avais pas une idée bien précise de ce que représentait cette compagnie[5]. » Le film et la chanson-titre connaissent un succès énorme.

Elle se remarie en 1942 avec Porfirio Rubirosa, rencontré dans le Midi de la France, ambassadeur de la République dominicaine, il sera soupçonné d’espionnage contre l’Allemagne au point d’y être interné. Alfred Greven, directeur de la Continental, fait subir des pressions à Danielle Darrieux au point d’exiger d’elle, si elle ne veut pas que « la personne qui lui était chère eût de gros ennuis[5] », de tourner deux autres films Caprices et La Fausse maîtresse pour la compagnie.

Elle fit également partie du voyage à Berlin en mars 1942 en compagnie d’autres acteurs français sous contrat avec la Continental dont Albert Préjean, René Dary, Suzy Delair, Junie Astor et Viviane Romance[10],[11]. Dans un documentaire diffusé sur ARTE au début des années 1990, elle déclarait qu’elle n'était partie en Allemagne, qu'après un accord avec les Allemands, en ayant l'assurance de rencontrer son mari Porfirio Rubirosa qui y était incarcéré. Une fois son mari libéré, Danielle rompt son contrat avec la Continental et passe la fin de la guerre en résidence surveillée à Megève puis, sous un faux nom, dans la région parisienne. Elle ne fut que peu inquiétée à la Libération.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Après trois années d’interruption, Danielle Darrieux revient à l’écran décidée à tourner la page des rôles de jeunes filles écervelées de ses débuts. Après quelques années un peu grises, elle se remarie une troisième et dernière fois avec Georges Mitsinkidès en 1948, et commence pour elle une seconde carrière[12].

Après quelques films mineurs, Jean Cocteau, pour laquelle il envisagea quelques années plus tôt d’adapter La Princesse de Clèves[13], fait appel à elle pour interpréter la reine d’Espagne dans Ruy Blas (1948) de Pierre Billon avec Jean Marais. Mais c’est Claude Autant-Lara qui, l’employant différemment, lui donne l’occasion de renouer avec le succès avec trois films, un vaudeville Occupe-toi d'Amélie (1949), où elle joue une femme entretenue de la Belle Époque, dans Le Bon Dieu sans confession (1953) où rouée et ambiguë elle interprète la garce assumée et Le Rouge et le Noir.

À nouveau, Henri Decoin la sollicite et l’impose dans un rôle très noir La Vérité sur Bébé Donge (1952) avec Jean Gabin où elle incarne une épouse aimante et bafouée qui devient une meurtrière statufiée. Elle fera deux autres films avec Decoin, un polar Bonnes à tuer et un film historique, L'Affaire des poisons où elle incarne Madame de Montespan.

Dans les années 1950, elle retrouve Hollywood pour quelques films. Elle chante et danse dans une comédie musicale aux côtés de Jane Powell dans Riche, jeune et jolie. Elle est choisie par Joseph Mankiewicz pour incarner la comtesse Anna Slaviska dans L'Affaire Cicéron avec James Mason, elle joue également la mère de Richard Burton (pourtant son cadet de 7 ans seulement) dans Alexandre le Grand (1956) de Robert Rossen.

Un grand directeur d’actrices va exploiter son talent de tragédienne[14] et revenu de son exil américain, Max Ophüls fait de Darrieux, au début des années 1950, son égérie. Elle tourne dans trois films majeurs : La Ronde (1951) où elle incarne une épouse infidèle que ni son mari ni son amant ne parviennent à satisfaire ; Le Plaisir (1952) et surtout Madame de... Film qui commence comme une comédie légère et sombre dans le drame. Danielle Darrieux y est comparée à Dietrich et à Garbo[15].

Karl Guérin écrira sur cette collaboration :

« ...de La Ronde au Plaisir, du Plaisir à Madame de..., les personnages interprétés par Danielle Darrieux découvrent la réalité du masque social dont ils finissent par être les victimes. Errant au milieu de tous les bonheurs possibles et jamais réalisés, celle qui fut la plus célèbre ingénue du cinéma français semble de film en film découvrir avec naïveté et étonnement l’univers des sensations et des passions. Parvenir à animer d’un frémissement ce visage et ce corps si ordinairement élégants, parvenir à attirer à la lumière du jour un peu de la femme dissimulée derrière l’image frivole et rassurante chère à l’actrice : voilà l’indice d’un certain plaisir ophulsien dont Danielle Darrieux fut plus que tout autre la victime consentante[16]. »

Elle tourne aussi avec les plus grands acteurs de l’époque Jean Gabin, Jean Marais, Jeanne Moreau, Bourvil, Fernandel, Louis de Funès, Alain Delon, Jean-Claude Brialy, Michèle Morgan, Michel Piccoli... Elle donne également la réplique à Gérard Philipe dans deux adaptations de classiques de la littérature, en amoureuse éplorée dans Le Rouge et le Noir (1954) de Claude Autant-Lara d’après Stendhal et en femme d’affaires mêlant autorité et séduction dans Pot-Bouille (1957) de Julien Duvivier d’après Zola, deux énormes succès.

Sous la direction de Duvivier[17], elle est entourée d’acteurs comme Paul Meurisse, Lino Ventura, Serge Reggiani, Bernard Blier... dans un huis clos dramatique, Marie-Octobre (1959). Elle tournera encore avec Marcel L'Herbier, Sacha Guitry, Christian-Jaque, Marc Allégret, Henri Verneuil...

Les années 1960[modifier | modifier le code]

La nouvelle vague la fait tourner, Claude Chabrol dans Landru (1962) et Jacques Demy dans Les Demoiselles de Rochefort (1967). Elle reste, dans cette comédie musicale, la seule comédienne non doublée au chant.

Parallèlement, elle retourne au théâtre. Après avoir fait ses débuts en 1937 dans une pièce d’Henri Decoin Jeux Dangereux et quelques pièces au cours des deux décennies suivantes (Sérénade à trois de Noel Coward, Faisons un rêve de Sacha Guitry...), Françoise Sagan, scénariste du Landru de Chabrol, lui offre un rôle en or en 1963, dans La Robe mauve de Valentine.

Dominique Delouche, jeune cinéaste, la sollicite pour deux films, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (1968), un film que Max Ophüls voulait déjà tourner avec elle et Divine (1975), une comédie musicale.

Jacques Demy reprend le projet d’un film abandonné sept ans plus tôt, Une chambre en ville. Apprenant cela, Danielle Darrieux contacte le réalisateur, démarche qu’elle n’avait jamais entreprise pour aucun film, en espérant interpréter la Baronne Margot Langlois prévue auparavant pour Simone Signoret. Demy, qui s’était toujours promis de retrouver l’actrice, n’osait pas la solliciter pour incarner le rôle d’une alcoolique. Danielle Darrieux effectue son retour pour ce film, un drame social entièrement chanté (seule Danielle Darrieux et Fabienne Guyon chantent avec leur propre voix), succès critique mais échec public. À Jacques Demy, en 1982, elle a précisé : « Je suis un instrument, il faut savoir jouer de moi, alors on sait en jouer ou on ne sait pas. » « Un instrument, oui, rétorquera Demy, mais un Stradivarius[18]. »

Paul Vecchiali la dirige dans En haut des marches (1983). Elle y incarne le premier rôle d’une institutrice, très proche de la propre mère du cinéaste, qui revient à Toulon quinze ans après la guerre et affronte les souvenirs liés à la mort de son mari, accusé de collaboration et assassiné à la Libération. Elle y chante trois chansons. Danielle Darrieux avait déjà fait une apparition dans son premier film Les Petits drames et le retrouvera plus tard dans un téléfilm de 1988 avec Annie Girardot, Le Front dans les nuages.

André Téchiné, après un projet avorté Les Mots pour le dire, parvient à réunir Catherine Deneuve et Danielle Darrieux dans Le Lieu du crime (1986).

Par la suite Benoît Jacquot lui donne le rôle d'une vieille excentrique qui veut venger la mort de son amie dans Corps et biens, Claude Sautet la hisse en directrice d’une chaîne de magasins, mère de Daniel Auteuil dans Quelques jours avec moi, elle retrouve deux amies complices de toujours, Micheline Presle et Paulette Dubost, dans Le Jour des rois.

Danielle Darrieux redouble d’activité dans les années 2000, outre le succès au théâtre avec Oscar et la Dame rose, François Ozon lui fait tourner son 106e film, qui marque ses soixante-dix ans de carrière, et en fait l'une des suspectes de Huit Femmes. Mère de Catherine Deneuve pour la troisième fois, elle y chante le poème d'Aragon mis en musique par Georges Brassens, « Il n'y a pas d'amour heureux ». En 2006, Danielle Darrieux joue un premier rôle dans Nouvelle chance d'Anne Fontaine aux côtés d'Arielle Dombasle et à 90 ans elle est la victime du film L'Heure zéro adaptation d’un roman d’Agatha Christie. En 2008, elle prévoit de remonter une dernière fois sur scène pour jouer La Maison du lac au côté de Jean Piat mais une chute lors des dernières répétitions l'amène à renoncer à ce projet. En 2009, à 92 ans, elle accepte de tourner dans le nouveau film de Denys Granier-Deferre intitulé Une pièce montée au côté de Jean-Pierre Marielle.

Elle fit aussi un tour de chant en 1967. À partir des années 1970, Danielle Darrieux partage équitablement sa carrière entre théâtre, télévision et cinéma. Une de ses fiertés théâtrales est d’avoir joué et chanté en anglais à Broadway en 1970, dans la comédie musicale Coco interprétant le rôle de Coco Chanel qui avait été joué auparavant par son idole Katharine Hepburn. La critique new-yorkaise salua sa performance[19]. « […] Je reprenais le rôle de Coco Chanel, que Katharine Hepburn, mon idole, avait tenu durant sept mois […] C’est la seule personne à qui j’ai demandé un autographe. Je l’adorais. À mes yeux, il n’y avait personne de plus talentueux qu’elle. Dès mon arrivée à New York, elle a été adorable. Elle m’a emmenée dîner chez elle et m’a offert deux tailleurs Chanel. « Je ne m’habille jamais comme ça », m’a-t-elle expliqué. « Moi non plus ! », lui ai-je répondu. On était parfaites pour ce rôle toutes les deux[20] ! »

Elle est chevalier de la Légion d'honneur et officier des Arts et des Lettres. Elle a reçu en 1955, 1957 et 1958 la Victoire de la meilleure comédienne du cinéma français[21].

Elle est également lauréate d'un César d'honneur reçu en 1985, d'un Molière d'honneur décerné en 1997 et en 2003 d'un Molière de la Meilleure comédienne dans Oscar et la Dame rose ainsi qu'un Sept d'or en 1995 comme Meilleure comédienne pour Jalna et un Globe de Cristal d'honneur en 2010.

Hommages[modifier | modifier le code]

Danielle Darrieux en 2008.

Un hommage lui a été rendu à la Cinémathèque française à Paris du 7 janvier au 2 mars 2009, avec une programmation spéciale de plus de 90 films de sa filmographie.
Un autre hommage lui a été rendu par Michel Drucker dans l'émission Vivement dimanche enregistrée le 24 février 2010, au cours de laquelle elle était entourée d'amis tels que Paulette Dubost et Charles Aznavour.

Citations[modifier | modifier le code]

  • Danielle Darrieux : « Je suis légère, je suis une actrice légère, je ne suis pas une femme légère, mais je jouais les femmes légères, on m'en a donné beaucoup à jouer, c'est drôle d'ailleurs, parce que je suis le contraire d'une femme légère, mais j'aime bien me donner l'apparence de cela. »[22]
  • Danielle Darrieux : «…Max Ophüls adorait noyer les dialogues, étouffer les fins de phrase, ne faire entendre qu'un mot sur trois. « Comme dans la vie », disait-il. C'est ainsi que le bruit d'un fiacre, une conversation mondaine ou encore une musique couvrent toujours le nom de famille de Madame de... »[5]
  • « Quelle sublime comédienne, me disait Max Ophüls, regardez ce tendre mouvement de l'épaule ! Regardez ses yeux mi-fermés ! Et ce sourire… oui, son sourire qui ne sourit pas, mais qui pleure ! Ou qui fait pleurer… J’adore travailler avec elle ! Elle sait parfaitement s’imbiber de mes conceptions, comme une idéale éponge intellectuelle, pour les faire égoutter ou, s’il faut, les déverser dans les scènes à jouer, avec une précision de mathématicien… Je l'adore[23] ! »
  • «…Son jeu ne se départit jamais d’un certain détachement, une sorte d’underplaying très moderne qui minore tous les affects, nuance la tristesse de sérénité et la joie de mélancolie[24]. » Jean-Marc Lalanne
  • Catherine Deneuve : « Danielle est une femme que j'adore. Je répète toujours qu'elle est la seule qui m'empêche d'avoir trop peur de vieillir. Elle n'est pas une vieille dame. Je la trouve désirable avec sa voix charmeuse, sa démarche de jeune femme, cette grâce inégalée. Je garde un souvenir ébloui du film de Téchiné Le Lieu du crime. Je jouais sa fille, comme dans Les Demoiselles de Rochefort. Je rêve encore de la retrouver[25]. »
  • Anne Fontaine (réalisatrice de Nouvelle chance) : « Elle était étonnée qu'un metteur en scène de ma génération puisse penser à elle pour un tel personnage. Étrange coïncidence, elle avait d'ailleurs déjà croisé ce rôle plusieurs fois. J'ai été complètement charmée par sa personnalité, son énergie, le mélange de joie, de gaieté et de mélancolie totalement surmontée. Danielle est entièrement tournée vers l'avenir, elle a un rapport unique au temps[26]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms, séries et feuilletons

Théâtre[modifier | modifier le code]

Chansons et discographie[modifier | modifier le code]

  • « Récemment, Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises. Ce garçon a bonne mémoire : l’hirondelle Darrieux, qui fit le printemps du cinéma français ne charma pas que la pellicule, mais aussi la bande-son. C’est qu’à l’époque, peu après les débuts balbutiants du cinéma parlant, la chanson y allait de soi. Et la jeune Bordelaise, fille d’une pianiste et chanteuse, elle-même pianiste et violoncelliste, orna de son timbre ailé bien des scénarios plus ou moins mémorables. Ses toutes premières chansons filmiques étaient signées de l’auteur des insubmersibles Gars de la Marine. Mais l’actrice dut attendre 1941 pour connaître son premier “tube” : ce swinguant Premier Rendez-vous, tiré du film éponyme, qui a gardé toute sa fraîcheur. (...) La “drôle de gosse” devenue grande dame du cinéma français y laisse l’empreinte, visuelle et vocale, d’un charme éblouissant. » Anne-Marie Paquotte[27] à propos de reprises de chansons sur CD : Danielle Darrieux - Intégrale 1931-1951 (56 titres sur 2 CD - Fremeaux & Associés)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ariane Beauvillard, Alissa Wenz et Ophélie Wiel, « Initiales DD – Danielle Darrieux », sur critikat.com,‎ 6 janvier 2009 (consulté le 28 novembre 2013).
  2. Vincent Ostria, « Séduction et piquant Initiales : DD », sur humanite.fr, L'Humanité,‎ 15 décembre 2001 (consulté le 28 novembre 2013).
  3. Alexandre Moix, « Initiales D.D : Danielle Darrieux », sur lemague.net,‎ 16 décembre 2005 (consulté le 28 novembre 2013).
  4. Collectif, Catherine Legrand, Jacques Legrand (dir.), Chronique du cinéma, Paris, Éditions Chronique, coll. « Chronique thématique »,‎ 2013 (1re éd. 2002) (ISBN 978-2366020311, lire en ligne), p. 3138.
  5. a, b, c, d et e Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, RAMSAY CINEMA, Paris, 1995 (ISBN 2-84114-113-6),
  6. Billy Wilder par Jerome Jacobs - Rivage/Cinéma - (ISBN 2-86930-135-9)
  7. Didier Decoin, Henri ou Henry : le roman de mon père : roman, Paris, Points,‎ 23 août 2007 (ISBN 978-2-7578-0284-7)
  8. a, b et c Noir & blanc - 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Danielle Darrieux, Flammarion (ISBN 2-08-067877-9),
  9. Françoise Ducout, Séductrices du cinéma français, Paris, H. Veyrier, coll. « Flash back »,‎ 1978, 204 p. (ISBN 978-2-8519-9165-2, OCLC 461627084),
  10. « Sous le signe de l'art, des vedettes de l'écran s'apprêtent à partir pour l'Allemagne », Les Actualités mondiales, 27 mars 1942, (à partir de 1 min 38 s) Ina.
  11. Raphaël Sorin, « Sous la botte, le cinéma français », sur lexpress.fr, L'Express,‎ 4 janvier 1996 (consulté en 24 février 2013).
  12. Le Cinéma - Grande histoire illustrée du 7e art. Volume 3. Éditions Atlas
  13. Cocteau et le Cinéma - Désordres, Philippe Azoury, Jean-Jacques Lalanne, Cahiers du Cinéma – Centre Pompidou, (ISBN 2-86642-362-3),
  14. Cinéma Français, Vincent Pinel, Éditions Cahier du Cinéma
  15. Encyclopédie alpha du cinéma, volume 5 "Le drame psychologique"
  16. Max Ophüls, Karl Guérin, Cahiers du cinéma, collection « Auteurs » (ISBN 2-86642-063-2),
  17. Julien Duvivier, le mal aimant du cinéma français, Éric Bonnefille, Tome 2 : 1940-1967 - L'Harmattan, (ISBN 2-7475-2353-5),
  18. Article Le mystère d'une femme champagne, Philippe Lançon, Libération
  19. Dominique Lebrun et Chantal Mermet, Paris-Hollywood : les Français dans le cinéma américain, Paris, Hazan,‎ 1987, 334 p. (ISBN 978-2-8502-5136-8 et 2850251364, OCLC 18599196).
  20. Interview Danielle Darrieux - La dame de cœur, Thierry Klifa, Studio no 129, décembre 1997.
  21. [1] Archives de l'INA - Danielle Darrieux et les récompenses
  22. Arte.tv - consulté en décembre 2008
  23. Max Ophüls, Georges Annenkov (Costumier de Madame de…), Le Terrain Vague, Paris
  24. La femme aux cents films - Jean-Marc Lalanne - Cahiers du cinéma no 566 - mars 2002
  25. Catherine Deneuve, l’Express 1996.
  26. Secrets de tournage de Nouvelle chance sur allocine.fr
  27. Anne-Marie Paquotte – Télérama
  28. Grand prix 1960 Académie Charles-Cros

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Danielle Darrieux - Filmographie commentée par elle-même, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, Ramsay Cinéma (1995) (ISBN 2-84114-113-6)
  • Henry-Jean Servat, Les trois glorieuses : Danielle Darieux, Michèle Morgan, Micheline Presle, Paris, Pygmalion,‎ 30 avril 2008, 267 p. (ISBN 978-2-7564-0193-5).
  • L'@ide-Mémoire - Volume 1 (2006) - Informations sur L'@ide-Mémoire.
  • Dominique Delouche, Max & Danielle les années Darrieux de Max Ophuls, Grandvilliers, la Tour verte, coll. « La muse celluloïd »,‎ 20 février 2011 (ISBN 978-2-9178-1908-1).
  • Christian Dureau, Danielle Darrieux : 80 ans de carrière, Paris, D. Carpentier, coll. « Stars de l'écran »,‎ 1er décembre 2011, 141 p. (ISBN 978-2-8416-7741-2).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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